Le trou dans la couche d’ozone // The hole in the ozone layer

drapeau francaisLa couche d’ozone est beaucoup moins populaire aujourd’hui qu’il y a quelques années, quand les chlorofluorocarbones étaient accusés de contribuer à son appauvrissement. Cependant, les scientifiques de la NASA et de la NOAA ont observé que le trou annuel dans la couche d’ozone au-dessus de l’Antarctique est plus grand que d’habitude en 2015 et qu’il s’est formé plus tard au cours des dernières années. Le trou d’ozone a atteint son maximum le 2 octobre 2015, avec une surface record pour la période 1991 – 2015. Cette grande taille a persisté tout au long du mois d’octobre, avec de nombreux records quotidiens. Au moment de son maximum il couvrait 28,2 millions de kilomètres carrés, soit une zone plus grande que le continent nord-américain. L’an dernier, le trou avait atteint son maximum le 11 septembre, avec 24,1 millions de kilomètres carrés.
L’appauvrissement de la couche d’ozone de l’Antarctique a été détecté pour la première fois au cours des années 1980. Le trou se forme et augmente en taille pendant les mois d’août et septembre en raison de la forte concentration de molécules de chlore et de brome dans la stratosphère. Ces molécules sont d’origine humaine et leur concentration dans l’atmosphère de la Terre a été en constante augmentation au début des années 1990.
Les scientifiques pensent que le trou s’est beaucoup agrandi cette année en raison des températures exceptionnellement froides et de la faible dynamique dans la stratosphère antarctique.
L’épaisseur minimale de la couche d’ozone (101 unités Dobson) a été enregistrée le 4 octobre. Avant l’agrandissement du trou d’ozone antarctique, les unités Dobson (utilisés pour mesurer la quantité d’ozone atmosphérique) variaient entre 250 et 350.
La couche d’ozone est extrêmement importante pour notre planète car elle nous protège des rayons ultraviolets qui peuvent provoquer le cancer de la peau, des cataractes, supprimer le système immunitaire et endommager les plantes. Cet effet sera particulièrement important dans tout l’Antarctique et l’hémisphère sud au cours des prochains mois.
Source: NASA et la NOAA.

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drapeau-anglaisThe hole in the ozone layer is far less popular today than a few years ago when chlorofluorocarbons were accused of contributing to its depletion. However, scientists from NASA and NOAA have observed that the annual Antarctic ozone hole is larger than usual in 2015 and that it formed later than in recent years. The ozone hole reached its maximum on October 2nd 2015, covering the fourth largest area in the period between 1991 and 2015. It remained large throughout the month, setting numerous daily records. At the time of its maximum it spread across 28.2 million square kilometres, which is an area larger than the North American continent. Last year, the hole peaked on September 11th, covering an area of 24.1 million square kilometres.
Depletion of the ozone layer above Antarctica was first detected during 1980s. The ozone hole forms and expands during the months of August and September due to high concentration of chlorine and bromine molecules in the stratosphere. These molecules are of man-made origin and their concentration in the Earth’s atmosphere was continually increasing during the early 1990s.
The scientists think this year’s hole expanded so much because of the unusually cold temperatures and weak dynamics in the Antarctic stratosphere this year.
The minimum thickness of the ozone layer at 101 Dobson units was recorded on October 4th. Before the Antarctic ozone hole developed, Dobson units (used to measure the overhead amount of atmospheric ozone) ranged between 250 and 350.
The ozone layer is extremely important to our planet, as it shields us from the dangerous ultraviolet radiation, which can cause skin cancer, cataracts, suppress immune systems and damage plants. This effect will be especially enhanced across Antarctica and the Southern Hemisphere over the coming months.
Source: NASA & NOAA.

Ozone

Image montrant les concentrations d’ozone au-dessus de l’Antarctique le 2 octobre 2015

(Source: NASA)

Le trafic maritime dans l’Arctique // Shipping in the Arctic

drapeau-francaisDire que l’Arctique est en train de fondre n’est pas un scoop. L’étendue de glace de mer en Octobre 2015 a été l’une des plus faibles jamais enregistrées. On le sait depuis longtemps : La situation actuelle suscite un regain d’intérêt pour le transport maritime dans l’Arctique. Il a augmenté de façon constante au cours des dernières années, jusqu’à l’an dernier où il a connu une forte baisse. Les chiffres pour 2015 ne sont pas encore disponibles, mais l’Arctique a probablement enregistré de nouveau une augmentation du nombre de navires opérant dans la région. Cosco, la plus grande compagnie maritime de Chine, vient d’annoncer qu’elle va mettre en place un service de transport régulier sur la voie maritime qui longe le nord de la Russie.
La Corée du Sud et l’Islande sont parmi les autres nations qui lorgnent sur cette voie maritime. Au cours d’une réunion qui a eu lieu en Corée début novembre, les présidents des deux pays se sont mis d’accord pour établir conjointement une route maritime dans l’Océan Arctique. Elle pourrait être disponible pendant toute l’année en 2030, et raccourcirait d’une dizaine de jours le temps de navigation pour des cargos coréens.
Mais tout n’est pas rose pour la navigation dans l’Arctique. Jusqu’à maintenant, l’essentiel du trafic maritime au nord de la Russie concernait le transport de combustibles fossiles. Le problème, c’est que la production de pétrole russe dans l’Arctique est en chute libre, en raison d’un manque d’infrastructures. Dans le même temps, un chantier naval de Louisiane a annulé la construction de deux brise-glace suite à la décision de Shell de cesser ses opérations de forage au large des côtes de l’Alaska dans le proche avenir (voir ma note du 29 septembre 2015).
Source: Alaska Dispatch News.

