Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques informations sur l’activité éruptive dans le monde.

Le niveau d’alerte du Kirishima (Shinmoedake) est passé de 1 à 2 le 2 janvier 2020 suite à une augmentation de la sismicité (avec une vingtaine d’événements) détectée depuis la veille au soir. Les habitants et les touristes sont priés de ne pas s’approcher du cratère.
Une hausse de la sismicité avait déjà été enregistrée en novembre 2019, mais elle est revenue plus tard à un niveau normal et aucune éruption n’a été observée.
La dernière éruption de ce volcan a eu lieu du 1er mars au 27 juin 2018, avec un VEI 3.
Source: JMA.

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Une activité strombolienne était encore observée dans le Nouveau Cratère Sud-Est et le Cratère Nord-Est de l’Etna pendant les derniers jours de 2019, mais elle avait considérablement diminué par rapport aux semaines précédentes. Les émissions de cendre sporadiques de la Voragine se sont rapidement dispersées dans l’atmosphère.
Source: INGV.

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Maintenant que l’on en connaît la cause – l’éruption d’un volcan sous-marin au large de l’île – on parle beaucoup moins de la sismicité à Mayotte. Pourtant, la terre continue de trembler. La première secousse de l’année 2020 a été enregistrée le 1er janvier à 16h18. Elle avait une magnitude de M 4,8  sur l’échelle de Richter et a été ressentie par la population, d’autant plus que l’île avait traversé une période plus calme. Le dernier séisme  ressenti, d’une magnitude de M 3,67 avait été enregistré le 15 décembre 2019 à 32 km de profondeur, à 15 km à l’est de Dzaoudzi.

Selon les données du Réseau National de Surveillance Sismique ( RéNass), au cours de la seule journée du 1er janvier 2020, pas moins 7 événements ont été enregistrés. L’activité sismo -volcanique est donc toujours en cours même si la population ne perçoit pas certains événements.
Depuis mai 2018, des centaines séismes ont été recensés à Mayotte, avec la plus forte secousse (M 5,8) jamais enregistrée dans la zone des Comores le 15 mai 2018..

Source : Réunion La 1ère.

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Une activité éruptive est observée en ce moment sur le Shishaldin (Aléoutiennes / Alaska). Le 3 janvier 2020, le volcan a émis un nuage de cendre qui s’est élevé à 6000 – 7000 mètres. L’activité sismique a augmenté pour atteindre un niveau modéré et des pilotes d’aéronefs ont signalé la présence de nuages de cendre. Ces derniers sont visibles dans les données satellitaires et ils s’étirent jusqu’à 20-30 km au sud-est du volcan. La lave continue probablement à s’écouler sur le flanc du volcan La couleur de l’alerte aérienne est passée au Rouge.

Dernière minute: L’AVO vient de m’indiquer que les émissions de cendre sont en net déclin depuis le 7 janvier à 12 heures (heure locale). La sismicité se maintient à un niveau bas et les images satellites montrent une activité éruptive réduite. En conséquence, la couleur de l’alerte aérienne a été ramenée à Orange et le niveau d’alerte volcanique à Vigilance (Watch).
Source: AVO.

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Comme je l’ai écrit précédemment, le Piton de la Fournaise montre des signes de réveil depuis quelques jours. A partir du 23 décembre 2019, le volcan est entré dans une nouvelle phase d’inflation, mais la sismicité restait faible. La situation a évolué le 6 janvier 2020, et l’OVPF enregistre désormais entre 10 et 15 séismes volcano-tectoniques quotidiens, avec une accélération le 7 janvier (40 événements). Inflation et sismicité semblent montrer qu’une éruption se prépare à court ou moyen terme, d’autant plus que les concentrations de CO2 sont en hausse depuis la fin de l’éruption du 25-27 Octobre 2019.

