L’éruption du Toba et son impact sur les populations // Toba eruption and impact on populations

Il y a 74 000 ans, la super éruption du Toba fut l’une des plus grandes catastrophes que la Terre ait connues au cours des 2,5 derniers millions d’années. Le volcan est situé dans ce qui est aujourd’hui l’Indonésie, mais des organismes vivants dans le monde entier ont potentiellement été affectés par l’événement.

La super éruption du Toba a envoyé environ 2 800 km³ de cendres dans la stratosphère, et ouvert un énorme cratère de 100 x 30 kilomètres. Une éruption de cette ampleur est susceptible de bloquer la majeure partie de la lumière du soleil et de provoquer des années de refroidissement climatique. À proximité du volcan, les pluies acides risquent de contaminer les réserves d’eau, et d’épaisses couches de cendres sont susceptibles de recouvrir animaux et végétation.

Caldeira du Toba (Source: NASA)

Les populations humaines vivant à proximité du Toba ont probablement été complètement anéanties. Il est intéressant de savoir à quel degré les populations d’autres régions du globe ont été impactées par un tel événement. Le sujet est toujours l’objet d’investigations scientifiques.
Les scientifiques pensent que la super éruption du Toba a provoqué un refroidissement climatique qui a duré jusqu’à six ans. Ses effets ont probablement entraîné une chute brutale de la population humaine à moins de 10 000 individus sur Terre. Ce scénario est corroboré par des preuves génétiques retrouvées dans les génomes des populations actuelles. L’ADN montre que les humains modernes se sont dispersés dans différentes régions il y a environ 100 000 ans, puis ont connu peu après un « goulot d’étranglement » génétique (bottleneck en anglais), autrement dit un déclin important de la population. Les scientifiques cherchent encore aujourd’hui à savoir si cette apparente réduction de la population humaine est uniquement due à la super éruption du Toba ou si d’autres facteurs ont pu y contribuer
Pour reconstituer ce qui s’est passé il y a 74 000 ans, les scientifiques analysent les téphras émis par l’éruption proprement dite. Ils examinent les couches de téphras à travers le paysage, visuellement et chimiquement. Ainsi, les « cryptotephra », verre volcanique microscopique qui se propage le plus loin, sont importants pour comprendre l’étendue réelle d’une éruption. Comme les cryptotethra sont invisibles à l’œil nu, leur identification peut être très difficile. Les chercheurs séparent soigneusement les minuscules éclats de verre en tamisant la terre et en utilisant un micromanipulateur, un outil capable de prélever et de déplacer des grains microscopiques.
Chaque éruption volcanique possède une composition chimique unique, que les scientifiques peuvent utiliser pour déterminer la provenance d’un échantillon de matière volcanique. Par exemple, les téphra d’une éruption peuvent contenir plus de fer que ceux d’une autre. Grâce à ces connaissances, les scientifiques peuvent commencer à comprendre l’ampleur des éruptions passées et les personnes directement impactées.
Une fois que les chercheurs ont identifié une couche de téphra ou de cryptotéphra, l’étape suivante consiste à examiner attentivement les vestiges archéologiques avant et après cette éruption. Dans certains cas, les populations modifient leur comportement après une éruption, par exemple en utilisant une nouvelle technologie d’outils en pierre ou en adoptant une alimentation différente. Il arrive même que des personnes abandonnent un site, ne laissant aucune trace d’activité humaine après un événement catastrophique.
Compte tenu de l’ampleur et de l’intensité de la super éruption de Toba, il semble presque inévitable que les êtres humains dans le monde entier aient subi d’immenses souffrances. Cependant, la plupart des sites archéologiques révèlent une histoire de résilience.
Dans des pays comme l’Afrique du Sud, les humains ont non seulement survécu à cet événement catastrophique, mais ont prospéré. Sur le site archéologique Pinnacle Point 5-6, des traces de cryptotéphra du Toba montrent que les humains ont occupé le site avant, pendant et après l’éruption. De fait, l’activité humaine s’est intensifiée et de nouvelles innovations technologiques sont apparues peu après, démontrant la capacité d’adaptation de la population.
Le phénomène ne se limite pas à l’Afrique du Sud. Des traces similaires sont également préservées sur le site archéologique Shinfa-Metema 1 en Éthiopie, où des cryptotéphra du Toba étaient présents en couches qui préservent également l’activité humaine. Ici, les humains du passé se sont adaptés aux changements de l’environnement local en suivant les cours d’eau saisonniers et en pêchant dans de petits points d’eau peu profonds présents pendant les longues saisons sèches. À l’époque de la super éruption du Toba, les populations de cette région ont également adopté la technologie de l’arc et des flèches. Cette souplesse d’adaptation comportementale a permis aux populations de survivre aux conditions arides intenses et aux autres effets potentiels de la super éruption du Toba.
Au fil des ans, les archéologues ont obtenu des résultats semblables sur de nombreux autres sites en Indonésie, en Inde et en Chine. À mesure que les preuves s’accumulent, il apparaît que les populations ont pu survivre et rester productives après la méga-éruption du Toba. Cela montre que cette éruption pourrait ne pas avoir été la cause unique du goulot d’étranglement démographique suggéré initialement suite à l’éruption du Toba.
Si l’éruption du Toba ne permet peut-être pas aux scientifiques de comprendre totalement ce qui a entraîné la chute de la population humaine à 10 000 individus, elle nous aide à comprendre la capacité des humains à s’adapter à des événements catastrophiques du passé et ce que cela implique pour notre propre avenir.
Source : The Conversation, space.com, via Yahoo Actualités..

