Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde:

Une diminution significative de l’activité sismique est observée dans la Péninsule de Reykjanes (Islande), et aucune inflation n’est détectée dans les données GPS et InSAR. La couleur de l’alerte aérienne a été abaissée au Vert.
Source: OMI.

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Le volume du dôme de lave au sommet du Merapi (Indonésie) a diminué à la suite d’un épisode explosif survenu le 13 février 2020 et qui a produit un panache de cendre de 2 km de hauteur. Des matériaux ont été éjectés à moins de 1 km, avec des retombées de cendre dans un rayon de 10 km. Le volume du dôme la veille de l’événement était estimé à 407 000 mètres cubes, puis (le 19 février) à 291 000 mètres cubes.
Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 1 à 4) et il est conseillé à la population de rester en dehors de la zone d’exclusion de 3 km.
Source: VSI.

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Des observateurs locaux du San Miguel (El Salvador) ont signalé des grondements en provenance du volcan les 20 et 21 février 2020. On a observé une augmentation de l’amplitude des micro-séismes et de petites émissions de gaz dans le cratère principal. Les émissions de SO2 avaient également augmenté. Dans la matinée du 22 février, une émission de gaz et de cendre d’une dizaine de minutes a provoqué un petit panache qui s’est élevé à 400 m au-dessus du cratère.
Source: SNET.

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Pas d’inquiétude pour ceux qui voyagent actuellement en Nouvelle-Zélande! GeoNert indique qu’un essaim sismique mineur avec des événements d’une magnitude maximale de M 1,5 a été enregistré sous le Mont Ruapehu les 22 et 23 février 2020. Il n’y a pas de changement significatif dans la température du lac de cratère qui est restée stable à 24 – 25 ° C au cours de des derniers mois Le niveau d’alerte volcanique reste à 1 et la couleur de l’alerte aérienne est Verte.
La dernière éruption du Ruapahu s’est produite en 2007, avec un VEI 1.
Source: GeoNet.

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Ce n’est pas de la volcanologie, mais la presse internationale a indiqué qu’une très violente tempête de sable – baptisée «calima» localement – en provenance du Sahara a affecté les Iles Canaries les 22 et 23 février 2020, avec d’innombrables annulations de vols et des milliers de touristes bloqués sur les îles, en particulier à Tenerife. Les vents très violents, atteignant parfois 140 km/h ont également ravivé les incendies de végétation déjà présents sur cette île. Les écoles étaient toujours fermées lundi et il était conseillé à la population de rester à l’intérieur des maisons. La circulation routière a été également fortement perturbée. Pour couronner le tout, des dizaines de touristes sont confinés dans leur hôtel suite à la détection d’un cas de coronavirus!

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Le Popocatepetl (Mexique) est bien actif ces jours-ci et plusieurs fortes explosions ont été enregistrées récemment. La dernière a été observée dans la matinée du 25 février 2020, avec un panache de cendre qui s’est élevé jusqu’à 8 kilomètres au dessus du niveau de la mer. De nouvelles émissions ont ensuite été observées ; les nauges de cendre s’étiraient jusqu’à 185 km du sommet.
https://youtu.be/r1B5PFee_w8

En 24 heures jusqu’au 24 février au soir, les réseaux de surveillance du CENAPRED ont enregistré 148 émissions de gaz avec un peu de cendre, une explosion modérée et 10 explosions mineures sur le Popocatepetl.
Un survol du cratère a été effectué le 18 février  2020. Le cratère interne présente toujours un diamètre de 350 m et une profondeur de 100 à 150 m. Il est essentiellement recouvert de téphra. Aucun changement significatif n’a été observé depuis le survol précédent. .
Source: CENAPRED.

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Au cours du mois écoulé, on a observé une hausse de l’activité sismique sur le Great Sitkin (Aléoutiennes / Alaska) qui est actuellement supérieure à la normale. En conséquence, l’AVO a élevé la couleur de l’alerte aérienne au Jaune et a fait passer le niveau d’alerte volcanique à Advisory (surveillance conseillée).

