Datation des éruptions de Yellowstone // Dating the Yellowstone eruptions

Les scientifiques de l’Observatoire Volcanologique de Yellowstone (YVO) ont recensé au moins 28 éruptions au sein de la caldeira de Yellowstone depuis sa formation il y a 631 000 ans. Il s’agit d’une estimation minimale basée sur les vestiges géologiques préservés. Les travaux en cours visent à affiner ce décompte en identifiant les éruptions plus anciennes dont les dépôts ont été enfouis ou masqués par des coulées de lave plus récentes. Ces résultats ont été présentés dans les Yellowstone Caldera Chronicles, une publication hebdomadaire rédigée par des scientifiques et des collaborateurs de l’Observatoire. À noter qu’en janvier 2025, un numéro des Yellowstone Caldera Chronicles avait déjà été consacré au passé du super volcan :

Yellowstone (1) : le passé du super volcan // Yellowstone (1) : the past of the super volcano

L’histoire volcanique de Yellowstone comprend trois éruptions qui ont formé la caldeira au cours des 2,1 derniers millions d’années. La plus récente, il y a 631 000 ans, a créé la caldeira que nous connaissons actuellement et a marqué un tournant vers des coulées de lave rhyolitique de plus petite taille et des dômes confinés principalement à l’intérieur de la caldeira, et non plus vers des éruptions d’envergure continentale.
La cartographie géologique et la datation ont permis d’identifier au moins 28 éruptions au sein de la caldeira depuis sa formation. Il s’agit d’un décompte minimal basé sur les éruptions identifiables avec certitude dans les archives géologiques. Les dépôts éruptifs plus anciens sont souvent masqués par des coulées de lave plus récentes, et dans de nombreuses zones, seuls de petits affleurements isolés subsistent, ce qui limite notre compréhension de leur étendue et de leur âge. La glaciation et l’érosion ont par ailleurs modifié le paysage, en déplaçant ou en redistribuant les matériaux volcaniques.
Pour reconstituer l’histoire éruptive de Yellowstone, les géologues ont établi une relation entre une cartographie de terrain détaillée avec la géochimie, la géochronologie et le paléomagnétisme. La composition chimique permet de distinguer les différents types de de magmas ; la datation radiométrique précise le calendrier des éruptions, tandis que les signatures paléomagnétiques conservées lors du refroidissement de la lave permettent de différencier les éruptions survenues à des périodes différentes.
Les rhyolites du Plateau Central (Central Member Plateau) constituent l’une des séquences éruptives post-caldeira les mieux étudiées et recouvrent une grande partie du fond de la caldeira. De nouvelles datations avec la méthode 40Ar/39Ar divisent ces coulées en cinq groupes éruptifs informels, avec des âges moyens rapportés à un niveau de confiance de 95 %, ce qui améliore la résolution entre les éruptions rapprochées.
La région de West Thumb, au bord du lac Yellowstone, enrichit ce tableau. On pense qu’il s’agit de la zone d’émission d’une éruption explosive à l’origine du Tuf de Bluff Point. Cela prouve que le volcanisme post-caldeira ne s’est pas limité aux seules coulées de lave.

Le canyon de la Yellowstone River présente de beaux exemples de tufs rhyolitiques (Photo: C. Grandpey)

Une coulée de lave affleurant dans la vallée de Hayden (célèbre pour ses meutes de loups) était auparavant associée à une éruption datée d’environ 102 000 ans, mais les nouvelles données montrent que la lave pourrait être plus proche de 160 000 ans, ce qui laisse supposer une éruption jusqu’alors inconnue. Des scientifiques de l’USGS ont prélevé des échantillons de cette coulée en 2025 pour une datation à l’argon ; on attend les résultats.
Des travaux effectués sur le terrain en 2025 ont également permis d’identifier un petit affleurement de lave le long de la Gibbon River, près du ruisseau Nez Perce Creek, qui semble se situer sous une coulée connue. L’analyse géochimique et la datation à l’argon permettront de déterminer si cet affleurement correspond à une éruption distincte ou s’il fait partie d’une unité déjà identifiée.
Par ailleurs, des chercheurs de l’Université du Montana ont identifié des dépôts volcaniques au nord-ouest de la caldeira, près de la Madison Junction. Ces dépôts pourraient provenir d’éruptions survenues peu avant la formation de la caldeira, il y a 631 000 ans. Si c’est le cas, cela permettrait de combler le fossé entre l’activité de pré-caldeira et de post-caldeira.
Source : USGS, The Watchers.

