Yellowstone (Etats Unis): Aucun risque d’éruption à court terme ! // No risk of a short-term eruption !

drapeau-francaisIl y a quelques jours (le 6 mai 2016), le tabloïd britannique Daily Express a publié un de ces articles dont le seul but est d’attirer plus de lecteurs, mais qui n’ont aucune valeur scientifique
On pouvait lire qu’ « après la série de séismes enregistrés à travers le monde, il y a de plus en plus de craintes que le volcan du Wyoming (autrement dit Yellowstone) soit sur le point d’entrer en éruption, ce qui pourrait rendre les deux tiers des Etats-Unis immédiatement inhabitables car les volumineuses émissions de cendre dans l’atmosphère bloqueraient la lumière du soleil et affecteraient directement la vie sous ce nuage de cendre. Les chasseurs d’OVNI ont mis de l’huile sur le feu en prétendant avoir vu un vaisseau spatial extraterrestre en train de planer au-dessus du volcan de Yellowstone, dans le but de le surveiller avant une puissante éruption à très court terme. »
Heureusement, cette information est totalement infondée et le dernier rapport de l’Observatoire Volcanique de Yellowstone pour le mois d’avril est loin d’être alarmant. Voici les principaux éléments du rapport:
Au cours du mois d’avril 2016, 53 séismes ont été détectés dans le parc national de Yellowstone. L’événement le plus significatif était un micro séisme de magnitude M 2.0 le 23 avril, à 6,5 km au nord du Norris Geyser Basin. En avril 2016, la sismicité a inclus un petit essaim de 11 événements le 17 avril. La secousse la plus forte, d’une magnitude de M 1,5, a eu lieu le 17 avril à 13 km à l’est de West Thumb.
En ce qui concerne la déformation du sol, un petit soulèvement du sol (environ 1 cm) a été enregistré dans la partie nord de la caldeira de Yellowstone. L’inflation semble avoir commencé au début de l’année 2016 et son évolution est semblable à  ce qui avait été observé en 2013-2014. La plupart des stations GPS à l’intérieur de la caldeira enregistrent un léger affaissement, à raison d’environ 1,5 cm par an. Globalement, la déformation actuelle à Yellowstone reste dans la norme historique.

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drapeau-anglaisA few days ago (on May 6th 2016), the British Daily Express released one of these articles whose only goal is to attract more readers and which are a nonsense from a scientific point of view

One could read that “following a spate of seismic activity around the globe, fears have been mounting the volcano in Wyoming (i.e.Yellowstone) could be about to blow which could leave two-thirds of the USA immediately uninhabitable as the large spew of ash into the atmosphere would block out sunlight and directly affecting life beneath it. UFO hunters have now added more fuel to the fire by claiming to have spotted alien spacecraft hovering over the Yellowstone volcano, claiming they are monitoring it before its imminent massive eruption.”

Fortunately, this piece of news is totally unfounded and the Yellowstone Volcano Observatory’s latest report for the month of April is by no means alarming. Here are the main parts of the report:

During April 2016, 53 earthquakes were located in the Yellowstone National Park. The largest event was a micro earthquake of magnitude M 2.0 on April 23rd and was located 6.5 km north of Norris Geyser Basin.  April 2016 seismicity included a small earthquake swarm of 11 earthquakes occurring on April 17th. The largest event, with a magnitude of M 1.5, occurred on April 17th 13 km east of West Thumb.
As far as ground deformation is concerned, a small amount of ground uplift (about 1 cm) has been recorded to the north of the Yellowstone Caldera. The uplift appears to have started early in 2016 and the apparent pattern is similar to that observed in 2013/2014. Most of the GPS stations within the caldera record slight subsidence, at a rate of about 1.5 cm/year. Current deformation patterns at Yellowstone remain within historical norms.

Norris-Geyser-Basin

West Thumb blog

Vue des champs hydrothermaux de Norris et West Thumb.

