Ski : Polémique autour d’une descente !

Dans une note rédigée le 30 juillet 2022, j’indiquais que depuis la veille il n’était plus possible de skier à Zermatt. Le glacier suisse le plus haut d’Europe avait fermé temporairement son accès à cause du manque de neige et des températures trop élevées. De plus, de récentes averses et la gestion de plus en plus difficile des crevasses avaient conduit à la décision de fermeture. A cette époque de l’année, le glacier était fréquenté par les équipes de skieurs de compétition. Le glacier de Zermatt rejoignaint donc les glaciers français de Tignes, des Deux-Alpes ou du Pisaillas, ainsi que celui du Stelvio en Italie.

En octobre 2022, une polémique est en train de naître suite à l’entêtement de la Fédération Internationale de Ski (FIS) qui a décidé de maintenir des épreuves de Coupe du monde de ski alpin à Zermatt les 29-30 octobre et 5-6 novembre au pied du Cervin, malgré des conditions d’enneigement défavorables.

Selon le Français Johan Clarey, médaillé d’argent de la descente olympique à Pékin, « cette course est un non-sens. Beaucoup de coureurs pensent comme moi mais très peu vont le dire. » Il ajoute: « On voit que les conditions sur les glaciers sont de pire en pire chaque année; cette étape demande des moyens énormes en hélicoptère (pour monter le matériel), des moyens humains pour boucher les crevasses, rendre une piste potable… Je ne comprends pas, Ça ne va pas dans le sens dans lequel devrait aller la FIS. »

Il faut reconnaître que beaucoup d’efforts en faveur de l’environnement sont faits dans les stations pour accueillir le grand public. Faire des courses qui vont à l’opposé de cette politique ne donne pas une très bonne image du ski de compétition. En plus, le site de Zermatt est très compliqué; il suppose des transferts pour rentrer de Cervinia à l’hôtel, avec une heure et demie de remontées mécaniques. Bonjour l’empreinte carbone! Les skieurs ne diront rien par peur de sanctions, mais ils seront un bon nombre à ne pas cautionner la décision de la FIS.

Source: presse helvétique.

Le Cervin (Photo: C. Grandpey)

Les secrets volcaniques du Lac Mead (Etats Unis) // Lake Mead’s volcanic secrets (United States)

En raison de la grave sécheresse qui a sévi dans l’ouest des États-Unis au cours des derniers mois, le niveau du lac Mead a fortement baissé et mis à l’air libre divers objets tels que des bateaux qui ont coulé dans le lac, et même des restes humains, vestiges de vieux règlements de comptes. Aujourd’hui, les scientifiques font état de la découverte de roches recouvertes de cendres volcaniques qui ont impacté le sud du Nevada lors d’éruptions explosives il y a environ 12 millions d’années.
Le niveau d’eau actuel n’a pas été observé depuis les années 1930, lorsque le barrage Hoover a été construit et lorsque le lac Mead s’est formé. Parmi les roches découvertes, des chercheurs de l’Université du Nevada à Las Vegas mentionnent des dépôts de cendres provenant de volcans de l’Idaho, du Wyoming et de Californie. Ils savaient que ces dépôts de cendres existaient, mais ils ont été surpris d’en trouver autant au fur et à mesure que le niveau du lac Mead baissait.
La sécheresse dans l’Ouest et la surexploitation de l’eau du fleuve Colorado ont entraîné une baisse sans précédent du niveau du lac. En septembre, il se trouvait à seulement 314 mètres au-dessus du niveau de la mer, soit environ 27 % de sa pleine capacité.
Les scientifiques profitent du bas niveau de l’eau pour étudier des sédiments qui n’étaient pas accessibles depuis près d’un siècle. Ils ont découvert des cendres volcaniques de couleur blanche ou grise insérées dans les roches auparavant submergées. Ils ont rapporté des échantillons à leur laboratoire pour identifier la source des cendres, et ils ont découvert qu’elles n’avaient pas été émises par une seule éruption. Ils ont trouvé des preuves de plusieurs événements volcaniques remontant à des millions d’années dans des endroits comme la région de Snake River Plain-Yellowstone, une zone de volcans aujourd’hui inactifs, vestige d’un point chaud qui s’étend à travers l’Idaho le long de la Snake River et dans ce qui est maintenant le Parc national de Yellowstone, et jusque dans l’est de la Californie. Ils ont également trouvé des cendres provenant d’éruptions il y a seulement 32 000 ans, ce qui est peu de temps à l’échelle géologique.
Les géologues expliquent que l’étude des éruptions volcaniques du passé peut aider à brosser un tableau des risques futurs. Les cendres volcaniques qui viennent d’être découvertes dans le lac Mead sont probablement l’un des meilleurs témoignages de cette période. Elles permettront de reconstruire l’histoire géologique de la région, comprendre la fréquence des grandes éruptions volcaniques et évaluer leur impact sur le sud-ouest des Etats Unis.
Les chercheurs expliquent que les cendres d’éruptions volcaniques, même lors d’éruptions explosives modérées, peuvent parcourir des centaines de kilomètres et recouvrir des zones entières de dizaines de centimètres de matériaux. Des éruptions récentes ont montré que quelques millimètres de cendres humides suffisaient pour perturber le réseau électrique. De plus, lorsqu’elles sont inhalées, les minuscules particules de cendre présentent un risque important pour la santé. Ces retombées de cendres peuvent perturber les réseaux de transport et d’approvisionnement, fermer les aéroports et présenter un danger pour la santé. Il est important que les gouvernements locaux élaborent des plans pour faire face à ce type d’événement, comme ils le font pour les séismes et les inondations.
Source : médias d’information américains, News Channel 3.