Carte de la caldeira de Yellowstone avec la localisation et l’âge des éruptions rhyolitiques les plus récentes à Yellowstone, et appartenant au Central Plateau Member. La région de West Thumb est indiquée car elle est considérée comme le lieu d’une éruption explosive et la source du Tuf de Bluff Point. Les rhyolites du Central Plateau Member sont divisées en cinq groupes informels d’après les nouvelles datations effectuées avec la méthode 40Ar/39Ar. Chaque groupe informel est représenté par la même couleur. Les numéros figurant sur la carte et dans la légende indiquent l’emplacement des différentes coulées de lave. L’âge moyen par groupe et son intervalle de confiance à 95 % sont indiqués à côté de la liste des unités. (Source : USGS)

Carte de meilleure résolution à cette adresse :

https://www.facebook.com/USGSVolcanoes/posts/how-many-eruptions-has-yellowstone-had-simple-questioncomplex-answer-todays-yell/1300881892086276/

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Scientists at the Yellowstone Volcano Observatory (YVO) have identified at least 28 eruptions within the Yellowstone Caldera since it formed 631 000 years ago, a minimum estimate based on preserved geologic evidence. Ongoing work is focused on refining this count by identifying older eruptions whose deposits were buried or obscured by younger lava flows. The findings were presented in Yellowstone Caldera Chronicles, a weekly column written by scientists and collaborators of the Yellowstone Volcano Observatory. In January 2025, an issue of the Yellowstone Caldera Chronicles was already dedicated to the supervolcano’s past (see above).

Yellowstone’s volcanic history includes three caldera-forming eruptions over the past 2.1 million years. The most recent, 631 000 years ago, created the present-day caldera and marked a shift toward smaller rhyolite lava flows and domes confined largely within the caldera rather than continent-wide eruptions.

Geologic mapping and age dating identify at least 28 eruptions within the caldera since its formation. This is a minimum count based on eruptions that can be confidently recognized in the geologic record. Earlier eruptive deposits are often obscured by younger lava flows, and in many areas, only small, isolated outcrops remain, limiting insight into their extent or age. Glaciation and erosion have further modified the landscape, removing or redistributing volcanic material.

To reconstruct Yellowstone’s eruptive history, geologists combined detailed field mapping with geochemistry, geochronology, and paleomagnetics. Chemical compositions distinguish magma batches, radiometric ages constrain eruption timing, while paleomagnetic signatures preserved during lava cooling separate eruptions that formed at different times.

The Central Plateau Member rhyolites form one of the best-studied post-caldera eruptive sequences and cover much of the caldera floor. New 40Ar 39Ar dating divides these flows into five informal eruption groups, with mean ages reported at the 95 percent confidence level, improving resolution between closely spaced eruptions.

The West Thumb region of Yellowstone Lake adds another layer to this picture. It is thought to be the vent area for an explosive eruption that produced the Tuff of Bluff Point, showing that post-caldera volcanism was not limited to lava flows alone.

A lava flow exposed in Hayden Valley was previously linked to an eruption dated at about 102 000 years but the new data suggest the lava may be closer to 160 000 years old, suggesting a previously unrecognized eruption. USGS scientists collected samples from this flow in 2025 for argon dating, with results pending.

Field work in 2025 also identified a small lava exposure along the Gibbon River near Nez Perce Creek that appears to lie beneath a known flow. Geochemical analysis and argon dating will determine whether this exposure represents a distinct eruption or part of an already identified unit.

In addition, researchers from Montana State University have identified volcanic deposits northwest of the caldera near Madison Junction. The deposits may represent eruptions that occurred shortly before the caldera-forming event 631 000 years ago, helping overcome the gap between pre-caldera and post-caldera activity.

Source : USGS, The Watchers.

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques informations sur l’activité volcanique dans le monde.

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Le 20 décembre 2025, une éruption de boue s’est produite au niveau du Black Diamond Pool, dans le Parc national de Yellowstone. Une vidéo partagée par l’USGS sur les réseaux sociaux montre de la boue en train de jaillir du Biscuit Basin, à mi-chemin entre l’Old Faithful et le Grand Prismatic. Il se peut que d’autres éruptions soient passées inaperçues si elles ont eu lieu de nuit ou lorsque la caméra était masquée par la glace.
Le Black Diamond Pool a déjà été le théâtre d’une explosion hydrothermale en juillet 2024. Elle avait projeté des roches et de la boue à plusieurs dizaines de mètres de hauteur et endommagé une passerelle. Cet incident avait entraîné la fermeture de la zone aux visiteurs en raison des dégâts et du risque de nouvelles explosions.
Voici une vidéo de l’éruption du 20 décembre :
https://youtu.be/U6lBFU1mL5s

Source : Service des parcs nationaux.