(Photos: C. Grandpey

Le risque volcanique aux Etats Unis // The volcanic risk in the U.S

drapeau-francaisIl y a quelques jours, j’ai lu dans la presse américaine un article intitulé «Les Etats-Unis ont 169 volcans actifs, mais les volcanologues ne sont pas inquiets ». L’auteur explique qu’«entre leur histoire géologique et la surveillance active, la plupart ne représentent pas une menace pour les personnes ou les biens. » L’article a été écrit quelques jours après l’éruption du Pavlof en l’Alaska. Le volcan a émis un volumineux panache de cendre qui a perturbé le trafic aérien.
Alors que les éruptions volcaniques comme celle du Pavlof peuvent sembler tout à fait normales aux yeux des Américains qui vivent à proximité du Mont St. Helens dans l’Etat de Washington, du Kilauea à Hawaii, ou dans les Iles Aléoutiennes en Alaska (où se trouvent Pavlof et de nombreux autres volcans), les autres habitants des Etats-Unis seront peut-être surpris d’apprendre que leur pays possède 169 volcans actifs.
Les Etats-Unis représentent 11% des 1500 volcans actifs dans le monde, sans compter ceux situés sur le plancher océanique. Cependant, le risque volcanique  n’est pas également réparti sur la planète. Selon  l’IAVCEI, plus de 91% du risque volcanique est concentré dans cinq pays. L’Indonésie représente 66% de ce risque, suivie par les Philippines, le Japon, le Mexique et l’Ethiopie.
Les États-Unis possèdent de nombreux volcans, mais la plupart n’ont pas connu d’éruptions depuis des milliers d’années, et ceux qui se sont manifestés récemment sont surveillés en permanence par l’USGS. Environ 100 des 169 volcans actifs américains sont situés en Alaska ; les autres se trouvent en Californie, dans l’Oregon, et les îles Mariannes du Nord, avec respectivement 18, 16 et 13 volcans actifs. Six volcans d’Hawaï et sept volcans de l’Etat de Washington comptent parmi les plus actifs. En dépit de leur faible nombre, leur menace volcanique est assez élevée. L’Arizona, le Colorado, l’Idaho, le Nevada, le Nouveau-Mexique, l’Utah et le Wyoming ont chacun moins de cinq volcans.
L’USGS a défini un niveau global de menace pour les volcans américains. Les volcans auxquels la  «plus haute priorité» a été affectée et qui, en tant que tel, nécessitent la plus étroite surveillance, ne représentent que 35 des 169 volcans actifs: 16 sont en Alaska, 7 dans les îles Mariannes du Nord, quatre dans les états de Washington et de l’Oregon.
Un volcanologue de l’USGS a dit: « Si un volcan dispose d’un équipement de surveillance suffisant, et une bonne réactivité locale en cas d’éruption, le risque humain peut être réduit. »
Parmi les volcans américains les plus actifs, l’éruption du Mont St. Helens en 1980 a tué 57 personnes. Le Pavlof en Alaska a connu 40 éruptions, y compris un certain nombre d’éruptions mineures au cours des 20 dernières années. Comme le volcan est situé dans un endroit reculé des Aléoutiennes, le risque humain est assez faible. Lors d’une éruption, le principal problème réside dans les panaches de cendre qui peuvent perturber le trafic aérien de la région. À Hawaii, le Kilauea est l’un des volcans les plus actifs au monde et est en éruption depuis 1983. Ses coulées de lave peuvent causer des dégâts matériels et ont récemment été une menace pour la petite ville de Pahoa, mais le risque de pertes humaines est très faible.

Même si les volcans américains les plus actifs sont bien surveillés, un excès de confiance serait une grave erreur. Les volcans japonais comme le Mont Ontake sont bien surveillés eux aussi, mais l’explosion phréatique très soudaine (avec une cinquantaine de victimes) qui a eu lieu en octobre 2014 montre que la prévision volcanique est encore loin d’être parfaite. Par ailleurs, les éruptions qui ont été observées au cours des dernières décennies aux Etats Unis – y compris celle du Mont St Helens en 1980 (avec un Indice d’Explosivité Volcanique 5) – n’étaient pas extrêmement violentes. Si un super volcan comme celui de Yellowstone entre en éruption (avec un VEI 8, par exemple), la situation sera beaucoup plus grave. D’accord, les instruments avertiront les scientifiques qu’une éruption est sur le point de se produire, mais s’il s’agit d’un événement à très grande échelle, il n’affectera pas seulement la zone autour de Yellowstone. Si j’étais un volcanologue américain, je serais inquiet!