Les connaissances en volcanologie ne permettent pas d’aller plus loin dans le domaine de la prévision éruptive, d’autant plus que le Piton de la Fournaise est un volcan capricieux capable de surprendre les scientifiques qui veillent sur lui. Patience est donc le maître mot…

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The alert level for Kirishima (Shinmoedake) volcano was raised from 1 to 2 on January 2nd, 2020 because of an increase in seismicity (20 earthquakes or so) detected since the evening of the past day. Residents and tourists are asked not to approach the crater.

The last time an increase in seismicity was recorded was in November 2019, but it returned later to low levels and no eruption was observed.

The last eruption of this volcano took place from March 1st to June 27th, 2018 with a VEI 3.

Source: JMA.

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Strombolian activity was still observed at Mt Etna’s New Southeast Crater and North East Crater in the last days of 2019, but it had significantly decreased compared to previous weeks. Sporadic ash emissions from Voragine rapidly dispersed into the atmosphere.

Source: INGV.

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Now that we know the cause – the eruption of an underwater volcano off the island – there is much less talk about seismicity in Mayotte. Yet the earth keeps trembling. The first quake of 2020 was recorded on January 1st at 4:18 p.m. It had a magnitude of M 4.8 on the Richter scale and was felt by the population, all the more as the island had gone through a quieter period. The last earthquake felt, with a magnitude of M 3.67, was recorded on December 15th, 2019 at a depth of 32 km, 15 km east of Dzaoudzi.
According to data from the National Seismic Surveillance Network (RéNass), 7 events were recorded during the single day of January 1st, 2020. The seismic-volcanic activity is therefore still in progress even if the population does not feel certain events.
Since May 2018, hundreds of earthquakes have been recorded in Mayotte, including the strongest earthquake (M 5.8) ever recorded in the Comoros area on May 15th, 2018.
Source: Réunion La 1ère.

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Eruptive activity is observed at Shishaldin (Aleutians / Alaska). On January 3rd, 2020, the volcano produced an ash cloud that rose up to 6,000 – 7,000 metres. Seismic activity has increased to moderate levels and several pilot observations of ash clouds have been reported. The ash cloud is visible in satellite data and extends as far as  20-30 km to the southeast. Lava is probably still flowing along the flanks of the volcano. The aviation colour code has been raised to Red.

Last minute: AVO has just informed me that ash emissions have declined significantly since about 12:00 pm (local time) on January 7th, 2020. Seismicity is currently low. Satellite data suggest continued low-level eruptive activity.  The aviation colour code has been lowered to ORANGE and the volcanic alert level to WATCH.

Source: AVO.

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As I put it earlier, Piton de la Fournaise has been showing signs of reawakening over the past days. As of December 23rd 2019, the volcano entered a new phase of inflation, but seismicity remained low. The situation changed on January 6th, 2020, and OVPF now records between 10 and 15 volcano-tectonic earthquakes daily, with an acceleration on January 7th (40 events). Inflation and seismicity seem to show that an eruption will occur the short or medium term, especially as CO2 concentrations have been increasing since the end of the eruption on October 25-27, 2019.
Our knowledge in volcanology does not allow to go further in the field of eruptive prediction, all the more as Piton de la Fournaise is a capricious volcano which may puzzle the scientists who watch over it. Patience is therefore the watchword…

Photo: C. Grandpey

Lacs et légendes sur le Kilauea (Hawaii) // Lakes and legends on Kilauea Volcano (Hawaii)

Après la dernière éruption du Kilauea en 2018, un lac d’eau souterraine est apparu au fond du cratère de l’Halema’uma’u et a remplacé le lac de lave qui existait depuis plusieurs années. Le HVO explique qu’il s’agit du premier lac d’eau souterraine observé au fond du cratère depuis près de 200 ans. Afin d’en savoir plus sur de tels lacs dans l’histoire du volcan, le personnel du HVO s’est tourné vers les légendes hawaiiennes susceptibles de faire état d’un lac de cratère, et a essayé de comprendre si un tel lac était associé à des éruptions explosives.
L’existence d’un lac n’est pas mentionnée explicitement dans les légendes hawaiiennes, mais les Hawaiiens racontent des histoires où Pelehonuamea redoutait la noyade de ses épanchements de lave sur le Kilauea.

