Le Monde des Volcans sur l’île de la Réunion

Le Piton de la Fournaise est calme en ce momenr, mais les volcans restent bien présents sur l’île de la Réunion. En effet, la Cité du Volcan accueille une exposition commune deThierry Sluys et Christian Holveck. Les deux compères invitent le public à un voyage autour du Monde des Volcans qu’ils soient rouges ou gris, actifs ou en sommeil, célèbres ou méconnus.

Exposition du 1er juillet au 30 décembre 2024, Cité du Volcan, Espace Passerelle, Bourg-Murat, Ile de la Réunion (lundi 13 h / 17h et du mardi au dimanche 9h30 / 17h).

https://thierrysluys.photos/

https://www.christianholveck.com/

Le tourisme menacé par le réchauffement climatique // Tourism threatened by global warming

J’ai attiré l’attention à plusieurs reprises sur ce blog sur les conséquences de la fonte des calottes polaires et des glaciers qui, s’ajoutant à la dilatation thermique des mers plus chaudes, contribuent à l’élévation du niveau des océans dans le monde.
Un article paru récemment dans la presse américaine met en garde les vacanciers contre les conséquences du réchauffement climatique sur des destinations touristiques populaires. Plusieurs exemples sont évoqués dans l’article.

L’une des attractions touristiques les plus connues de Californie, la route côtière de Big Sur – Big Sur Coast Highway – est de plus en plus inaccessible en raison de glissements de terrain, d’effondrements de falaises et de chutes de rochers provoqués par des phénomènes météorologiques extrêmes liés au réchauffement climatique. La route est confrontée à de tels problèmes depuis sa construction dans les années 1930, mais aujourd’hui, des dégâts beaucoup plus importants sont causés par des tempêtes hivernales de plus en plus violentes et des incendies de végétation exacerbés par le réchauffement climatique, et qui entraînent une accélération de l’érosion des sols.
Une violente tempête le 30 mars 2024 a fait basculer dans l’océan toute une portion de la route située à 20 kilomètres au sud de Carmel. Le 23 juin, un autre tronçon de la route à Paul’s Slide a été de nouveau ouvert à la circulation après avoir été fermé pendant un an et demi en raison d’un glissement de terrain majeur. De telles fermetures se produisaient autrefois toutes les quelques années. Maintenant, c’est presque tous les ans.

Vue d’un effondrement sur la route côtière de Big Sur (Crédit photo : presse californienne)

Certains des sites touristiques les plus emblématiques de Washington, D.C., sont en train de s’enfoncer dans les eaux Le célèbre Tidal Basin – Bassin de Marée – flanqué de monuments tels que le mémorial Thomas Jefferson et le mémorial Martin Luther King Jr., avec les cerisiers symboles de l’amitié entre les peuples, sont menacés. Les scientifiques expliquent que la montée des eaux, l’urbanisation et l’affaissement des terres contribuent au problème. Au cours du siècle dernier, le niveau de la mer dans la région est monté de plus de 32 centimètres, avec des signes d’accélération. On sait déjà que dans 70 ans l’intégralité des passerelles du Tidal Basin sera sous l’eau si rien n’est fait.

Vue du Tidal Basin avec le Jesfferson Memorial et les cerisiers en fleurs (Crédit photo : Wikipedia)

Il y a quelques années, j’ai roulé au-dessus de la mer sur la route extraordinaire qui mène à Key West (Floride) où je voulais visiter la maison d’Ernest Hemingway. Les climatologues américains affirment que, s’agissant de l’élévation du niveau de la mer, Key West est « l’un des endroits les plus vulnérables des Etats Unis. » Comme de nombreuses régions du sud de la Floride, celle de Key West est assez plate, avec de nombreux secteurs à peine à plus de 90 centimètres au-dessus du niveau de la mer. La NASA prévient que Key West pourrait connaître jusqu’à 2,10 mètres d’élévation du niveau de la mer d’ici 2100. Une augmentation aussi spectaculaire ferait disparaître une grande partie des Keys sous l’eau.
Ce n’est pas seulement la lente élévation du niveau de la mer qui inquiète les habitants des Keys ; ce sont aussi les journées d’été extrêmement chaudes et les ouragans de plus en plus violents. Alors que Key West a toujours dû faire face à la chaleur et aux ouragans, le réchauffement climatique amplifie ces menaces. Cette nouvelle situation risque d’avoir de graves conséquences sur le tourisme.

