Virée dans les Alpes : souvenirs cyclo, géologie et glaciers – (3) Les glaciers!

Les glaciers.

Le département des Hautes-Alpes où se trouve Briançon mérite bien son nom car de hauts sommets se dressent à proximité des fortifications de Vauban. Histoire de remuer de vieux souvenirs, je me suis rendu au pied du Mont Pelvoux (3946 mètres) avec une halte dans le célèbre Pré de Madame Carle qui offre une belle vue sur le Glacier Blanc. Comme ses homologues alpins, il est en train de reculer rapidement, comme on peut le voir sur ce document.

A l’adolescence, j’avais été impressionné par la masse de ce glacier dont la masse blanche semblait suspendue au-dessus du fond de vallée. Aujourd’hui, il faut vraiment atteindre l’extrémité de la route pour observer sa langue terminale.

La fonte affecte également les glaciers du massif de la Meije, même si leur orientation vers le nord les met un peu à l’abri du réchauffement climatique. Voici des photos prises depuis le Col du Lautaret et l’Oratoire du Chazelet. On pourra les comparer avec un cliché réalisé en 1954.

Après avoir quitté Briançon, je me suis dirigé vers la vallée de la Maurienne en empruntant le tunnel du Fréjus. En remontant la vallée, on peut faire une halte au très beau village de Bonneval sur Arc avant de s’attaquer au Col de l’Iseran que je n’ai pas (encore ?) accroché à mon tableau de chasse cyclo. Avant d’arriver à Val d’Isère, au Pont St Charles, un sentier permet d’accéder au Col de la Galise. La dernière partie du parcours offre de superbes vues sur le Glacier des Sources de l’Isère. Une séquence lui a été consacrée dans la dernière émission « Des Racines et des Ailes ». Les glaciologues ont mis en évidence la fonte de ce glacier et les effets à venir sur la vie dans la vallée.

(Photos: C. Grandpey)

Au cours de mes randonnées, j’ai été surpris par le nombre de canons à neige, même à relativement haute altitude, jusqu’à plus de 2600 mètres. Les stations de ski sont inquiètes devant la perte d’épaisseur du manteau neigeux. Comme me disait le propriétaire d’un hôtel à Val d’Isère, « on essaye de préserver l’essentiel ».

Dernière minute: Sous l’effet du réchauffement climatique dans les Alpes, la langue terminale du glacier suisse de Trift, dans le Valais, s’est effondrée hier dimanche, sans faire de victimes ni de dégâts. L’événement était prévu car les géologues avaient observé une avancée brutale du glacier de 1,30 m au cours d’une seule journée. En conséquence, les 220 habitants de la station de ski de Saas-Fe avaient reçu l’ordre de quitter leurs maisons samedi car on craignait une avalanche de blocs de glace atteigne le village. Ils ont été autorisés à regagner leur domicile mais les chemins de randonnée restent interdits d’accès car de nouveaux effondrements ne sont pas impossibles.