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Because of the severe drought that prevailed in western U.S. during the past months, the water level of Lake Mead has dropped sharply, exposing several features such as previously sunken boats and even human remains. Now scientists are reporting the discovery of rocks laced with volcanic ash that rained down on southern Nevada during explosive eruptions roughly 12 million years ago.

Today’s low water levels have not been seen since the 1930s when the Hoover Dam was built and Lake Mead filled. Among the rocks they have discovered, researchers with the University of Nevada in Las Vegas found ash deposits from volcanoes in Idaho, Wyoming and California. They knew that these ash units existed, but they were surprised to find so many as the Lake Mead water level lowered.

The drought in the West and the overuse of the Colorado River’s water have pushed Lake Mead levels to unprecedented lows. As of September, the lake’s level was just 314 meters above sea level, or around 27% of full capacity.

Scientists are taking advantage of the low levels to study sediment that has not been exposed in nearly a century. They found white to gray colored volcanic ash weaving through the formerly submerged rocks. They took samples back to their lab to pinpoint the source of the ash, but found it was not emitted by a single eruption. They found evidence of several volcanic events millions of years ago from places like the Snake River Plain-Yellowstone area, a tract of inactive volcanoes that stretches across Idaho along the Snake River and into what is now Yellowstone National Park, and eastern California. They also found ash from eruptions only 32,000 years ago, which is a short time in the geological time scale.

Geologists explain that studying volcanic eruptions of the past can help paint a picture of future risk. The latest discovery in Lake Mead may be one of the best collections of volcanic ash from that period of time, and it will help to reconstruct the geologic history of the region, and to understand the frequency of large volcanic eruptions and their impact on the Southwest.

Researchers explain that ash from even moderately explosive volcanic eruptions can travel hundreds of kilometers, blanketing whole areas with tens of centimeters of material. Recent eruptions have shown a couple of millimeters of damp ash can disrupt electricity transmission. And when inhaled, the tiny but sharp grains in the ash pose a significant health risk. These ashfall events can disrupt transportation and supply networks, close airports, and potentially be a health hazard. It is important for local governments to develop plans to deal with this sort of event, like they have for earthquakes and flooding.

Source: US news media, News Channel 3.

Photos: C. Grandpey

La péninsule de Yamal (Sibérie), le dégel du permafrost, le gaz naturel…et Total!

Avec la guerre en Ukraine, on parle beaucoup de l’implantation de Total en Russie. Voici quelques explications sur la péninsule de Yamal, l’un des principaux pôles énergétiques en Russie, mais aussi l’une des régions les plus exposées au dégel du permafrost. .

Péninsule de Yamal (Sibérie) et dégel du permafrost.

J’ai expliqué à de nombreuses reprises que l’Arctique se réchauffe actuellement trois à quatre fois plus vite que le reste de la planète. Ces dernières années, des records de chaleur ont été enregistrés dans la région, en particulier en Sibérie où la majeure partie du territoire repose sur le permafrost, ou pergélisol. Selon la définition la plus répandue, le permafrost est un sol dont la température se maintient en dessous de 0°C pendant plus de deux ans consécutifs.