Dans l’une des légendes, Pele et sa sœur Namakaokaha’i, l’aînée d’une famille de nombreux frères et sœurs, étaient dotées de pouvoirs différents; Pele régnait sur les volcans et les éruptions alors que Namakaokaha’i régnait sur les mers et les plages.
Namaka, comme ses amis l’appelaient, détestait quand Pele répandait de la lave sur les plages et pénétrait dans l’océan. Pele n’appréciait pas non plus que Namaka essaie de retirer la lave des côtes. Elles se battaient fréquemment. Même aujourd’hui, on peut voir ces deux sœurs continuer à se battre au travers des explosions spectaculaires chaque fois que la lave pénètre dans l’océan.

Kamapua’a, la divinité porcine d’O’ahu, qui s’est rendue un jour sur le Kilauea pour courtiser Pele et la prendre pour épouse, est au centre d’une autre légende dans laquelle l’eau est présente. Pele a constamment rejeté les avances de Kamapua’a, l’insultant et essayant même de le tuer. L’empressement de Kamapua’a s’est transformé en colère et le porc a inondé d’eau le cratère de Pele, dans l’espoir d’y éteindre le feu du volcan. Heureusement, le frère de Pele avait caché les bâtons de feu et les a utilisés pour faire réapparaître la lave.

Certaines versions de cette légende décrivent Pelé en train de poursuivre Kamapua’a jusqu’à la mer sous la forme d’une coulée de lave ou d’une projection de roches incandescentes; d’autres récits font se terminer le conflit par un bref mariage.

Une légende plus connue est celle qui fait entrer Hi’iakaikapoliopele, la plus jeune sœur de Pele. Il s’agit d’une longue histoire en grande partie centrée sur le voyage de Hi’iaka entre le cratère du Kilauea et Kaua’i où elle avait l’intention de retrouver Lohi’au, l’amant de Pele et de le prendre pour époux. En chemin, Hi’iaka est devenue une femme puissante.
Le voyage a été long et Pelé craignait que Lohi’au lui soit infidèle. Elle avait raison de ressentir cette crainte. Quand Hi’iaka est arrivée au bord du cratère du Kilauea en compagnie de Lohi’au, son nouveau mari, Pele est entrée dans une colère noire et a ordonné à ses frères et sœurs de tuer Lohi’au en guise de punition. Hi’iaka s’est mise elle aussi en colère et elle a décidé de récupérer l’esprit de son époux pour le ramener à la vie ; Elle décida aussi de se venger et de détruire Pele en inondant le cratère du Kilauea avec de l’eau.
Hi’iaka est entrée sur le plancher du cratère et, ne trouvant pas l’esprit de son mari, elle a violemment frappé le sol du pied, faisant s’ouvrir la première couche du Kilauea. Elle regarda dans l’ouverture qui s’était formée et, ne voyant toujours pas son mari, elle frappa de nouveau le sol. Elle traversa plusieurs couches sans trouver l’esprit de Lohi’au. Les secousses produites par les piétinements répétés de Hi’iaka pour s’enfoncer à l’intérieur du cratère ressemblent étrangement à la forte activité sismique qui a accompagné l’effondrement de l’Halema’uma’u en 2018. Hi’iaka a finalement atteint la cinquième couche, celle qui retenait l’eau qui, si elle était libérée, inonderait le cratère et transformerait le Kilauea en un lac qui éteindrait à jamais le feu de Pelé. Au dernier moment, Hi’iaka a décidé de ne pas mettre à exécution son projet destructeur et elle s’est finalement réconciliée avec sa sœur.
Hi’iaka cherchait l’eau souterraine, la même que l’on peut voir aujourd’hui au fond de l’Halema’uma’u. Des études géophysiques au cours des 30 à 40 dernières années ont montré la présence d’une nappe phréatique à environ 600-800 mètres au-dessus du niveau de la mer, sous le plancher de la caldeira. Les scientifiques du HVO sont persuadés que le lac actuellement en formation est alimenté par cette eau souterraine qui revient à son ancien niveau après l’effondrement sommital de 2018.
Les géologues du HVO pensent que la légende de Hi’iaka et de Pele peut avoir été inspirée par un effondrement de la caldeira du Kilauea vers l’année 1500. Bien que dans la plupart des versions de ces légendes – que ce soit le déluge de Kamapua’a qui n’a pas provoqué d’explosions, ou la courroux d’Hi’iaka qui n’a jamais fait déferler d’eau souterraine – l’’étude géologique des dépôts de matériaux après l’effondrement de l’Halema’uma’u laisse supposer qu’il y a eu au moins une fois la présence intermittente d’un lac dans le cratère.

