De jeunes volcans ont-ils hébergé la vie sur Mars ? // Did young volcanoes harbour life on Mars ?

Une équipe scientifique a identifié sur la planète Mars ce qui ressemble à des volcans de formation récente. Selon les chercheurs, à une certaine époque, un tel environnement a pu être propice au développement de formes de vie microbiennes.
Sur Mars, Olympus Mons est le plus grand volcan du système solaire; Il mesure 22 km de haut et plus de 500 km à sa base. Il a commencé à croître il y a plus de 3 milliards d’années, mais la lave sur la partie supérieure de ses flancs semble dater de seulement 2 millions d’années, si l’on en juge par le manque relatif de cratères d’impact. Les cratères d’impact permettent de déterminer l’âge d’une surface dans le système solaire. Plus il y a de cratères, plus elle est vieille. La lave récemment émise par un volcan peut recouvrir les anciens cratères, donnant une nouvelle jeunesse à cette surface. C’est ce qui s’est passé sur Olympus Mons et sur plusieurs de ses voisins, ce qui signifie que ces volcans ne sont probablement pas éteints. Il se pourrait même qu’ils émettent de la lave à l’avenir, mais il faudra probablement attendre quelques millions d’années pour assister à un tel événement.
Les chercheurs ont déjà localisé des ensembles de petits cônes, de toute évidence assez jeunes, bien que leur origine ait toujours été controversée. Il se peut que ce soit de véritables sites d’éruption volcanique, mais il pourrait s’agir aussi de volcans de boue, ou des cônes sans racine formés par des explosions lors du passage de la lave sur un sol humide ou glacé.
Une étude récente réalisée par une équipe de chercheurs tchèques, allemands et américains présente la preuve convaincante qu’au moins certains de ces cônes sont de véritables volcans. Les chercheurs ont étudié des cônes dans Coprates Chasma, la partie la plus profonde du vaste système de canyons Valles Marineris de Mars. Cette région est éloignée des principales provinces volcaniques de la planète et on pense que le magma est sorti par des fractures anciennes mais réactivées dans le système de canyons.
Les chercheurs sont convaincus qu’il s’agit de véritables cônes volcaniques, semblables aux cônes de scories et de tuf sur Terre. Ils se réfèrent pour cela aux couches fines visibles à l’intérieur des parois des cratères sur les images envoyées par la caméra HiRISE (High resolution Imaging Science Experiment ) à bord du Mars Reconnaissance Orbiter (MRO), ainsi que sur d’autres preuves. Les détails visibles sur les images sont suffisants pour prouver que le cône s’est construit en différentes couches, de la même façon que les cônes de tuf sur Terre.
Les cônes eux-mêmes sont trop petits pour qu’on puisse les dater en comptant les cratères d’impact, mais la datation des cratères sur le terrain environnant révèle 200 à 400 millions d’années, époque où les amphibiens géants et les premiers dinosaures sont apparus sur Terre. Sur notre planète, des cônes comme ceux-ci se sont édifiés au cours d’un seul épisode éruptif, de sorte que cette date marque presque certainement sur Mars la naissance de ces petits volcans ainsi que leur disparition.
Les cônes doivent avoir été édifiés par l’éruption explosive de projections de lave, de la taille d’un grain à celle d’une brique, à partir d’une bouche centrale, ce qui a façonné le cône couche par couche, jusqu’à ce qu’il atteigne sa hauteur finale. Selon les chercheurs, la surface de chaque cône révèle parfois une apparence  « blindée » car les projections de lave sont retombées sur une surface encore assez chaude pour qu’elles se soudent partiellement et protègent le cône. Cela pourrait expliquer leur aspect jeune, contrairement aux volcans de boue qui semblent plus vulnérables à l’érosion. Un volcanisme aussi récent sur Mars laisse supposer qu’il y a encore une certaine activité volcanique sur la planète, et que l’on pourrait assister aujourd’hui à la formation de nouveaux volcans.
Jusqu’à présent, l’équipe scientifique a obtenu des informations sur la composition de l’un des cônes en utilisant le Compact Reconnaissance Imaging Spectrometer for Mars (CRISM), spectromètre d’imagerie embarqué à bord du MRO. Les analyses révèlent la présence de silice opalisée ainsi que de minéraux sulfatés, ce qui laisse supposer que les roches chaudes, avant ou après l’éruption, ont réagi avec les eaux souterraines martiennes. Si tel est le cas, il a pu y avoir, ne serait-ce que brièvement pour chaque volcan, un mélange adéquat d’eau, de chaleur et d’énergie chimique pour permettre une vie microbienne du genre de celle que l’on trouve dans les sources thermales sur Terre. Étant donné que les cônes de cette étude ont au moins 200 millions d’années, il est peu probable qu’ils hébergent de la vie aujourd’hui, mais ils représentent un terrain favorable pour rechercher des microbes fossilisés avec un risque minimal de contamination d’un écosystème actif.
Source: Scientific American.

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Scientists have identified on Mars what looks like more recently formed volcanoes which may have once provided the perfect environment for microbial lifeforms to thrive.