Avec la hausse des températures, le permafrost dégèle (il ne fond pas) avec des conséquences pour l’environnement. Dans le nord de la Sibérie, la Péninsule de Yamal s’étire sur environ 700 km ; elle est bordée à l’ouest pas la Mer de Kara et à l’est par le Golfe d’Ob. La péninsule de Yamal recèle la majeure partie des réserves de gaz naturel russes, estimées à 20 milliards de tonnes dans l’Arctique..

Les effets du réchauffement climatique pourraient être catastrophiques pour la péninsule de Yamal. La hausse des températures accélère le dégel du permafrost, ce qui représente une menace pour les infrastructures locales. De plus, la hausse du niveau de la mer risque fort de faire disparaître la péninsule sous l’eau. Au cours des dernières années, plusieurs grosses compagnies pétrolières russes ont investi des sommes colossales dans l’exploitation du gaz naturel de Yamal. Aujourd’hui, ces compagnies font le forcing pour acquérir des licences afin d’exploiter le gaz le plus vite possible, pendant qu’il en est encore temps. De plus, suite aux déformations du sol causées par le dégel du permafrost, il faut contrôler et corriger en permanence la solidité des gazoducs.

Péninsule de Yamal et gaz naturel.

Les réserves de gaz naturel les plus importantes de Russie ont été découvertes dans la péninsule de Yamal. Elles sont actuellement exploitées par le géant gazier russe Gazprom. La péninsule est reliée à l’Europe par plusieurs gazoducs, dont le Yamal-Europe.

La fonte de la glace dans l’Arctique va chambouler l’économie de cette partie du monde. De nouvelles ressources minérales seront accessibles et l’Océan Arctique dépourvu de glace ouvrira de nouvelles perspectives de navigation.
En 2017, un méthanier brise-glace, le Christophe de Margerie, a jeté l’ancre pour la première fois dans le port de Sabetta en Russie arctique pour tester une nouvelle route maritime qui pourrait ouvrir l’Océan Arctique et ses glaces aux navires transportant du pétrole et du gaz naturel liquéfié (GNL) en provenance de la péninsule de Yamal. Cette route est attendue avec grande impatience par les compagnies pétrolières qui souhaitent tirer profit des ressources de l’Arctique mais rencontrent des obstacles pour acheminer le pétrole et le gaz depuis les zones éloignées et gelées vers les marchés mondiaux.
Le navire Christophe de Margerie, construit en Corée du Sud, sera utilisé pour transporter le gaz de l’usine russe de Yamal, située près du port de Sabetta. L’usine est dirigée par la société russe Novatek et co-détenue par la compagnie pétrolière française Total, la compagnie chinoise CNPC et le Silk Road Fund. Le navire a été baptisé en mémoire de l’ancien patron de Total mort sur le tarmac de l’aéroport de Moscou en 2014 quand un chasse-neige a traversé la piste pendant que son jet privé décollait. [NDLR : Selon certaines sources, cette mort aurait été commanditée par la CIA].
Le consortium Yamal LNG (Liquefied Natural Gas) considère l’Asie comme le plus grand marché pour son gaz sur le long terme. Le transport vers la Chine au départ de Yamal devrait prendre environ 18 jours en utilisant la Route du Nord. C’est beaucoup plus court que l’itinéraire alternatif qui consiste à se diriger vers l’ouest dans l’Atlantique Nord, vers le sud dans la Méditerranée, puis par le canal de Suez jusqu’à l’océan Indien. Cela prend habituellement environ 32 jours.
Le Qatar est actuellement le premier producteur mondial de GNL, suivi de l’Australie, du Nigéria et de Trinité-et-Tobago. Une fois l’usine de Yamal à pleine capacité, la Russie produira près de 27 millions de tonnes de GNL annuellement, soit la quantité importée par la Chine chaque année.
Le Christophe de Margerie appartient à une classe de navires qui, selon ses concepteurs, peut fonctionner en toute sécurité dans les eaux prises par les glaces. Il est capable de se déplacer à travers des glaces d’une épaisseur de 2,10 mètres. Toutefois, le navire ne pourra emprunter la Route du Nord que de juillet à septembre chaque année, parce que la glace est trop épaisse le reste du temps.

Cette note est la synthèse de plusieurs articles que j’ai écrits sur ce blog à propos de l’Arctique et de la péninsule de Yamal en particulier.