Ces légendes ne sont que quelques exemples de la richesse de la littérature hawaïenne sur Pelehonuamea et ses volcans. Parallèlement aux études géologiques, ces récits peuvent aider à mieux comprendre le paysage volcanique en constante évolution sur le Kilauea.
Source: USGS / HVO.

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After Kilauea’s last eruption in 2018, a groundwater lake appeared at the bottom of Halema’uma’u Crater and replaced the lava lake that existed for several years. HVO explains it is the first lake of groundwater observed on the crater floor in nearly 200 years. In order to know more about similar lakes in the volcano’s history, HVO staff looked to Hawaiian chants for mention of a crater lake and tried to understand whether it was associated with explosive eruptions.

A lake is not mentioned explicitly in Hawaiian legends, but Hawaiians did tell a few stories where Pelehonuamea faced the threat of water drowning her volcanic fires at Kilauea.

In one of the legends, Pele and her older sister Namakaokaha’i, the eldest in a family of many siblings, were imbued with different powers; Pele reigned over volcanoes and eruptions wheras Namakaokaha’i ruled the seas and beaches.

Namaka, as her friends used to call her, hated when Pele spread lava over beaches and intruded land into the ocean. Pele did not appreciate either Namaka trying to remove lava from the coasts. They fought frequently. Even today, we can see these two sisters continuing to fight with spectacular explosive displays each time lava enters the ocean.

Another Pele story involving water features Kamapua’a, the pig deity from O’ahu, who travelled to Kilauea to woo Pele and take her for his wife. Pele persistently spurned his advances, insulting him and even trying to kill him. Kamapua’a’s infatuation turned into anger, and the pig-man flooded Pele’s crater with water to put out her volcanic fires.

Fortunately, Pele’s brother hid her firesticks and used them to reignite the volcanic flames. Some versions of this story describe Pele chasing Kamapua’a to the sea as either a lava flow or ejected hot rocks; other versions resolve the conflict in a brief marriage.

A better-known story is the saga of Hi’iakaikapoliopele, Pele’s youngest sister. It’s a long story mostly focused on Hi’iaka’s journey from Kilauea Crater to Kaua’i to retrieve Pele’s lover, Lohi’au. Along the way, Hi’iaka developed into a powerful woman.

The journey was long, and Pele became suspicious that Lohi’au was being unfaithful to her.

When Hi’iaka arrived at the Kilauea Crater rim with her new husband, Lohi’au, Pele was incensed and ordered her siblings to kill him as punishment. This enraged Hi’iaka and she decided to retrieve Lohi’au’s spirit to revive him, and to seek revenge and destroy Pele by flooding Kilauea Crater with water.