Mars’ Olympus Mons is the solar system’s largest volcano ; it is 22km high and more than 500 km across its base. It began to grow over 3 billion years ago, but some lava flows high on its flanks appear to be as young as 2 million years, judging from the relative lack of overlapping impact craters. Craters caused by asteroid impacts show how old a surface in the solar system is. The more craters the longer it has been around. However, fresh lava from a volcano can bury former craters, resetting this clock.

This is exactly what happened at Olympus Mons and several of its neighbours, which means these volcanoes are unlikely to be extinct. They may even be able to squeeze out some lava again in the future, although we might have to wait a few million years to see it happen.

Researchers have previously spotted various clusters of small and evidently quite young “cones” but their origin has always been controversial. They could be true sites of volcanic eruption, but they could equally well be “mud volcanoes” formed by expulsion of mud from below ground or “rootless cones” formed by explosions caused by lava flowing across wet or icy ground.

A recent study by a Czech-German-American team presents convincing new evidence that at least some of these are genuine volcanoes. The researchers studied cones in Coprates Chasma, the deepest part of Mars’s Valles Marineris canyon system. This region is far from Mars’s main volcanic provinces and suggest magma has erupted from the interior though ancient but reactivated fractures in the canyon system.

The researchers are convinced that these are true volcanic cones, similar to scoria and tuff cones on Earth. They base this on the fine layers visible on the inside of the crater walls on images from the HiRISE (High resolution Imaging Science Experiment) camera of NASA’s Mars Reconnaissance Orbiter (MRO) and other evidence. The detail in the images is sufficient to reveal that the cone is built of layers in a similar way as in tuff cones on Earth.

The cones themselves are too small to date by counting impact craters, but crater-dating of the surrounding terrain comes out at about 200 to 400 million years, around the time giant amphibians and early dinosaurs roamed the Earth. On our planet, cones like these are built in a single episode of eruption, so this date almost certainly pinpoints the birth of these small volcanoes as well as their demise.

The cones must have been built by explosive eruption of clots of lava, from the size of a grain to that of a brick, from a central vent, growing the cone layer by layer until reaching its final height. According to the researchers, each cone’s surface may be “armour-plated” because these clots hit ground still hot enough to partially weld together and protect it. This could account for their fresh appearance, in contrast to mud volcanoes, which would be more vulnerable to erosion.

using MRO’s Compact Reconnaissance Imaging Spectrometer for Mars (CRISM). This Volcanism this young on Mars suggests there’s still some volcanic action on the planet, and there could still be volcanoes forming today.

So far, the scientific team has obtained compositional information from just one of the cones reveals the presence of opaline silica as well as sulfate minerals, which suggests that the hot rocks, whether before or after eruption, reacted with martian ground water. If so, there could have been, even if only briefly at each volcano, a suitable mixture of water, warmth and chemical energy to support microbial life of the kind that inhabits hot springs on Earth. Given that the cones in this study are at least 200 million years old, they are unlikely to host life today, but they would be good targets to search for fossilised microbes with minimal risk of contaminating an active ecosystem.

Source: Scientific American.

Vue du système de canyons Valles Marineris sur la planète Mars (Source: NASA)

Nouvelle éruption du Bogoslof (Alaska)

Je viens de recevoir deux messages de l’AVO indiquant qu’une éruption explosive relativement importante a débuté ce matin sur le Bogoslof vers 10 heures (heure locale) ou 18 heures (TU) le 7 août 2017. L’éruption se poursuit en ce moment. Un pilote d’aéronef a signalé un panache de cendre atteignant 9600 mètres d’altitude. En conséquence, la couleur de l’alerte aérienne est passée au Rouge. .

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I have just received two messages from AVO indicating that a new significant explosive eruption began at Bogoslof volcano at about 18:00 UTC (10:00 local time) on August 7th and is continuing. A pilot report indicates that the ash cloud had reached 32,000 ft (9,600 metres) asl. Thus, AVO is raising the Aviation Color Code to RED.

Source: AVO

Découverte d’un nouveau minéral sur l’Hekla (Islande) // Discovery of a new mineral on Mt Hekla (Iceland)

En janvier 1991, l’Hekla a été secoué par une éruption qui a duré deux mois.
Six mois après l’éruption, un géologue danois a entrepris d’étudier certaines fractures dans la lave. À l’intérieur de ces fractures, la température atteignait 170°C et des gaz toxiques s’échappaient encore du volcan. Le scientifique a recueilli des incrustations jaunâtres dans les fractures afin de les analyser dans son laboratoire de l’Université de Copenhague.
Aujourd’hui, 25 ans plus tard, les recherches conduisent les scientifiques à conclure que les matériaux analysés contiennent un minéral inconnu décrit dans le dernier numéro de la revue Mineralogical Magazine. Les chercheurs ont choisi de le baptiser Topsøeite, par référence à la famille Topsøe dont les membres ont beaucoup apporté à la science.
La Topsøeite est l’un des sept nouveaux minéraux découverts en Islande depuis 2009. Il est constitué d’éléments de fer et de fluor, ainsi que de molécules d’eau. Les scientifiques avaient déjà observé cette structure chimique, mais c’est sa première identification sous forme minérale.
Il existe environ 5 200 minéraux connus sur Terre. Toute découverte doit passer par l’International Mineralogical Association (IMA) avant d’être officiellement reconnue comme nouveau minéral. Une centaine de nouveaux minéraux sont enregistrés chaque année. On observe une augmentation du nombre de nouveaux minéraux ces dernières années. La moitié des minéraux connus aujourd’hui ont été découverts depuis 1980. C’est dû au fait que nous disposons de nouvelles méthodes qui permettent de décrire plus facilement les minéraux et d’identifier leur composition chimique.
Récemment, une étude américaine a montré que les activités humaines ont entraîné un changement spectaculaire dans les minéraux sur Terre.