——————————————–

74,000 years ago, the Toba supereruption was one of the largest catastrophic events that Earth has seen in the past 2.5 million years. The volcano is located in what is today Indonesia, but living organisms across the entire globe were potentially affected by the event.

The Toba supereruption ejected about 2,800 km³ of volcanic ash into the stratosphere, producing an enormous crater 100 x 30 kilometers. An eruption this size is likely to produce black skies blocking most of the sunlight, potentially causing years of global cooling. Closer to the volcano, acid rain is likely to contaminate water supplies, with thick layers of ash burying animals and vegetation.

Human populations living in close proximity to the Toba volcano were probably completely wiped out. Whether people on other parts of the globe were affected is a question that scientists are still investigating.

The Toba catastrophe hypothesis proposes that the Toba supereruption caused a global cooling event that lasted up to six years. Its effects caused human population sizes to plummet to fewer than 10,000 individual people living on Earth.

This scenario is supported by genetic evidence found in the genomes of people alive today. The DNA suggests that modern humans spread into separate regions around 100,000 years ago and then shortly after that experienced what scientists call a genetic ‘bottleneck’: an event that leads to a large decline in population sizes. Whether this apparent reduction in human population size resulted from the Toba supereruption or some other factor is heavily debated.

To piece together what happened 74,000 years ago, scientists can analyse the tephra ejected from the volcanic eruption itself. They can trace the layers of tephra across the landscape both visually and chemically

Microscopic volcanic glass called ‘cryptotephra’ travels the farthest, making it important for understanding the true extent of an eruption. Because cryptotephra is not visible to the naked eye, it can be really challenging to identify. Researchers carefully separate out the tiny glass shards by sifting through the dirt and using a micromanipulator, a tool that can pick up and move microscopic grains.

Every volcanic eruption has a unique chemistry, which scientists can use to determine which eruption a particular sample of volcanic material originated from. For instance, tephra from one eruption might have more iron in it compared to tephra from another eruption. With this knowledge, scientists can begin to understand how large past eruptions were and who they directly affected.

Once researchers identify a tephra or cryptotephra layer, the next step is to look closely at what is preserved in the archaeological record before and after that eruption. In some cases, people change their behavior after an eruption, such as using a new stone tool technology or eating something different. Sometimes, people even abandon a site, leaving no trace of human activity after a catastrophic event.

Given the size and intensity of the Toba supereruption, it almost seems inevitable that humans across the globe suffered immensely. However, most archaeological sites tell a story of resilience.

In places such as South Africa, humans not only survived this catastrophic event but thrived. At archaeological site Pinnacle Point 5-6, evidence of cryptotephra from Toba shows that humans occupied the site before, during and after the eruption. In fact, human activity increased and new technological innovations appeared shortly after, demonstrating humans’ adaptability.

This situation was not restricted to South Africa. Similar evidence is also preserved at archaeological site Shinfa-Metema 1 in Ethiopia, where cryptotephra from Toba was present in layers that also preserve human activity. Here, past humans adapted to changes in the local environment by following seasonal rivers and fishing in small, shallow waterholes present during long dry seasons. Around the time of the Toba supereruption, humans in this region also adopted bow-and-arrow technology. This behavioral flexibility allowed people to survive the intense arid conditions and other potential effects of the Toba supereruption.

Through the years, archaeologists have found similar results at many other sites in Indonesia, India and China. As the evidence accumulates, it appears that people were able to survive and continue to be productive after the Toba mega eruption. This suggests that this eruption might not have been the main cause of the population bottleneck originally suggested in the Toba catastrophe hypothesis.

While Toba might not help scientists understand what caused ancient human populations to plummet to 10,000 individuals, it does help us understand how humans have adapted to catastrophic events in the past and what that means for our future.

Source : The Conversation, space.com, via Yakoo News..

