Prise du pouls de la Terre // Taking Earth’s pulse

Des chercheurs du University College London (UCL) vont larguer cinquante sismomètres sur le fond de l’Océan Atlantique pour tenter de prendre le « pouls » de la Terre. Les instruments détecteront les vibrations causées par les ondes sismiques et enregistreront en continu les mouvements qui se produisent à des centaines de kilomètres de profondeur à l’intérieur de notre planète. Les sismomètres seront positionnés dans une zone qui comprend les îles Canaries, Madère et les Açores, et utiliseront une technique précédemment utilisée pour étudier les galaxies. Les instruments seront largués par bateau au cours des prochaines semaines, ancrés au fond de la mer, avant d’être récupérés un an plus tard.

Les scientifiques expliquent que le but premier du projet UPFLOW (Upward Mantle Flow), basé sur des observations sismiques innovantes, est de mieux comprendre les grandes remontées de matière depuis le manteau terrestre. Le phénomène se produit loin des limites des plaques continentales et ne peut pas être expliqué par la théorie de la tectonique des plaques. Le projet permettra également de faire avancer la recherche sur les séismes tectoniques et volcaniques, ainsi que le suivi des baleines à partir des sons qu’elles émettent.

Les chercheurs de l’UCL Earth Sciences expliquent que c’est la première fois qu’une aussi vaste région de l’océan Atlantique Nord est couverte avec ces instruments très sensibles. En analysant les données fournies, ils espèrent mieux comprendre les importants mouvements qui se produisent à des centaines de kilomètres de profondeur dans le manteau terrestre, en particulier, les remontées de matière. Ces mouvements sont à l’origine des éruptions volcaniques et peuvent également provoquer des séismes. La méthode d’imagerie sismique utilisée était auparavant mise en pratique par les astrophysiciens pour étudier des galaxies lointaines.

L’existence des îles Canaries, de Madère et des Açores est le résultat de mouvements qui se produisent en profondeur sous la surface de la Terre. Le projet permettra de découvrir s’il existe un lien dans la formation de ces îles.

Source : Sky News.

———————————

University College London (UCL) researchers are going to drop fifty seismometers on the floor of the Atlantic Ocean in an attempt to measure the Earth’s « pulse ». They will detect vibrations caused by seismic waves and continuously record motions hundreds of kilometres deep within the planet.

The seismometers will be positioned across an area that includes the Canary Islands, Madeira and the Azores, and use a technique previously used to study galaxies. The instruments will be dropped by boat over the next few weeks, anchoring themselves to the sea bed, before being collected a year later.

Experts say the project, called UPFLOW (Upward mantle flow from novel seismic observations) aims to understand more about large upwellings of material from the Earth’s mantle.This occurs far from the boundaries of continental plates and cannot be explained by the theory of plate tectonics. The project will also aid research on earthquakes and volcanic tremors, as well as helping track whales from the sounds they make.

Researchers at UCL Earth Sciences explain that it is the first time such a large region of the North Atlantic ocean has been covered with these highly sensitive instruments. By analysing their data, they hope to better understand the massive motions occurring hundreds of kilometres deep in the Earth’s mantle – in particular, upward flows of material that are not well understood. These motions are what cause volcanic eruptions and can also lead to earthquakes. The seismic image method that will be used was previously employed by astrophysicists to study far-away galaxies.

The existence of the Canary Islands and the volcanic islands in Madeira and the Azores are a result of massive motions deep under the Earth’s surface. The project will allow to uncover if there is a link in how these islands formed.

Source : Sky News.

Le projet UPFLOW permettra-t-il d’en savoir plus sur les volcans des Canaries, comme ici à Lanzarote? (Photo : C. Grandpey)

Les superbes colonnes de basalte de Reynisfjara (Islande) // The very nice basalt columns of Reynisfjara (Iceland)

Reynisfjara est l’une des plages les plus célèbres, mais aussi les plus dangereuses d’Islande. Elle se trouve à quelques kilomètres de Vik i Myrdal, petite localité du sud du pays. J’ai écrit plusieurs notes à propos de cette plage de sable noir qui est connue pour ses vagues agressives et ses redoutables lames de fond. Chaque année, des touristes se font surprendre et emporter par ces vagues traîtresses, et plusieurs d’entre eux y ont laissé la vie.