Dans le même temps, les données satellitaires ne montrent pas d’activité éruptive récente ni de dépôts de cendre sur le Semisopochnoi (Aléoutiennes / Alaska). Bien que l’activité sismique reste supérieure à la normale, l’AVO a abaissé la couleur de l’alerte aérienne au Jaune et a fait passeré le niveau d’alerte volcanique à Advisory (surveillance conseillée).

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A l’attention des volcanophiles qui se rendront prochainement sur l’île de la Réunion, voici l’essentiel du dernier bulletin émis par la Préfecture le 21 février 2020 :

Suite aux constatations de l’OVPF et aux différentes reconnaissances terrain, le préfet de La Réunion a décidé de revenir en phase de VIGILANCE pour le Piton de la Fournaise à compter du vendredi 21 février 2020 à 7h.

L’interdiction d’accès du public à la partie haute de l’Enclos est levée à compter de cette date. Cet accès reste strictement limité aux trois sentiers balisés suivants :
• le sentier Pas de Bellecombe – Formica Léo – sentier Rivais- Cratère Caubet ;
• le sentier Pas de Bellecombe – Formica Léo – sentier d’accès au site d’observation du cratère Dolomieu (accès par le nord du cratère) ;
• le sentier Kapor jusqu’à Piton Kapor.

Le public devra se conformer strictement aux prescriptions et consignes figurant sur les panneaux d’information et d’avertissement affichés sur le site.

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Here is some news about volcanic activity around the world:

A significant decrease in seismic activity is observed at the Reykjanes Peninsula (Iceland), and inflation is no longer detected in GPS and InSAR data. The aviation colour code has been lowered to Green.

Source: IMO.

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The volume of Merapi’s summit lava dome (Indonesia) has decreased following an explosive episode that occurred on February 13th, 2020 and that produced a 2-km-tall ash plume, ejected material within 1 km, and caused ashfall within a 10-km radius. The dome volume the day before the event was estimated at 407,000 cubic metres, and afterwards (on February 19th) was reduced to 291,000 cubic metres.

The alert level remains at 2 (on a scale of 1-4), and residents are advised to stay outside the 3-km exclusion zone.

Source: VSI.

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Local observers of San Miguel (El Salvador) reported a series of rumbling noises on February 20th and 21st, 2020. The report noted an increase in amplitude of microearthquakes and minor gas emissions from the main crater. SO2 emissions had also increased. In the morning of February 22nd, an ash emission that lasted 10 minutes long resulted in a small gas-and-ash plume that rose 400 m above the crater.

Source: SNET.

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No worry for those currently travelling in New Zealand! GeoNert indicates that a minor seismic swarm with the larger events measuring M 1.5 was recorded beneath Mt Ruapehu on February 22nd and 23rd, 2020. There has been no significant change in the Crater Lake temperature which has been around 24 – 25 °C during the last few months The volcanic alert level remains at 1 and the aviation colour code at Green.

Mt Ruapahu’s last known eruption occurred in 2007, with a VEI 1.

Source: GeoNet.

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This is not volcanology, but the international press has indicated that a very violent sandstorm – locally called « calima » – coming from the Sahara affected the Canary Islands on February 22nd and 23rd, 2020, with countless flight cancellations and thousands of tourists stranded on the islands, particularly in Tenerife. The very strong winds, sometimes reaching 140 km / h also revived the wildfires on this island. Schools were still closed on Monday and people were advised to stay inside the houses. Road traffic was also severely disrupted.

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Popocatepetl (Mexico) is quite active these days and several large explosions have been recorded recently. The last one was observed in the morning of February 25th, 2020, with an ash plume rising up to 8 kilometres above sea level. New emissions were later observed, drifting as far as 185 km from the summit.

https://youtu.be/r1B5PFee_w8

In 24 hours until February 24th in the evening, CENAPRED’s monitoring systems had identified 148 exhalations, one moderate explosion, and 10 minor explosions on Popocatepetl.

An overflight of the crater was performed on February 18th. The internal crater maintains a diameter of 350 m with a depth of 100 -150 m, mostly covered by tephra. No significant changes have been observed since the previous overflight. .

