Oléoduc Keystone XL : Trump tient sa promesse // Keystone XL pipeline : Trump keeps his promise

Confirmant la promesse de Donald Trump pendant la campagne électorale, la Maison Blanche vient de donner le feu vert à la construction du très controversé oléoduc Keystone XL. TransCanada, la société basée à Calgary, qui tentait d’obtenir l’autorisation depuis des années, a annoncé le 24 mars que le Département d’État avait signé et délivré le permis de construire.
La décision intervient deux mois après la signature par Trump, quelques jours après son investiture, d’un décret visant à relancer les oléoducs Keystone XL et Dakota Access. Ces deux projets avaient provoqué de vives protestations et avaient été bloqués par l’administration Obama. Le Département d’Etat a déclaré qu’après examen de la demande de TransCanada au vu du récent décret signé par Donald Trump, la délivrance du permis de construction «servirait l’intérêt national». Les services du Département d’Etat «ont examiné une série de facteurs, y compris, mais sans s’y limiter, la politique étrangère, la sécurité énergétique, l’impact environnemental, culturel et économique et le respect des lois et des politiques applicables».
En stoppant la construction du Keystone XL à la fin de l’année 2015, Obama avait affirmé que l’oléoduc contribuerait à accélérer le changement climatique car il transporterait du pétrole brut extrait des sables bitumineux au cours d’un processus industriel qui contribue à l’émission intense de gaz à effet de serre.

La compagnie TransCanada s’était montrée intéressée pour relancer la construction de l’oléoduc Keystone XL qui est capable d’acheminer jusqu’à 830 000 barils de pétrole brut par jour. La société a également déposé le mois dernier une demande d’approbation auprès de la Commission des Services Publics du Nebraska. Une telle approbation est nécessaire dans les cas où les propriétaires terriens concernés se montrent hostiles à la construction d’un tel ouvrage. TransCanada affirme disposer des accords nécessaires pour  90 pour cent du tracé de l’oléoduc dans chacun des trois états traversés. Le pipeline traverse également le Montana et le Dakota du Sud. Dans le Nebraska, il sera connecté à d’autres oléoducs pour acheminer le pétrole vers des raffineries sur la côte texane du Golfe du Mexique.
Il y a cinq ans, le projet Keystone XL a dû faire face à une vive opposition de la part des propriétaires fonciers et des écologistes du Nebraska. Beaucoup s’inquiétaient des dégâts que sa construction causerait à l’aquifère de l’Ogallala et à la fragile région de Sand Hills. Suite aux manifestations, le trajet emprunté par l’oléoduc a été déplacé plus à l’est, mais même avec le nouveau tracé, il est certain de devoir faire face à une nouvelle résistance.
Source: The Washington Post.

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Following Donald Trump’s promise during the electoral campaign, the White House has granted a permit for construction of the controversial Keystone XL pipeline. TransCanada, the Calgary-based firm that has been trying to win approval for the pipeline for years, announced Friday morning that the State Department has signed and issued a construction permit for the project.

The move comes two months after Trump, only days into his presidency, signed an executive order aimed at reviving the Keystone XL and Dakota Access pipelines. Both had drawn massive protests and had been stalled by the Obama administration. The State Department said that in reviewing TransCanada’s application in light of Trump’s recent executive order, officials determined that issuing a permit « would serve the national interest. » They « considered a range of factors, including but not limited to foreign policy; energy security; environmental, cultural and economic impact; and compliance with applicable law and policy. »

In halting the Keystone construction in late 2015, Obama argued that the project would contribute to climate change because it would carry tar sands crude oil, which is especially greenhouse-gas intensive because of the energy required to extract the thick crude. That announcement followed a similar finding by the State Department, which oversees applications for cross-border pipelines.

TransCanada had said it would be interested in reviving the pipeline, which would carry up to 830,000 barrels of crude oil a day. The company last month also filed for approval from Nebraska’s Public Service Commission, which is necessary for construction and in cases where the company resorts to using eminent domain because landowners refuse to let construction take place. TransCanada has said that it has agreements covering 90 percent of the route in each of the three states the pipeline will cross. The pipeline also traverses Montana and South Dakota. In Nebraska, it would connect with other pipelines linked to oil refineries along the Texas Gulf Coast.

Five years ago, the Keystone XL project faced stiff opposition from Nebraska landowners and environmentalists, many of them worried about potential damage to the state’s massive Ogallala water aquifer and fragile Sand Hills region. In response, the company moved the pipeline’s path farther east. But even that route is sure to face resistance.

Source : The Washington Post.

L’oléoduc Keystone existe déjà. Il est long de 3 461 kilomètres et transporte essentiellement des hydrocarbures synthétiques et du bitume dilué issus de sables bitumineux de l’Alberta au Canada. En projet depuis 2005, les deux tronçons (en marron et orange sur la carte ci-dessus) sont opérationnels depuis 2011 et ils desservent plusieurs destinations aux Etats-Unis. Deux autres tronçons, formant un tout nommé Keystone XL, ont été proposés en 2008. Le premier (phase III, bleu et violet sur la carte), correspondant au segment sud et qui rejoint le Golfe du Mexique où sont situées de nombreuses raffineries. Le second tronçon (phase IV, en vert sur la carte), correspondant au segment nord : il consiste en un tracé moins long (1 897 km) que celui de l’actuel oléduc ; il vise à accroître les capacités de transport de ce dernier et à acheminer le pétrole brut américain extrait de la formation de Bakken dans le Montana et le Dakota du Nord.

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The Keystone pipeline already exists. It is 3,461 kilometers long and essentially carries synthetic hydrocarbons and dilute bitumen from oil sands from Alberta to Canada. Projected since 2005, the two sections (brown and orange on the map above) have been operational since 2011 and they serve several destinations in the United States.
Two other sections, forming a whole called Keystone XL, were proposed in 2008. The first one (Phase III, blue and purple on the map), corresponding to the southern segment and joining the Gulf of Mexico where many refineries are located. The second section (phase IV, green on the map), corresponding to the northern segment: it consists of a shorter course (1,897 km) than that of the current oleduc; It aims to increase its transport capacity and to transport US crude oil extracted from the Bakken Formation in Montana and North Dakota.

 

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