Éruption du 20 décembre 2025 (Source : NPS)

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En Indonésie, les autorités locales mettent en garde contre le danger des coulées pyroclastiques et des lahars. Le 21 décembre 2025, une importante coulée de boue, déclenchée par de fortes pluies sur le Semeru, a piégé un mineur de sable dans la rivière Regoyo, dans l’est de l’île de Java. L’homme a survécu sans être emporté par les eaux. Par ailleurs, un camion a également été bloqué par la crue. De plus, les routes menant à trois hameaux ont été coupées par la coulée de boue.
Voici une courte vidéo de l’incident :

https://www.youtube.com/shorts/E9ZGFZaOgwU?feature=share

Source : presse indonésienne.

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Toujours en Indonésie, l’éruption du Merapi (Java) se poursuit. Ces derniers jours, le dôme de lave sud-ouest a généré entre 3 et 36 avalanches par jour ; elles ont parcouru jusqu’à 1,5 km vers le sud-ouest dans la ravine de la Bebeng, 1,8 km dans celle de Sat/Putih et 1,8 km dans celle de la Krasak. Une coulée pyroclastique a dévalé le flanc du volcan sur 1,5 km le 20 décembre 2025. Le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 1 à 4) et il est conseillé au public de se tenir à une distance d’au moins 3 à 7 km du sommet, selon les endroits.
Source : PVMBG.

Dôme du Merapi (Photo: C. Grandpey)

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Dans sa dernière mise à jour du 23 décembre 2025, le Met Office islandais indique que l »accumulation de magma sous Svartsengi demeure lente mais régulière, comparable à celle des dernières semaines. Tant que cette accumulation se poursuit, la probabilité d’une éruption reste élevée ; cependant, l’incertitude quant à la date de la prochaine éruption augmente lorsque l’accumulation est lente, comme c’est le cas actuellement. Compte tenu du rythme actuel d’accumulation, cette incertitude s’étend sur plusieurs mois. Le constat est simple : personne ne sait quand se produira la prochaine éruption !
Les mesures et les modélisations montrent que depuis mars 2024, le volume de magma nécessaire pour déclencher une éruption a augmenté. La quantité de magma accumulée sous Svartsengi entre les éruptions depuis cette date oscille entre 17 et 23 millions de mètres cubes. Depuis la dernière éruption en juillet 2025, un peu plus de 18 millions de mètres cubes de magma se sont accumulés sous Svartsengi.

Volume de magma accumulé sous Svartsengi depuis décembre 2023. Les barres orange représentent le volume accumulé entre les éruptions. La barre rouge représente le volume accumulé entre l’éruption de juillet 2025 et aujourd’hui.

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Débuté le 23 décembre 2025 à 20h20 (heure locale), l’Épisode 39 de l’éruption du Kilauea (Hawaï) a brutalement pris fin le 24 décembre 2025 à 2h13, après environ six heures de fontaines de lave ininterrompues. Les fontaines émises par la bouche sud ont atteint une hauteur de 420 mètres, tandis que celles de la bouche nord ont culminé à près de 280 mètres. Cet Épisode 39 a produit environ 10 millions de mètres cubes de lave. Le débit éruptif moyen, calculé à partir des deux fontaines, a dépassé 190 mètres cubes par seconde. Les coulées de lave ont recouvert environ 60 à 70 % du plancher du cratère de l’Halema’uma’u.
Source : HVO.

Fontaines de plus de 400 m de hauteur (image webcam)

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Dans son dernier rapport hebdomadaire, l’’IGP indique que le Sabancaya (Pérou) poursuit son activité éruptive. Au cours de la semaine écoulée, une explosion d’intensité modérée a été détectée, avec une colonne de cendres et de gaz qui est montée à 1 300 m au-dessus du sommet du volcan. L’IGP a également enregistré une activité sismique liée à la circulation des fluides magmatiques et à la fracturation interne de roches. En conséquence, le niveau d’alerte volcanique reste Orange.

Crédit photo: IGP

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Les images satellites de Home Reef (arc volcanique de Tofua / Tonga) montrent qu’entre le 17 et le 22 décembre 2025, de nouveaux lobes de lave se sont formés dans plusieurs directions à partir d’un cratère situé au centre de l’île. Les coulées à l’est et au sud-est ont atteint l’océan et ont étendu le littoral d’environ 100 m. Des anomalies thermiques ont également été observées au sommet de l’île.
Source : Copernicus.

