Glaciers des Alpes : Un avenir inquiétant // Glaciers in the Alps: An uncertain future

Il serait grand temps que nos responsables politiques prennent conscience de la gravité du réchauffement climatique. Il y a quelques jours, j’attirais l’attention sur le niveau encore jamais atteint par les concentrations de CO2 dans l’atmosphère. Ces dernières semaines, on a pu lire dans la presse internationale des récits de vagues de chaleur inhabituelles dans l’Arctique. Dans nos Alpes, les glaciers ne sont pas en bonne santé.

Selon une étude publiée le 9 avril 2019, les glaciers des Alpes risquent de fondre à plus de 90% d’ici la fin du siècle si rien n’est fait pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. Il ne faudrait pas oublier que si les quelque 4000 glaciers alpins sont des attraits touristiques majeurs, ils fournissent aussi de l’eau en été à des millions de personnes. Plus de glaciers, plus d’eau ! Dans les Alpes ce sera peut-être supportable, mais dans les Andes ou l’Himalaya, des milliards de personnes ont vraiment besoin de cette eau. J’ai expliqué dans mon livre « Glaciers en Péril » la menace qui pèse sur les Péruviens. Je ne serai plus là pour le voir, mais j’aimerais savoir comment les autorités feront face à une telle situation dans les Alpes mais aussi les Pyrénées car elle inclut, bien sûr, l’absence de neige. Nous ne sommes plus très loin du ski à roulettes !
Une équipe de chercheurs suisses a utilisé des modèles climatiques couplés à des mesures des glaciers pour estimer leur évolution selon divers scénarios de réchauffement. D’après ces scientifiques, si les émissions atteignent un plafond d’ici quelques années avant de rapidement diminuer jusqu’à 2100, un tiers du volume de ces glaciers sera en mesure de survivre. En revanche, si les émissions de gaz à effet de serre continuent à leur rythme actuel, la prédiction est beaucoup plus sombre. Dans ce scénario pessimiste, les Alpes pourraient être quasiment privées de glace d’ici 2100, avec seulement quelques morceaux isolés en haute altitude, ce qui représenterait 50% ou moins du volume actuel. De toute façon, quels que soient les efforts faits pour réduire les émissions, les Alpes perdront au moins la moitié de leurs glaciers.
Dans une note précédente, je faisais référence à une autre étude publiée dans la revue Nature. On peut y lire que la fonte des glaciers dans le monde s’est accélérée ces trois dernières décennies. Les glaciers ayant le plus contribué à l’augmentation du niveau de la mer suite à cette fonte sont ceux de l’Alaska, puis ceux de Patagonie et des régions arctiques. Ceux des Alpes, plus petits, n’ont joué qu’un rôle mineur.
Sources : France Info, France 3 Auvergne-Rhône-Alpes, Glaciers en Péril.

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It is high time that our politicians became aware of the gravity of global warming. A few days ago, I drew attention to the level of CO2 concentrations in the atmosphere. In recent weeks, we could read in the international press stories of unusual heat waves in the Arctic. In our Alps, glaciers are not in good health.
According to a study published on April 9th, 2019, alpine glaciers will have melted more than 90% by the end of the century if nothing is done to reduce greenhouse gas emissions. It should not be forgotten that while some 4,000 alpine glaciers are major tourist attractions, they also provide water for millions of people in summer. No more glaciers means no more water! In the Alps it may not be a disaster, but in the Andes or the Himalayas, billions of people really need this water. I have explained in my book « Glaciers en Péril » the threat hanging over the Peruvians. I will no longer be part of this world to see it, but I would like to know how the authorities will deal with such a situation in the Alps but also the Pyrenees because it includes, of course, the absence of snow. We are not very far from roller skiing!
A team of Swiss researchers have used climate models coupled with glacier measurements to estimate their evolution under various warming scenarios. According to these scientists, if emissions reach a maximum within a few years before rapidly decreasing to 2100, a third of the volume of these glaciers will be able to survive. On the other hand, if greenhouse gas emissions continue at their current rate, the prediction is much darker. In this pessimistic scenario, the Alps could be almost ice-free by 2100, with only a few isolated pieces at high altitudes, which would represent 50% or less of the current volume. In any case, whatever efforts are made to reduce emissions, the Alps will lose at least half of their glaciers.
In a previous note, I was referring to another study published in the journal Nature. It shows that melting glaciers around the world has accelerated over the last three decades. The glaciers that have contributed the most to the sea-level rise following this melting are those of Alaska, then those of Patagonia and the Arctic regions. Those of the Alps, which are smaller, played only a minor role.
Sources: France Info, France 3 Auvergne-Rhône-Alpes, Glaciers en Péril.