Sur la route des Keys (Photo : C. Grandpey)

Jusqu’à présent, Hawaï était censé être un archipel idyllique, mais le tourisme sur l’île est aujourd’hui confronté à plusieurs nouvelles menaces liées au réchauffement climatique. En 2023, Fodor’s Travel a fait figurer Maui parmi 10 destinations à éviter en raison des menaces environnementales causées par le surtourisme et le réchauffement climatique.
Après les incendies qui ont dévasté Lahaina, de nombreuses personnes ont été déplacées de leurs foyers et contraintes de vivre dans des hôtels ou de quitter l’île. Leur inquiétude est également née du fait que les touristes s’installaient sur l’île et déplacaient les familles qui y avaient élu domicile. Plus de 100 personnes sont mortes dans les incendies.
Les îles de Maui, Oahu et The Big Island sont susceptibles d’être encore durement affectées par les incendies de végétation et d’autres menaces climatiques au cours de l’été 2024. L’archipel hawaiien sera confronté à davantage d’incendies de forêt, à des températures plus chaudes, à une érosion côtière plus importante et à des précipitations plus extrêmes. Les îles sont également confrontées à une élévation du niveau de la mer, à une augmentation de la fréquence des sécheresses et des tempêtes et à un changement dans la configuration et la variabilité des précipitations et du débit des cours d’eau.
Selon un rapport de l’Université d’Hawaï financé par le Département du Tourisme, « au cours des deux prochaines décennies, le réchauffement climatique devrait avoir un impact de plus en plus négatif sur le secteur touristique qui est le principal moteur économique de l’État ».
Source : USA Today via Yahoo Actualités.

 

Hawaii : des îles de plus en plus exposées à des événements extrêmes (Photo : C. Grandpey)

—————————————————-

I have drawn attention many times on this blog to the consequences of polar sheet and glacier melting which, together with the thermal dilatation of the seas with the hot temperatures, contribute to ocean rise around the world.

A recent article in the U.S. News media warns vacationers against the consequences of global warming for popular tourist destinations. Several examples are mentioned in the article.

One of California’s most scenic and best-known attractions, the Big Sur Coast Highway, is increasingly inaccessible due to landslides, cliff collapses and rockfalls caused by global-warming- related extreme weather events. The road has been ifacing such problems since it was first built in the 1930s, but now, a new level of damage is coming from increasingly furious winter storms and climate change-exacerbated wildfires that lead to soil erosion.

A massive storm on March 30th, 2024 caused a section of the roadway 20 kilometers south of Carmel to fall into the ocean. On June 23rd, a section of the highway at Paul’s Slide only opened after being closed for a year-and-a-half due to a major slide. Such closures used to happen once every few years. Now it’s almost every year.

Some of the most iconic tourist sights in Washington, D.C., are sinking. The Tidal Basin, flanked by monuments including the Thomas Jefferson Memorial and the Martin Luther King, Jr. Memorial, and the cherry trees that are a symbol of international friendship, are under threat. Experts say rising water levels, urbanization and the sinking of the land are contributing to the problem.Over the last century, sea levels in the area have risen over 32 centimeters, with signs of acceleration. In 70 years, the entirety of the Tidal Basin walkways will be under water if nothing is done.

Some years ago, I drove above the sea along the extraordinary road that goes to Key West (Florida) where I wanted to visit Ernest Hemingway’s house. U.S. Climatologists say that, when it comes to sea-level rise, Key West is « one of the most vulnerable places in the United States. » Like many parts of South Florida, Key West is quite flat, with many sections reaching no more than 90 centimeters above sea level. NASA warns that Key West could experience up to 2,10 metrers of sea level rise by 2100. Such a dramatic rise would put much of the Keys underwater.

Moreover, it is not just the slow march of sea-level rise that worries locals: It is also the extremely hot summer days and ferocious hurricanes, While Key West has always had to deal with heat and hurricanes, global warming is supercharging these threats. This new situation is likely to have a serious impact on tourism..

Up to now, Hawaii was supposed to be an idyllic island getaway, but tourism on the island faces several new threats linked to global warming. In 2023, Fodor’s Travel named Maui among 10 destinations on its “No List” that tourists should reconsider visiting because of the threat of environmental damage caused by over-tourism and climate change.

After fires devastated the town of Lahaina, many people were displaced from their homes and forced to live in hotels or leave the island, bringing to light their own concerns about tourists taking up housing accommodations on the island and displacing local families. More than 100 people died in the fires.

