Sale temps pour les manchots! // A dark future for the penguins!

drapeau-francaisUne étude récente publiée par l’Institut Goddard pour les Etudes Spatiales de la NASA confirme que le réchauffement climatique est en train de faire fondre l’Antarctique à un rythme impressionnant. La surface occupée par la glace de mer autour de l’Antarctique n’a jamais été aussi faible depuis le début des relevés en 1979 et elle est en train de se réduire encore davantage. Déjà en 2016, les scientifiques avaient relevé des indices qui annonçaient la situation actuelle. Par exemple, en mai 2016, la glace de l’Antarctique Ouest commençait à se fracturer. Les chercheurs de la NASA ont alors tiré la sonnette d’alarme et annoncé que la fonte pourrait déstabiliser d’énormes surfaces de glace, ce qui entraînerait une élévation globale du niveau des océans de plus de 3 mètres. La seule inconnue était la rapidité avec laquelle se produirait cette élévation du niveau de la mer.
La chaleur infusée dans les océans par la combustion des combustibles fossiles a doublé depuis 1997. Pour faire une comparaison, la NASA indique que c’est l’énergie équivalente à l’explosion d’une bombe atomique de type Hiroshima toutes les secondes pendant 75 années consécutives. La banquise antarctique perd de la masse de plus en plus vite, avec un doublement de cette perte environ tous les dix ans. Au train où vont les choses, on assistera à une élévation du niveau de la mer de plus de 1,80 mètres dans 40 ou 50 ans.
Comme je l’ai écrit dans des notes précédentes, une fracture d’environ 175 km de longueur s’ouvre depuis 2011 dans la plate-forme glaciaire Larsen C dans l’Antarctique Ouest. A tout moment, un iceberg quatre fois plus grand que la ville de  Los Angeles est susceptible de se détacher.
La glace de l’Antarctique Ouest est en train de fondre dans un processus qui semble irréversible, mais ce qui se passe de l’autre côté du continent antarctique est peut-être encore plus inquiétant. Jusqu’à maintenant épargnée, la banquise de l’Antarctique Est montre  elle aussi des signes de fonte. Huit mille lacs de fonte ont été découverts en août 2016 le long du glacier Langhovde, ce qui confirme des observations effectuées entre 2000 et 2013. Ces lacs de fonte ressemblent à ceux que l’on rencontre au Groenland qui est en train de fondre à un rythme beaucoup plus rapide que l’Antarctique.

Un autre élément de l’Antarctique Est, le Glacier Totten, perd entre 63 et 80 milliards de tonnes de glace par an, soit 10 mètres d’épaisseur. Ce glacier contient assez d’eau pour faire monter le niveau des océans de plus de 3 mètres. Les conséquences d’une telle élévation du niveau de la mer seraient désastreuses car toutes les villes côtières seraient impactées

Alors que la glace de mer de l’Antarctique est à son plus bas niveau, il en va de même pour le krill qui alimente tout l’écosystème, que ce soient les oiseaux de mer, les phoques, les manchots et les baleines. Les stocks de krill ont déjà chuté de près de 80 pour cent dans l’Océan Antarctique occidental. Le krill a besoin de la glace de mer pour survivre à son premier hiver. Ces petits crustacés se nourrissent d’algues de glace de mer et de plancton qui sont indispensables à leur existence. Des chercheurs australiens ont détecté les effets en cascade du manque de krill. Ils ont remarqué que les baleines à bosse étaient plus maigres au cours de leur migration vers le nord où se trouvent leurs aires de mise bas pendant l’hiver, dans le nord-ouest de l’Australie. La diminution du krill a une incidence directe sur la capacité des baleines à bosse à se reproduire. Une fois que les cétacés quittent leur aire d’alimentation estivale, ils jeûnent généralement jusqu’à leur retour l’été suivant. C’est pourquoi les femelles doivent se gaver de krill pendant l’été pour produire leur lait riche en calories pendant l’hiver.
En plus de la réduction de la glace de mer en Antarctique, on apprend que la Chine a l’intention de faire passer son tonnage de krill pêché dans l’Océan Austral de 32 000 tonnes à 2 millions de tonnes par an. Cela serait bien sûr une catastrophe pour tout l’écosystème de la région.
Source: Institut Goddard pour les Etudes Spatiales.

