Ruapehu (Nouvelle Zélande)

1475806114.5.jpgLes autorités néo-zélandaises attirent l’attention du public sur des signes de réveil du volcan. En particulier, toutes les personnes qui ont l’intention d’atteindre la zone sommitale doivent savoir qu’une éruption est susceptible de se produire au niveau du Crater Lake. Les concentrations de gaz à proximité du lac ont atteint un niveau qui peut incommoder certains individus.
L’activité du Ruapehu est sous surveillance permanente depuis l’éruption de septembre 2007. Aucune autre séquence éruptive ne s’est produite depuis cette époque mais, selon les scientifiques, l’augmentation d’émission des gaz et de la température du volcan représente «un état anormal d’activité ».
Le niveau d’alerte reste néanmoins maintenu à 1.

993348610.7.jpgNew Zealand authorities are warning of increased signs of volcanic activity at the volcano.
Climbers and other visitors considering visiting the summit area of Mt Ruapehu are advised that there may be an increased chance of eruptions from Crater Lake. Gas concentrations near the lake have increased to levels that can affect some people.
Scientists have continued to monitor the activity at Ruapehu since the moderate-sized eruption in September last year. No further eruptions have occurred, but an increase in gas output and the internal temperature of the volcano represent « an anomalous state of activity ».
However, the alert level remains at One.

Etna (Sicile / Italie)

1475806114.9.jpgDepuis une dizaine de jours, le volcan montre des signes d’agitation. Tout a commencé le 21 avril dans l’après-midi, avec une activité strombolienne et de projections de quelques dizaines de mètres de hauteur au niveau de la bouche qui entaille le versant oriental du Cratère SE.
Le 22 avril, les explosions sont devenues plus fréquentes, avec une fréquence d’un événement toutes les 5 minutes au lieu de 15 à 20 minutes la veille. Cette activité s’est poursuivie au même rythme le 23 avril ; les explosions étaient audibles à Pedara et Nicolosi. On a ensuite observé un déclin de l’activité qui a finalement cessé le 28 avril.
Malgré tout, le tremor éruptif se maintient toujours à un niveau au-dessus de la normale. A noter en plus plusieurs événements sismiques sur le massif. Les derniers en date visibles sur les sismos ont eu lieu le 1er mai avec un essaim (M2,9 et 3,3) sur le versant nord. Deux autres séquences sismiques (M1,7) étaient visibles le 2 mai à 12h05 (voir ci-sessous) et 16h14 GMT.
Affaire à suivre de très près….

993348610.7.jpgThe volcano has shown some signs of activity over the past 10 days or so. On April 21st in the afternoon, the fracture on the eastern flank of the SE Crater was the seat of strombolian explosions with ejecta some tens of metres above the vent. Explosions became more frequent on April 22nd with a frequency of one explosion per minute instead of 15 or 20 the day before. This activity continued on April 23rd with explosions that could be heard in Pedara and Nicolosi. The, activity declined and stopped on April 28th.
The eruptive tremor is still above background levels. Several seismic events also occurred on the volcano. On May 1st, a seismic swarm (M2.9 and 3.3) was observed on the northern flank. Two other events (M1.7) could be seen on the seismographs on May 2nd at 12:05 (see here below) and 16:14 GMT.
Let’s wait and see what’s going to happen in the next few days and weeks…

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Chaitén (Chili)

1475806114.7.jpgSelon une dépêche de l’agence Reuters, un volcan du sud du Chili a émis un volumineux nuage de cendre hier matin à l’aube ; le phénomène s’est accompagné de vibrations du sol et a entraîné l’évacuation de quelque 1500 personnes.
Les habitants de la région indiquent que la cendre retombait sur la ville de Chaitén (située à 1200 km au sud de Santiago et à 10 km du volcan).
Des camions ont été envoyés pour ravitailler la région en eau car la cendre a pollué les réserves locales. Des écoles ont été fermées tandis que les hôpitaux traitaient des irritations des yeux et des problèmes respiratoires.
Au début, on a cru que la source de l’émission de cendre était le volcan Michimahuida, mais il s’est avéré qu’il s’agissait du Chaitén, situé tout près de la ville du même nom.
En cliquant sur le lien ci-dessous, vous aurez accès au bulletin d’informations de la chaîne américaine ABC News sur cet événement.