Dans le Massif des Ecrins, le Glacier Blanc a montré un recul spectaculaire au cours des dernières années (Photos: C. Grandpey)

Une invasion de microplastiques (1) sur les glaciers alpins… // An invasion of microplastics (1) on the Alpine glaciers…

On a tendance à penser que les glaciers sont des lieux d’une grande pureté, bien à l’écart de la pollution mondiale. Il n’en est rien. Une étude récente a révélé que le plastique existe également sur les glaciers. Lors de l’assemblée générale de l’Union Européenne des Géosciences à Vienne (Autriche), une équipe de chercheurs italiens de l’Université de Milan a présenté les premières preuves de contamination microplastique des glaciers alpins. Les microplastiques sont des particules de plastique mesurant moins de cinq millimètres. On pense que la plupart d’entre elles sont arrivées sur les glaciers via les randonneurs qui fréquentent la région.
L’étude a été menée sur le glacier Forni qui s’étire sur 6 km dans la chaîne de Bregaglia, dans la région des Grisons, dans le sud-est de la Suisse, très proche de l’Italie. Il se trouve à une altitude de 3678 mètres.
Cette vallée glaciaire est un itinéraire de randonnée très populaire qui attire chaque année des centaines de randonneurs et alpinistes. L’équipe scientifique y a recueilli des échantillons de sédiments. Leur analyse a révélé qu’ils contenaient en moyenne environ 75 particules de microplastique par kilogramme. Ce niveau de contamination est comparable à celui observé dans les zones marines et côtières en Europe. L’extrapolation de ces données laisse supposer qu’il pourrait y avoir entre 131 et 162 millions de particules de plastique sous forme de fibres et fragments à la surface du glacier Forni.
L’origine précise des particules est difficile à définir. Une partie de la pollution a probablement été transportée par des masses d’air provenant de zones densément urbanisées autour des Alpes. Cependant, les chercheurs pensent que la plupart des plastiques ont une origine locale, car le polymère le plus fréquent dans les échantillons est le polyester, un composant utilisé dans les vêtements et équipements techniques des randonneurs.
Pour cette raison, afin d’éviter de contaminer les échantillons de sédiments pendant la campagne sur le terrain, les scientifiques ne portaient que des vêtements 100% coton et des sabots de bois, ce qui n’est pas le moyen le plus facile pour se déplacer sur un glacier !
À présent, l’équipe scientifique prévoit d’établir une classification des particules de plastique de manière plus précise, ce qui permettra de déterminer l’origine des polluants. L’étude présentée à Vienne ouvre également la porte à de nouvelles recherches sur la dispersion des contaminants microplastiques à la surface des glaciers lorsque la glace fond. Bien que le glacier Forni n’alimente pas de sources d’eau potable dans la vallée, des fibres et des fragments de plastique pourraient pénétrer ailleurs dans la chaîne trophique et avoir un impact sur les écosystèmes.
S’agissant de la pollution plastique dans le monde, il est bon de rappeler qu’elle doublera d’ici 2030, en menaçant la faune et la santé humaine. Des expéditions récentes visant à collecter des échantillons dans l’Arctique ont révélé des niveaux record de microplastiques comprenant du polyéthylène, du nylon, du polyester et de l’acétate de cellulose. Le WWF a lancé une mise en garde car les déchets plastiques dans les océans pourraient atteindre 300 millions de tonnes en un peu plus d’une décennie. Cela doublerait la quantité de plastique dans l’océan, celle qui a mis plus d’un demi-siècle à s’accumuler, entre 1950 et 2016. Près du tiers de tous les plastiques produits, soit 104 millions de tonnes par an, se retrouveront dans les océans et la Nature en général.

Source: Presse internationale.

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We tend to think of glaciers as impeccable places, uncontaminated by the world’s pollution. Unfortunately, a recent study has revealed that plastic existed on glaciers as well. At the European Geosciences Union General Assembly in Vienna (Austria), a team of Italian researchers from the University of Milan presented the first evidence ever of microplastic contamination on alpine glaciers. Microplastics are defined as plastic particles measuring less than five millimetres. It is thought that most of the microplastics arrived via hikers visiting the region.

