Une vidéo glaciaire spectaculaire // A dramatic video of a glacier

drapeau francaisQuand les glaciers finissent leur course dans la mer, il arrive que de gros blocs se détachent de leur front, généralement sous l’effet de la poussée de la rivière de glace en amont, et pas forcément à cause du réchauffement climatique, même si les deux phénomènes sont parfois liés, comme en Alaska. Le phénomène vient de se produire sur le glacier Svínafellsjökull dans le sud de l’Islande. Voici un lien vers une vidéo spectaculaire.
https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=IRlNHg64EW8

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drapeau-anglaisWhen glaciers travel as far as the sea, chunks of ice may break off into the water. Usually, the phenomenon is caused by the push of the ice and is not the result of global warming, although the two factors may often be associated. This is what happened a few days ago at Svínafellsjökull glacier in South Iceland. Here is the link to a dramatic video.
https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=IRlNHg64EW8

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Effondrement sur le front du Columbia Glacier en Alaska (Photo: C. Grandpey)

Le réchauffement climatique dans l’hémisphère sud // Global warming in the south hemisphere

drapeau francaisMême si le réchauffement climatique est moins significatif dans l’hémisphère sud que dans l’hémisphère nord, les dernières données montrent qu’il est bien présent dans des pays comme l’Afrique du Sud, l’Australie et la Nouvelle-Zélande.
Selon un chercheur du Conseil de l’Afrique du Sud pour la recherche scientifique et industrielle, 2015 est va être l’année la plus chaude de tous les temps. D’après lui, l’une des seules choses qui pourrait empêcher ou freiner un réchauffement de cette ampleur serait une éruption volcanique majeure comme celle du Krakatoa en 1883. En effet, le nuage de cendre contiendrait du dioxyde de soufre qui renverrait une partie de la lumière du soleil dans espace.
Le chercheur a confirmé que l’augmentation globale actuelle des températures en Afrique du Sud est causée par le réchauffement climatique et par El Nino qui entraîne le réchauffement de l’Océan Pacifique, phénomène qui se produit tous les 2 à 7 ans et qui est en cours en ce moment. Il devrait même s’intensifier avec un pic en décembre. Habituellement, la température globale augmente de 0,01% en Afrique du Sud. Cette année, l’augmentation sera probablement supérieure à 0,1%, soit 10 fois plus que la normale.
En Afrique du Sud, la température est en hausse dans tout le pays. L’été à venir devrait être particulièrement chaud. Les précipitations devraient être inférieures à la normale. Plusieurs régions sont déjà dans un état de sécheresse. Les deux dernières saisons des pluies ont eu des précipitations inférieures à la normale, et une autre saison identique ne ferait qu’aggraver la situation, avec un impact majeur sur l’agriculture. .
Source: Nouvelles 24.

De la même façon, le mois d’octobre a établi un nouveau record pour la moyenne des températures maximales en Australie. Selon l’Agence Nationale des Sciences et le Bureau de Météorologie, le pays pourrait connaître une hausse de température de plus de 5 ° C d’ici la fin du siècle – soit beaucoup plus que le reste du monde – si des mesures drastiques ne sont pas prises pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. Le rapport indique que les températures augmenteront probablement tout au long du siècle à travers l’Australie, avec une augmentation annuelle de 1,3C d’ici 2030, par rapport à la moyenne enregistrée entre 1986 et 2005.
Suite au changement climatique, l’Australie doit faire face à des impacts environnementaux et économiques importants dans un certain nombre de secteurs comme l’approvisionnement en eau, l’agriculture, les zones côtières et les infrastructures. D’éminents scientifiques pensent que le changement climatique va entraîner une augmentation de la fréquence et de l’intensité des événements météorologiques extrêmes. L’élévation du niveau de la mer présente un risque significatif pour les zones côtières, tandis que les océans de la planète pourraient devenir trop acides pour héberger les récifs coralliens.

En Nouvelle-Zélande, la température moyenne a augmenté de 0.9°C au cours du siècle passé. Le Ministère de l’Environnement indique que les impacts probables du changement climatique sont les suivants: des températures plus élevées, en particulier dans l’île du Nord (mais qui resteront probablement inférieures à la moyenne mondiale); l’élévation du niveau de la mer (une hausse moyenne de 16 centimètres a été observée dans quatre des principaux ports au cours du siècle écoulé); la fréquence accrue des événements météorologiques extrêmes tels que les sécheresses (en particulier dans l’est de la Nouvelle-Zélande) et des inondations; un changement de la pluviométrie (précipitations plus élevées dans l’ouest et en baisse dans l’est); recul des glaciers de l’île du Sud où le volume de glace s’est réduit de 11% au cours des 30 dernières années.