Source : CENAPRED.

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Over the past month, seismic activity has increased at Great Sitkin (Aleutians / Alaska) and is now above background levels. Thus, AVO has increased the aviation colour code to Yellow and the volcanic alert level to Advisory.

At the same time, satellite data shows no signs of eruptive activity or recent ash deposits at Semisopochnoi Aleutians / Alaska). Although seismic activity remains above background, it does not appear to be increasing towards an eruption in the short-term. Thus, AVO has reduced the aviation colour code to Yellow and the volcanic alert level to Advisory.

 Le sable saharien se dirige vers Tenerife (Source: NASA)

Le Ruapehu et son lac de cratère (Photo: C. Grandpey)

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde:

Dans un bulletin publié le 14 février 2020, le PHIVOLCS indique qu’il a abaissé le niveau d’alerte du Taal (Philippines) de 3 à 2. Après l’adoption du niveau d’alerte 3 le 26 janvier 2020, l’activité volcanique au cours des trois semaines suivantes a été marquée par une diminution de la sismicité, une stabilisation des déformations du sol dans la caldeira du Taal et sur Volcano Island. De faibles émissions de vapeur et de gaz ont été observées dans le Main Crater. De plus, comme je l’ai indiqué précédemment, les émissions de SO2 sont redescendues à des niveaux faibles.
Le niveau d’alerte 2 signifie que l’activité volcanique est en baisse, en sachant qu’elle n’a pas cessé. La menace d’une éruption n’a pas disparu.
Source: PHIVOLCS.

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Dans un bulletin émis le 15 février 2020, l’AVO indique qu’une série de petites explosions ont été détectées dans les données sismiques du Semisopochnoi (Aléoutiennes / Alaska), ce qui représente une augmentation significative de l’activité volcanique. Aucun panache de cendre n’a été observé, mais des émissions de cendres de faible intensité peuvent accompagner ces petites explosions. En conséquence, le niveau d’alerte volcanique a été élevé à Watch (Vigilance) et la couleur de l’alerte aérienne est passée à l’Orange.

Source: Alaska Volcano Observatory.

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Comme cela se produit de temps à autre, le Merapi (Indonésie) a connu le 13 février 2020 au matin un bref épisode éruptif de moins de 2 minutes. L’explosion a généré un panache de cendre qui est monté jusqu’à 2 km de hauteur. Il est demandé à la population et aux touristes de respecter la zone de sécurité de 3 km de rayon autour du volcan.

Les images de l’éruption ont été relayées par de nombreux médias à travers le monde :

https://news.sky.com/story/indonesia-merapi-volcanos-spectacular-eruption-caught-on-camera-11933831

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De la même façon, plusieurs chaînes de télévision dont BFMTV en France ont relayé les images d’un épisode explosif observé le 4 février 2020 sur le Popocatepetl (Mexique). De tels événements se produisent de temps à autre. Ils sont généralement dus à la destruction du dôme de lave dans le cratère sous la pression des gaz.

https://www.bfmtv.com/mediaplayer/video/les-images-impressionnantes-de-la-nouvelle-eruption-nocturne-du-volcan-popocatepetl-au-mexique-1223063.html

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Dans ses bulletins émis le 16 février 2020, l’Observatoire Volcanologique du Piton de la Fournaise (Ile de la Réunion)  indiquait que les dernières observations aériennes révélaient qu’aucune activité de surface n’était visible sur le site éruptif. Toutefois, un tremor résiduel était toujours enregistré par les instruments les plus proches du site éruptif où on observait un dégazage qui montrait que le magma est toujours proche de la surface.

Le bulletin du 17 février 2020 au matin indique qu’aucune reprise d’activité n’a été constatée. L’éruption s’est donc arrêtée le 16 février 2020 à 14h12.

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Here is some news about volcanic activity around the world:

In a bulletin released on February 14th, 2020, PHIVOLCS indicates that it is lowering the alert level for Taal (Philippines from 3 to 2. After stepdown to alert level 3 on January 26th, 2020, the volcanic activity in the succeeding three weeks has been characterized by a decrease in seismic activity, stabilized ground deformation of the Taal Caldera and Taal Volcano Island edifices and weak steam and gas emissions at the Main Crater. Moreover, as I indicated previously, SO2 emissions are at low levels.