Home Reef en décembre 2025 (Source : Copernicus Sentinel-2)

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L’Agence météorologique japonaise (JMA) indique qu’une activité éruptive est toujours observée au niveau du cratère Minamidake du Sakurajima. Une incandescence nocturne du cratère est visible sur les images des webcams et de petites éruptions sont parfois détectées. Le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 5) et le public est invité à la prudence dans un rayon de 2 km autour des cratères Minamidake et Showa.

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L’activité éruptive se poursuit sur le Puracé (Colombie). La sismicité est caractérisée par de brefs épisodes de trémor, des signaux longue période indiquant des mouvements de fluides et des périodes de trémor continu. La sismicité se situe à des profondeurs inférieures à 2 km. Les émissions de gaz et de cendres s’élèvent entre 600 et 1 700 m au-dessus du sommet. D’importantes émissions de SO₂ sont détectées sur les images satellitaires. Les températures élevées dans la zone du cratère sont probablement liées aux émissions de gaz à haute température. Des retombées de cendres sont toujours signalées dans plusieurs localités. Le niveau d’alerte reste Orange (niveau 2 sur une échelle de quatre couleurs).
Source : Servicio Geologico Colombiano.

Cratère du Puracé (Crédit photo : SGC)

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L’activité éruptive se poursuit sur le Fuego (Guatemala), avec des explosions stromboliennes quotidiennes. Des grondements et des ondes de choc sont toujours signalés. Des explosions projettent parfois des matériaux incandescents jusqu’à 300 m au-dessus du sommet. Des avalanches de blocs incandescents dévalent plusieurs ravines, atteignant parfois la végétation. Des retombées de cendres sont signalées dans les zones sous le vent. Le 18 décembre 2025, des lahars ont dévalé trois ravines, emportant des branches d’arbres, des troncs, des matériaux volcaniques et des blocs atteignant 3 mètres de diamètre.
Source : INSIVUMEH.

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Au Kamtchatka, la couleur de l’alerte aérienne reste à l’Orange pour le Krasheninnikov et le Sheveluch. Elle est maintenue au Jaune pour le Bezymianny.

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Dernière minute : Pour le moment la situation n’est pas inquiétante, mais il semblerait que l’Etna (Sicile) ait choisi la veille de Noël pour rappeler aux Siciliens qu’il est toujours en vie. Une hausse d’activité est observée par l’INGV et l’alerte aérienne (VONA) est passée à la couleur Jaune (niveau 2, avant l’Orange et le Rouge). Les instruments montrent une activité strombolienne à l’intérieur du Cratère Nord-Est, accompagnée d’une hausse du tremor. Le dernier bulletin de l’INGV (26 décembre 2025) fait état de projections  de matériaux incandescents qui retombent parfois sur le flanc du cône, et l’émission de quantités modestes de cendres volcaniques. Le nuage éruptif est transporté par le vent en direction nord-est, et de légères retombées de cendres ont été signalées à Piano Provenzana et Taormina.

Des explosions stromboliennes sporadiques se sont également produites durant la nuit dans la Bocca Nuova, en particulier au niveau de la bouche BN-2, avec l’éjection de matériaux incandescents
jusqu’à plusieurs dizaines de mètres au-dessus du cratère.

Source: INGV.

Source : INGV

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Dernière minute : L’activité du volcan de boue Piparo (Trinité-et-Tobago) a commencé à s’intensifier tôt le 24 décembre 2025 et s’est poursuivie jusqu’à Noël, avec des projections de boue jusqu’à 4,60 m de hauteur et des dégâts aux routes, habitations et infrastructures environnantes. Plusieurs maisons situées aux alentours du volcan ont signalé des fissures et des effondrements de murs en raison de la hausse d’activité depuis mercredi. Les autorités ont confirmé la présence de soulèvements du sol et de fréquentes éruptions du volcan de boue toutes les 10 à 20 secondes. Les éruptions étaient audibles jusqu’à 15-30 m du site.

La dernière éruption majeure du volcan remonte au 22 février 1997, lorsqu’il a projeté de la boue et des débris à 61 m de hauteur, recouvrant une superficie de 2,5 km². Plus de 300 personnes ont été évacuées. 31 familles ont été déplacées, et des animaux domestiques et du bétail ont péri lors de l’événement.

https://www.youtube.com/watch?v=mCYTPWIIsdo&pp=ygUgUGlwYXJvIG11ZCB2b2xjYW5vIGRlY2VtYmVyIDIwMjU%3D

Le volcan est resté relativement inactif jusqu’à l’éruption majeure de 2019, qui a provoqué des fissures et des effondrements de murs, affectant plusieurs maisons du secteur.