L’avenir du permafrost en Alaska // The future of Alaska’s permafrost

Comme je l’ai écrit à plusieurs reprises sur ce blog, le permafrost (ou pergélisol) fond à une vitesse incroyable dans l’Arctique, avec des conséquences importantes pour l’environnement. Un article récemment publié dans le New York Times apporte plus de détails sur le phénomène.
L’Arctique se réchauffe environ deux fois plus vite que d’autres parties de la planète, et la hausse des températures est fortement ressentie en Alaska. La glace de mer et certains biotopes disparaissent; la hausse du niveau de la mer menace les villages côtiers. Pour les scientifiques du Woods Hole Research Center qui sont allés en Alaska étudier les effets du changement climatique, le problème le plus sérieux réside dans la fonte du permafrost.
Logé entre quelques dizaines de centimètres et quelques mètres sous la surface, le permafrost contient de grandes quantités de carbone dans la matière organique ; ce sont des plantes qui ont absorbé du dioxyde de carbone de l’atmosphère il y a des siècles, sont mortes et ont gelé avant de pouvoir se décomposer. Sur la planète, on pense que le permafrost contient aujourd’hui deux fois plus de carbone que l’atmosphère. Une fois que cette matière organique décongèle, les microbes en transforment une partie en dioxyde de carbone et en méthane qui peuvent passer dans l’atmosphère et accélérer son réchauffement.
En juillet 2017, les scientifiques du Woods Hole Research Center ont installé une station temporaire au bord d’un lac à 90 km au nord-ouest de Bethel, une ville située près de la côte ouest de l’Alaska, à environ 640 km d’Anchorage. Ils ont prélevé des carottes de permafrost, ainsi que des échantillons de sédiments et d’eau et enfoncé des sondes thermiques dans le sol gelé. Plus tard, dans le laboratoire de l’institution, ils ont entrepris le processus d’analyse des échantillons pour déterminer la teneur en carbone et en nutriments. L’objectif est de mieux comprendre comment la fonte du permafrost affecte le paysage et, en fin de compte, quelle quantité de gaz à effet de serre est évacuée dans l’atmosphère.
Même dans le nord de l’Alaska où le climat est plus froid et où le permafrost dans la région de North Slope descend à plus de 600 mètres sous la surface, les scientifiques voient des changements importants. La température à deux mètres de profondeur a augmenté de 3 degrés Celsius au cours des dernières décennies. Les changements à la surface ont été encore plus importants. Sur l’un des sites de mesures, la température du permafrost en surface est passée de moins 8 degrés Celsius à moins 3. A ce rythme, cette température deviendra positive vers le milieu du siècle. En plus des émissions de gaz à effet de serre, la fonte du permafrost a une incidence sur les infrastructures et provoque des affaissements de terrain lorsque la glace perd de son volume en fondant. J’ai précédemment donné l’exemple de la rue principale de Bethel, une agglomération où les bâtiments s’enfoncent et se fissurent.
La fonte du permafrost est un processus graduel. Le sol est totalement gelé en hiver et commence à décongeler de haut en bas lorsque la température de l’air augmente au printemps. À mesure que les températures moyennes augmentent, cette couche décongelée ou active en subit les effets en profondeur. Les chercheurs s’intéressent à la manière dont les feux de forêt affectent le permafrost. Comme les incendies font disparaître en surface une partie de la végétation qui agit comme un isolant, on pense que le feu et la combustion qu’il entraîne peuvent accélérer la fonte du pergélisol.
La fonte du permafrost sous un lac ou en bordure de celui-ci peut provoquer l’évacuation de l’eau, un peu comme une baignoire qui fuit. Cette fonte peut aussi entraîner des variations de niveau du sol, ce qui peut entraîner des changements dans l’écoulement de l’eau ; ainsi, certaines parties de la toundra peuvent s’assécher et d’autres être transformées en tourbières. Au-delà des effets sur la vie végétale et animale, les changements apportés au paysage peuvent avoir un impact important sur le changement climatique en modifiant la quantité de dioxyde de carbone et de méthane qui est émise. Bien que le méthane ne persiste pas dans l’atmosphère aussi longtemps que le dioxyde de carbone, il a une capacité de piégeage thermique beaucoup plus grande et peut contribuer à un réchauffement plus rapide. Si le permafrost en décomposition est humide, il y aura moins d’oxygène disponible pour les microbes, de sorte qu’ils produiront plus de méthane. Si le pergélisol est sec, la décomposition entraînera plus de dioxyde de carbone.
Les estimations varient en ce qui concerne la quantité de carbone émise lors de la fonte du permafrost dans le monde, mais on estime que les émissions d’ici la fin du siècle pourraient atteindre environ 1,5 milliard de tonnes par an, soit environ les émissions annuelles actuelles provenant de combustibles fossiles aux États-Unis.
La hausse des émissions de carbone dans la toundra de l’Alaska est tenue pour responsable de la hausse des températures et de la fonte du permafrost. Dans une étude publiée au début de cette année, les chercheurs ont constaté que la décomposition bactérienne du permafrost décongelé, ainsi que le dioxyde de carbone produit par la végétation vivante, se poursuit plus tard dans l’automne parce que le gel en surface est retardé. Selon les chercheurs, la hausse des émissions de CO2 a été si importante que l’Alaska pourrait passer du stade de simple réserve à celui de véritable source de carbone.
Source: The New York Times.