Alert level 2 means that there is decreased unrest but should not be interpreted that unrest has ceased or that the threat of an eruption has disappeared.

Source: PHIVOLCS.

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In a bulletin released on February 15th, 2020, AVO indicates that a series of small explosions have been detected in seismic data at Semisopochnoi (Aleutians / Alaska), representing a significant increase in activity. No ash plumes have been observed, however low-level ash emissions may accompany these minor explosions. As a consequence, the volcanic alert level has been raised to Watch and the aviation colour code to Orange.

Source: Alaska Volcano Observatory.

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As happens from time to time, Merapi (Indonesia) went through a brief eruptive episode of less than 2 minutes in the morning of February 13th, 2020. The explosion generated an ash plume that rose up to 2 km high. The population and tourists are warned to respect the 3-km radius safety zone around the volcano.
The images of the eruption have been relayed by many media around the world:
https://news.sky.com/story/indonesia-merapi-volcanos-spectacular-eruption-caught-on-camera-11933831

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Likewise, several television channels, including BFMTV in France, relayed images of an explosive episode observed on February 4th, 2020 on Popocatepetl (Mexico). Such events happen from time to time. They are generally due to the destruction of the lava dome within the crater under the pressure of the gases.
https://www.bfmtv.com/mediaplayer/video/les-images-impressionnantes-de-la-nouvelle-eruption-nocturne-du-volcan-popocatepetl-au-mexique-1223063.html

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In its updates of February 16th, 2020, the Volcanological Observatory of Piton de la Fournaise (Reunion Island) – OVPF – indicated that the latest overflights revealed that no surface activity was visible on the eruptive site. However, a residual tremor was still recorded by the instruments near the eruptive site where some degassing was observed, which showed that magma was still close to the surface.

In its update of February 17th, 2020 in the morning, OVPF explains that no new activity has been observed. The  eruption definitely stopped on February 16th at 14:12 (local time).

Souvenir de la dernière éruption du Piton de la Fournaise (Photo: C. Holveck)

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde. Des mises à jour spéciales sont consacrées au volcan Taal (Philippines).

L’AVO a indiqué le 18 janvier 2020 que l’activité éruptive avait repris sur le Shishaldin (Aléoutiennes / Alaska) avec des coulées de lave visibles sur le flanc NE du volcan grâce à la webcam. Un panache dilué, contenant peut-être un peu de cendre, apparaissait dans l’imagerie satellite ; il s’étirait sur une cinquantaine de kilomètres vers le SO. La sismicité était intense.

Les émissions de cendre ont considérablement diminué les jours suivants et la sismicité a décliné elle aussi. En conséquence, la couleur de l’alerte aérienne est revenue à Orange et l’alerte volcanique est désormais à Vigilance (Watch).

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L’Institut de Géophysique équatorien indique que l’activité explosive du Sangay s’est poursuivie au cours des dernières semaines, avec des panaches de gaz et de cendre pouvant monter jusqu’à 7000 mètres d’altitude. Des blocs incandescents ont également été observés sur le versant SE du volcan le 20 janvier 2020.

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Dans sa dernière mise à jour, GeoNet indique que l’activité à White Island (Nouvelle-Zélande) reste soutenue. Les observations des derniers jours montrent que de la lave est visible dans les bouches apparues lors de l’éruption du 9 décembre 2019. Cela confirme les observations précédentes qui indiquaient que la lave était à un niveau très peu profond sous le plancher du cratère. Cependant, GeoNet ajoute que de nouvelles éruptions explosives sont très peu probables dans les quatre prochaines semaines. Hormis des émissions mineures de cendre les 23 et 26 décembre 2019, aucune activité éruptive significative n’a été observée depuis l’éruption du 9 décembre.
Tous les équipements de surveillance de GeoNet sur l’île fonctionnent normalement et on peut voir les images des webcams sur les pages web de GeoNet.
Le niveau d’alerte volcanique reste à 2 et la couleur de l’alerte aérienne est maintenue à Jaune.
Source: GeoNet.