Source: The Watchers.

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L’activité reste globalement stable sur les autres volcans mentionnés dans les bulletins précédents « Volcans du monde ».
Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous pourrez en obtenir d’autres en lisant le rapport hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is the latest news about volcanic activity around the world.

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On 20 Decembern 2025, a muddy eruption occurred at Black Diamond Pool in Yellowstone National Park. Video shared by the USGS on social media shows mud spraying up and out from the pool in Biscuit Basin which is located about midway between Old Faithful and Grand Prismatic. Other recent eruptions have mostly been audible and not visible, because they happened either at night or when the camera was obscured by ice.

Black Diamond Pool was previously the site of a hydrothermal explosion, in July 2024, that sent rocks and mud flying tens of meters high and damaged a boardwalk. It prompted the closure of the area to visitors due to the damage and the potential for additional hazardous activity.

Source : National Park Service.

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In Indonesia, local authorities warn against the dangers of pyroclastic flows and lahars. A large lahar triggered by heavy rains on Mount Semeru trapped a sand miner in the Regoyo River in East Java, on December 21, 2025. The man survived without being swept away. Meanwhile, a truck was also reportedly stranded by the flood. In addition, roads leading to three hamlets were reportedly cut off by the mudflow.

Source : Indonesian news media.

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Still in Indonesia, the eruption at Merapi (Java) continues. During the past days, the SW lava dome produced 3-36 daily lava avalanches that traveled as far as 1.5 km SW down the Bebeng drainage, 1.8 km down the Sat/Putih drainage, and as far as 1.8 km SW down the Krasak drainage. A pyroclastic flow traveled 1.5 km down the flanks on 20 December 2025. The Alert Level remains at 3 (on a scale of 1-4), and the public is advised to stay 3-7 km away from the summit, based on location.

Source : PVMBG.

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In its latest update of 23 December 2025, the Icelandic Met Office indicates that magma accumulation beneath Svartsengi remains slow but steady, comparable to recent weeks. As long as magma accumulation continues, the likelihood of an eruption remains elevated; however, uncertainty regarding the timing of the next eruption increases when magma accumulation is slow. Given the current rate of accumulation, the uncertainty in timing spans several months. It’s easy to conclude that nobody knows when the next eruption will occur !

Measurements and modelling indicate that since March 2024, the volume of magma required to trigger an eruption has increased. The amount of magma that has accumulated beneath Svartsengi between eruptions since that time has ranged between 17 and 23 million cubic metres. Since the last eruption in July 2025, just over 18 million cubic metres of magma has accumulated beneath Svartsengi.

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Started at 8:20 pm (local time) on December 23, 2025, Episode 39 of the Kilauea eruption (Hawaii) ended abruptly at 2:13 a.m. on December 24, 2025 after about 6 hours of continuous fountaining. Lava fountains from the south vent reached up to 420 m while north vent fountains were just under 280 meters at their heighest. Episode 39 fountains produced an estimated10 million cubic meters of lava. The global average eruption rate was over 190 cubic meters per second from the dual fountains. Lava flows covered about 60-70% of the floor of Halemaʻumaʻu crater.

Source : HVO.

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In its latest weekly report, the IGP indicates that Sabancaya (Peru) continues its eruptive activity. During the past week, a moderate explosion was detected, with a column of ash and gas rising 1,300 meters above the volcano’s summit. The IGP also recorded seismic activity related to the circulation of magmatic fluids and internal fracturing of rocks. Consequently, the volcanic alert level remains Orange.

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Satellite images of Home Reef (Tofua volcanic arc / Tonga) showed that between 17-22 December 2025 new lobes of lava advanced in multiple directions from a crater the center of the island. Flows to the E and SE each entered the ocean and extended the coastline by about 100 m. Thermal anomalies were also observed over the summit. .

Source: Copernicus.

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The Japan Meteorological Agency (JMA) indicates that eruptive activity is still observed at Sakurajima‘s Minamidake Crater. Nightly crater incandescence is visible in webcam images and small eruptive events are occasionally detected. The Alert Level remains at 3 (on a 5-level scale), and the public is advised to be cautious within 2 km of both the Minimadake and Showa craters.

