Du soufre pour refroidir l’atmosphère?

glomal warming,réchauffement climatique,soufre,sulphurLes récentes vagues de chaleur suivies de sécheresse sévère dans plusieurs parties des Etats-Unis nous rappellent que le réchauffement global de la planète est une réalité. Toutefois, la situation n’est peut-être pas désespérée ! En effet, trois scientifiques de UCLA (University of California at Los Angeles) sont persuadés qu’en injectant d’importantes quantités d’aérosols sulfatés dans l’atmosphère – en quelque sorte en créant un faux volcan – ils pourraient réduire les effets du réchauffement climatique.  

L’idée, qui vient d’être soumise à la revue Atmospheric Chemistry and Physics, a trouvé sa source dans l’éruption du Pinatubo (Philippines) en 1991. L’explosion a alors expédié dans l’atmosphère quelque 20 mégatonnes de SO2, ce qui a contribué à faire baisser la température en Europe du Nord au cours de l’été.

C’est cette situation que les trois scientifiques américains voudraient reproduire. Déjà en 2006, quand la Californie a connu une vague de chaleur de plus de deux semaines, ils ont réalisé une simulation informatique afin de savoir si l’injection de soufre à 12 km dans l’atmosphère produirait une baisse de la température dans cet Etat. Les résultats ont été positifs et ont révélé que les températures de l’après-midi déclineraient de manière significative en fonction de la quantité de particules injectées dans la stratosphère. Par exemple, l’envoi d’aérosols avec une teneur de 30 microgrammes au mètre carré entraînerait une baisse de température de 7 degrés Celsius au moment le plus chaud de la journée.

Le problème reste de trouver le moyen d’expédier le soufre dans l’atmosphère. Comme dans tout traitement, les effets secondaires sont aussi à prendre en compte. En l’occurrence, ces aérosols pourraient attaquer la couche d’ozone et entraîner des dégâts encore plus considérables.

Source : Inhabitat.

 

glomal warming,réchauffement climatique,soufre,sulphurThe recent heat waves and the severe drought in several parts of the U.S. do confirm that global warming is a reality. However, the situation might not be desperate! Three U.C.L.A. scientists believe that by injecting large amounts of sulphate aerosols in the atmosphere – in other words, creating a fake volcano – they might reduce the effects of global warming.

 The idea, which has submitted to the journal Atmospheric Chemistry and Physics, was inspired by the eruption of Mount Pinatubo in 1991. The volcano then blasted about 20 megatons of sulphur dioxide (SO2) into the atmosphere, which cooled the entirety of Northern Europe for the summer.

It is this situation that the science team are hoping to replicate. Back in 2006, when California was suffering a heat wave that lasted more than two weeks, the three scientists ran a computer model to see if blowing sulphur 12 km into the atmosphere would cool the state. The results were positive with the simulation showing that afternoon temperatures would decline significantly in conjunction with the amount of particles boosted to the stratosphere. For example, emitting aerosols at rates of 30 micrograms per square metre led to a decrease of roughly 7 degrees Celsius during the hottest part of the day.

Of course, the biggest challenge would be figuring out how to get the sulphur into the atmosphere. There is also the question of side-effects, as it could potentially dissolve the ozone layer causing massive damage.

Source :Inhabitat.

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La double couche d’aérosols émis par le Pinatubo au-dessus de l’Amérique du Nord le 8 août 1991.

(Image prise depuis la navette spatiale – Avec l’aimable autorisation de la NASA)

Nyiragongo (République Démocratique du Congo)

nyiragongo,volcans, Dernières nouvelles en provenance de la République Démocratique du Congo. L’accès au Nyiragongo est fermé à cause des rebelles. La situation est très instable actuellement. Il y a quelques jours, des combats avaient lieu à une cinquantaine de kilomètres de Goma.

 

nyiragongo,volcans, Latest news from the Democratic Republic of Congo : All access to Nyiragongo volcano is closed because of the rebels. The situation is currently very unstable. A few days ago, fights were taking place 50 km from Goma.