Infrastructures gazières de Yamal (Crédit photo : Groupe Total)

Réchauffement climatique et glacières dans l’Arctique // Global warming and ice caves in the Arctic

Dans le nord de l’Alaska, dans le district de North Slope, la population n’utilise pas de congélateurs électriques pour conserver la nourriture ; La nature fait le travail avec des glacières creusées dans le sol gelé en permanence. Le problème est qu’avec le réchauffement climatique le permafrost dégèle; le plafond des glacières s’affaisse et menace parfois de s’effondrer.
Lorsque les glacières sont inondées, les dégâts vont bien au-delà des aliments qui y sont stockés. Les pratiques traditionnelles de conservation et de cuisson se trouvent bouleversées, ce qui a un impact sur la sécurité alimentaire des habitants. Au final, c’est leur culture dans son ensemble qui est affectée.
Aujourd’hui, avec la hausse des températures, le gouvernement régional s’efforce de préserver les glacières en équipant certaines de thermosiphons – des tuyaux remplis d’un fluide de refroidissement – pour les maintenir à très basse températures.
L’Anchorage Daily News donne l’exemple d’une famille de chasseurs de baleines à Utqiaġvik qui a été confrontée au problème au printemps 2015. Une belle baleine avait été capturée; la viande a été découpée pour être stockée dans une glacière. Mais cette année-là, la viande n’a pas complètement gelé et le sang s’est échappé, ce qui l’a desséchée.
En plus d’affecter la qualité et le goût des aliments, la disparition des glacières a un effet négatif sur les pratiques locales. Traditionnellement, les chasseurs de baleines vident et nettoient leurs glacières et y introduisent de la neige fraîche avant de commencer la saison de chasse. Aujourd’hui, avec le réchauffement climatique, ils ouvrent leurs glacières, et ne peuvent que constater qu’elles sont pleines d’eau.
Un autre problème apparaît lorsqu’il pleut beaucoup; l’eau de pluie imbibe la toundra et le toit de la glacière peut s’affaisser ou même s’effondrer sous le poids du sol.
Plusieurs études montrent dans quelle mesure les glacières des communautés arctiques sont affectées par le réchauffement climatique, ainsi que par les conditions du sol et le développement urbain. En Alaska, les glacières sont surtout utilisées le long de la côte arctique où les communautés cherchent des alternatives aux glacières traditionnelles. Certains ménages utilisent des congélateurs achetés dans le commerce. Ils sont certes efficaces mais ils affectent le goût et la qualité des aliments. De plus, les coupures de courant, fréquentes dans les villages, rendent cette méthode de stockage peu fiable. On est donc à la recherche d’idées novatrices pour préserver les glacières traditionnelles.
Les thermosiphons sont des dispositifs de réfrigération peu coûteux et nécessitant peu d’entretien. Les tuyaux sont remplis d’un fluide qui déplace la chaleur du bas vers le haut. Les thermosiphons fonctionnent mieux en hiver lorsqu’il fait plus froid dehors que sous terre. La technologie a déjà été utilisée à North Slope, par exemple, pour refroidir les puits de pétrole. Une étude de 2011 a examiné la possibilité d’utiliser les thermosiphons pour les glacières, avec des résultats prometteurs. Ainsi, en 2017, les habitants de Kaktovik ont ​​construit une glacière communautaire, utilisable par l’ensemble de la population. Elle s’appuyait sur des conceptions traditionnelles et utilisant la technologie du thermosiphon.
Désormais, les autorités locales souhaitent sauver une partie des glacières existantes en installant des thermosiphons sous le périmètre des glacières susceptibles d’être rénovées. Il faudra toutefois s’assurer qu’elles sont accessibles aux équipements de forage en hiver.
Il est important d’être précautionneux pour installer des thermosiphons dans les glacières existantes. Si les sites tests prouvent que le concept est performant, des fonds seront alloués pour étendre la technologie à davantage de glacières. Les responsables du programme espèrent également créer une base de données pour voir comment les glacières se comportent dans la région.
Ce projet, ainsi que d’autres idées novatrices pour moderniser les glacières à l’aide de nouvelles technologies, montre la capacité des communautés autochtones à s’adapter à de nouvelles conditions de vie.
Source : Anchorage Daily News.