The study was conducted on Forni Glacier, a 6 km long river of ice in the Bregaglia Range in the region Graubünden in south-east Switzerland very close to Italy. It has an elevation of roughly 3,678 metres..

The valley is a popular hiking route and attracts hundreds of trekkers and alpinists every year. The scientific team collected the first sediment samples in the valley. Their analysis revealed that they contained on average about 75 particles of microplastic per kilogram of sediment. This level of contamination is comparable to what is observed in marine and coastal areas in Europe. Extrapolation of this data suggests that there may be between 131 and 162 million plastic particles present on the surface of Forni Glacier, fibers and fragments combined.

The precise origin of the particles is hard to define. Some of the pollution had probably been carried by air masses from densely urbanized areas surrounding the Alps. However, researchers think most of the plastic has a local origin, since the most common polymer found in the samples was polyester, a component used in technical clothing and equipment for hikers.

For that very reason, in order to avoid contaminating the sediment samples during the field campaign, the participants in the research wore only 100% cotton clothes and wooden clogs, which is not the easiest way to hike a glacier.

Now, the scientific team plans a follow-up study that will classify the plastic particles more precisely and help determine the origin of the pollutants. The current study also opens the door to new research on how microplastic contaminants on the surface of alpine glaciers disperse when the ice melts. Although Forni Glacier does not feed drinking water sources down the valley, in other locations fibers and fragments could enter the trophic chain and impact ecosystems.

Considering plastic pollution globally, it is good to remember that it is set to double by 2030, threatening wildlife and human health. Recent expeditions to collect samples in the Arctic found record levels of microplastics and fragments that included polyethylene, nylon, polyester and cellulose acetate. WWF International has warned plastic waste in the oceans could reach 300 million tons in just over a decade. That would double the amount of plastic in the ocean, which took more than half a century to build up between 1950 and 2016. Almost a third of all plastics produced, or 104 million tons annually, will find their way into the oceans and natural world.

Source: International press.

Vue du glacier Forni depuis le refuge Mantova (Crédit photo: Wikipedia)

Fibres microplastiques en milieu marin (Source : Wikipedia)

Microplastiques dans des sédiments fluviaux (Source : Wikipedia)

Réchauffement climatique: La Mer de Béring en danger // Global warming : The Bering Sea in danger

Au cours de l’hiver dernier, on n’a jamais vu aussi peu de glace de mer dans la Mer de Béring. Les modèles climatiques ont prédit qu’il y aurait moins de glace dans les prochaines années, mais pas dès maintenant. Il est évident que le réchauffement climatique est en train de s’accélérer dans cette région et dans l’Arctique en général.

La glace empêche normalement les vagues de se former et de venir s’écraser sur le rivage, ce qui protège les villages pendant les tempêtes. Le problème, c’est qu’elles n’ont pas joué leur rôle protecteur cette année. En février, les vents du sud-ouest ont apporté de l’air chaud, de sorte que la glace de mer s’est transformée en bouillie de neige qui a fondu avant de disparaître. Lorsqu’une tempête a frappé Norton Sound le 12 février 2019, l’eau – qui n’était plus entravée par la glace – a remonté le fleuve Yukon. : elle a pénétré dans Kotlik, un village Eskimo situé sur la côte nord-ouest de l’Alaska, et inondé les maisons proches du rivage.
Comme je l’ai indiqué dans une note précédente, les morses et les phoques utilisent la glace de mer pour se reposer et mettre bas. Les villageois utilisent la glace de mer pour les chasser. La glace de mer est également l’habitat préférentiel des ours polaires. Les algues qui s’accrochent au dessous de la glace de mer prolifèrent au printemps avant de dépérir et de tapisser le fond de l’océan, constituant ainsi une nourriture aux palourdes et autres coquillages qui, à leur tour, deviennent la proie des baleines grises, des morses et des phoques. Grâce à la glace de mer, on assiste à l’apparition de toute une chaîne alimentaire.
La glace de mer joue également un rôle au niveau des poissons destinés à être commercialisés. La zone d’eau froide établie par la glace de mer permet depuis des lustres la concentration des bancs de morues du Pacifique et de goberges (aussi appelé colin ou lieu d’Alaska) dans le sud-est de la Mer de Béring. Des études récentes ont révélé de fortes concentrations de morues du Pacifique et de goberges dans le nord de la Mer de Béring, mais l’espèce censée être présente dans la région, la morue polaire, se fait rare.
Il ne fait guère de doute que les changements intervenus dans l’atmosphère et l’océan sont dus au réchauffement climatique de la planète. Après que la glace de mer ait commencé à se former en novembre comme elle le fait d’habitude, des vents chauds ont soufflé en février et l’ont fait disparaître dans sa quasi totalité entre le nord de la mer de Béring et le détroit de Béring jusqu’à la mer des Tchouktches.
Le US Fish and Wildlife Service et le National Park Service avaient déjà détecté des problèmes au début de l’été dernier. Les habitants de la région ont fait état d’oiseaux de mer très amaigris ou morts, en particulier des guillemots de Troïl qui peuvent épuiser leurs réserves de graisse et mourir de faim après trois jours sans manger ; ils parcourent des centaines de kilomètres pour trouver des bancs de poissons ou du krill et n’ont apparemment pas réussi à trouver leur pitance. Des pétrels tempête, des fulmars, des puffins, des mouettes tridactyles, des stariques cristatelles et des macareux ont également péri.
Le plus important maintenant est de savoir si l’eau de mer plus chaude permettra aux algues nocives de vivre suffisamment longtemps pour permettre aux mollusques et crustacés de les absorber et de les transmettre aux mammifères marins et aux humains. Les biologistes marins se demandent si les toxines ont joué un rôle dans la mort des oiseaux marins en affectant leur capacité à se nourrir.
Source: Médias de l’Alaska.