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drapeau-anglaisEven though global warming is less strong in the south hemisphere than in countries more to the north, the latest data show that it is present in countries like South Africa, Australia and New Zealand.
According to a researcher from South Africa’s Council for Scientific and Industrial Research, 2015 is going to be the warmest year ever in terms of the global record. He said that one of the only thing that could prevent warming on this scale was a large volcanic eruption like that of Krakatoa in 1883. Indeed, the ash cloud from an eruption on that scale would have sulphur dioxide, which would reflect some sunlight back into space.
The researcher confirmed that the current global increase in South African temperatures is caused by global warming and the El Nino phenomenon which includes the warming of the Pacific, a phenomenon that occurs every 2 to 7 years. We are in such an event now. It is expected to intensify further and peak in December. Usually when the global record increases, it is by 0.01%. This year it is expected to go beyond 0.1%, which is 10 times higher than normal.
In South Africa, the year has been above normal across the country. Especially, the coming summer is expected to be a warm summer. It is also a season of below normal rainfall. Several regions of South Africa are already in a state of drought at the moment. The last two summer rainfall seasons had below normal rainfall, and having another season with below normal rainfall will make the situation worse, with a major impact on the country’s agriculture.
Source : News 24.

In the same way, October has set a new record for the average daily maximum temperatures across Australia. According to the National Science Agency and the Bureau of Meteorology, the country could be on track for a temperature rise of more than 5°C by the end of the century, far more than the rest of the world, unless drastic action is taken to slash greenhouse gas emissions. The report stated that temperatures would likely rise across Australia throughout the century, with the average annual temperature set to be up to 1.3C warmer in 2030 compared with the average experienced between 1986 and 2005.
The country faces significant environmental and economic impacts from climate change across a number of sectors, including water security, agriculture, coastal communities, and infrastructure. Leading scientists advise climate change will cause increases to the frequency and intensity of extreme weather events. Rising sea levels pose a significant risk to coastal communities, while the world’s oceans could become too acidic to support coral reefs.

In New Zealand, the national average temperature has risen 0.9˚C over the past century. The Ministry for the Environment indicates that likely climate change impacts include: higher temperatures, more in the North Island than the South, (but still likely to be less than the global average); rising sea levels (16-centimetre average rise over the four major ports in the past 100 years); more frequent extreme weather events such as droughts (especially in the east of New Zealand) and floods; a change in rainfall patterns – higher rainfall in the west and less in the east; retreat of South Island glaciers – ice volume in the Southern Alps is down 11% in the past 30 years .

Glacier NZ 01

Glacier NZ 02

Glacier NZ 03

Vu du ciel ou sur terre, le recul des glaciers néo-zélandais ne fait aucun doute

(Photos: C. Grandpey)

Les Républicains américains et le réchauffement climatique // U.S. Republicans and global warming

drapeau francaisLa fonte de la calotte glaciaire du Groenland est l’un des signes les plus évidents du réchauffement climatique. Les scientifiques pensent que la fonte complète de la calotte glaciaire du Groenland pourrait faire monter d’environ six mètres le niveau des mers dans les prochaines décennies.
Depuis des années, les chercheurs étudient l’impact du réchauffement de la planète sur les glaces du Groenland et de l’Antarctique. S’ils peuvent scruter les images satellites pour suivre les icebergs et s’ils peuvent mettre au point des modèles pour simuler la fonte de la calotte glaciaire, ils ont peu d’informations sur le terrain qui leur permettraient de prédire précisément avec quelle rapidité le niveau des mers va augmenter. Une telle recherche pourrait fournir des renseignements précieux et permettre aux populations des zones côtières, depuis New York jusqu’au Bangladesh, de se préparer à un tel changement.
Chaque année, le gouvernement fédéral affecte environ un milliard de dollars à la recherche arctique et antarctique qui occupe des milliers de scientifiques. L’argent provient du Congrès, y compris la National Science Foundation (NSF), la NASA et la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA). Cet argent finance la recherche qui est essentielle pour étudier les changements qui affecteront les populations et les économies du monde pendant le siècle à venir.
Cependant, cette recherche est de plus en plus sous le feu de certains députés républicains au Congrès, qui nient ou remettent en question le consensus scientifique selon lequel les activités humaines contribuent au changement climatique.
Menant la charge républicaine, le Texan Lamar Smith, également président de la commission scientifique au Congrès, a cherché à retirer 300 millions de dollars du budget de la NASA pour les sciences de la terre et a demandé une enquête sur quelque 50 subventions de la National Science Fondation. Le 13 octobre, la commission scientifique a convoqué des chercheurs de la NOAA pour qu’ils présentent les documents concernant plus de six années de délibérations internes, y compris « tous les documents et toutes les communications » liées aux mesures du changement climatique.
Une réduction budgétaire affecterait directement le travail des scientifiques qui vont sur le terrain. En effet, cet argent aide à payer les salaires, le transport aérien, la nourriture, les ordinateurs, des instruments de mesure, le matériel de camping, ainsi que l’équipement de sécurité et celui destiné à lutter contre le froid parfois extrême dans l’Arctique.
Cette attitude de certains Républicains au Congrès (le Gouverneur de l’Alaska défend la même théorie pour des intérêts purement économiques) confirme ce que j’écrivais il y a quelques jours. Au cours des dernières années, la population des États-Unis a été conditionnée à l’idée que le réchauffement climatique est le résultat d’un cycle naturel et que les activités humaines ne sont pas responsables. Ce fut ma conclusion après plusieurs discussions sur ce sujet cet été avec des habitants des Etats de Washington et du Montana.
Source: Alaska Dispatch News.