Reynisfjara est également célèbre pour les Reynisdrangar, les piliers de roche de Reynir, un ensemble de rochers de basalte dont les plus hauts atteignent 66  mètres. Ces îlots rocheux ne sont pas sortis par hasard de l’océan ; ils faisaient autrefois partie de l’île principale. Avec le temps, l’altération et l’érosion, ils se sont déconnectés et semblent maintenant isolés du reste de l’Islande.

Personnellement, j’ai visité Reynisfjara pour y admirer le superbe entablement de colonnes basaltiques qui domine la plage. D’un point de vue géologique, la formation des colonnes est bien connue. Leur structure hexagonale est due au refroidissement et à la contraction rapide de la lave.

Comme souvent en Islande, il existe des légendes sur la formation des îlots rocheux. L’une d’elles parle de deux trolls et d’un trois mâts qu’ils ont essayé de traîner jusqu’au rivage pendant la nuit. Malheureusement, ils n’ont pas été assez rapides, et quand le soleil s’est levé, ils ont été transformés en pierre.

Une autre histoire raconte que deux trolls ont assassiné une femme et ont été victimes de la vengeance du mari. Il les a attirés dehors pendant la nuit et s’est assuré qu’ils y resteraient assez longtemps pour se transformer en pierre.

Beaucoup de gens viennent visiter Reynisfjara car l’endroit a servi de lieu de tournage à la saison 7 de Game of Thrones. C’est également un site ornithologique.

———————————-

Reynisfjara is one of the most dangerous beaches in Iceland. It lies a few kilometres from Vik i Myrdal, a small municipality in the south of the country. I have written several posts about this black sand beach which is famous for its aggressive waves and its rip currents. Every year several tourists get trapped in the waves and there have recently benn fatal accidents.

Reynisfjara is also famous for Reynisdrangar, or ‘Reynir’s Pillars of Rock’, an impressive series of basalt stacks as high as 66 metres. They did not sprout from the ocean independently but were once part of the main island. Through long periods of weathering, they got disconnected and appear to be separate now.

Personally, I visited Reynisfjara to admire the very nice basalt columns that dominate the beach. From a geological point of view, their formation is well known. The cliffs were moulded into hexagonal shapes by basalt cooling and contracting rapidly.

Like often in Iceland, there are mythical stories about how these stacks were formed. One story tells about two trolls and a three-masted ship. The trolls tried to drag the ship to shore at night. They were not quick enough, and when the sun rose at dawn it turned them to stone.

Another story says that two trolls murdered a woman, and her husband took revenge. He tricked them into coming out at night and ensured they remained outside long enough to turn to stone.

Many people come to visit Reynisfjara because it was a filming location for season 7 of Game of Thrones. The site is also a popular bird-watching location.

Photos : C. Grandpey

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde:

Après une pause de quelques jours, l’éruption l’éruption de Fagradalsfjall a repris de la vigueur le 10 juillet 2021 avec une activité strombolienne dans le cratère actif. La lave qui bouillonne actuellement à l’intérieur du cratère s’écoule vers le nord et ne représente donc plus, pour le moment , une menace pour la vallée de Natthagi où observe toutefois plusieurs points de dégazage très chauds

S’agissant de l’accès aux coulées actives, il faut emprunter le sentier qui monte sur la colline de Langihryggur. Une fois la webcam atteinte, il faut encore marcher environ 45 mn pour atteindre la lave. L’aller-retour représente une dizaine de kilomètres. Même si la visite du site éruptif reste intéressante, il n’a pas la splendeur des premières semaine de l’éruption. Malheureusement la pandémie de COVID-19 et la fermeture de la frontière islandaise n’ont réservé le spectacle qu’à la population locale.

A noter que le 15 juillet le tremor a connu un nouvel accès de faiblesse. Aucune lave n’était visible le matin et le brouillard empêchait de voir le cratère pendant l’après-midi..