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drapeau-anglaisA few days ago, I read in the U.S. press an article entitled “US has 169 active volcanoes, but scientists aren’t worried.”  The author explains that “between their geological history and active monitoring, most pose no threat to lives or property.” The article was written a few days after the eruption of Alaska’s Pavlof which spewed a voluminous ash plume that disrupted air traffic.

While volcanic eruptions like Pavlof’s might seem quite common to Americans living near Mount St. Helens in Washington, Kilauea in Hawaii, or Alaska’s Aleutian Islands (where Pavlof and numerous other volcanoes are located), the rest of the continental US may be surprised to learn that the United States holds 169 active volcanoes.

Of the 1,500 active volcanoes in the world – excluding those located on the ocean floor – the United States makes up 11%. However, the risk is not equally spread around the world. According to the IAVCEI, over 91 percent of volcanic risk is concentrated in five countries.

Indonesia faces 66% of this risk, followed by the Philippines, Japan, Mexico, and Ethiopia.

The US has many volcanoes, but most haven’t erupted for thousands of years. And the ones that have erupted in recent history are continuously monitored by the US Geological Survey (USGS).

About 100 of the 169 active US volcanoes are located in Alaska, followed by California, Oregon, and the Northern Mariana Islands with 18, 16 and 13 active volcanoes, respectively.

Hawaii’s six volcanoes and Washington’s seven volcanoes are some of the country’s most active, so despite their low numbers, their volcanic threat is fairly high. Arizona, Colorado, Idaho, Nevada, New Mexico, Utah, and Wyoming each have fewer than five volcanoes.

The USGS has defined an overall threat score for the country’s volcanoes. Volcanoes with the “highest priority” and, as such, requiring the most extensive monitoring coverage, comprise only 35 of the 169 active volcanoes: 16 in Alaska, 7 in the Northern Mariana Islands, four in both Washington and Oregon.

A USGS volcanologist said: “If a volcano has enough scientific monitoring equipment on it, and a well-organized local response, then the risk to human life can be reduced.”

Among the US most active volcanoes, the eruption of Mount St. Helens in 1980 killed 57 people. Alaska’s Pavlof has had 40 known eruptions, including a number of small eruptions within the past 20 years. As the volcano is located in a remote place of the Aleutians, the human risk is quite low. The only problem during an eruption lies with the ash plumes which can disrupt air traffic in the area. In Hawaii, Kilauea is one of the world’s most active volcanoes and has been continuously erupting since 1983. Its lava flows can cause material damage and were recently a threat to the small town of Pahoa but the risk of human losses is very low.

Even though US most active volcanoes are well monitored showing too great a confidence might be a mistake. Japanese volcanoes like Mount Ontake are well monitored too but the sudden phreatic explosion that occurred in October 2014 shows that volcanic prevision is still far from perfect. Besides, the eruptions that were observed during the past decades – including the one at Mount St Helens in 1980 (with a Volcanic Explosivity Index 5) – were not very powerful. Should a super volcano like Yellowstone erupt (with a VEI 8, for instance), the situation would be far more serious. Ok, the instruments would warn the scientists that an eruption is about to occur, but it might be a large-scale event which would not only affect the area around Yellowstone. If I were a US volcanologist, I would be worried!

St-Helens-blog

Le Mont St Helens, siège de la dernière éruption majeure aux Etats Unis.

Yell-blog

Yellowstone: Une bombe à retardement?

(Photos: C. Grandpey)

Yellowstone, un vrai point chaud? Pas si sûr! // Is Yellowstone a real hotspot? Not so sure!