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As I put it several times in this blog, permafrost is thawing at an incredible speed in the Arctic, with significant consequences for the environment. An article recently published in The New York Times brings more details about the phenomenon.

The Arctic is warming about twice as fast as other parts of the planet, and even in sub-Arctic Alaska the rate of warming is high. Sea ice and wildlife habitat are disappearing; higher sea levels threaten coastal native villages. To the scientists from Woods Hole Research Center who have gone to Alaska to study the effects of climate change, the most urgent is the fate of permafrost.

Starting just a few tens of centimetres below the surface and extending a few metres down, it contains vast amounts of carbon in organic matter, plants that took carbon dioxide from the atmosphere centuries ago, died and froze before they could decompose. Worldwide, permafrost is thought to contain about twice as much carbon as is currently in the atmosphere. Once this ancient organic material thaws, microbes convert some of it to carbon dioxide and methane, which can flow into the atmosphere and cause more warming.

In July, Woods Hole scientists set up a temporary field station on a lake 90 km northwest of Bethel, a city located near the west coast of Alaska, approximately 640 km from Anchorage. They drilled permafrost cores, took other sediment and water samples and embedded temperature probes in the frozen ground. Later, back in the lab at Woods Hole, they began the process of analyzing the samples for carbon content and nutrients. The goal is to better understand how thawing permafrost affects the landscape and, ultimately, how much and what mix of greenhouse gases is released.

Even in colder northern Alaska, where permafrost in some parts of the North Slope extends more than 600 metres below the surface, scientists are seeing stark changes. Temperatures at a depth of 2 metres have risen by 3 degrees Celsius over decades. Near-surface changes have been even greater. At one northern site, permafrost temperatures at shallow depths have climbed from minus 8 degrees Celsius to minus 3. If emissions and warming continue at the same rate, near-surface temperatures will rise above freezing around the middle of the century. In addition to greenhouse-gas emissions, thawing wreaks havoc on infrastructure, causing slumping of land when ice loses volume as it melts. I previously gave the example of the main road in Bethel where building foundations move and crack.

The thawing of permafrost is a gradual process. Ground is fully frozen in winter, and begins to thaw from the top down as air temperatures rise in spring. As average temperatures increase, this thawed, or active, layer can increase in depth. The researchers are especially interested in how wildfires affect the permafrost. Because burning removes some of the vegetation that acts as insulation, the theory is that burning should cause permafrost to thaw more.

Thawing permafrost underneath or at the edge of a lake can cause it to drain like a leaky bathtub. Thawing elsewhere can bring about small elevation changes that can in turn lead to changes in water flow through the landscape, drying out some parts of the tundra and turning others into bogs. Beyond the local effects on plant and animal life, the landscape changes can have an important climate change impact, by altering the mix of carbon dioxide and methane that is emitted. Although methane does not persist in the atmosphere for as long as carbon dioxide, it has a far greater heat-trapping ability and can contribute to more rapid warming. If the decomposing permafrost is wet, there will be less oxygen available to microbes, so they will produce more methane. If the permafrost is dry, the decomposition will lead to more carbon dioxide.

Estimates vary on how much carbon is released from thawing permafrost worldwide, but by one calculation emissions over the rest of the century could average about 1.5 billion tons a year, or about the same as current annual emissions from fossil-fuel burning in the United States.