++++++++++

Après une pause de plusieurs jours (dernière crise éruptive le 8 juillet 2021), l’Etna (Sicile) a connu un nouveau paroxysme le 14 juillet, semblant oublier que cette journée est la Fête Nationale en France, et que la Festa della Repubblica en Italie est le 2 juin! On observe toujours le processus habituel : activité strombolienne dans le Cratère SE, évoluant ensuite en fontaines et débordements de lave d’environ 1 ou 2 km de longueur sur le versant SO du cratère.  

Image webcam L.A.V.E.

++++++++++

Une forte activité explosive a été observée sur le Stromboli (Sicile) à 13h19 (UTC) le 14 juillet 2021. Les matériaux expulsés retombaient sur la Sciara del Fuoco et atteignaient parfois le secteur du Pizzo. L’amplitude du tremor est revenue à des valeurs moyennes à basses après l’éruption. L’activité sur le Stromboli du 28 juin au 4 juillet 2021 a été marquée par une activité explosive continue à partir de trois bouches dans la zone cratèrique nord et de quatre bouches dans la zone cratèrique Centre-Sud. Les explosions ont éjecté des lapilli et des bombes jusqu’à 80-150 m de hauteur et généré des émissions de cendres mineures.

Source : INGV.

Source : INGV

++++++++++

Suite à une hausse de l’activité sismique sur le Pavlof (Aléoutiennes / Alaska), l’AVO a fait passer la couleur de l’alerte aérienne au Jaune et le niveau d’alerte volcanique à « Advisory » (vigilance conseillée). Selon l’Observatoire, cela ne signifie pas forcément qu’une éruption est imminente.

++++++++++

Suite à une hausse du tremor volcanique, à l’apparition d’émissions de cendres, ainsi que des panaches de vapeur et de SO2, l’AVO a élevé la couleur de l’alerte aérienne du Semisopochnoi (Aléoutiennes / Alaska) à Orange et a fait passer la niveau d’alerte volcanique à « Watch » (Vigilance).

Source : AVO

++++++++++

Des panaches de gaz et de cendre s montent jusqu’à 1,1 km au-dessus du cratère du Lewotolo (Indonésie) et des matériaux incandescents sont projetés jusqu’à 300 m de distance. Le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 4 niveaux). Il est demandé au public de rester à au moins 3 km du cratère.

Source : PVMBG.

+++++++++

L’activité explosive et effusive continue au niveau du cratère Nicanor du Nevados de Chillán (Chili) où l’on observe toujours de fortes émissions de SO2 ainsi que des anomalies thermiques. Les explosions génèrent des panaches de cendres d’environ 1,4 km au-dessus du cratère où l’incandescence est visible de nuit. Des coulées de lave de 900 m-1 km restent actives, tandis que des coulées pyroclastiques avancent sur un peu moins de 500 m sur le versant NE du volcan. Le niveau d’alerte est maintenu à la couleur Jaune, le deuxième niveau sur une échelle de 4;  le public ne doit pas s’approcher à moins de 2 km du cratère.

Source : SERNAGEOMIN.

++++++++++

Le Taal (Philippines) reste très actif avec de nouvelles explosions phréatomagmatiques générant des panaches de cendres entre 200 et 700 mètres de hauteur au-dessus du Main Crater. Les émissions de SO2 restent élevées. Une sismicité significative accompagne les émissions gazeuses.
Le niveau d’alerte est maintenu à 3. Le PHIVOLCS rappelle au public que l’ensemble de Volcano Island est une zone de danger permanent interdite d’accès. Quelque 10 400 personnes restent dans des centres d’évacuation.
Source : PHIVOLCS.

Source : PHIVOLCS

+++++++++

96 explosions ont été enregistrées dans le cratère Ontake du Suwanosejima (Japon) entre le 5 et le 12 juillet 2021. Elles généraient des panaches de cendres de 2 km de hauteur. De grosses bombes volcaniques sont actuellement éjectées à 400 mètres du cratère où de l’incandescence est visible de nuit. Le niveau d’alerte volcanique reste à 3 et il est demandé au public de ne pas s’approcher à moins de 2 km du cratère.