The islands of Maui, Oahu and The Big Island are susceptible to more devastation from wildfires and other climate threats during the summer 2024. Hawaii will face more wildfires, hotter sea surface and air temperatures, more coastal erosion and more extreme rain. The islands also face sea level rise, an increase in drought and storm frequency and a change in rainfall and stream flow pattern and variability.

According to a report from the University of Hawaii, funded by the Hawaii Tourism Authority, “over the next couple of decades climate change is expected to have an increasingly negative impact on Hawaii’s tourism sector, the state’s primary economic engine.”

Source : USA Today via Yahoo News.

Islande  : probabilité d’une nouvelle éruption et digues de terre en préparation // Iceland : likelihood of another eruption and defence walls being prepared

L’éruption qui a commencé au nord-est de Sýlingarfell sur la péninsule de Reykjanes le 29 mai 2024 est maintenant terminée, mais le dernier rapport du Met Office islandais indique qu’une nouvelle éruption est probable dans les semaines à venir. L’activité sismique sur le site de la dernière éruption est actuellement faible et la lave qui se dirigeait vers la centrale électrique de Svartsengi a cessé de progresser Le champ de lave couvre environ 9,3 kilomètres carrés et représente un volume de 45 millions de mètres cubes. Cependant, le soulèvement du sol se poursuit dans la région de Svartsengi. Il a commencé à s’accélérer à la fin de l’éruption et augmente actuellement plus rapidement qu’avant l’éruption du 29 mai. Les scientifiques pensent qu’une éruption se produira dans les prochaines semaines.

Evolution du soulèvement du sol dans le secteur de Svartsengi depuis le mois de décembre 2023. Le point vert à droite montre la situation le 29 juin 2024. (Source : Met Office)

Interférogramme (InSAR) montrant que la déformation du sol pendant la période du 13 au 25 juin 2024 est d’environ 3 à 4 cm. L’image s’appuie sur les données du satellite Sentinel-1. Les zones aux contours blancs correspondent aux limites du champ de lave dans les régions de Fagradalsfjall et Sundhnúks. (Source : Met Office)

Les digues de terre se sont révélées très efficaces jusqu’à présent pour ralentir la lave et la détourner des zones habitées sur la péninsule de Reykjanes. C’est pourquoi les travaux visant à élever la digue de protection de Svartsengi sont toujours en cours. La lave émise par la dernière éruption sera mesurée en trois dimensions à l’aide de drones et un modèle sera réalisé avant qu’une décision soit prise quant à l’opportunité la rehausser en cas de nouvelle éruption.
La coulée de lave doit atteindre un équilibre avant de décider si, et comment,la digue de terre peut être rehaussée. Les scientifiques utilisent des modèles de coulées de lave et simulent les coulées de lave susceptibles de recouvrir de nouvelles terres lors la prochaine éruption. Sur cette base, ils peuvent décider si et comment ils souhaitent agrandir une digue dans la zone où ils travaillent.
Ces travaux de protection des zones habitées (Grindavik, par exemple) sont en cours depuis la première éruption de Fagradalsfjall, en 2021.

Photo : C. Grandpey

La terre est mesurée avec des drones disposant d’ un scanner 3D. Les images obtenues permettent de générer de vues tridimensionnelles de la surface.
Source  : médias d’information islandais.

———————————————

The eruption that began northeast of Sýlingarfell on the Reykjanes peninsula on May 29th, 2024 is over, but a new report from the Icelandic Met Office states that a new eruption in the coming weeks is likely. Seismic activity at the former eruption site is currently low. The lava which was headed for Svartsengi power plant has stopped flowing. It has covered some 9.3 square kilometres with a volume of 45 million cubic metres. However, land rising is continuing in the Svartsengi area. It began rising faster at the eruption’s conclusion, and is now rising faster than it did prior to the May 29th eruption. Scientists believe it likely that an eruption will occur within the coming weeks.

Defence walls have proved quite effective to slow down the lava and divert it from populated areas during the past eruptionns on the Reykjanes Peninsula. This iswhy work on raising the defence wall at Svartsengi is still ongoing. The new lava will be measured three-dimensionally with drones, and a lava flow model will be made before a decision is made on whether to raise it yet further in case of a new eruption.

The lava flow needs to reach a balance before it will be decided if, and then how, that wall might be heightened. Scientists use lava flow models and simulate lava flows for the next eruption on top of new land. Based on that, they can make a decision about how and if thry want an increase of the wall in the area they are working on.
Work has been ongoing on defences since the first eruption, at Fagradalsfjall, in 2021. Land is measured with drones – a 3D scanner is used on the drones, which then take three-dimensional images of the surface.

Source : Icelandic news media.