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drapeau-anglaisThe melting of Greenland ice sheet is one of the most obvious signs of global warming. Scientists think the full melting of Greenland’s ice sheet could increase sea levels by about 6 metres in the next decades.
For years, scientists have studied the impact of the planet’s warming on the Greenland and Antarctic ice sheets. But while researchers have satellite images to track the icebergs that break off, and have created models to simulate the thawing, they have little on-the-ground information and so have trouble predicting precisely how fast sea levels will rise.
Their research could yield valuable information to help scientists figure out how rapidly sea levels will rise in the 21st century, and thus how people in coastal areas from New York to Bangladesh could plan for the change.
Each year, the federal government spends about $1 billion to support Arctic and Antarctic research by thousands of scientists. The money comes from Congress, including the directors of the National Science Foundation (NSF), NASA and the National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA). It finances research that is essential for understanding the changes that will affect the world’s population and economies for more than a century.
However, the research is under increasing fire by some Republican leaders in Congress, who deny or question the scientific consensus that human activities contribute to climate change.
Leading the Republican charge on Capitol Hill is Rep. Lamar Smith of Texas, the chairman of the House science committee, who has sought to cut $300 million from NASA’s budget for earth science and has started an inquiry into some 50 National Science Foundation grants. On October 13th, the committee subpoenaed scientists at the NOAA, seeking more than six years of internal deliberations, including “all documents and communications” related to the agency’s measurement of climate change.
Any cuts could directly affect the work on-the-field scientists. Indeed, the money helps cover the researchers’ salaries, flights, food, computers, scientific instruments and camping, safety and extreme cold-weather gear.
The attitude of some Republicans in the U.S. Congress (the Governor of Alaska supports the same theory for purely economic interests) confirms what I wrote a few days ago. Over the past years, the U.S. population has been conditioned to the idea that global warming is the result of a natural cycle and that human activities are not responsible for it. This was my conclusion after several talks about this topic with local Americans this summer.
Source: Alaska Dispatch News.

Groenland glacier

Photo: C. Grandpey

Les glaciers islandais et le réchauffement climatique // Iceland’s glaciers and global warming