Source : JMA.

Source : Wikipedia

++++++++++

La couleur de l’alerte aérienne reste inchangée pour les volcans du Kamtchatka.  Elle reste à l’Orange pour le Sheveluch, le Karymsky et l’Ebeko.

°°°°°°°°°°

Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous en trouverez d’autres (en anglais) en lisant le bulletin hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

——————————–

Here is some news of volcanic activity around the world :

After a few days’ break, the Fagradalsfjall eruption started again on July 10th, 2021 with Strombolian activity in the active crater. The lava that is currently boiling withi the crater is now flowing to the north and therefore no longer represents a threat to the Natthagi Valley where, however, several very hot degassing spots can be observed. Regarding the access to the active flows, visitors need to walk along the path up Langihryggur. Once the webcam is reached, they still have to walk about 45 minutes to reach the lava. The round trip ris about ten kilometres long. Even if the visit of the eruptive site remains interesting, it does not have the splendor of the first weeks of the eruption. Unfortunately the COVID-19 pandemic and the closure of the Icelandic border, only the local population could enjoy the show.

++++++++++

After a pause of several days (last eruptive crisis on July 8th, 2021), Mt Etna (Sicily) experienced a new paroxysm on July 14th, seeming to forget that this day is the National Day in France, and that the Festa della Repubblica in Italy is on June 2nd! The eruptive process has not changed: Strombolian activity in the SE Crater, then evolving into fountains and lava overflows of about 1 or 2 km in length on the SW side of the crater.

++++++++++

A major explosive eruption took place at Stromboli (Sicily) at 13:19 UTC on July 14th, 2021. Volcanic material fell back to Sciara del Fuoco and reached the Pizzo area. The tremor amplitude returned back to mid-low values after the eruption.

Activity at Stromboli volcano from June 28th to July 4th, 2021 was characterized by ongoing explosive activity from three vents in the North Crater area and four vents in the South-Central Crater area. The explosions ejected lapilli and bombs 80-150 m high, and produced minor ash emissions.

Source : INGV.

++++++++++

Following an increase in seismic activity on Pavlof (Aleutians / Alaska), AVO raised the aviation colour code to Yellow and the volcanic alert level to “Advisory”. According to the Observatory, this does not necessarily mean that an eruption is imminent.

++++++++++

Following an increase in the volcanic tremor, new ash emissions, as well as steam and SO2 plumes, AVO has raised the aviation colour code for Semisopochnoi (Aleutians / Alaska) to Orange and the volcanic alert level to “Watch”.

++++++++++

Steam and ash plumes from Lewotolo (Indonesia) usually rise as high as 1.1 km above the crater. Incandescent material is ejected from the summit as far as 300 m away. The Alert Level remains at 3 (on a scale of 1-4) and the public is asked to stay 3 km away from the summit crater.

Source : PVMBG.

++++++++++

Explosive and effusive activity continues at Nevados de Chillán’s Nicanor Crater (Chile), alomg with increased SO2 emissions and thermal anomalies. Explosions generate ash plumes that rise as high as 1.4 km above the crater where incandescence can be seen at night. Lava flows 900 m-1 km long continue to be active. Pyroclastic flows are still travelling less than 500 m down the NE flank. The Alert Level remains at Yellow, the second level on a four-colour scale. The public should stay at least 2 km away from the crater.

Source : SERNAGEOMIN.

++++++++++

Taal (Philippines) remains very active with more phreatomagmatic explosions that generate ash plumes rising 200-700 metres above the Main Crater. SO2 emissions remain elevated. Significant seismicity accompanies the gaz emissions.
The alert level is kept at 3. PHIVOLCS reminds the public that the entire Taal Volcano Island is a permanent danger zone whose acess is prohibited. About 10,400 persons are staying in evacuation centres.
Source: PHIVOLCS.

++++++++++

96 explosions were recorded at Suwanosejima’s Ontake Crater between July 5th and 12th,, 2021. They produced plumes that rose as high as 2 km above the crater. Large volcanic bombs are often ejected 400 m from the crater and incandescence is visible at night. . The Alert Level remains at 3 and the public is asked to stay 2 km away from the crater.

