Sabancaya (Pérou / Peru)

L’activité du Sabanvaya est relativement stable en ce moment, comme le montrent les différents paramètres ci-dessous. Selon le dernier bulletin de l’IGP, on observe quotidiennement une vingtaine d’explosions qui produisent des panaches de cendre d’une hauteur maximale de 2500 mètres au-dessus du cratère. L’édifice volcanique montre une tendance à la déflation. Les  émissions de SO2 atteignaient une moyenne de 9270 tonnes par jour le 15 février 2018.

Source : INGEMMET / IGP.

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Activity at Sabanvaya Volcano is relatively stable at the moment, as shown by the different parameters below. According to the latest IGP update, about 20 explosions are recorded daily; they produce ash plumes with a maximum height of 2500 metres above the crater. The volcanic edifice tends to deflate. SO2 emissions averaged 9,270 tonnes per day on February 15th, 2018.
Source: INGEMMET / IGP.

Source: INGEMMET / IGP

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Une réflexion au sujet de « Sabancaya (Pérou / Peru) »

  1. Bonjour Claude,
    « Souffrance du soufre. »
    Dès lors que l’on évoque la notion de gaz éruptifs, c’est instinctivement que l’on site, outre la vapeur d’eau, le SO2 (Dioxyde de soufre) et le CO2 (Dioxyde de carbone) comme étant les principaux éléments gazeux émis et responsables d’une éruption volcanique. Or ce n’est que très rarement que l’on s’étonne que carbone et soufre ne figurent pas dans la liste des éléments constitutifs d’un magma, fusse-t-il mère ou bien différencié, à la différence de l’oxygène qui y abonde.
    On comprend aisément que par l’action combinée des variations de température et de pression, les la matière change d’état et produise des gaz, et donc majoritairement de l’oxygène, qui se recombine naturellement au carbone et aux soufre, mais d’où diable viennent donc ces deux éléments absents du magma ?
    Volcanologiquement parlant il est de coutume d’attribuer leur apport par prélèvement à l’encaissant, dans la foulée de l’ascension magmatique. Certes pour le carbone, cette explication reste cohérente, compte tenu qu’il aurait adopté une position superficielle lors du grand brassage ayant présidé à la formation de la planète. Pour le soufre, son origine serait plutôt qu’il proviendrait du noyau terrestre, associé au fer sous forme de sulfure de fer et qu’ainsi il appartiendrait lui aussi à l’encaissant et subirait le même cheminement que le carbone en cas d’éruption. La question subsidiaire qui pourrait apparaitre dès lors est de savoir comment il aurait pu s’échapper du noyau autrement que véhiculé par du magma qui aujourd’hui n’en contient point. Ou, autrement dit, comment l’énorme volcanisme du Permien (250Ma) aura pu répandre de manière colossale le si mortifère sulfure d’hydrogène (H2s), suspecté d’avoir à lui seul causé la plus grosse extinction de masse.
    Pour faire suite à ce préambule quelque peu chimico-gazeux, et pour revenir proprement dit aux vicissitudes du Sabancaya, l’observation de la courbe des mesures d’émission de SO2 par l’IGP, laisse apparaître un étrange phénomène. En effet si l’énorme pic d’émission de ce gaz le 15 février dernier apparaît dans la courbe des altitudes sans couleur remarquable, c’est qu’effectivement ce gaz est incolore, et qu’il est apparu indéniablement sous cette forme, c’est-à-dire soufre déjà préalablement oxydé. Par contre, le 18, du bleu apparait bien nettement relativement a son émission, ce qui signifie pour moi que ce soufre aura jailli du cratère sous sa forme élémentaire et que s’est ensuite à l’air libre, que son oxydation sera intervenue et produit cette couleur caractéristique de la combustion du soufre (Cf. : Flammes bleues du Kawah ijen)
    A supposé qu’une quantité égale de soufre ait été émise le 15 et le 18, (pourquoi aurait-elle variée), c’est donc bien l’oxygène qui fait la différence et crée le volume de gaz.
    Ce qui logiquement me porte à croire que le moteur d’une explosion volcanique est effectivement le gaz, mais ce gaz, est exclusivement de l’oxygène, qui certes s’allie temporairement et rapidement au carbone ou au soufre, voir même à l’hydrogène, mais seulement après qu’il ait été détendu, extrait du magma.
    Ne serait-ce pas ce qui très souvent nous porte à dire que lorsque l’on manque d’oxygène, « ça sent le soufre » ?
    Cordialement
    Pierre Chabat

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