L’impact du réchauffement climatique sur les glacières en Alaska rappelle ce qui est arrivé à la Réserve Mondiale de Semences au Svalbard (Norvège) J’ai écrit une note sur ce sujet le 5 mars 2018 :
https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2018/03/05/le-rechauffement-climatique-menace-la-reserve-mondiale-de-semences-du-svalbard-climate-change-threatens-the-svalbard-global-seed- sauter/

Avec la hausse globale des températures, la Réserve a eu chaud, trop chaud. Conçue pour résister à une chute d’avion ou à un missile nucléaire, elle a dû être rénovée après s’être retrouvée les pieds dans l’eau. En 2016, une poussée du mercure a bouleversé l’environnement autour de l’ancienne mine de charbon en faisant fondre le pergélisol. Or ce sol, normalement gelé en permanence, est censé contribuer à maintenir à la température idéale de -18°C à l’intérieur de la chambre forte. Des travaux coûteux ont été engagés pour y remédier, jusqu’à quand?

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In northern Alaska, in the North Slope district, they don’t use electric freezers to keep their food; Nature does the job with ice cellars dug in the permafrost. The problem is that with global warming the permafrost is thawing, the roofs of the ice cellars sometimes cave in and threaten to collapse.

When traditional ice cellars are flooded, the damage extends beyond the stored food. Traditional practices for preservation and cooking are disrupted. It affects people’s food security, In short, it affects their culture as a whole.

Today, with rising temperatures, the regional tribal government, is working to preserve ice cellars by outfitting some with thermosyphon technology – a passive pipe filled with a cooling fluid – to keep them frozen.

The Anchorage Daily News gives the example of a whaling family in Utqiaġvik who was confronted with the problem in spring 2015. They landed a nice whale and they cut up the meat to store it in an ice cellar. But that year, the meat did not completely freeze, and the blood ran out from it, making the meat dry.

Besides affecting the quality and taste of food, disappearing ice cellars hurt local practices. Traditionally, whaling captains empty and clean their ice cellars and put fresh snow in them before starting the whaling season. Today, with global warming, they open their ice cellar, and it is full of water.

Another problem is that when it rains a lot, the rainwater soaks the tundra and the roof of the ice cellar may cave in or even collapse.

Multiple studies have registered how ice cellars in Arctic communities are affected by a warming climate, as well as soil conditions and urban development. In Alaska, ice cellars have mostly been used along the Arctic coast. In that region, communities have been looking for alternatives to traditional ice cellars. Some households switched to using man-made freezers, which can be effective but they affect the taste and the quality of the food. Additionally, power outages, frequent in the villages, can make this storage method unreliable. So the search is on for creative ideas to preserve traditional ice cellars.

Thermosyphons are pipe-like refrigeration devices. Low-cost and low-maintenance, the pipes are filled with fluid that moves heat from down below up to the top. Thermosyphons work best in winter when it is colder outside than it is below ground. The technology has been used on the North Slope before, for example, to keep oil wells cold. A 2011 study examined ways to use the technology in ice cellars, and the results seemed promising. So in 2017, Kaktovik residents built an ice cellar for the whole community to share, based on traditional designs and using thermosyphon technology.

Now, local authorities want to save some of the existing ice cellars, installing thermosyphon pipes under the perimeter of the ice cellars that can be renovated. They will have to make sure the cellars accessible for the heavy equipment drill in winter.

It is important to implement the technology in an existing cellar carefully. If the test sites prove the concept is effective, additional funding will be provided to expand the technology to more ice cellars. The program managers also hope to start an ice cellar database to see how ice cellars are changing across the region.

This project, as well as other innovative ideas to modernize cellars using new technology, is another example of the ability of Indigenous communities to persevere and adapt to new living conditions.

Source: Anchorage Daily News.

The impact of global warming on ice cellars in Alaska can be compared with what happened to the Global Seed Vault in Svalbard. I wrote a post on this topic on March 5th, 2018 :

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2018/03/05/le-rechauffement-climatique-menace-la-reserve-mondiale-de-semences-du-svalbard-climate-change-threatens-the-svalbard-global-seed-vault/

With the global rise in temperatures, the place is hot, too hot. Designed to withstand a plane crash or a nuclear missile, it had to be renovated after being in the water. Indeed, in 2016, a sudden increase in temperatures disrupted the environment around the old coal mine by melting the permafrost. The ground, normally frozen permanently, is supposed to help maintain the ideal temperature of -18°C inside the Vault.

Au Svalbard, la Réserve Mondiale de Semernces est une glacière abritant plus d’un million d’espèces de graines. Elle est, elle aussi, victime du réchaufement climatique   (Crédit photo: Wikipedia)