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drapeau-anglaisA recent study released by NASA’s Goddard Institute for Space Studies confirms that global warming is melting Antarctica at a stunning rate. The area of sea ice surrounding Antarctica is the lowest since the inception of continuous record keeping began in 1979 and it’s still tumbling. Already in 2016, all signs were pointing towards this situation. In May, 2016, the West Antarctic ice sheet began tearing apart. NASA researchers sounded the alarm that the melting could destabilize enormous areas of ice, resulting in global sea rise of more than 3 metres. The only unknown is how quickly this sea level rise will occur.

Man-made heat, infused into the oceans from the burning of fossil fuels, has doubled since 1997. To make a comparison, NASA indicates it is the equivalent energy of detonating one atomic Hiroshima-style bomb every second for 75 straight years. The ice sheets are losing mass faster and faster, with a doubling time of about 10 years. If that continues, there will be sea level rise of more than 1.80 metres by 40 to 50 years.

As I put it in previous posts, since 2011, the Larsen C ice shelf in West Antarctica has developed a rift of approximately 175 km in length. Any day now it will calve an iceberg four times the size of Los Angeles.

West Antarctica’s ice sheets are irrefutably thawing. Perhaps even more worrisome is what is occurring on the other half of the continent. East Antarctic ice sheets are now showing signs of a huge melt well underway. Eight thousand superglacial lakes were revealed in August, 2016, along the Langhovde Glacier, from observation taken between 2000 and 2013. Those superglacial Antarctic lakes resemble the melt-water lakes on Greenland, which is currently thawing at a much faster rate than Antarctica.

Another East Antarctic ice sheet, the Totten Glacier, is losing between 63 and 80 billion tons of ice annually or 10 metres in thickness each year. The Totten Glacier contains enough water to raise oceans globally by more than 3 metres. The consequences of a 3-metre sea level rise are unimaginable. All coastal cities would become dysfunctional.

In the meantime, while the Antarctic sea ice is at an all-time low, so too is the Antarctic krill which feeds the entire ecosystem, from seabirds to seals, penguins and whales. Already, krill populations have plummeted by as much as 80 percent in the western Antarctic Ocean. Krill require sea ice in order to survive its first winter. They feed on sea ice algae and plankton; it is central to their existence. Australian researchers have detected the cascading effects of missing krill. They recorded skinnier humpback whales migrating northward to their winter calving grounds in northwestern Australia. Fewer krill directly impacts the humpback’s ability to reproduce. Once the whales leave their summer feeding grounds, they mostly fast until returning the following summer. Females must bulk-up on krill in order to feed calves their rich caloric milk during the winter.

In addition to vast amounts of missing Antarctic sea ice, China intends to increase its 32,000-ton catch of Southern Ocean krill up to 2 million tons annually. This would be disastrous for all Southern Ocean marine life.

Source : NASA’s Goddard Institute for Space Studies.

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 Evolution de la glace de mer antarctique entre le 1er et le 30novembre 2016.

(Source: NASA)

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Krill antarctique (Source : Wikipedia)

 

