Karangetang (Indonésie)

f62d3aaedac9fff76bee9f959e119b3e.jpgQuelque 300 familles ont été évacuées des pentes du volcan après que les autorités aient indiqué qu’une éruption pouvait être imminente et porté le niveau d’alerte à son maximum (AWAS). Les autres villages du secteur doivent se montrer vigilants et se tenir prêts pour une évacuation rapide.
Vendredi, le volcan a émis de la lave et autres matériaux à haute température sur 2 km le long de ses pentes. De plus, l’accumulation de ces matériaux sur le versant sud est susceptible de déclencher des avalanches pyroclastiques semblables à celles qui ont tué 3 personnes lors de la dernière éruption en 1997.
Cinq années auparavant, 7 personnes avaient déjà été tuées dans des circonstances analogues.
La dernière éruption majeure du Karangetang en 1974 avait entraîné l’évacuation de la totalité de la population vers une île voisine.
Source: Volcanological Survey of Indonesia (VSI).

c1acb234c0e942425decdc7caa0387ef.jpgSome 300 families have been evacuated from the slopes of the volcano after authorities said an eruption could be imminent and the alert level was raised to its highest level (AWAS). Other villages in the area were asked to remain on standby in case they should need to leave their homes suddenly.
The mountain spewed lava and hot volcanic debris as far as 2000 m down its slopes on Friday. Besides, the accumulation of these materials at the southern slope has the potential to cause pyroclastic flows like those that killed three people when the volcano last erupted in 1997.
Five years earlier, seven people were killed in similar circumstances.
Mount Karangetang’s last major eruption in 1974 forced the total evacuation of the population to a nearby island.
Source: Volcanological Survey of Indonesia (VSI).

Petit tsunami à Hilo (Hawaii / Etats Unis)

ac4ba6f2fa96fcb8e581282360decc81.jpgUn tsunami a frappé Hilo vers 14 heures (heure locale) jeudi dernier. Bien que de faible amplitude et inoffensif, il était plus important que ce qu’avaient prévu les scientifiques du Pacific Tsunami Warning Center.
La vague, provoquée par le séisme de M8 qui a frappé le Pérou mercredi, mesurait 50 centimètres du creux à la crête. Elle n’avait rien de comparable avec les tsunamis de 1946 et 1960 ; en effet, le séisme péruvien était moins fort et sa profondeur moins importante que ceux de 1946 et 1960.
Les habitants de Hilo et les touristes doivent garder à l’esprit que la ville peut être la cible des tsunamis. Le 1er avril 1946, un séisme de M 8,5 près des Aléoutiennes a envoyé une vague de 14 mètres de hauteur sur Hilo. Le 22 mai 1960, le séisme de M 9,5 qui a frappé le Chili a provoqué une vague géante qui a tué 61 personnes à Hilo.
Les scientifiques sont persuadés que, tôt ou tard, un séisme dans le Pacifique déclenchera un nouveau tsunami qui déferlera sur Hilo. Ils prétendent que la technologie moderne permettra d’alerter la population trois heures avant l’arrivée de la vague. Il faut espérer qu’ils ont raison. Bien qu’une digue de protection ait été érigée dans la baie de Hilo pour freiner l’ardeur des tsunamis, je ne suis pas certain que ce soit suffisant pour protéger la ville qui est construite parfois légèrement en dessous du niveau de la mer et sans hautes terres à l’entour pour aller se réfugier en cas de danger. Seule la Saddle Road permettrait de fuir.
Les trois heures dont parlent les scientifiques supposent des séismes lointains. Quelle sera la marge de sécurité si l’épicentre du séisme est proche de la côte comme ce fut le cas à Kona, sur la côte ouest, en octobre 2006 ? Dans ce dernier cas, la secousse était profonde ; que ce serait-il passé si le séisme avait été superficiel et avait déclenché un tsunami? Les vacanciers n’auraient probablement pas eu trois heures pour évacuer les résidences qui pullulent le long de la côte !
Source : Hawaii Tribune-Herald.

a691fbd0022eaf73189bb14e8c7b722f.jpgAlthough it was small and non-damaging, a tsunami hit Hilo about 2 a.m. Thursday, and it was bigger than some scientists at the Pacific Tsunami Warning Center expected.
The tsunami, which was caused by Wednesday’s magnitude-8 earthquake that rocked Peru, was almost 50 centimetres from peak to trough. The reason Thursday’s tsunami wasn’t as damaging as the killer tsunamis that hit Hilo in 1946 and 1960 is that Peru’s earthquake was smaller and occurred deeper under the sea floor.
Residents and tourists have to keep in mind that Hilo can be target for tsunamis. On April 1, 1946, an M 8.5 earthquake near the Aleutian Islands caused a 14-metre tsunami in the town.
On May 22, 1960, an earthquake off the coast of Chile that registered magnitude 9.5 caused a tsunami in Hilo that killed 61 people.
Scientists contend that sooner or later there will be an earthquake in the Pacific that will produce a devastating tsunami on the Big Island. They also affirm that technology will allow the Tsunami Warning Center to alert residents of the danger a minimum of three hours before the tsunami hits. Let’s hope they are right! Although a seawall was built across Hilo Bay, I’m not sure it will be enough to protect the town which sometimes lies slightly under sea level, with no high grounds around to take refuge. The Saddle Road would be the only way to escape.
The three hours mentioned by scientists refer to distant earthquakes. What about the safety margin if the seism is close to the shore as in October 2006, near Kona on the west coast? By that time, the earthquake was deep under the sea; what would have happened if it had been shallow and had triggered a tsunami? We may imagine holidaymakers would not have had three hours to leave the condos that dot the coastline!
Source : Hawaii Tribune-Herald.