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Eruptive activity continues at Puracé (Colombia). Seismicity is characterized by pulses of tremor, long-period signals indicating fluid movement, and periods of continuous tremor. The seismicity is located at depths of less than 2 km. Gas-and-ash emissions are rising 600-1,700 m above the summit. Significant SO2 emissions are detected in satellite data. Elevated temperatures in the crater area are possibly associated with the emissions of hot gases. Ashfall is still reported in several communities. The Alert Level remains at Orange (level 2 on a four-color scale).

Source : Servicio Geologico Colombiano.

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Eruptive activity continues at Fuego (Guatemala) with daily Strombolian explosions. Occasional rumbling sound and shock waves associated with gas emissions are reported. Explosions occasionally eject incandescent material as high as 300 m above the summit. Incandescent block avalanches descend several drainages, sometimes reaching vegetated areas. Ashfall is reported in areas downwind. On December 18, 2025, lahars descended three drainages, carrying tree branches, trunks, volcanic material, and blocks as large as 3 meters in diameter.

Source : INSIVUMEH.

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In Kamchatla, the aviation color code is kept at Orange for Krasheninnikov and Sheveluch. It is Yellow for Bezymianny.

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Last minute: For the moment, the situation is not alarming, but it seems that Mount Etna (Sicily) chose Christmas Eve to remind Sicilians that it is still alive. An increase in activity has been observed by the INGV, and the aviation color code (VONA) has been raised to Yellow (level 2, before Orange and Red). Instruments are showing Strombolian activity inside the Northeast Crater, accompanied by an increase in the tremor. The latest INGV bulletin (December 26, 2025) reported ejections of incandescent material that occasionally fell back onto the flank of the cone, and the emission of modest quantities of volcanic ash. The eruptive cloud is being carried by the wind in a northeast direction, and light ashfall has been reported in Piano Provenzana and Taormina.

Sporadic Strombolian explosions also occurred overnight in Bocca Nuova, particularly at vent BN-2, with incandescent material being ejected up to several tens of meters above the crater.

Source: INGV.

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Activity at the Piparo Mud Volcano (Trinidad and Tobago) began increasing early on December 24, 2025, and continued through Christmas, ejecting mud up to 4.6 m into the air and damaging roads, homes, and nearby infrastructure. Multiple homes in areas around the volcano have reported cracks and wall collapses due to the increasing activity since Wednesday.. Officials confirmed visible cracks, ground uplift, and frequent eruptions occurring every 10–20 seconds. The eruptions were audible up to 15–30 m away from the site

The last major eruption at the volcano occurred on February 22, 1997, when it erupted mud and debris 61 m into the air, covering an area of 2.5 km². This forced the evacuation of over 300 people. Thirty-one families were displaced, while some pets and livestock were killed during the incident.

https://www.youtube.com/watch?v=mCYTPWIIsdo&pp=ygUgUGlwYXJvIG11ZCB2b2xjYW5vIGRlY2VtYmVyIDIwMjU%3D

The volcano remained relatively dormant until its next major burst in 2019, when it caused cracks and wall collapses affecting multiple homes in the area.

Source: The Watchers.

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Activity remains globally stable on other volcanoes mentioned in the previous bulletins « Volcanoes of the world ».

This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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L’éruption de Yellowstone et la « Pompéi des rhinocéros » // The Yellowstone eruption and the « Rhino Pompeii »

Il y a 12 millions d’années, une super-éruption à Yellowstone a recouvert une vaste étendue de l’Amérique du Nord d’une épaisse couche de cendres qui a anéanti toute vie.
Aujourd’hui, des chercheurs de l’Université du Nebraska ont découvert d’anciennes empreintes révélant que de grands canidés, avec des mâchoires capables de broyer des os, parcouraient les étendues désertiques recouvertes de cendres après l’éruption.
Ces empreintes ont été mises au jour au-dessus des squelettes de rhinocéros disparus, les Teleoceras, dans les gisements fossilifères d’Ashfall – Ashfall Fossil Beds – au nord-est du Nebraska. Elles constituent la première preuve directe de la présence de grands carnivores dans cette région surnommée « la Pompéi des rhinocéros » en raison de la richesse des fossiles de rhinocéros Teleoceras qui y ont péri lors des importantes retombées de centres pendant l’activité volcanique de Yellowstone. L’éruption fut si importante que les cendres retombèrent probablement comme de la neige jusqu’en Idaho, à 1 600 kilomètres du site éruptif. Il est probable que le ciel s’est obscurci, la végétation et les sources d’eau ont été ensevelies, et le cataclysme a inévitablement représenté un danger pour tout être vivant doté d’un système respiratoire fragile.
Des chevaux anciens, des chameaux ressemblant à des girafes, de nombreux rhinocéros et divers autres animaux ont été ensevelis sous les cendres du site du Nebraska.