drapeau-francaisJusqu’à présent, la théorie généralement acceptée sur les origines de Yellowstone est que le soi-disant supervolcan est né à partir d’un point chaud, autrement dit un panache mantellique émergeant des profondeurs de notre planète. Une récente simulation montre que l’hypothèse conventionnelle est probablement erronée. Il semblerait que le panache était dans l’incapacité d’atteindre la surface car il était bloqué par une ancienne plaque tectonique. Il s’agirait de la plaque Farallon, si l’on se réfère à une étude publiée en 2012. En effet, ce n’est pas la première fois que cette nouvelle approche de Yellowstone est diffusée par les revues scientifiques.
Les résultats de la simulation, la première de son genre à reproduire l’interaction complexe entre un panache mantellique et une plaque tectonique en train de s’enfoncer, ont été présentés le mois dernier dans Geophysical Research Letters.
Des géologues de l’Université de l’Illinois ont réussi à reproduire deux choses en laboratoire : d’une part, l’histoire de la tectonique des plaques dans la région et, d’autre part, l’image géophysique de l’intérieur de la Terre. Non seulement les chercheurs ont réussi à créer une vue en trois dimensions de l’intérieur de Yellowstone, mais ils l’ont fait sur les 40 derniers millions d’années, afin d’essayer de recréer les éruptions qui se sont produites aux États-Unis entre l’Oregon et le Wyoming. Cependant, ils ont constaté qu’il leur était impossible de recréer la plupart des éruptions récentes en raison de la présence d’une plaque qui avait été entraînée en profondeur dans le manteau terrestre il y a environ 100 millions d’années, époque où les plaques Pacifique et nord-américaine ont commencé à converger.
Selon les scientifiques, le manteau autour de la plaque en train de s’enfoncer a provoqué une très forte pression à l’avant de cette dernière. La simulation montre qu’il y a 15 millions d’années, cette pression est devenue tellement importante que la plaque a commencé à se déchirer. Le panache qui se trouvait en dessous est passé à travers la plaque, ce qui a entraîné d’énormes épanchements de lave qui semblent correspondre aux basaltes du plateau de Steens-Columbia River.
Malgré le trou béant dans le centre de la plaque, le panache n’a pas continué à passer à travers elle parce que le manteau était très visqueux. Au fur et à mesure que la plaque continuait à s’enfoncer, elle entraînait avec elle le manteau environnant ce qui, en fin de compte, a obstrué le trou et empêché le panache d’atteindre la surface pendant les 15 millions d’années qui ont suivi.
L’hypothèse privilégiée jusqu’à présent ne peut pas expliquer la suite d’éruptions volcaniques qui a eu lieu depuis les premiers vastes épanchements basaltiques, y compris la formation de la caldeira de Yellowstone qui s’est produite il y a seulement 2,1 millions d’années. En conséquence, il faudra trouver une nouvelle explication pour la formation de Yellowstone, ainsi qu’une source de chaleur supplémentaire! Un chercheur pense que cette source pourrait se trouver au niveau de la dorsale Juan de Fuca dans l’Océan Pacifique. Bien que cette dorsale se trouve aujourd’hui à près de 1600 kilomètres du point chaud de Yellowstone, elle aurait pu facilement affecter le milieu de la plaque nord-américaine. Comme il se trouve tout juste à l’ouest de la zone de subduction de Cascadia, le jeune plancher océanique plonge facilement sous la plaque nord-américaine. Il se peut, il y a plusieurs millions d’années, que certains événements aient fait apparaître une grande quantité de chaleur au sein de la plaque Juan de Fuca alors qu’elle s’enfonçait sous la plaque nord-américaine. Cela aurait fait apparaître un chapelet d’éruptions volcaniques et finalement contribué à former la caldeira de Yellowstone dans les Montagnes Rocheuses.
Quelle que soit l’origine du volcanisme de Yellowstone, la simulation démontre que les plaques tectoniques ont joué un rôle beaucoup plus important qu’on le pensait dans tout le volcanisme de cette région.
Source: Scientific American: http://www.scientificamerican.com/