Kilauea (Hawaii), Bogoslof (Alaska), Piton de la Fournaise (Réunion), Sabancaya (Pérou)

drapeau-francaisUn nouveau survol effectué par la compagnie Paradise Helicopters le 16 février a permis de d’observer la situation sur le Kilauea. Il y a toujours un lac de lave actif dans la partie NE du cratère du Pu’uO’o qui est la source de la coulée de lave 61g.
Le « firehose » (= la lance d’incendie !) continue à déverser des volumes énormes de lave dans le Pacifique sur le site de  Kamokuna. Les explosions continuent à secouer la falaise littorale qui est fissurée et donc instable. Les visiteurs ne doivent pas s’éloigner du point d’observation aménagé par le Parc des Volcans.
La chose nouvelle par rapport aux vols précédents est le grand nombre de coulées de surface, à la fois sur la plaine côtière et au-dessus du pali.
Le niveau du lac de lave à l’intérieur du cratère de l’Halema’uma’u continue de monter et descendre au gré des épisodes d’inflation et de déflation du sommet.
Voici une vidéo du dernier survol.
http://bigislandnow.com/2017/02/20/volcano-overflight-new-surface-flows-ongoing-lava-firehose/

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En raison du manque d’équipement sur la plupart des volcans des Aléoutiennes, l’AVO est confronté à de grandes difficultés pour les surveiller. Le 20 février, un violent orage dans la région d’Unalaska a réduit à néant le système de communications de données à Dutch Harbor. En conséquence, la transmission des données sismiques et infrasoniques des réseaux d’Okmok et Makushin a cessé, ce qui n’a plus permis à l’AVO de détecter l’activité éruptive du Bogoslof. En outre, la zone était recouverte d’épais nuages jusqu’à 9 000 mètres d’altitude, ce qui limitait encore davantage l’observation de l’activité volcanique. L’AVO utilise en outre les signaux d’impacts de foudre et des données infrasoniques en provenance de stations éloignées pour détecter une activité éruptive explosive. Certaines, mais pas toutes, les éruptions du Bogoslof génèrent des éclairs détectables. Les données infrasoniques peuvent aider à confirmer une activité explosive, mais la détection de ces stations éloignées est retardée de plusieurs dizaines de minutes.
L’AVO indique que le Bogoslof reste très actif, mais cette activité est imprévisible. D’autres explosions produisant des nuages de cendre à haute altitude peuvent se produire à tout moment. La couleur de l’alerte aérienne est maintenue au ROUGE.

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L’éruption du Piton de la Fournaise débutée le 31 janvier 2017 se poursuit avec toutefois une tendance à la baisse du tremor qui a retrouvé son niveau du début de l’éruption. A noter que l’on observe depuis quelques jours une reprise de l’inflation de la zone sommitale du volcan.

Source : OVPF.

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Le  Sabancaya reste bien actif avec en moyenne une vingtaine d’ explosions chaque jour. Depuis le 13 février, on observe une augmentation du nombre de séismes hybrides, ce qui pourrait indiquer une nouvelle ascension du magma. Les nuages de cendre continuent à s’élever jusqu’à 2 800 mètres au-dessus du cratère. Les émissions de SO2 atteignent en moyenne 1 200 tonnes par jour.

Source: IGP.
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drapeau-anglaisA Paradise Helicopters overflight on February 16th allowed to see the situation on Kilauea Volcano. There is still an active lava lake in the NE part of Pu’uO’o Crater which is the source of the 61g lava flow.

The “firehose” is still pouring huge volumes of lava at Kamokuna. Littoral explosions continue to rock the coastline which remains cracked and dangerously unstable. Visitors should not walk away from the observation point.

The new event compared with the previous flights is the great number of surface flows, both on the coastal plain as well as a short distance above the top of the Pali.

The lava lake within Halema’uMa’u Crater is still moving up and down according to the inflation and deflation episodes at the summit.