Aysen Fjord (Chili)

La presse n’en parle pas, mais le problème reste bien présent. La situation sur l’Aysen Fjord au sud du Chili ressemble un peu à celle du volcan de boue de l’île de Java, toujours aussi dévastateur. Au Chili, ce n’est pas la boue mais la sismicité récurrente qui effraye la population. Les premières secousses ont été ressenties en janvier dernier et depuis cette époque, plus de 7 000 autres ont été enregistrées par les sismographes ! La plus importante (d’une magnitude de 6,2) a eu lieu le 21 avril. Elle a provoqué l’effondrement d’une falaise dans la mer, ce qui a généré une vague qui a tué 10 personnes.
Depuis cet événement, 15% des 30 000 habitants qui vivaient sur les rives du fjord ont fui la région. Selon les riverains, leur situation est pire que celle des habitants qui vivent sur la Ceinture de Feu du Pacifique. En Indonésie ou au Japon, on sait qu’un séisme va se produire un jour ou l’autre ; sur le fjord d’Aysen, les secousses sont quotidiennes, même si elles ont considérablement faibli à l’heure actuelle.
La cause de cette sismicité reste assez mystérieuse car la région n’a jamais été vraiment étudiée. Les scientifiques pensent qu’il pourrait s’agir d’une montée de magma, voire de la naissance d’un volcan sous-marin, étant donné que des volcans sont présents au nord et au sud de cette zone.
Il pourrait aussi s’agir uniquement d’un phénomène tectonique. La collision de trois plaques à proximité de la côte chilienne la rend très sensible. N’oublions pas que le séisme le plus important jamais enregistré (magnitude de 9,5) a eu lieu en 1960 près de Valdivia, à environ 700 km au nord du fjord d’Aysen. Le séisme du 21 avril s’est produit le long de la faille Liquiñe Ofqui qui s’étire sur plus de 1 000 kilomètres le long des Andes chiliennes. La présence de sismicité n’est donc pas vraiment une surprise.
Toujours est-il que depuis cette époque la population qui a décidé de rester sur place est traumatisée. Beaucoup de gens dorment tout habillés et préfèrent garder leurs enfants à la maison plutôt que de les envoyer à l’école. Suite à la fermeture et à la délocalisation des usines de conditionnement du saumon, le nombre de divorces a augmenté, ainsi que les dépressions nerveuses et l’alcoolisme…. A suivre.

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Pavlof (Alaska / Etats Unis)

435a115bc01ef8d4932f68dc51b5ba8e.jpgLe volcan Pavlof, l’un des plus actifs de l’arc aléoutien, à environ 1 000 kilomètres au SO d’Anchorage, semble sur le point d’entrer en éruption, ce qui pourrait fortement perturber le trafic aérien. En effet, un grand nombre de lignes internationales naviguent dans ce secteur quotidiennement. La Federal Aviation Administration a prévenu les pilotes, leur indiquant qu’en cas d’éruption, les vols devraient être détournés. En conséquence, le niveau d’alerte aérienne est passé à l’orange.
L’activité sismique sur le volcan est en hausse depuis mardi, avec une secousse enregistrée en moyenne chaque minute. Des pêcheurs ont aperçu mercredi une coulée de lave sur le flanc SE du volcan où des lahars ont aussi été observés. Le volcan ne présente pas pour le moment de réel danger pour les populations. Le port de pêche de Pavlof Bay est à une quinzaine de kilomètres du volcan ; King Cove (800 habitants) se situe à 70 km au SO et Cold bay (90 habitants) à une soixantaine de km.
L’Alaska Volcano Observatory pense que cette éruption ressemblera aux précédentes. La dernière en date a eu lieu en septembre 1996, avec des explosions et des émissions de lave qui ont duré plusieurs mois. Les nuages de cendres s’élevaient en général jusqu’à 6 km d’altitude, avec une pointe à 9 km.
Source: Alaska Volcano Observatory.

162f5ad0f0a6900c434de53bcfc78af1.jpgPavlof, one of the most active volcanoes in the Aleutian arc, lying about 1,000 kilometres southwest of Anchorage, could be working toward a massive, explosive eruption that could affect air travel. Indeed, the volcano lies directly in the path of hundreds of daily international flight paths, and an explosive eruption could severely disturb them. The Federal Aviation Administration sent advisories to airlines that might be operating in the area. If there is a severe eruption, flights would have to be diverted. The aviation colour code has been raised to orange.
Seismic activity has been high on the volcano since Tuesday, with about one tremor recorded every minute. Eyewitnesses aboard a fishing boat in the area Wednesday reported glowing lava on the volcano’s southeast flank. Mudslides took place on the southeast side of the volcano, an area inhabited by few, if any, people. Pavlof is about 15 km from Pavlof Bay, a popular fishing ground, but at the moment it isn’t posing an immediate threat. Several other small towns are in the area, including King Cove, which is about 70 km to the southwest with a population of roughly 800, and Cold Bay, nearly 60 km southwest with a population of about 90.
The AVO expects this eruption to follow the pattern of previous eruptions. The last eruption of Pavlof began in September, 1996 and consisted of a several-month-long series of ash explosions, lava-fountaining, and lava-flow production. Ash clouds reached as high as 9 km a.s.l. on one occasion. However, most ash clouds were below 6 km a.s.l.
Source: Alaska Volcano Observatory.