 

Source : Smithsonian Institution

Jusqu’à la découverte de ces empreintes, les chercheurs n’avaient trouvé aucune preuve tangible de la présence de grands carnivores dans la région, ce qui est surprenant compte tenu de l’abondance de proies conservées.
Les empreintes mesurent jusqu’à 8 centimètres de long et 7,5 centimètres de large et correspondent à celles des grands canidés qui broyaient et consommaient des os comme le font les hyènes de nos jours.

 

Squelette d’épicyon, l’un des grands canidés qui fréquentaient la région (Source : Natural History Museum de Los Angeles)

Non seulement ces empreintes confirment la présence de grands carnivores dans les couches de cendres, mais leur position au-dessus des couches de rhinocéros montre que ces canidés ont survécu à l’événement cataclysmique qui a décimé de nombreuses espèces animales.
Selon un chercheur, « la survie de superprédateurs après un désastre écologique est quelque peu inattendue et nous apprend beaucoup de choses sur la façon dont la vie réagit et se rétablit après une catastrophe. » En effet, les grands prédateurs se situent au sommet de la chaîne alimentaire et meurent généralement de faim si celle-ci vient à disparaître.
Les empreintes les plus révélatrices ont été découvertes en 2014 et 2023. Bien qu’elles n’aient pas encore fait l’objet d’une description formelle dans une revue scientifique, leur existence ne fait aucun doute. Elles sont d’ailleurs observables par les visiteurs de l’Ashfall Fossil Beds State Historical Park.

Source : Ashfall Fossil Beds State Historical Park

Le nord-est du Nebraska possédait autrefois un environnement similaire aux plaines africaines. Le site fossilifère d’Ashfall héberge un lac qui abritait une faune aquatique riche, avec notamment des tortues, et attirait toutes sortes d’animaux.
Les traces de canidés sont présentes dans plusieurs couches de cendres et pointent dans différentes directions, ce qui indique que les prédateurs fréquentaient la zone de manière prolongée ou répétée après qu’elle ait été recouverte de cendres volcaniques. On ignore encore comment les canidés ont survécu à cette époque, mais une hypothèse est qu’ils se nourrissaient des carcasses de rhinocéros enfouis et de celles d’autres animaux juste après l’éruption. Cependant, comme aucun ossement de ces carnivores n’a été retrouvé, les chercheurs ignorent encore si cette alimentation leur a permis de survivre jusqu’à des jours meilleurs, ou s’ils ont finalement dû partir chercher fortune ailleurs.

Source : Live Science via Yahoo News.

 

Photo : Ashfall Fossil Beds State Historical Park

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A super eruption at Yellowstone 12 million years ago blanketed a large area of North America with a thick layer of ash and anihilated all life in the area.

Today, researchrs ahve discovered ancient footprints that reveal that large, bone-crushing dogs stalked the ashy wastes of North America in the wake of the eruption.

Researchers uncovered the footprints above the skeletons of extinct rhinoceroses called Teleoceras in the Ashfall Fossil Beds of northeastern Nebraska. The dog tracks mark the first direct evidence of large carnivores in region which has been nicknamed « Rhino Pompeii » because it has preserved so many Teleoceras rhinos that perished in widespread fallout from volcanic activity at Yellowstone. The eruption was so massive that ash probably fell like snow as far as Idaho, 1,600 kilometers away from the eruption site. It darkened the skies, buried plant life and water sources, and inevitably was a real hazard to anything with a delicate respiratory system.

Ancient horses, giraffe-like camels, numerous rhinos and various other animals were entombed in the ash at the Nebraska site. However, until the footprint discovery, researchers hadn’t found hard evidence of large meat eaters in the region, which is unusual, given the abundance of preserved prey.

The footprints were up to 8 centimeters long and 7.5 cm wide, matching those of the large, extinct canids which crushed and ate bones like modern hyenas do. Not only do the footprints confirm the presence of large carnivores in the beds, but their positioning above the rhino layers suggests that the dogs survived the cataclysmic event that wiped out many animals.

According to one researcher, « eurvival of top predators after ecological collapse is a little unexpected and has a lot to teach us about how life responds and recovers after disasters. » Indeed, big predators sit at the top of the food chain, so they normally starve if it collapses.

The clearest trackways were uncovered in 2014 and 2023. While the footprints have yet to be formally described in a journal, their existence is not a secret. People visiting the Ashfall Fossil Beds State Historical Park can see the footprints. Northeastern Nebraska once had a similar environment to the African plains. The Ashfall Fossil Beds preserved a lake that hosted aquatic life, like turtles, and attracted all manner of animals.