993348610.6.jpgAccording to the Reuters press agency, a volcano in southern Chile spewed a vast cloud of ash before dawn on Friday, triggering earth tremors and prompting the evacuation of about 1,500 people.
Residents said ash fell over the Patagonian town of Chaitén (1,200 km south of Santiago and just 10 km from the volcano).
Trucks with drinking water were being sent to the area after ash affected water supplies. School classes were suspended in some areas and hospitals treated people for irritated eyes and breathing difficulties.
The source of the ash was initially identified as the volcano Michimahuida, but later said it was Chaitén, which has the same name as the nearby town.
By clicking on the link here below, you’ll have access to the ABC News report about the event.
http://www.abc.net.au/news/stories/2008/05/03/2234484.htm

Essaim sismique inhabituel à Reno (Nevada / Etats Unis)

1475806114.8.jpgUn essaim sismique très inhabituel, avec plus de 1000 événements au cours des deux derniers mois[voir carte ci-dessous], secoue actuellement la région de Mogul, petite localité de 3000 habitants à l’ouest de Reno (Nevada). Les habitants sont inquiets et les scientifiques restent décontenancés devant ce phénomène.
La population a ressenti plus de 20 séismes de M2 ou plus ; par ailleurs, l’intensité et la fréquence des secousses n’a fait qu’augmenter au lieu de diminuer comme cela se passe habituellement. Bien que le Nevada soit le deuxième état le plus sismique des Etats-Unis, les scientifiques n’ont encore jamais observé quelque chose de semblable.
La « séquence de Mogul », comme ils l’ont baptisée, a débuté le 28 février par une petite secousse estimée à environ 1,5 km de profondeur sous la ville. Au cours des semaines suivantes, d’autres secousses ont frappé la région. Tous les trois jours, on a relevé une secousse supérieure à M2, accompagnée d’événements de moindre intensité.
Le nombre de séismes quotidiens a ensuite augmenté régulièrement, avant qu’une modification intervienne le 15 avril. A partir de cette date, des séismes de M2 ont commencé à se produire environ 3 fois par jour. Le 24 avril, la région a été secouée par un événement de M4,2 et le nombre de secousses de M2 est passé à 20 par jour, voire davantage. Avant le 22 avril, on avait comptabilisé plus de 400 séismes ; pour la semaine dernière à elle seule, on en a relevé 500.
La série la plus importante a eu lieu vendredi soir : une secousse de M3,3, suivie 11 secondes plus tard d’une secousse de M4,7 (la plus forte ressentie dans la région de Reno depuis un demi-siècle), puis d’une secousse de M3,4 trois minutes plus tard.
Les scientifiques se posent beaucoup de questions sur les causes possibles de cette sismicité. Dans la région de Reno, la plaque Pacifique coulisse et s’éloigne de la plaque nord-américaine vers le nord le long de la faille de San Andreas distante d’environ 300 km, de sorte que la région de Reno s’étire dans une direction est-ouest. C’est cet étirement qui pourrait provoquer les séismes. A l’heure actuelle, les scientifiques se refusent à tout pronostic pour les jours et semaines à venir. Néanmoins, selon l’Observatoire Sismologique du Nevada, ils ne sont pas liés à une activité volcanique.
Cette situation m’intéresse vu que je prévois de visiter la faille de San Andreas au terme de mon périple dans la chaîne des Cascades l’été prochain.
Source : The Los Angeles Times

993348610.7.jpgAn unusually intense swarm of earthquakes — more than 1,000 over the last two months — [see map here below] has struck beneath Mogul (pop. 3,000), a small suburb to the west of Reno (Nevada), leaving residents shaken and scientists puzzling over the cause. More than 20 quakes of magnitude 2 or higher have hit on some days, and the intensity and frequency of the quakes have been increasing rather than following the normal pattern of tailing off. Although Nevada is the second-most seismically active state in the United States, researchers say they have never seen anything quite like this before.
The “Mogul sequence” began on February 28th with a small tremor about a mile beneath the town. Over the following weeks, repeated small quakes struck the area. About every third day or so, there would be a quake with a magnitude greater than 2 mixed in with the smaller temblors.
The number of daily quakes grew slowly, and then a shift in the pattern occurred April 15th, when magnitude 2 quakes began occurring about three times a day. On April 24, the area suffered a magnitude 4.2 quake, and the number of magnitude 2 quakes jumped to 20 a day or more. Before April 22nd there had been more than 400 quakes. Last week alone, there were 500.
The biggest series of quakes struck Friday evening — a magnitude 3.3 temblor, followed 11 seconds later by a magnitude 4.7, the strongest in the Reno area in more than half a century — and then a 3.4 three minutes after that.
Scientists are asking many questions about the possible cause of the quakes. In the Reno area, the Pacific tectonic plate is shearing away from the North American plate northward along the San Andreas Fault some 300 km away, so that the Reno area is expanding in an east-west direction. That expansion could be the ultimate cause of the swarm. The scientists are reluctant to make any predictions about what is going to happen in the days and weeks ahead. However, according to the Nevada seismological Laboratory, they are not linked to any volcanic activity.
I’m personally interested in this situation in so far as I have planned to visit the San Andreas Fault at the end of my trip in the Cascades next summer.
Source : The Los Angeles Times

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