Péninsule de Reykjanes (Islande) : début de l’éruption ! // The eruption has started !

21 heures (heure française) : Une éruption a débuté vers 16h40 (heure locale) près de Litli-Hrútur sur la péninsule de Reykjanes. Il n’y a pas d’émission significative de cendres et il n’y a donc pas d’impact sur le trafic aérien pour le moment. La fissure éruptive mesurait environ 200 mètres de long au début de l’éruption et a ensuite atteint une longueur de 900 m à 1 km. On peut voir des fontaines de lave jaillir de cette fissure.
L’éruption se produit dans un point bas juste au nord de Litli-Hrútur et se propage vers le nord-ouest.
Source : IMO, Université d’Islande.

Il est demandé à la population de rester à l’écart du site éruptif jusqu’à l’arrivée de la Protection Civile sur les lieux. Les gens ne doivent pas arrêter leur voiture sur Reykjanesbraut s’ils voient de la lave incandescente. Il leur est également demandé de laisser aux autorités concernées le temps d’évaluer la situation et de ne pas s’approcher immédiatement de l’éruption.

On remarquera que la prévision est bonne pour cette éruption. La sismicité la plus intense a commencé le 4 juillet 2023. Les essaims et la déformation du sol se concentraient dans la zone entre Keilir et Fagradalsfjall vers laquelle deux webcams en direct avaient été installées. C’est bien la zone choisie par le magma pour percer la surface.

Voici une courte vidéo de l’éruption :
https://icelandmonitor.mbl.is/a/img/monitor/bg/bg_fafaf7_1358x1.png

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09 pm (French time) : An eruption started around 16:40 (local time) near Litli-Hrútur on the Reykjanes peninsula, There is no significant ash emission and there is therefore no impact on air traffic at this time. The eruption fissure was about 200 meters long,at the srat of the eruption and later reached a length of 900 m- 1 km. Lava fountains can be seen rising from it.

The eruption is occurring in a small hollow just north of Litli-Hrútur and is sweeping from it to the northwest.

Source : IMO, University of Iceland.

People are advised to stay away until Civil Protection staff arrive at the scene. They should not to stop their cars on Reykjanesbraut if they see lava glowing. They are also encouraged to give space to emergency responders to assess the situation and not immediately approach the eruption.

It should be noted that prediction was good for this eruption. The most intense seismicity began on 4 July 2023. The swarms and ground deformation were concentrated in the area between Keilir and Fagradalsfjall, where two live webcams had been installed. This was the area chosen by the magma to break through the surface.

Panache de gaz marquant le début de l’éruption (capture écran webcam)

Image de la fissure éruptive (Crédit photo: IMO)

L’éruption vue par l’une des webcams.

Péninsule de Reykjanes (Islande) : éruption à court terme // Reykjanes Peninsula (Iceland) : eruption in the short term

8 heures (heure française) : Bien que la sismicité soit actuellement moins intense sur la péninsule de Reykjanes, un fort séisme a été enregistré à 22h22 le 9 juillet 2023. Il a été ressenti dans toute l’Islande et a été l’événement le plus puissant de la série. .
Selon l’Icelandic Met Office, il avait une magnitude de M 5,2, avec un épicentre situé à 1,6 kilomètres à l’est de Keilir, à une profondeur de 5,3 km.
Tous les paramètres montrent que le magma se déplace à faible profondeur dans la péninsule, mais aucune éruption ne s’est produite jusqu’à présent.

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13 h 00 (heure française) : Les dernières modélisations de l’Icelandic Met Office montrent que le magma se rapproche de la surface ; il se trouve à seulement 500 mètres de profondeur. Le 8 juillet 2023, le dyke mesurait environ 3 km de long et se situait dans la zone entre Litli Hrútur et Litli Keilir.
Le Met Office répète que, d’après les dernières observations et les dernières mesures, le magma se rapprochera de la surface, entraînant une éruption volcanique qui commencera dans les prochaines heures ou les prochains jours.
Des séismes sont enregistrés depuis 6 jours sur la péninsule de Reykjanes. La dernière éruption dans la Meradalir s’est produite cinq jours seulement après une série de séismes.

On attend la suite…

Des webcams sont braquées vers le site potentiel de l’éruption…

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8:00 am (French time) : Although seismicity is currently less intense on the Reykjanes Peninsula, a sharp earthquake was recorded at 10:22 pm on July 9th, 2023. It was was felt across Iceland and was the most powerful event of the series. .