The dog tracks are present in multiple ash layers and point in different directions, which is an indication that the predators were making extended or repeated visits to the area after it was caked in volcanic fallout. It is not yet clear how the dogs were surviving at the time, but one possibility is that they fed on buried rhinos and other carcasses in the immediate aftermath of the eruption.

However, since the bones of these meat eaters haven’t found, the researchers are not sure yet whether this was enough to see them through to better times, or whether they eventually had to depart to seek their fortunes elsewhere.

Source : Live Science via Yahoo News.

L’apprentissage automatique au service des sismologues // Machine learning to help seismologists

Des algorithmes d’apprentissage automatique appliqués aux données de formes d’ondes de 2008 à 2022 ont révélé 86 276 séismes sous la caldeira de Yellowstone, soit environ dix fois plus que les données précédentes obtenues avec des techniques traditionnelles. Le catalogue révisé, basé sur 15 années de données de formes d’ondes, a été publié dans Science Advances le 18 juillet 2025. Il a été réactualisé par des chercheurs de la Western University, de Universidad Industrial de Santander et de l’U.S.G.S.
Ce nouveau catalogue a été rendu possible grâce à l’application de techniques avancées d’apprentissage automatique et d’un modèle de vitesse 3D spécifique à chaque région. Il montre dans quelle mesure l’intelligence artificielle peut améliorer radicalement la détection et la caractérisation de l’activité microsismique dans les régions volcaniques complexes.
Avant cette nouvelle approche, la détection des séismes reposait en grande partie sur des inspections manuelles et des algorithmes traditionnels, ce qui limitait l’échelle et la granularité des données sismiques. Pour surmonter ces obstacles, les chercheurs ont entraîné un modèle d’IA distinct pour chaque station sismique du réseau de Yellowstone.
Cette approche a permis une définition précise de la magnitude de chaque événement, même lors de périodes de chevauchement d’essaims. Lors de tests de validation, le modèle a récupéré 83 % des séismes précédemment documentés et identifié 855 nouveaux événements sur une période de seulement 10 jours, dont plus de 99 % ont été confirmés comme étant de véritables séismes.
Plus de la moitié des séismes se sont produits en essaims, généralement sans secousse principale dominante. L’analyse a révélé que les essaims étaient probablement déclenchés par une combinaison de lente migration des fluides et de variations soudaines de pression dans les systèmes hydrothermaux.
Le nouveau modèle réactualisé a permis de localiser avec précision les séismes et d’estimer leur magnitude en tenant compte des hétérogénéités du sous-sol qui affectent la propagation des ondes sismiques. Les chercheurs pensent que ces résultats pourraient contribuer à améliorer l’évaluation des risques dans d’autres régions volcaniques. Une meilleure imagerie sismique permet d’éviter plus facilement les zones où les mouvements de fluides déclenchent souvent des séismes.
Source : The Watchers.

Photo: C.Grandpey

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Machine learning algorithms applied to waveform data from 2008 to 2022 have revealed 86 276 earthquakes beneath the Yellowstone caldera, which is about 10 times more than previously recorded. The revised catalogue, based on 15 years of waveform data, was published in Science Advances on July 18, 2025. It was created by researchers from Western University, Universidad Industrial de Santander, and the U.S.G.S.

The new catalogue was made possible through the application of advanced machine learning techniques and a region-specific 3D velocity model. It demonstrates how artificial intelligence can radically improve detection rates and characterization of microseismic activity in complex volcanic regions.

Prior to this new approach, earthquake detection relied heavily on manual inspections and traditional algorithms, limiting the scale and granularity of the seismic record. To overcome these limitations, researchers trained a separate AI model for each seismic station in the Yellowstone network.

This approach allowed accurate magnitude assignment, even during periods of overlapping swarm events. In validation tests, the model recovered 83% of previously documented earthquakes and identified 855 new events over just a 10-day window, with over 99% of those confirmed as real earthquakes.

More than half of the earthquakes were found to occur in swarms, typically lacking a dominant mainshock. The analysis revealed that swarms were likely triggered by a combination of slow fluid migration and sudden pressure changes in hydrothermal systems.

This model helped accurately locate earthquakes and estimate magnitudes by accounting for heterogeneities in the subsurface that affect seismic wave propagation. Researchers say the findings could help improve hazard assessments in other volcanic regions. Better seismic imaging makes it easier to avoid areas where fluid movement often triggers earthquakes.

Source : The Watchers.