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On attend toujours à la Réunion la première éruption du Piton de la Fournaise en 2020. Des voix optimistes avaient déclaré qu’elle pourrait se produire dans les tous premiers jours de janvier 2020. Trois semaines plus tard, la lave n’a toujours pas percé la surface du volcan! Comme je l’écrivais précédemment, le mot « imminent » n’a pas le même sens à la Réunion et en métropole !

L’OVPF continue de signaler une inflation lente mais régulière de l’édifice volcanique. De petits essaims sismiques sont enregistrés de temps à autre. Si une éruption se produit, il y a fort à parier que ce ne sera pas un événement majeur qui se déroulera probablement à basse altitude. La lente inflation montre que la pression sous le volcan n’est pas très élevée. On est face à un scénario semblable à celui qui a précédé les dernières éruptions.

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À partir de la soirée du 18 janvier 2020, l’activité explosive dans le secteur NE du Stromboli (Sicile) a provoqué un petit débordement de lave (voir image ci-dessous) et le roulement de matériaux le long de la partie supérieure de la Sciara del Fuoco. Les autres paramètres n’ont pas montré de changements significatifs au cours de cette phase éruptive. L’activité se caractérise actuellement par des explosions de faible amplitude dans les secteurs SE et NW. Les émissions de SO2 révèlent un faible niveau de dégazage dans le secteur NE de la terrasse cratèrique. Globalement, l’activité reste toutefois à un niveau élevé.
Source: INGV, Laboratorio Geofisica Sperimentale.

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Here is some news of volcanic activity around the world. Special updates are dedicated to Taal Volcano (Philippines).

AVO indicated on January 18th, 2020 that eruptive activity resumed at Shishaldin (Aleutians / Alaska) with lava flows visible on the NE flank of the volcano in webcam imagery. A weak plume, possible containing a small quantity of ash, was visible in satellite imagery extending to the SW about 50 kilometres. Seismicity was elevated.

Ash emissions declined the next days. Seismicity is currently low. The aviation colour code has been lowered to Orange and the volcanic alert level to Watch. .

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The Ecuadoran Geophysical Institute indicates that explosive activity has been continuing at Sangay volcano over the past few weeks with gas and ash plumes up to 7 000 metres above sea level. Incandescent blocks were also observed on the southeastern flank of the volcano on January 20th, 2020.

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In its latest update, GeoNet indicates that White Island (New Zealand) remains in an elevated state of unrest. Visual observations in the last days show lava has been extruded into the vents created by the December 9th, 2019 eruption. This confirms the results of the previous observations that said that lava was at a very shallow level beneath the crater floor. However, further explosive eruptions are very unlikely on any given day in the next four weeks. Apart from minor ash emissions on December 23rd and 26th, no significantly eruptive activity has been observed since the December 9th eruption.

All the GeoNet monitoring equipment on the island is operating normally and the camera feeds have been re-established on the GeoNet web pages.

The volcanic alert level remains at 2 and the aviation colour code remains Yellow.

Source: GeoNet.

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Everybody on Reunion Island is still waiting for the first eruption of Piton de la Fournaise in 2020. Optimistic voices said it might occur in the very first days of January. Three weeks later, there is no lava breaking the surface of the volcano! OVPF still reports a slow but steady inflation of the volcanic edifice. Minor seismic swarms are still recorded from time to time. Should an eruption occur in the short term, the odds are that it will not be a major event that will probably take place at a low altitude. The slow inflation shows that pressure under the volcano is not very high, a scenario similar to the one that preceded the last eruptions.

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Starting in the evening of January 18th, 2020, NE explosive activity at Stromboli (Sicily) caused sporadic lava overflow (see image below) and the rolling of hot materials along the upper part of the Sciara del Fuoco. The other parameters did not show significant changes during this phase. Activity is currently characterized by low amplitude explosions at SE and NW sectors. SO2 emissions reveal low level of degassing from NE sector. Globally, activity remains at a high level.