Already, thawing permafrost and warmer temperatures are being blamed for rising carbon emissions in the Alaskan tundra. In a study earlier this year, researchers found that bacterial decomposition of thawed permafrost, as well as carbon dioxide produced by living vegetation, continues later into the fall because freezing of the surface is delayed. The rise in emissions has been so significant, the researchers found, that Alaska may be shifting from a sink, or storehouse, of carbon, to a net source.

Source: The New York Times.

Carte montrant (en bleu) l’étendue du permafrost en Alaska en 2010

Projection montrant (en orange) la perte probable de permafrost en 2050

 (Source : Woods Hole Research Center)

Le Parc National du Denali (Alaska) et le réchauffement climatique // Denali National Park (Alaska) and global warming

Selon un nouveau rapport publié par le Service des Parcs Nationaux, les visiteurs qui voyagent dans le Parc National du Denali doivent s’attendre à être confrontés à des problèmes causés par le réchauffement climatique : glissements de terrain déclenchés par le dégel du permafrost, gonflement des torrents provoqué par la fonte des glaciers et fumée générée par les incendies de forêts de plus en plus importants et de plus en plus fréquents
Le rapport considère que le changement climatique représente l’un des nombreux défis pour les services de transport du Parc du Denali, site de la plus haute montagne d’Amérique du Nord et l’une des principales destinations touristiques en Alaska. Le plan décrit les facteurs qui devraient guider la gestion future du Parc au cours des 20 prochaines années.
Le Parc National du Denali est déjà connu pour ses règles de transport très strictes. Une seule route de 148 kilomètres pénètre à l’intérieur du Parc, et très peu de véhicules privés sont autorisés à circuler sur les 25 premiers kilomètres. La plupart des visiteurs utilisent les navettes du Parc pour des visites guidées ou pour atteindre les terrains de camping et les sentiers de randonnée. Le Parc est également une destination privilégiée pour les pilotes de petits avions qui déposent les alpinistes sur les camps de base permettant d’accéder aux glaciers, et qui proposent aux touristes des survols du Denali et d’autres sommets de la Chaîne de l’Alaska.

Comme c’est le cas pour les autres contrées du Grand Nord, le Denali devrait connaître les effets du réchauffement climatique au cours des prochaines décennies. On s’attend à ce que les températures annuelles moyennes subissent une hausse de 2,5°C d’ici 2040 et de 4°C d’ici 2080. Les changements les plus significatifs seront probablement observés en hiver.
Le Parc du Denali montre déjà les effets du changement climatique, avec des phénomènes comme l’accélération de la fonte des glaciers, l’expansion de la végétation arbustive à des altitudes et des latitudes plus hautes, et l’apparition d’affaissements dans le paysage provoqués par le dégel du permafrost. Ces changements peuvent avoir un effet sur les personnes qui se déplacent à pied, en véhicule, ou en avion. Les eaux de fonte des glaciers peuvent inonder la route, les sentiers ou les pistes d’atterrissage, tandis que la fumée des incendies de forêts peut représenter un danger pour le transport aérien.
La fréquentation touristique du Parc peut être également affectée. Les périodes d’ouverture du Parc au printemps et à l’automne vont probablement s’allonger, alors qu’elle font actuellement partie de la période hors saison. Cela entraînera une demande accrue de moyens de transport et plus de services pour les visiteurs. La route du Parc est particulièrement vulnérable aux conditions changeantes, notamment au dégel du permafrost. Le Denali se trouve à la limite entre la zone de permafrost permanent et la zone de permafrost discontinu. Avec l’augmentation des températures, la limite entre ces deux zones devrait migrer vers le nord. Cela exposera la route du Parc à de plus en plus de dégâts liés à des affaissements, ce qui exigera une maintenance accrue.
Certains problèmes liés au climat sont déjà apparus le long de la route du Parc. En octobre 2013, une masse de matériaux de 18 mètres de long et de 33 mètres de large, libérée par la fonte du permafrost, a glissé sur la route du Parc et entravé le passage des véhicules. D’autres glissements se sont produits pendant l’été 2016; l’un d’eux a temporairement fermé la route au niveau de la borne 67 et bloqué plusieurs visiteurs.
Source: Alaska Dispatch News.