Tongariro (Nouvelle Zélande)

drapeau francais.jpgLe niveau d’alerte du Tongariro a été élevé de 0 à 1 (sur une échelle de 4) et celui de l’aviation est passé du Vert au Jaune – 2, suite à une série de séismes enregistrés sous le complexe volcanique. Selon GeoNet, on enregistre en moyenne 2 séismes de magnitude 2,5 ou moins chaque année, contre plus de 20 cette année depuis le 13 juillet. Les secousses se concentrent dans le secteur entre Emerald Crater et les cratères Te mari, à une profondeur de 2 à 7 km.

Afin de mieux analyser la situation, GeoNet va installer des sismos portables autour des épicentres et procéder à des analyses dans les sources chaudes, les lacs et les fumerolles de cette zone.

Par le passé, on a enregistré 5 éruptions du Tongariro entre 1855 et 1897. Il se peut également qu’une activité ait eu lieu en 1926-1927, mais elle n’a jamais été confirmée.

Le Tongariro Crossing est une magnifique randonnée. Elle rassemble chaque année des milliers de personnes. La surveillance de cette région est donc indispensable.

 

Dans le même temps, le niveau d’alerte du Ruapehu et de White island est maintenu à 1 et celui de l’aviation est au Vert.

 

 

drapeau anglais.jpgThe Alert Level at Mt Tongariro has been raised from 0 to 1 (on a scale of 5) and the Aviation Colour Code to Yellow – 2 (on a scale of 4) after a series of quakes beneath the volcanic complex. GeoNet says typically Tongariro experiences two such quakes – magnitude 2.5 or less – a year, but there have been more than 20 since July 13th. The earthquakes cluster in a zone between Emerald Crater and the Te Mari craters at 2-7 km depth.

GeoNet said to better understand the significance of the quakes it was planning to put portable seismic recorders around the epicentres and conduct sampling of hot springs, crater lakes and fumaroles in the area.

Five eruptions had been recorded at Tongariro between 1855 to 1897, with some unconfirmed activity in 1926-27.

The Tongariro Crossing is a very popular hike with thousands of visitors each year. That’s why the surveillance of this area is necessary.  

 

White Island and Ruapehu are also at alert level 1, but both have a Green Aviation Colour Code.

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Vue aérienne du Tongariro (Red Crater)

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Emerald Lakes

(Photos: C. Grandpey)

Et si le Katla entrait en éruption au moment des Jeux Olympiques?

En évoquant les humeurs du Katla le 19 juillet, je me demandais comment réagiraient les autorités et les compagnies aériennes si le volcan islandais piquait une crise au moment des Jeux Olympiques de Londres et envoyait dans le ciel de beaux panaches de cendre pour imiter son voisin Eyjafjallajökull en 2010.

La compagnie EasyJet (qui a perdu 50 millions de livres sterling en 2010) a déjà envisagé la situation et a mis au point un appareil facilement adaptable sur les avions pour détecter à distance les nuages de cendre. Son directeur s’est d’ailleurs vu décerné l’Aviator of the Year Award pour cette invention. Plusieurs articles de presse s’efforcent actuellement de rassurer les foules en vantant l’efficacité du système infrarouge AVOID auquel j’avais consacré une note il y a quelques mois.

En théorie, le système est censé être efficace face aux nuages éruptifs. Reste à savoir comment il se comportera dans la réalité. De manière assez surprenante, il a été testé autour de l’Etna à l’époque où des paroxysmes se produisaient au Cratère SE…mais pas au moment de ces paroxysmes ! Les aéronefs ont également volé autour du Stromboli qui n’est pas spécialement réputé pour ses volumineux panaches de cendre. Plus récemment, les avions ont survolé la côte marocaine pour voir comment l’appareil réagit au contact du sable du Sahara. Le problème, c’est que les grains de sable sont bien différents des particules volcaniques dont l’abrasivité n’est plus à démontrer !

Les Jeux Olympiques représentent un enjeu économique et financier très important. Ce ne sont plus, comme en 2010, quelques milliers de passagers qui sont concernés. Toute une infrastructure risque de s’écrouler si une situation de cendre atmosphérique analogue – ou plus grave dans le cas du Katla – devait se produire à la fin du mois de juillet. Il est fort à parier que, devant de tels enjeux, les autorités réagiront différemment et autoriseront des vols là où ils ont été annulés en 2010… en priant qu’aucune catastrophe ne se produise !

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Le Katla vu par la webcam.