Source : JMA.

++++++++++

The aviation colour codes remain unchanged for Kamchatka volcanoes where the aviation colour codes of Sheveluch, Karymsky and Ebeko volcanoes remain Orange.

°°°°°°°°°°

This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

ource : JMA.

Les volcans du Canada // Canadian volcanoes

Lorsqu’on se réfère aux volcans d’Amérique du Nord, on pense généralement à ceux situés aux États-Unis, comme Yellowstone et tous les édifices qui jalonnent la Chaîne des Cascades (Mt Rainier, Mt St Helens, Lassen Peak, entre autres), sans oublier les volcans hawaïens au milieu de l’Océan Pacifique.

 

Les volcans de la Chaîne des Cascades (Source : USGS)

Cependant, beaucoup de gens ne réalisent pas que la Chaîne des Cascades se prolonge au-delà de la frontière canadienne. Les volcans ne connaissent pas les frontières entre les pays!

 

Les volcans du Canada (Source : USGS)

La Ceinture volcanique de Garibaldi – Garibaldi Volcanic Belt (GVB) – est le prolongement au Canada de la Chaîne des Cascades, avec le mont Garibaldi, le mont Cayley et le mont Meager au Canada, tandias que le mont Baker et Glacier Peak restent aux États-Unis.

 

Mont Garibaldi (Photo : C. Grandpey)

A proximité immédiate de la frontière canado-américaine, les localités situées juste au sud de Vancouver, en Colombie-Britannique, ont été édifiées sur des dépôts éruptifs du mont Baker, situé dans l’État de Washington. Autrement dit, alors que le volcan se trouve aux États-Unis, s’il devait entrer en éruption, la zone proche de Vancouver pourrait être affectée par des coulées de boue et des retombées de cendres.

 

Vue aérienne du Mont Baker (Photo : C. Grandpey)

Au nord de Vancouver, les volcans canadiens de la Ceinture volcanique de Garibaldi sont des édifices complexes et beaucoup ont été érodés par les glaciers.

Le Mont Meager a connu l’éruption récente la plus importante de la GVB, il y a environ 2 400 ans. Ce fut une éruption semblable à celle du Mont St. Helens en 1980, avec un panache de cendres, une coulée de lave et des coulées pyroclastiques.

Ce n’est pas parce que les volcans de la Ceinture volcanique de Garibaldi n’ont pas connu d’éruptions depuis de nombreuses années qu’ils ne peuvent pas se manifester à nouveau. Le Mont Meager possède des sources chaudes et émet des gaz volcaniques, notamment du dioxyde de carbone et du sulfure d’hydrogène, ce qui montre la persistance de la chaleur produite pas le magma. De plus, un petit essaim sismique a été enregistré en 2014-2015 au sud du Mont Meager.

 Vue du Mont Meager (Crédit photo : Wikipedia)

Le volcanisme canadien le plus récent s’est produit plus au nord dans la province de Colombie-Britannique et dans le Yukon, sur des volcans tels que le Mont Edziza et le complexe volcanique du lac Alligator. Beaucoup de ces éruptions ont émis de la lave basaltique, un peu comme à Hawaï.

  Eve Cone, sur le Mont Edziza (en Colombie Britannique (Photo : Ben Edwards)

Vers l’an 1700, le Tseax Cone dans la Province Volcanique de la Cordillère du Nord – Northern Cordilleran Volcanic Province (NCVP) – a connu une période d’activité avec de volumineuses émissions de lave. La localité voisine, Nisga’a habitée par une population autochtone, a été dévastée par les éruptions. Au moins deux villages ont été détruits par la lave, et les gaz émis par le volcan ont probablement tué quelque 2000 habitants de Nisga’a. L’éruption est considérée comme la catastrophe géologique la plus meurtrière au Canada.