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drapeau-anglaisSaying the Arctic is melting has become commonplace. The extent of Arctic sea ice this October has been one of the lowest on record. The current situation has fuelled renewed interest in Arctic shipping, which has grown steadily in recent years, until last year, when it suffered a sharp one-year decline. Figures for 2015 aren’t yet available, but the Arctic will likely see an increase in the number of ships operating in the region. China’s largest shipping company, Cosco, has just announced that it will launch regularly scheduled shipping services along Russia’s Northern Sea Route.
South Korea and Iceland are among other nations eyeing such a route. Presidents of both countries agreed at a meeting in Korea to establish an Arctic Ocean shipping route together. It could be available year-round by 2030, and would shave sailing time for Korean cargo vessels by about 10 days.
But not all signs point to an immediate spike in Arctic shipping. Up to now, most traffic on Russia’s Northern Sea Route consisted of fossil fuel shipments. However, Russia’s Arctic oil output is declining, due to a lack of infrastructure. Meanwhile, a Louisiana shipbuilder cancelled work a pair of polar class icebreakers, a move that comes in the wake of Shell’s decision to halt its operations offshore Alaska for the foreseeable future (see my note of 29 September 2015).
Source: Alaska Dispatch News.

Groenland-blog

Photo: C. Grandpey

De l’argent pour les fermiers du Turrialba (Costa Rica) // Money for Turrialba’s farmers (Costa Rica)

drapeau francaisLe Turrialba est actif depuis sa première éruption majeure le 1er novembre 2014, comme on peut le voir sur cette vidéo réalisée à la fin du mois d’octobre 2015:
https://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=gTthKVQZjgI
La cendre émise par le volcan a causé des dégâts aux fermes à proximité du volcan. Cependant, les fermiers viennent de recevoir de bonnes nouvelles de la part des autorités qui ont déclaré que les agriculteurs et les éleveurs qui ont été dans l’obligation d’évacuer leurs terres à cause de l’activité récente du Turrialba pourraient bientôt obtenir de l’argent du gouvernement. Le directeur du Parc National du Turrialba a annoncé que la zone de conservation allait demander des fonds pour acheter 1000 hectares aux propriétaires qui possèdent des terres dans et autour du Parc. Beaucoup de propriétaires fonciers ont dû abandonner leurs parcelles à l’intérieur du Parc et la nouvelle proposition gouvernementale vise à les indemniser.
Le Parc National est fermé au public, mais les propriétaires fonciers conservent le droit d’y cultiver la terre et élever le bétail, à condition de respecter les mesures d’urgence en cas d’éruption. Sur les 1256 hectares qui composent le Parc National du Turrialba, 78% sont des terres privées.
Lundi dernier, la Commission Nationale d’Urgence et le Service National Vétérinaire ont recommandé l’évacuation de plus de 200 têtes de bétail dans un rayon de 5 kilomètres du volcan dont la cendre peut causer des problèmes respiratoires chez les bovidés et empoisonner l’herbe dans les pâturages.
Une autre raison derrière la proposition de rachats des terres à l’intérieur et à proximité du Parc est d’épargner aux éleveurs les coûts associés aux évacuations du bétail (transport, location de nouveaux pâturages et visites vétérinaires). Par exemple, un agriculteur a dit qu’il avait perdu huit têtes de bétail à cause de la maladie et d’autres complications parce qu’il avait dû les déplacer de nombreuses fois. Il a loué les pâturages ailleurs ou s’est arrangé avec des amis pour loger ses animaux jusqu’à ce qu’il puisse revenir sur ses propres terres.
Source: The Tico Times.

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drapeau-anglaisTurrialba has been active since the first major eruption on November 1st 2014, as can be seen on this video shot at the end of October 2015:
https://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=gTthKVQZjgI
The ash emitted by the volcano has caused damage to neighbouring farms. However, they have just received good news from the the authorities who said that farmers and ranchers who have been forced to evacuate their land because of Turrialba’s recent activity could expect to get money from the government. The Director of Turrialba National Park announced that the conservation area would seek funds to purchase 1,000 hectares from landholders in and around the Park. Many landowners have had to abandon their plots within the Park because of the proximity to the volcano. The new proposal seeks to compensate those landowners.
The National Park is closed to the public but private landholders retain rights to farm and graze in the park under emergency restrictions. Out of the 1,256 hectares that make up Turrialba National Park, 78 % are privately owned.
Last Monday, the National Emergency Commission and the National Animal Health Service recommended the evacuation of more than 200 heads of cattle within a 5-km radius of the volcano’s crater. Ash from the volcano can harm the cow’s lungs and kill the grass they graze on.
Another reason behind the proposal to buy back land inside and nearby the park is to help ranchers avoid the costs associated with evacuation orders, including transportation, renting pasture and veterinary visits. A farmer said he had lost eight head of cattle from disease and other complications from having to relocate them many times. He has rented pasture elsewhere or depending on friends to board his animals until he can return to his own land.
Source : The Tico Times.

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Crédit photo: OVSICORI.

Glaciers et ours d’Alaska au festival de Montier-en-Der

Cette année, le Festival de Photo animalière et de Nature de Montier-en-Der (Haute-Marne) a lieu du 19 au 22 novembre.
J’y présenterai mon exposition « Alaska, des glaciers et des ours ». A l’approche de la COP 21, le réchauffement climatique imprégnera le festival et mes images des glaciers d’Alaska ne peuvent que confirmer le phénomène.
Je serai présent sur le site du Chapiteau et j’aurai plaisir à vous y rencontrer.
Le livre « Dans les pas de l’ours » sera disponible à la librairie du festival, ainsi que « Mémoires volcaniques » paru il y a quelques années chez le même éditeur.
Les informations sur le festival sont à cette adresse : http://www.festiphoto-montier.org/

Glacier-melting

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Photos : C. Grandpey