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The Bering Sea last winter saw record-low sea ice. Climate models predicted less ice, but not this soon. The ice normally prevents waves from forming and locks onto beaches, walling off villages. But not this year. In February, southwest winds brought warm air and turned thin sea ice into « snow cone ice » that melted or blew off. When a storm pounded Norton Sound on February 12th, water surged up the Yukon River and entered Kotlik, a Yupik Eskimo village on Alaska’s northwest coast, flooding low-lying homes.

Walruses and seals use sea ice to rest and give birth. Villagers use sea ice to hunt them. Sea ice is the primary habitat of polar bears. Algae that clings to the bottom of sea ice blooms in spring, dies and sinks, sending an infusion of food to clams, snails and sea worms on the ocean floor, the prey of gray whales, walruses and bearded seals.

Sea ice also affects commercially valuable fish. The wall of cold water historically has concentrated Pacific cod and walleye pollock in the southeastern Bering Sea. Recent surveys made by researchers revealed high concentrations of Pacific cod and walleye pollock in the northern Bering Sea, but the species that was supposed to be there, Arctic cod, was hardly found.

It is likely that atmosphere and ocean changes are due to climate change. When sea ice in November began forming as usual, warm winds in February mostly cleared the northern Bering Sea of sea ice through the Bering Strait into the Chukchi Sea.

The U.S. Fish and Wildlife Service and the National Park Service early last summer detected trouble. Resident called with reports of emaciated and dead seabirds. Common murres, which can use up fat reserves and starve after three days without eating, fly hundreds miles to find fish schools or krill but were washing up dead on shore. Forktail storm petrels, fulmars, shearwaters, kittiwakes, auklets and puffins also died.

Of immediate concern is whether warmer water will allow harmful algae containing toxins to stay viable long enough for shellfish to eat them and pass toxins to marine mammals and people. Seabird experts wonder if toxins played a role in recent seabird deaths by affecting their ability to forage.

Source : Alaskan news media.

  

Evolution de la glace de mer dans l’Arctique (Source : NSIDC)

La fonte des glaciers s’accélère ! // Glacier melting is accelerating !

C’est ce qui s’appelle enfoncer une porte ouverte ! Selon une étude scientifique internationale, portée par des chercheurs français, et publiée lundi 8 avril 2019 dans la revue Nature, la fonte des glaciers est plus rapide que prévu. Au cours de la décennie 2006-2016, les glaciers ont perdu 335 milliards de tonnes de glace chaque année et cette fonte s’est fortement accélérée ces 30 dernières années. Selon les auteurs de l’étude, les glaciers perdent chaque année « l’équivalent du stock de glace qu’on a dans les Alpes. »

Pour réaliser leur étude, les chercheurs ont observé 19 000 glaciers dans le monde, de l’Alaska à la Patagonie, des Alpes à l’Himalaya en passant par le Caucase. Des données ont été recueillies entre 1961 et 2016 via photos aériennes et satellites, et des mesures ont également été faites sur place.