According to the Icelandic Met Office, it had a magnitude of M 5.2, with an epicenter located 1.6 kilometers east of Keilir, at a depth of 5.3 km.

All prameters show that magma is moving at shallow depths in the peninsula, but no eruption has occurred so far.

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1:00 pm (French time) : The latest Icelandic Met Office’s model calculations show that the magma lies shallower than before, 500 meters below the surface. On July 8th, 2023, the dyke was approximately 3 km long and lay in the area between Litli Hrútur and Litli Keilir.

The Met Office repeats that based on the latest observations and results, the magma will move closer to the surface, resulting in a volcanic eruption that will begin in the next few hours or days.

The quakes have struck the Reykjanes peninsula for six  days, and the last eruption in Meradalir occurred just five days after the series of quakes struck the region.

Let’s see what happens next.

Lecture de vacances

Vous ne savez pas quel livre mettre dans votre valise pour partir en vacances ? J’ai la solution ! « Histoires de volcans – Chroniques d’éruptions » est un excellent choix. L’ouvrage vous fera pénétrer dans le monde fascinant des volcans et vous fera voyager d’un continent à l’autre, confortablement installé(e) dans votre fauteuil, ou sous votre parasol à la plage…

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Ça va chauffer ! // It’s going to be hot !

Dans un message délivré le 4 juillet 2023, l’Organisation Météorologique Mondiale (OMM) a déclaré que le phénomène de réchauffement climatique El Niño avait débuté, et a averti les gouvernements qu’ils devaient se préparer à des événements météorologiques extrêmes et à des températures record dans les mois à venir.
Comme je l’ai expliqué précédemment, El Niño est un phénomène climatique naturel qui se produit dans la partie orientale de l’Océan Pacifique tropical, et qui se traduit par des températures de surface de la mer supérieures à la moyenne.
Le secrétaire général de l’OMM a déclaré que « l’apparition d’El Niño va augmenter considérablement la probabilité de battre des records de température et déclencher des vagues de chaleur dans de nombreuses régions du monde et dans l’océan. Les gouvernements du monde entier doivent prendres des mesures pour limiter les effets de ce phénomène sur notre santé, nos écosystèmes et nos économies. Pour sauver des vies et des moyens de subsistance, les gouvernements doivent mettre en place des systèmes d’alerte précoce et se préparer à de nouveaux événements météorologiques perturbateurs en 2023.
Les trois dernières années ont été parmi les plus chaudes jamais enregistrées, même avec La Niña, l’équivalent froid d’El Niño, qui est censé apporter des températures océaniques plus bassess que la moyenne. Malgré La Niña, le monde a continué à enregistrer des températures supérieures à la normale.
L’OMM explique que la combinaison d’un très fort épisode El Niño et d’un réchauffement d’origine anthropique dû à l’utilisation de combustibles fossiles a fait de 2016 l’année la plus chaude jamais enregistrée. Le prochain épisode El Niño pourrait voir les années 2023 ou 2024 battre le record de chaleur de 2016. Il existe une probabilité de 90 % qu’El Niño présente une intensité modérée au cours du second semestre 2023, et qu’il s’intensifie au cours des mois suivants.
Outre la hausse de température des océans, El Niño génère le plus souvent une augmentation des précipitations dans certaines régions du sud de l’Amérique du Sud, du sud des États-Unis, de la Corne de l’Afrique et de l’Asie centrale.
El Niño peut aussi amplifier les sécheresses, les vagues de chaleur et les incendies de forêt en Australie, en Indonésie, dans certaines parties du sud de l’Asie, en Amérique centrale et dans le nord de l’Amérique du Sud. Parmi les autres conséquences, on peut citer les puissants cyclones tropicaux dans le Pacifique et le blanchissement à grande échelle des récifs coralliens.
La hausse des températures dans le monde pourrait dépasser 1,5 degré Celsius de réchauffement par rapport aux niveaux préindustriels. Il s’agit d’un point de basculement clé au-delà duquel les risques d’inondations extrêmes, de sécheresse, d’incendies de forêt et de pénuries alimentaires pourraient augmenter de façon spectaculaire.
Dans l’Accord de Paris sur le climat (COP 21), les pays se sont engagés à limiter le réchauffement climatique à bien moins de 2 degrés – et de préférence à 1,5 degré Celsius – par rapport aux températures de l’ère préindustrielle. Malgré cette promesse, le monde connaît déjà un réchauffement d’environ 1,2 °C, car l’homme continue de brûler des combustibles fossiles et de produire une pollution qui réchauffe la planète.