Source: INGV, Laboratorio Geofisica Sperimentale.

Le débordement de lave vu par la caméra thermique de l’INGV.

Fonte catastrophique du permafrost en Alaska // Disastrous permafrost melting in Alaska

En Alaska, le permafrost subit de plein fouet les assauts du réchauffement climatique et le phénomène se produit beaucoup plus rapidement que prévu. Un article du journal local Anchorage Daily News donne des exemples de ce qui se passe dans le 49ème État de l’Union.

L’auteur de l’article explique que les pentes des montagnes se liquéfient et déclenchent des glissements de terrain qui donnent naissance à des deltas boueux au milieu de cours d’eau riches en saumons.

Alors que le nord de la mer de Béring se réchauffe, avec l’ouverture de nouvelles voies de navigation, la mortalité des oiseaux et des mammifères marins est en hausse avec le recul de la glace hivernale. On assiste à des plus en plus de tempêtes qui viennent frapper les côtes autrefois protégées par la glace. .

La fonte accélérée du permafrost ne se limite pas à l’Alaska, c’est en train de devenir un problème à l’échelle de la planète. Le sol gelé qui recouvre principalement les régions septentrionales du globe représente un vaste puits de carbone, avec des plantes et des animaux congelés qui libèrent des gaz à effet de serre en se réchauffant et se décomposant.
L’utilisation des combustibles fossiles reste la principale source d’émissions de gaz à effet de serre à l’origine du changement climatique, mais le permafrost dans son ensemble libère désormais 1,2 à 2,2 millions de tonnes de gaz à effet de serre chaque année. C’est pratiquement l’équivalent de ces mêmes émissions au Japon, selon un rapport de la NOAA publié en décembre 2019. Plus tard au cours du 21ème siècle, ces émissions devraient dépasser celles des États-Unis.

Les scientifiques qui étudient le permafrost remarquent des changements frappants dans le paysage de l’Alaska. Ainsi, des étendues encore gelées à l’intérieur de l’Etat et couvertes il y a dix ans par une forêt d’épinettes sont maintenant occupées par des lacs.

Le permafrost en Alaska va continuer à se réduire fortement au cours des prochaines décennies. Selon une étude de l’Université de l’Alaska, d’ici la fin du siècle, dans la partie septentrionale de l’Alaska, le sol devrait dégeler jusqu’à 20 mètres de profondeur. Cela confirme les craintes des scientifiques qui parlent d’un changement critique dans les régions arctiques de la planète. Dans le passé, les zones occupées par le permafrost absorbaient le dioxyde de carbone grâce à la croissance des plantes en été. Mais le rapport de la NOAA note que les régions du Nord contribuent désormais aux émissions de gaz à effet de serre au fur et à mesure que s’accélère le dégel du sol.

En Alaska, la fonte du permafrost va entraîner une remise à plat complète des zones construites et des infrastructures qui reposent sur le sol gelé. Les oléoducs, les plates-formes de forage et d’autres structures devront être étayés à mesure que fondra le permafrost et que s’affaissera le sol. Dans des villes comme Nome, la fonte du permafrost est déjà un casse-tête pour les propriétaires qui doivent renforcer les fondations des maisons qui s’inclinent. Il est évident que l’entretien des routes, des ponts et des aéroports coûtera beaucoup d’argent. Certains bâtiments et certaines structures construits sur du permafrost composé principalement de glace pourraient subir des dégâts catastrophiques.
Un bon exemple de la fonte du permafrost est la piste de l’aéroport de Nome, un élément clé pour relier la ville au monde extérieur. Au cours de l’été 2019, le ministère des Transports a dépensé 4,5 millions de dollars pour réparer la piste qui a été construite en urgence pendant la Seconde Guerre mondiale sur un terrain majoritairement composé de permafrost et qui connaît aujourd’hui de gros problèmes à cause de l’infiltration des eaux souterraines d’une rivière voisine. Les travaux devraient durer de trois à cinq ans alors que le terrain continue de s’affaisser. Pendant le mois de juillet 2019, le plus chaud jamais enregistré en Alaska, un gouffre de 4 mètres de profondeur s’est ouvert le long d’un des principaux axes routiers de la ville.