Here is a video of the latest overflight.

http://bigislandnow.com/2017/02/20/volcano-overflight-new-surface-flows-ongoing-lava-firehose/

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Because of the lack of equipment on most volcanoes of the Aleutians, AVO is confronted with great difficulties to monitor them. On February 20th, a storm in the Unalaska area has impacted data communications at the Observatory’s facility in Dutch Harbor. As a consequence, all seismic and infrasound data from the Okmok and Makushin networks ceased transmission, which limited AVO’s ability to forecast and detect eruptions from Bogoslof. In addition, the area was covered by thick weather clouds to as high as 9,000 metres asl, further limiting the ability to observe volcanic activity. In the meantime, AVO uses lightning data, and infrasound data from distant stations, to detect explosive eruptive activity. Some but not all of the eruptions from Bogoslof in the current sequence have produced detectable lightning strokes. Infrasound data from distant stations can also confirm explosive activity, but detection at these distant stations is delayed by tens of minutes.
AVO indicates that Bogoslof volcano remains at a heightened state of unrest and in an unpredictable condition. Additional explosions producing high-altitude ash clouds could occur at any time. The Aviation Colour Code remains at RED.

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The eruption that started at the Piton de la Fournaise on January 31st, 2017 continues with a downward trend of the tremor which has retrieved its level at the start of the eruption. It should be noted that for some days the summit area of the volcano has shown new inflation.
Source: OVPF.

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Sabancaya Volcano remains quite active with an average of 20 explosions or so every day. Since February 13th, there has been an increase in the number of hybrid seismic events, which might indicate new magma ascent. The ash clouds keep rising up to 2,800 metres above the crater; SO2 emissions average 1,200 tons per day.

Source: IGP.

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Lac de lave dans le Pu’uO’o (Source: Paradise Helicopters)

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Coup d’oeil dans un tunnel de lave (Photo:C. Grandpey)

La magie des aurores boréales // The magic of northern lights

drapeau-francaisJ’ai toujours été fasciné par les aurores boréales, aurora borealis. J’ai eu la chance d’en observer en Alaska, près de Juneau en septembre 2016, et dans le Yukon canadien deux ans auparavant. Dans le Yukon, pas très loin de Whitehorse, j’ai admiré les aurores avec une meute de loups qui hurlait à quelques centaines de mètres de l’endroit où je me trouvais. De la pure magie!
Les aurores boréales font partie de la culture arctique. D’un point de vue purement astrophysique, elles sont produites par le mariage à grande vitesse des particules solaires chargées avec des gaz atmosphériques. Dans le folklore inupiat, ce sont des esprits cosmiques, des guides ou des prédateurs. [NDLR : Les Inupiat sont une population autochtone qui vit dans le nord et le nord-ouest de l’Alaska].
Un nouveau film montrant les aurores boréales vient d’être réalisé en collaboration avec les scientifiques de l’Université de l’Alaska et les aînés d’Inupiat. «Kiuġuyat: Les aurores boréales» propose 25 minutes d’images d’aurores boréales en accéléré et des rencontres avec des autochtones des régions arctiques de l’Alaska. Les projections ont débuté le mois dernier au Planetarium et Visualization Center de l’Université de l’Alaska à Anchorage
Les Alaskiens partagent une relation ancestrale avec les aurores boréales. Dans «Kiuġuyat», plusieurs autochtones expliquent leurs liens culturels avec les aurores. Un habitant de Nome, sur la côte occidentale, décrit les aurores comme une présence lumineuse qui projette une lueur réconfortante sur les communautés du nord quand elles sont plongées dans l’obscurité hivernale. Une habitante de Barrow, localité sur la côte nord, les décrit comme un élément constant et coloré de la vie arctique. D’autres décrivent les aurores en train d’illuminer le chemin des voyageurs dans l’arrière-pays.
Beaucoup d’Inupiat ont évoqué les vieilles légendes destinées à faire peur aux enfants. Selon certains récits, les aurores sont des esprits cosmiques qui jouent au ballon dans le ciel en attendant de fondre sur les enfants méchants pour leur couper la tête. Une légende raconte que s’ils sont restés trop tard dehors ou s’ils ne viennent pas quand leur mère les appelle, ils se feront rattraper par les aurores.