drapeau francaisOn peut lire sur le site Iceland Review un article très intéressant sur la fonte des glaciers dans lequel Tómas Jóhannesson, responsable du groupe de recherche glaciologique au Met Office islandais, donne son opinion sur le phénomène.
Tómas Jóhannesson confirme que les glaciers jouent un rôle de «thermomètre précis » et le réchauffement climatique les affecte de façon évidente. Entre 2009 et 2014 les glaciers du Groenland ont fondu deux fois plus vite qu’entre 2003 et 2009, et trois fois plus vite en Antarctique. Les scientifiques pensent que la fonte des glaciers continuera tant que l’Arctique continuera à se réchauffer. Il ajoute que cette fonte semble être plus rapide là où les glaciers viennent vêler dans la mer, comme c’est le cas avec le Columbia Glacier en Alaska.
Comme je l’ai écrit dans une note précédente à propos de l’Islande, un effet de la fonte des glaciers est une hausse du niveau des terres car la pression glaciaire diminue. Ce phénomène peut modifier le littoral et avoir un effet sur l’érosion de la mer. Jóhannesson donne l’exemple du port de Höfn, dans le sud de l’Islande, qui devient de moins en moins profond suite au recul du glacier Vatnajökull. On s’attend à ce que la terre se soulève de plus d’un mètre pendant ce siècle, ce qui rendra très problématique l’entrée dans le port. Toutefois, dans les autres régions côtières de l’Islande où la terre n’est pas affectée par les variations de pression glaciaire, le niveau de la mer a tendance à monter, comme cela se produit ailleurs dans le monde.
En ce qui concerne la couverture glaciaire du Groenland, Jóhannesson explique qu’elle se rétrécit et exerce donc moins d’attraction gravitationnelle qu’auparavant sur la mer en direction du Groenland. Il faut probablement s’attendre à ce que la mer se retire dans une certaine mesure du Groenland, ce qui signifie que dans un certain nombre d’endroits le niveau de la mer va baisser ou, du moins, ne montera pas comme ailleurs dans le monde. Ce n’est toutefois pas un réel problème dans la mesure où, au Groenland, la terre descend à pic dans la mer. Il ne devrait donc pas y avoir de conséquences sérieuses pour les ports.
Selon Jóhannesson, la glace fond trente fois plus vite au Groenland qu’en Islande. La calotte glaciaire du Groenland se réduit de 350 m2 par an, soit un dixième de la taille du Vatnajökull. En conséquence, si le Vatnajökull fondait à la même vitesse que la calotte glaciaire du Groenland, il disparaîtrait en dix ans!
Selon Jóhannesson, des recherches approfondies ont été menées sur les effets du changement climatique sur les glaciers islandais. Une étude prédit que le Langjökull, le Hofsjökull et la partie sud du Vatnajökull auront tous disparu d’ici 200 ans. Jóhannesson ajoute que les organismes tels que l’Icelandic Road and Coastal Administration (qui gère les routes et les côtes en Islande) prennent déjà en compte ces prévisions lors de la conception des ports et des infrastructures. De même, la Société Nationale d’Electricité d’Islande conçoit et gère ses centrales hydroélectriques en prenant en compte les variations futures du débit des cours d’eau en provenance des glaciers. Enfin, la fonte des glaciers aura aussi un effet sur les paysages, le tourisme, et de nombreux autres domaines. Comme le dit Jóhannesson, « ces changements nécessiteront un gros effort de planification ».
Vous pouvez lire l’article complet à cette adresse:
http://icelandmonitor.mbl.is/news/nature_and_travel/2015/10/17/arctic_2015_arctic_warming_twice_as_much_as_elsewhe/

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drapeau-anglaisOn the Iceland Review website, we can read a very interesting article about glacier melting in which Tómas Jóhannesson, glaciological research group leader at the Icelandic Met Office,gives his opinion about the phenomenon.
Tómas Jóhannesson confirms that glaciers act as an accurate ‘thermometer’ and global warming obviously affects them. The years 2009-14 saw twice as much ice melt in Greenland as in 2003-09, and three times as much in Antarctica. Scientists expect this trend to continue as long as the Arctic region continues to warm up. He adds that changes appear to be quickest where glaciers break off into the sea, as is the case with Columbia Glacier in Alaska.
As I put it in a previous note about Iceland, an effect of glacier melting is that land rises when glacial pressure decreases. This can alter the coastline and have an effect on sea erosion. Jóhannesson gives the example of the harbour in Höfn, South Iceland, which is quickly getting shallower as the Vatnajökull glacier recedes. Land is expected to rise by more than one metre this century, which will make entering the harbour considerably problematic. However, in most places in Iceland sea levels are actually rising, since world sea levels are rising and the land is not being altered by changes in glacial pressure.
As far as the Greenland ice sheet is concerned, Jóhannesson explains that the glacier is shrinking and is therefore exerting less of a gravitational pull on the sea towards Greenland than before. It is reasonable to expect the sea to retreat to some extent from Greenland, meaning sea levels will in many places drop or at least not rise as much as they otherwise would. This is not, however, a particular problem since in Greenland the land descends steeply into the sea. These changes will therefore not cause problems for harbours.
According to Jóhannesson, ice is melting in Greenland at thirty times the rate in Iceland. The Greenland ice sheet is shrinking by 350 m2 per year – that is one-tenth of the size of Vatnajökull. This means that if Vatnajökull were melting at the same speed as the Greenland ice sheet, it would be gone in ten years!
According to Jóhannesson, extensive research has been carried out into the effect of climate change on glaciers in Iceland. One study predicts that Langjökull, Hofsjökull and the southern part of Vatnajökull will all have disappeared in 200 years’ time. Jóhannesson explains that the concerned organisations such as the Icelandic Road and Coastal Administration are already taking such factors into account when designing ports and infrastructure. Similarly, the National Power Company of Iceland bases the design and management of its hydropower plants on considerations of changes in glacial run-off. Last but not least, shrinking glaciers also have an effect on the appearance of the land, tourism, and many other factors. Says Jóhannesson: “These changes will require a lot of planning”.
You can read the full article at this address:
http://icelandmonitor.mbl.is/news/nature_and_travel/2015/10/17/arctic_2015_arctic_warming_twice_as_much_as_elsewhe/

Deux glaciers en sursis:

Vatna-blog

Le Vatnajökull en Islande

Columbia 01

Le Columbia en Alaska

(Photos: C. Grandpey)