  Vue de Tseax Cone (Crédit photo : Wikipedia)

Plus récemment, il y a environ 150 ans, le volcan Lava Fork, également dans la NCVP, a été le siège de la plus récente éruption volcanique documentée au Canada. La lave a traversé la frontière de l’Alaska où elle a bloqué la Blue River. L’éruption n’a pas eu de témoins, mais les coulées de lave ont été cartographiées et datées.

Des mineurs ont signalé une éruption encore plus récente en novembre 1898 à Ruby Mountain dans la NCVP, mais aucune preuve géologique de l’éruption n’a jamais été découverte. En 2007, Nazko Cone, le volcan le plus oriental de la Ceinture volcanique d’Anahim, a été secoué par un essaim de plus de 800 microséismes pendant trois semaines. On pense que l’essaim a été provoqué par une injection de magma juvénile dans la partie inférieure de la croûte.

Bien que le NazkoCone ne soit pas entré en éruption en 2007, et qu’aucun autre volcan au Canada ne soit entré en éruption depuis plus d’un siècle, il ne faudrait pas oublier que de nombreux volcans sont susceptibles de se réveiller dans le futur.

Source : USGS/HVO.

————————————

When referring to volcanoes in North America, one usually mentions those located in the United States, such as Yellowstone and all the edifices along the Cascade Range (Mt Rainier, Mt St Helens, Lassen Peak, among others), without forgetting Hawaiian volcanoes in the middle of the Pacific Ocean.

However, many people do not realise that the Cascade Range extends up past the Canadian border. Volcanoes don’t care about international boundaries!

The Garibaldi Volcanic Belt (GVB) is the Canadian extension of the Cascades, and includes Mount Garibaldi, Mount Cayley, and Mount Meager in Canada, and Mount Baker and Glacier Peak in the US.

Closest to the US-Canada border, municipalities just south of Vancouver, British Columbia, sit on deposits from Mount Baker, located in Washington State. So, while the volcano itself is in the US, if it happened to erupt, the area near Vancouver could still be affected by hazards like mudflows and ashfall.

North of Vancouver, the Canadian volcanoes of the Garibaldi Volcanic Belt are complex mountains, many of which have been eroded by glaciers.

Mount Meager holds the GVB’s most significant recent eruption, about 2,400 years ago, it was an eruption similar to the 1980 eruption of Mount St. Helens, with an ash plume, a lava flow, and pyroclastic flows.

Because the volcanoes in the Garibaldi Volcanic Belt have not erupted for many years does not mean they can’t erupt again. Mount Meager has hot springs and emits volcanic gases including carbon dioxide and hydrogen sulphide, indicating the persistence of magmatic heat. Moreover, a small seismic swarm occurred in 2014–2015 to the south of Mount Meager.

The most recent Canadian volcanism occurred further north in the province of British Columbia and into the Yukon, at volcanoes such as Mount Edziza, the Alligator Lake Volcanic Complex. Many of those eruptions emitted basaltic lava, a bit like in Hawaii

Around the year 1700, Tseax Cone in the Northern Cordilleran Volcanic Province (NCVP). underwent a period of volcanic activity with large outpourings of lava. The nearby Nisga’a First Nations community was devastated by the eruptions. At least two villages were destroyed by the flows, and gases from the volcano killed potentially up to 2000 Nisga’a people. The eruption is thought to be Canada’s deadliest geological disaster.

More recently, only about 150 years ago, Lava Fork Volcano, also in the NCVP, was the seat of Canada’s most recent documented volcanic eruption. Lava flowed across the Alaska border where it blocked the Blue River. The eruption is not known to have been witnessed, but the flows have been mapped and dated.

There were reports from miners of an even more recent eruption in November of 1898 at Ruby Mountain in the NCVP, but no geologic evidence of the eruption was ever found.

In 2007, Nazko Cone, the easternmost volcano in the Anahim Volcanic Belt, suddenly experienced a swarm of over 800 microearthquakes in three weeks. The swarm was interpreted to be caused by an injection of new magma into the lower crust.

Though Nazko didn’t end up erupting in 2007, and nothing else in Canada has erupted for over 100 years, there are many volcanoes that could still erupt there in the future.

Source: USGS / HVO.