Les villages côtiers sont confrontés à une triple menace: l’élévation du niveau de la mer, la disparition de la glace côtière qui les protégeait autrefois des tempêtes, et la fonte du permafrost. Teller, une localité sur la côte ouest de l’Alaska, est l’un des 31 villages répertoriés par les autorités comme « menacés par les inondations et l’érosion ». Certains villages sont dans une situation encore plus désastreuse. Il y a une vive concurrence pour l’attribution de l’argent fédéral, et l’Alaska connaît de plus en plus  de difficultés financières. Les revenus de l’État reposent essentiellement sur les taxes et redevances liées à la production de pétrole qui est en déclin constant. La production en 2018 était en baisse de 75% par rapport à 1988, son année de gloire.
Source: Anchorage Daily News.

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Alaska’s permafrost is under assault from a warming climate, and it’s happening a lot faster than anticipated. An article in the Anchorage Daily News gives examples of what is happening in the 49th State of the Union.

The author of the article explains that hillside slopes have liquefied, unleashing slides that end up as muddy deltas in salmon streams

As the northern Bering Sea warms, opening new shipping lanes, bird and marine mammal die-offs are on the rise and winter ice is on the decline, enabling storms to gain strength over open water and slam into coastal communities.

The accelerating melt is a global concern. Permafrost, which mostly lies in the northern areas of the planet, is a vast carbon storehouse of frozen plants and animals that release greenhouse gases as they warm and decompose.

Fossil-fuel combustion still is the main source of greenhouse-gas emissions driving climate change. But the world’s permafrost now releases 1.2 to 2.2 million metric tons each year, nearly equal to Japan’s greenhouse-gas emissions, according to an NOAA report released in December 2019. Later this century, these emissions are expected to exceed those of the United States.

Scientists who study permafrost already are noticing striking changes in Alaska’s landscape. Stretches of Interior Alaska permafrost that a decade ago were covered by spruce forest are now covered with lakes.

Permafrost in Alaska is forecast to shrink substantially in the decades ahead. According to a University of Alaska research, by the century’s end, even on Alaska’s North Slope, the ground is expected to thaw 20 metres deep. This reflects what scientists say is a critical shift in the planet’s Arctic regions. In the past, permafrost regions, on balance, absorbed carbon dioxide through summer plant growth. But the NOAA report notes that northern regions are now a net contributor to greenhouse-gas emissions as the permafrost thaw quickens.

In Alaska, permafrost melting will lead to a fundamental rethinking of the fate of things built on top of it. Oil pipelines, drilling pads and other structures will need to be shored up as ice-rich permafrost melts and the ground sags. In towns such as Nome, the changes in permafrost already pose a headache for homeowners, who must level house foundations that tilt as the climate warms. Inevitably, it will cost a lot of money to maintain Alaska’s roads, bridges and airports. Some, if built on permafrost that is mostly ice, could suffer catastrophic failures.

A good example of permafrost melting is the runway of Nome airport, a key to linking the community to the outside world. Over the summer, the Alaska Department of Transportation spent 4.5 million dollars repairing the runway, which was built during World War II on permafrost terrain that is now settling in a process aggravated by groundwater seeping from a nearby river. The fix is expected to last three to five years as the ground continues to settle. And during the hottest July on record, a sinkhole 4 metres deep opened along a main road in the city.

Coastal villages face a triple threat: rising sea levels, a loss of winter ice that once helped protect them from storms, and thawing permafrost. Teller, on Alaska’s west coast,is one of 31 villages listed by authorities as « imminently threatened by flooding and erosion. » Some villages are in even more dire straits. There is keen competition for federal funds, and Alaska is having new money troubles. State government is largely funded by taxes and royalties on oil production, which has been in long-term decline. Oil production in 2018 was down 75% from a 1988 peak.

Source : Anchorage Daily News.

Effets de la fonte du permafrost sur la route à proximité de Nome