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drapeau-anglaisUp to now, the common theory about the origins of Yellowstone was that the so-called supervolcano was born from a hotspot, in other words a mantle plume emerging from our planet’s core. But a new simulation shows that the conventional hypothesis was wrong. The plume could not have reached the surface because it was blocked by a slab from an ancient tectonic plate.
The simulation results of the model, which is the first to replicate the complex interaction between a mantle plume and a sinking slab, were detailed last month in Geophysical Research Letters.
Geologists at the University of Illinois built the model to replicate both the plate tectonic history of the surface and the geophysical image of Earth’s interior. Not only did the researchers create a three-dimensional view of Yellowstone’s interior, they did so over the past 40 million years in an attempt to re-create the eruptions that have dotted the U.S. from Oregon to Wyoming. However, they found it impossible to re-create most of the recent eruptions because of the presence of a slab which was driven deep into Earth’s mantle about 100 million years ago when the Pacific and North American plates began converging.
According to the scientists, the mantle flowed around the sinking slab causing pressure to build toward the front. Their model shows that 15 million years ago the pressure difference became too much to bear and the slab began to tear. The plume below pulsed through the slab, leading to massive outpourings of magma which appear consistent with the Steens–Columbia River flood basalts.
Despite the gaping hole in the center of the sunken slab, the plume did not continue to rise through it because the mantle is highly viscous. So as the slab continued to sink, it pulled the surrounding mantle down with it, ultimately sealing the hole and blocking the plume from reaching the surface for the next 15 million years.
The favoured hypothesis cannot explain the string of volcanic eruptions since those first flood basalts, including the formation of Yellowstone’s caldera, which happened only 2.1 million years ago. As a consequence, a new explanation for Yellowstone’s formation needs to be found, as well as an additional heat source for Yellowstone! One researcher thinks this could come from the Juan de Fuca Ridge in the Pacific Ocean. Although that’s almost 1,600 kilometers away from Yellowstone’s hotspot today, the ridge can easily affect the middle of the North American Plate. Because it lies just slightly west of the Cascadia subduction zone, the young seafloor is easily shoveled east beneath the North American Plate. So it is likely that some event, millions of years ago, spurred a lot of heat within the Juan de Fuca Plate, which was then shoveled underneath the North American Plate and swept along with that string of volcanic eruptions until it eventually helped form Yellowstone’s gaping caldera in the Rocky Mountains.
Whatever the origin of Yellowstone’s volcanism, the model makes it clear that slabs are much more important than previously thought.
Source: Scientific American: http://www.scientificamerican.com/

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Voici quelques vues des épanchements basaltiques du plateau de la Columbia River:

Col 01

Col 02

Col 03

Col 04

Col 05

Yellowstone possède également de belles structures géologiques:

Col 09

Col 10

Col 11

Col 12

Col 13

Photos: C. Grandpey

L’activité dans le Parc de Yellowstone en octobre 2015 // Activity in Yellowstone National Park in October 2015

drapeau francaisL’activité à Yellowstone est faible à l’heure actuelle. La sismicité et la déformation du sol sont à des niveaux normaux.
L’Observatoire indique que pendant le mois d’octobre 2015 les stations sismiques ont enregistré 83 séismes localisés dans le Parc National de Yellowstone. L’événement le plus significatif a été un petit séisme de M 2.4 le 13 octobre à 06h23, à environ 13 km à l’ouest du Vieux Fidèle.
La sismicité en octobre 2015 a également inclus un petit essaim de 23 événements les 13 et 14 de ce mois à 14 km au NNO de West Yellowstone (Montana).
L’activité sismique à Yellowstone en octobre est restée globalement à des niveaux relativement faibles.

Les stations GPS de Yellowstone continuent à révéler peu ou pas de mouvement de terrain.

Vous trouverez plus d’informations sur l’activité hydrothermale dans le Parc en visitant le site de l’Observatoire:
http://volcanoes.usgs.gov/observatories/yvo/index.html
En cliquant sur la section «Monitoring», vous aurez accès à des données de surveillance d’un grand nombre de sources géothermales dont le Norris Geyser Basin, l’un des points les plus chauds du Parc.

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drapeau-anglaisActivity at Yellowstone is low at the moment. Seismicity and ground deformation are both at normal levels.
The Observatory indicates that during October 2015, the seismic stations reported 83 earthquakes were located in the Yellowstone National Park region. The largest event was a small M 2.4 earthquake on October 13th at 06:23 a.m., located about 13 km west of Old Faithful.
October 2015 seismicity also included a small earthquake swarm with 23 events on October 13th and 14th located 14 km NNW of West Yellowstone (Montana).
Yellowstone earthquake activity in October globally remains at low background levels.

GPS stations in Yellowstone continue to show little or no ground movement.

You will find more information about hydrothermal activity in the Park by visiting the Observatory’s website:
http://volcanoes.usgs.gov/observatories/yvo/index.html
By clicking on the “Monitoring” section, you will have access to the monitoring data of a great number of geothermal features like the Norris Geyser Basin, one of the hottest places in the Park.

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Vue du Norris Geyser Basin (Photo: C. Grandpey)