Hi’iaka jumped down to the crater floor, and not finding the spirit of her husband, stomped her feet and the first layer of Kilauea cracked open. She looked down, but still not seeing her husband, she stomped again. She continued stomping through several layers without finding her husband’s spirit. The described effects of Hi’iaka repeatedly stomping to get deeper beneath the crater floor are eerily like the continuous strong shaking of the 2018 collapse events. Hi’iaka finally got down to the fifth layer that was holding back water, which, if released, would rise and flood the crater, turning Kilauea into a lake and putting out Pele’s fires forever. At the last instant, Hi’iaka was dissuaded from her destructive task and reconciled with her sister.

Hi’iaka was seeking groundwater like that which can be seen in Halema’uma’u today. Geophysical studies over the past 30-40 years showed the presence of a water table, elevated about 600-800 m above sea level, beneath the caldera floor. HVO scientists hypothesize that the currently growing lake is an exposure of this groundwater returning to its former level following the 2018 summit collapse.

HVO geologists think this Hi’iaka story may have been inspired by an earlier Kilauea caldera collapse about 1500 CE. Although in most versions of the story Kamapua’a’s deluge did not result in explosions and Hi’iaka never unleashed subterranean water, geologic study of post-collapse explosive deposits suggests at least an intermittent presence of a lake.

These legends are but a few from the rich Hawaiian literature on Pelehonuamea and her volcanoes. Along with geologic studies, they can provide insight to understanding the ever-changing volcanic landscape of Kilauea.

Source: USGS / HVO.

Photos: C. Grandpey

Etats-Unis : Les 20 volcans les plus dangereux // United States : The 20 most dangerous volcanoes

Le gouvernement fédéral américain a établi en 2018 – pour la première fois depuis 2005 – un classement des volcans les plus menaçants pour les Etats Unis. Au final, le vainqueur est le Kilauea à Hawaii. C’est le volcan censé pouvoir causer le plus de dégâts.
Chaque volcan a reçu deux évaluations: une concernant la menace globale et une concernant la menace pour l’aviation.
L’évaluation de menace globale prend en compte 24 facteurs, notamment la fréquence éruptive, la puissance de ses éruptions, la taille des populations à proximité et le nombre de personnes tuées ou évacuées dans le passé.
L’évaluation de menace pour l’aviation se concentre sur des facteurs tels que la proximité d’un volcan avec les aéroports et les couloirs aériens.

Voici les 20 volcans états-uniens qui présentent le plus de risques:

1: Kilauea, Hawaii. Menace globale (MG): 263. Menace pour l’aviation (MA): 48.

2: Mont St. Helens, Washington. MG: 235. MA: 59.

3: Mont Rainier, Washington. MG: 203. MA: 37.

4: Mont Redoubt, Alaska. MG: 201. MA: 48.

5: Mont Shasta, California. MG: 178. MA: 39.

6: Mont Hood, Oregon. MG: 178. MA: 30.

7: Three Sisters, Oregon. MG: 165. MA: 30.

8: Akutan Island, Alaska. MG: 161. MA: 47.

9: Makushin, Alaska. MG: 161. MA: 47.

10: Mont Spurr, Alaska. MG: 160. MA: 48.

11: Lassen, California. MG: 153. MA: 32.

12: Augustine, Alaska. MG: 151. MA: 48.  .

13: Newberry, Oregon. MG: 146. MA: 30.

14: Mont Baker, Washington. MG: 139. MA: 15.

15: Glacier Peak, Washington. MG: 135. MA: 37.

16: Mauna Loa, Hawaii. MG: 131. MA: 4.

17: Crater Lake, Oregon. MG: 129. MA: 37.

18: Long Valley, California. MG: 129. MA: 29

19: Mont Okmok, Alaska. MG: 117. MA: 47.

20: Iliamna, Alaska. MG: 115. %A: 34.