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According to a new report released by the National Park Service, visitors travelling in Denali National Park and Preserve should expect to observe problems caused by global warming. Among them are landslides triggered by permafrost thaw, floodwaters gushing from melting glaciers and smokier air from bigger and more frequent wildfires

The report identifies climate change as one of several challenges looming for transportation in the park, site of North America’s tallest mountain and one of the top visitor destinations in Alaska. The plan outlines factors that should guide future management over the next 20 years.

The park is already known for its strict transportation rules. A single 148-kilometre road goes into its heart, and very few private vehicles are allowed past the first 25 kilometres. Most visitors use park shuttle buses for day sightseeing trips or to reach campgrounds and hiking destinations. The park is also an important destination for pilots flying small planes; ski-equipped aircraft ferry mountain climbers to remote glacial base camps and carry sightseers who want to view Denali and other Alaska Range peaks from the air.

As is the case for the rest of the far North, Denali is expected to get warmer in coming decades. Average annual temperatures are expected to be 2.5°C higher by 2040 and 4 degrees warmer by 2080, with the biggest changes likely to come in winter.

Denali is already showing effects of climate change, including accelerating glacial melt, expansion of woody plants to higher elevations and latitudes, and slumps in the landscape caused by permafrost thaw. Those changes in the natural world can affect people travelling by foot, vehicle, boat or airplane. Floods from glacial melt could swamp road, trail or airstrip sections, for example, and increased wildfire smoke can create hazards for air travel.

Even the distribution of visitor crowds is potentially affected. Milder spring and autumn weather is likely to increase what is now considered the offseason for the park, and thus increase demand for transportation and visitor services. The park road is particularly vulnerable to changing conditions, notably permafrost thaw. Denali sits atop the boundary between continuous permafrost, in which is the area fully underlain by frozen soil, and discontinuous permafrost, which is the area where permanently frozen soil exists in patches. As temperatures rise, the boundary between continuous and discontinuous permafrost is expected to migrate north. This will expose the Park Road to an increasing change of subsidence-related damage, resulting in more maintenance.

Some climate-related problems along the park road have already emerged. In October 2013, an 18-metre-long, 33-metre-wide mass of partially thawed permafrost chunks slid onto the park road and blocked passage. Some smaller slides occurred in the summer of 2016; one temporarily closed the road at Mile 67 and stranded some visitors.

Source : Alaska Dispatch News.

Photos: C. Grandpey

Petite éruption du Bogoslof (Alaska) // Minor eruption of Bogoslof Volcano (Alaska)

L’AVO indique qu’une éruption d’une durée de 4 minutes s’est produite sur le Bogoslof le 26 août à 16h29 (heure locale – 00:29 le 27 août TU). Aucune sismicité n’a été détectée depuis les îles voisines depuis cet événement qui n’a provoqué aucun éclair. Les images satellites ne montrent pas d’autre émission de cendre. Le nuage éruptif s’est élevé à 7 200 mètres d’altitude. L’AVO ajoute que le Bogoslof reste très actif et que d’autres éruptions peuvent se produire sans prévenir.

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AVO indicates that a 4-minute eruption occurred at Bogoslof Volcano on August 26th at 16:29 (local time – 00:29 on August 27th UTC). Seismicity as detected on neighbouring islands has been quiet since this event during which no lightning has been detected. Satellite images show no additional emission from the volcano.The cloud produced by the eruption rose to as high as 7,200 metre a.s.l. AVO adds that Bogoslof volcano remains at a heightened state of unrest and additional explosions producing high-altitude volcanic clouds could occur at any time.

Vue du Bogoslof le 15 août 2017 – Crédit photo: Janet Schaefer (USGS / AVO)