Source : Science Nordic

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In January 1991, Mt Hekla went through an eruption that lasted for two months.

Six months after the eruption, a Danish geologist set out to study some of the cracks in the lava. Inside the cracks, temperatures reached 170°C and toxic gases were oozing out from the volcano. The scientist collected some of yellowish encrustations inside the cracks and took them to the laboratory at the University of Copenhagen, where they were studied carefully.

Now, 25 years later, these investigations have led scientists to conclude that the volcanic material contained a previously unknown mineral described in the latest issue of the journal Mineralogical Magazine. The researchers chose to name the new mineral Topsøeite, after the Topsøe family which has given many important people to science.

Topsøeite is one of seven new minerals discovered in Iceland since 2009. It is formed by the elements iron and fluorine, along with water molecules. Scientists have seen this chemical structure before, but this is the first identification of it in mineral form.

There are approximately 5,200 known minerals on Earth. Any new discovery has to go through the International Mineralogical Association (IMA) before it is officially recognised as a mineral. About 100 new minerals are registered every year. There has been an increase in the number of new minerals in recent years. Half of the minerals we know today were discovered since 1980. It is because we have new methods that make it easier to describe minerals and identify their chemical composition.

Recently, an American study showed that human activities have led to a dramatic change in the Earth’s minerals.

Source: Science Nordic.

Crédit photo : Université de Copenhague

 

Hawaii : Nouvelles plaques minéralogiques // New license plates

Aux États-Unis, les plaques d’immatriculation sont censées montrer les principales caractéristiques des états. Par exemple, on peut voir un ours sur les plaques de l’Alaska et Delicate Arch (Parc National des Arches) sur celles de l’Utah. Jusqu’à présent, tout le monde savait que Hawaii était « Aloha State», ce qui garantissait un accueil chaleureux dans ces îles du Pacifique.
Deux nouvelles plaques minéralogiques viennent d’être conçues pour « marquer le début d’un nouveau siècle » pour les parcs de Maui et Big Island. Les habitants de ces deux îles sont invités à montrer leur fierté et leur soutien à leurs parcs nationaux en changeant leurs anciennes plaques.
Les nouvelles plaques d’immatriculation arborent des vues volcaniques, des espèces indigènes rares et l’année 1916, date de création des parcs. La plaque du Parc National des Volcans d’Hawaï présente le volcan Kilauea en éruption en 1983, avec une fontaine de lave jaillissant dans le ciel,  tandis que la plaque symbolisant le Parc National de l’Haleakala met en vedette la  bernache néné, le sabre d’argent, ainsi qu’un magnifique lever du soleil.
En plus d’une volonté de sensibilisation de la population à ces deux anciens parcs nationaux, les nouvelles plaques d’immatriculation permettront de recueillir des fonds pour soutenir des projets. Pour chaque plaque, 18 dollars seront affectés à des projets de protection des ressources naturelles  et à des initiatives pédagogiques, comme les programmes culturels sur les espèces en voie de disparition ou invasives ou encore la restauration forestière.
Source: Journaux hawaïens.

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In the U.S., license plates are supposed to show the main features of the states. For instance, one can see a bear on Alaska’s plates and Delicate Arch of the Arches National Park on Utah’s plates. Up to now, everybody knew that Hawaii was the “Aloha State”, which includes a warm welcome to the Pacific islands.

Now, two new license plates have been designed to “mark the start of a new century” for the Maui and Big Island parks. Residents of both islands are encouraged to show their pride and support for their national parks by switching out their old plates.

The new license plates are emblazoned with volcanic views, rare native species and the parks’ establishment date, 1916. The Hawaii Volcanoes National Park plate features its most iconic image, Kilauea Volcano erupting, shooting lava into the sky, in 1983, while the Haleakala National Park plate showcases Hawaii’s state bird, the nene, rare silversword and gorgeous sunrise.

In addition to bringing awareness to two of the oldest national parks, the new plates also help raise funds to support projects. From each plate, $18 is earmarked for Haleakala and Hawaii Volcanoes resource protection and education projects, such as cultural, endangered species, forest restoration, and invasive species programs the park offers the community.

Source : Hawaiian newspapers.

Source: West Hawaii Today