Réalisée par Open-Lens Productions, une société basée dans l’Arizona, la vidéo sera projetée dans 20 localités rurales de l’Alaska où les écoliers pourront assister au spectacle à l’intérieur d’un planétarium portable et gonflable fourni par l’Institut Géophysique de l’Université de l’Alaska à Fairbanks. Un fascicule intitulé « Apprendre grâce aux liens culturels » est également proposé aux enfants afin de les initier aux histoires scientifiques et culturelles qui entourent les aurores boréales.
En cliquant sur ce lien, vous verrez une vidéo des aurores boréales tournée sur le Turnagain Pass, à quelques dizaines de kilomètres au sud d’Anchorage:
https://youtu.be/wlwtcKjI-GA

Source: Alaska Dispatch News.

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drapeau-anglaisI have always been fascinated with the northern lights, the popular name of aurora borealis. I was lucky enough to see some of them in Alaska, near Juneau in September 2016 and a few more in the Canadian Yukon two years before. In the Yukon, not far from Whitehorse, I could see the northern lights with a pack of wolves howling a few hundred metres away. It was pure magic!

Northern lights are part of the Arctic culture. In a strictly astrophysical sense, the lights are the high-speed union of charged solar particles and atmospheric gases. In Inupiat folklore, they’re cosmic spirits, guides and predators.

A new film has just been produced in collaboration with University of Alaska scientists and Inupiat elders. « Kiuġuyat: The Northern Lights » features 25 minutes of northern lights timelapse photography and interviews with Alaska Native people from Arctic regions of the state. It opened last month at the University of Alaska Anchorage Planetarium and Visualization Center.

Alaskans share an ancient relationship with the aurora. In « Kiuġuyat, » filmmakers interview more than half a dozen Alaska Native people about their cultural connections to the northern lights. A resident of Nome, on the western coast, described the lights as a bright presence, casting a comforting glow over northern communities blanketed in winter darkness. A resident of of Barrow, along the northern shore, described them as a constant, colourful part of Arctic life. Others described the way the lights illuminated the way for travellers in the backcountry.

Many people spoke about old legends meant to instill fear in children. According to some tellings, the lights are cosmic spirits playing ball in the sky, just waiting to swoop down and chop off the heads of wayward young people. If you stay out too late, or don’t come when your mother calls, or walk alone at night, « The northern lights will get you, » says another legend .

Shot by Arizona-based Open Lens Productions, the video is scheduled to travel to 20 rural Alaska communities, where students can watch the show with the help of a portable, inflatable planetarium operated by the UAF Geophysical Institute. Accompanying curriculum, « Learning Through Cultural Connections, » is intended to introduce elementary and middle-school age students to the science and cultural stories surrounding the aurora.

By clicking on this link, you will see a video of the northern lights shot on Turnagain Pass, a few tens of miles south of Anchorage:

https://youtu.be/wlwtcKjI-GA

Source: Alaska Dispatch News.

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Aurore boréale à côté de Juneau le 2 septembre 2016

(Photo: C. Grandpey)

Bogoslof Island et les caprices du volcan // Bogoslof Island and the volcano’s whims

drapeau-francaisAvec les nombreuses éruptions qui ont eu lieu depuis le mois de décembre, la morphologie de Bogoslof Island est en constante évolution. Le 31 janvier 2017, sa superficie était d’un peu plus d’un kilomètre carré, soit environ trois fois sa taille en décembre 2016. Cependant, cette nouvelle terre est fragile et pourrait bien être éphémère. Elle est très sensible aux assauts des vagues, et le littoral continuera probablement se modifier dans les prochains mois. Parfois, ces changements sont rapides. L’AVO propose une série d’images montrant à quel point l’île s’est transformée entre mars 2015 et janvier 2017.

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drapeau-anglaisWith the numerous eruptions that occurred during the past months, the shape of Bogoslof Island is constantly changing. As of January 31st 2017, it was just over 1 square kilometre, about three times its size in December 2016. However, this new land is fragile and may be short-lived. It is highly susceptible to wave erosion, and the shoreline will likely continue to change. Sometimes those changes are quick. A composite image shows how much the island morphed just between January 16th and 18th.

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Source: USGS / AVO.