L’étude montre que la fonte des glaciers continentaux, avec une perte de 335 milliards de tonnes par an, est supérieure à celle du Groenland qui a perdu 280 milliards de tonnes par an entre 2001 et 2016, et de l’Antarctique (252 milliards de tonnes par an entre 2009 et 2017). Cette quantité de glace qui se transforme en eau contribue davantage à la montée du niveau des océans que la fonte des glaces du Groenland, et davantage aussi que celle constatée en Antarctique. Un chercheur explique que « le déstockage de glace des glaciers continentaux fait monter le niveau des mers d’environ 1 mm par an. »

Les glaciers les plus touchés en épaisseur de glace sont ceux des régions tropicales au niveau de la Cordillère des Andes en Amérique du Sud et du Kilimandjaro en Afrique, qui perdent un mètre par an. Ces glaciers sont suivis par ceux du Caucase et des Alpes. En 55 ans, on a perdu à peu près 7% du volume de glace sur les glaciers continentaux.

Au rythme actuel les chercheurs estiment que les glaciers auront perdu la majeure partie de leur volume après 2050.

Source : France Info.

Suite à plusieurs voyages effectués sur le continent nord américain (Alaska, Canada, Etats-Unis) et dans les Alpes, j’alerte depuis plusieurs années sur la fonte des glaciers, en particulier dans l’Arctique. Mon dernier livre « Glaciers en Péril, les effets du réchauffement climatique » dresse un bilan de la situation glaciaire dans le monde. Il s’accompagne d’un CD de 160 photos mettant en évidence une situation extrêmement préoccupante.

Le prix du livre et de son CD est de 10 euros de la main à la main, en particulier à l’occasion de conférences, salons et d’expositions photo.

Sinon, il est disponible au prix de 15 euros par correspondance. Il suffit pour cela d’envoyer un message à  mon adresse électronique (grandpeyc@club-internet.fr) en n’oubliant pas de me laisser vos coordonnées postales.

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This is called pushing an open door! According to an international scientific study, carried by French researchers, and published on Monday, April 8th, 2019 in the journal Nature, glacier melting is faster than expected. During the 2006-2016 decade, glaciers lost 335 billion tonnes of ice each year and this melting has accelerated sharply over the last 30 years. According to the authors of the study, glaciers lose each year « the equivalent of the ice we have in the Alps. »
To carry out their study, the researchers observed 19,000 glaciers in the world, from Alaska to Patagonia, from the Alps to the Himalayas via the Caucasus. Data were collected between 1961 and 2016 via aerial photos and satellites, and measurements were also made on site.
The study shows that the melting of continental glaciers, with a loss of 335 billion tonnes per year, is greater than that of Greenland which lost 280 billion tonnes per year between 2001 and 2016, and Antarctica (252 billion tons per year between 2009 and 2017). This amount of ice that turns into water contributes more to rising sea levels than the melting ice of Greenland, and more so than that found in Antarctica. One researcher explains that « the depletion of ice from continental glaciers raises sea levels by about 1 mm a year. »
The glaciers most affected in ice thickness are those in the tropical regions of the Andes Cordillera in South America and Kilimanjaro in Africa, which lose one metre per year. These glaciers are followed by those from the Caucasus and the Alps. In 55 years, we have lost about 7% of the ice volume on continental glaciers.
At the current rate, researchers estimate that glaciers will have lost most of their volume after 2050.
Source: France Info.

Following several trips on the North American continent (Alaska, Canada, United States) and in the Alps, I have been warning for several years about melting glaciers, especially in the Arctic. My latest book « Glaciers en Peril, les effets du réchaffement climatique » describes the glacial situation in the world. It is accompanied by a CD of 160 photos highlighting a situation of extreme concern.
The price of the book and its CD is 10 euros from hand to hand, especially at conferences, and photo exhibitions.
Otherwise, it is available at a price of 15 euros by mail. It suffices to send a message to my email address (grandpeyc@club-internet.fr), not forgetting to indicate your postal address.

Glacier Athabasca (Canada)

Columbia Glacier (Alaska)

Glacier d’Argentière (Alpes françaises)

[Photos: C. Grandpey]