Le Kilauea occupe la première place car l’éruption de 2018 a été particulièrement destructrice. On se souvient que la lave a enseveli quelque 700 habitations et autres structures. Sans cette éruption, le Kilauea, malgré la durée très longue de son éruption, n’aurait probablement pas été en tête du peloton. D’autres volcans américains – explosifs ceux-là – comme le Mont Rainier peuvent détruire des habitations, mais aussi tuer des gens sous des coulées pyroclastiques ou des lahars.

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The US federal government has produced a ranking of which volcanoes pose the most threat to the country. The ranking was updated last year for the first time since 2005, and concluded that Hawaii’s Kilauea volcano could cause the most damage.

Each volcano gets two scores: an overall threat score and an aviation threat score.

The overall threat score looks at 24 factors including how often it erupts, how powerful its eruptions are, the nearby population size, and how many people have been killed or evacuated before.

The aviation threat focuses on factors like how close a volcano is to airports, and which flight paths go nearby.

Here are the 20 U.S. volcanoes that post the biggest risk:

1: Kilauea, Hawaii. Threat Score: 263. Aviation Threat: 48.

2: Mount St. Helens, Washington. Threat Score: 235. Aviation Threat: 59.

3: Mount Rainier, Washington. Threat Score: 203. Aviation Threat: 37.

4: Redoubt volcano, Alaska. Threat Score: 201. Aviation Threat: 48.

5: Mount Shasta, California. Threat Score: 178. Aviation Threat: 39.

6: Mount Hood, Oregon. Threat Score: 178. Aviation Threat: 30.

7: Three Sisters, Oregon. Threat Score: 165. Aviation Threat: 30.

8: Akutan Island, Alaska. Threat Score: 161. Aviation Threat: 47.

9: Makushin Volcano, Alaska. Threat Score: 161. Aviation Threat: 47.

10: Mount Spurr, Alaska. Threat Score: 160. Aviation Threat: 48.

11: Lassen volcanic center, California. Threat Score: 153. Aviation Threat: 32.

12: Augustine Volcano, Alaska. Threat Score: 151. Aviation Threat: 48.  .

13: Newberry Volcano, Oregon. Threat Score: 146. Aviation Threat: 30.

14: Mount Baker, Washington. Threat Score: 139. Aviation Threat: 15.

15: Glacier Peak, Washington. Threat Score: 135. Aviation Threat: 37.

16: Mauna Loa, Hawaii. Threat Score: 131. Aviation Threat: 4.

17: Crater Lake, Oregon. Threat Score: 129. Aviation Threat: 37.

18: Long Valley Caldera, California. Threat Score: 129. Aviation Threat: 29

19: Mount Okmok, Alaska. Threat Score: 117. Aviation Threat: 47.

20: Iliamna Volcano, Alaska. Threat Score: 115. Aviation Threat: 34.

Kilauea is in first place because the 2018 eruption was particularly destructive. Lava buried some 700 homes and other structures. Without this eruption, Kilauea, despite the very long duration of its eruption, would probably not have been ahead of the pack. Other American volcanoes – explosive ones – like Mount Rainier can destroy homes, but also kill people under pyroclastic flows or lahars.

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Voici des photos des 5 volcans censés être les plus dangereux aux Etats Unis.

Here are images of the 5 volcanoes supposed to be the most dangerous in the U.S.

Kilauea

St Helens

Rainier

Redoubt

Shasta

  (Photos: C. Grandpey)

Conférences 2020

Voici les dates de mes prochaines conférences pour l’année 2020 :

Volcans et risques volcaniques :

  • 14 janvier 2020 à ORLEANS (Loiret)
  • 3 février 2020 à LE BLANC (Indre)
  • 8 avril 2020 à ARGENTON-SUR-CREUSE (Indre)

Glaciers en péril :

  • 11 mars 2020 à RUELLE (Charente)
  • 9 avril 2020 à ISSOUDUN (Indre)
  • 7 mai 2020 à MONTLUÇON (Allier)

Plus d’informations pratiques dans les prochaines semaines.