Selon l’OMM, il existe une probabilité de 66 % que la température moyenne annuelle de surface du globe entre 2023 et 2027 soit supérieure à 1,5 °C par rapport aux niveaux préindustriels pendant au moins une année. On peut lire dans le rapport de l’Organisation : « Cela ne veut pas dire qu’au cours des cinq prochaines années, nous dépasserons le niveau de 1,5°C spécifié dans l’Accord de Paris, car cet accord fait référence à un réchauffement sur le long terme, sur de nombreuses années. Cependant, il s’agit d’une nouvelle sonnette d’alarme indiquant que nous n’allons pas dans la bonne direction pour limiter le réchauffement dans le cadre des objectifs fixés à Paris en 2015, pour réduire de manière substantielle les impacts du changement climatique. »
De nombreux records climatiques ont déjà été battus en 2023, avec une hausse impressionnante des températures, des océans exceptionnellement chauds et des niveaux records de pollution au carbone dans l’atmosphère, ainsi que des niveaux records de réduction de la glace de mer en Antarctique.
En Asie, en Europe et en Amérique, des vagues de chaleur précoces et prolongées ont tué des personnes, des animaux et des récoltes, suscité des inquiétudes quant à la sécurité alimentaire et à la pénurie d’eau, et préparé le terrain pour des incendies de forêt sans précédent.
Source : OMM.

 Anomalies thermiques sur Terre en  juin 2023 (Source: NOAA)

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In a message delivered on July 4th, 2023, the World Meteorological Organization (WMO) declared the onset of the warming phenomenon El Niño and. warned governments that they should prepare for more extreme weather events and record temperatures in the coming months.

As I explained before, El Niño is a natural climate pattern in the eastern tropical Pacific Ocean that brings warmer-than-average sea-surface temperatures and has a major influence on weather across the globe, affecting billions of people.

The WMO Secretary-General said that “the onset of El Niño will greatly increase the likelihood of breaking temperature records and triggering more extreme heat in many parts of the world and in the ocean. Governments around the world should mobilize preparations to limit the impacts on our health, our ecosystems and our economies.” To save lives and livelihoods, governments must establish early warning systems and prepare for further disruptive weather events in 2023.

The last three years have been some of the warmest on record, even with La Niña, El Niño’s cool equivalent, which is supposed to bring cooler-than-average ocean temperatures. Despite La Niña, the world continued to record warmer than average temperatures.

The WMO explains that the ombination of a very strong El Niño and human-caused warming from the burning of fossil fuels led to 2016 becoming the hottest year on record. The upcoming El Niño could push 2023 or 2024 to break 2016’s heat record. There is a 90% probability of El Niño continuing during the second half of 2023 at moderate strength and increasing in the following months.

Along with increased ocean warming, El Niño events are usually associated with increased rainfall in parts of southern South America, the southern United States, the Horn of Africa and central Asia.

But it can also amplify severe droughts, heatwaves and wildfires over Australia, Indonesia, parts of southern Asia, Central America and northern South America. Other impacts include dangerous tropical cyclones in the Pacific and the mass bleaching of fragile coral reefs.

Because of the higher temperatures, the world could be temporarily pushed past 1.5 degrees Celsius of warming above pre-industrial levels, a key tipping point beyond which the chances of extreme flooding, drought, wildfires and food shortages could increase dramatically.

Countries pledged in the Paris Climate Agreement (COP 21) to limit global warming to well below 2 degrees – and preferably to 1.5 degrees Celsius – compared to pre-industrial temperatures. But the world has already seen around 1.2°C of warming, as humans continue to burn fossil fuels and produce planet-heating pollution.

According to the WMO there is a 66% likelihood that the annual average near-surface global temperature between 2023 and 2027 will temporarily be more than 1.5°C above pre-industrial levels for at least one year. “This is not to say that in the next five years we would exceed the 1.5°C level specified in the Paris Agreement because that agreement refers to long-term warming over many years. However, it is yet another wake up call that we are not yet going in the right direction to limit the warming to within the targets set in Paris in 2015 designed to substantially reduce the impacts of climate change.”

A multitude of climate records have already been broken in 2023, with soaring temperatures, unusually hot oceans and record high levels of carbon pollution in the atmosphere and record low levels of Antarctic ice.

Across Asia, Europe and the Americas, early and prolonged heat waves in 2023 have killed people, animals and crops, sparked concerns about food security and water scarcity, and set the stage for unprecedented wildfires.

Source : WMO.