Glissement de terrain à Ginostra (Stromboli – Sicile)

Tous ceux qui se rendent régulièrement à Stromboli connaissent Ginostra qui prétend posséder le plus petit port du monde. Pour y accéder depuis l’un des navires qui font la liaison avec Milazzo, il faut emprunter une barque car les gros bateaux ne peuvent pas jeter l’ancre à Ginostra.

Le 30 septembre 2025, les habitants de Ginostra ont vécu une matinée d’angoisse. Un important glissement de terrain s’est détaché de la paroi rocheuse près de la zone de débarquement de Pertuso. Heureusement, les matériaux n’ont pas envahi le passage des embarcations, et sont restés contenus par un filet de protection. Le problème est que ce filet métallique est très vieux ; il est corrodé et déchiré à plusieurs endroits et risque de s’effondrer à tout moment.
Les habitants de Ginostra lancent un appel urgent aux autorités compétentes pour une intervention rapide. En effet, la seule voie d’accès au port de Ginostra passe sous la falaise où s’est produit le glissement de terrain. Cette artère constitue non seulement le seul accès et la seule sortie pour les habitants et les véhicules, mais aussi « la seule voie de secours en cas d’urgence ».

Source : La Sicilia.

Crédit photo : Gianluca Giuffrè : La Sicilia.

La Montagne Pelée s’agite à la Martinique // Unrest at Mount Pelée (Martinique)

Avec 4 925 secousses enregistrées entre le 28 août et le 28 septembre 2025, la Montagne Pelée connaît une activité sismique hors norme.

Photo: C. Grandpey

Dans le détail, l’Observatoire indique qu’entre le 19 septembre 2025 et le 26 septembre 2025 on a enregistré 2203 séismes de type volcano-tectonique. La plupart de ces séismes, de faible énergie, ont été identifiés comme provenant de l’une des zones sismiquement actives bien connues à la Montagne Pelée, situées entre 1,0 et 1,4 km de profondeur sous le sommet du volcan. Cependant, 130 séismes de plus forte énergie ont été localisés plus profondément, entre 2,4 km et 4,3 km de profondeur sous le sommet du volcan.

L’Observatoire explique que la sismicité superficielle de type volcano-tectonique est associée à de la micro-fracturation dans l’édifice volcanique, en lien avec la réactivation globale du volcan observée depuis 2019.

On a aussi enregistré 57 séismes de type hybride superficiel, dont 13 localisés entre 1 km et 2 km de profondeur sous les dômes de la Montagne Pelée. Ces événements de type hybride sont associés à la circulation de fluides pressurisés dans l’édifice volcanique et participent à la micro-fracturation.

Enfin, 5 séismes longue-période (LP) superficiels, de faible énergie, ont été localisés dans la même zone que les séismes de type volcano-tectonique.

Aucun séisme n’a été ressenti par la population. Cependant, l’Observatoire précise que plusieurs séismes volcaniques ont une magnitude qui s’approche de celle de séismes susceptibles d’être ressentis par des randonneurs sur la Montagne Pelée.

Habituellement, la moyenne mensuelle de séismes ne dépasse pas la trentaine. La population de localités comme le Morne-Rouge n’est pas inquiète car les habitants ne ressentent pas les secousses dont une avait récemment une magnitude de M2 avec un hypocentre à 3 kilomètres de profondeur. Pour autant, il n’y pas d’alerte immédiate. Les séismes restent localisés à faible profondeur, entre 1 et 3 km. Les réservoirs magmatiques, eux, se situent à 6-9 km. Il n’y a donc actuellement aucun signe de remontée de magma.

On se trouve un peu dans la même situation que sur les Champs Phlégréens où un seul paramètre attire actuellement l’attention des scientifiques. Pour déclencher une alerte éruption, il faudrait que le gonflement de la montagne, l’apparition de fumerolles et l’évolution de la chimie des gaz se modifient, ce qui n’est pas le cas en ce moment.

Depuis 2020, la montagne Pelée est classée en vigilance Jaune éruption. Déjà en 2019 et 2020, des essaims sismiques avaient été observés (600 à 1 000 secousses par mois), mais le niveau actuel est sans précédent depuis plus d’une décennie. Une douzaine de sismomètres sont disséminés sur la Pelée, et une vingtaine sont répartis sur toute la Martinique. Ils permettent de mesurer en continu magnitudes et profondeurs des secousses.

L’Observatoire appelle la population à signaler tout séisme ressenti sur le site franceseisme.fr.

Source : Observatoire volcanologique et sismologique de la Martinique (OVSM).

———————————————–

With 4,925 earthquakes recorded between August 28 and September 28 2025, Mount Pelée is experiencing exceptional seismic activity.
In detail, the Observatory indicates that between September 19, 2025, and September 26, 2025, 2,203 volcano-tectonic earthquakes were recorded. Most of these low-energy earthquakes were identified as originating from one of the well-known seismically active zones on Mount Pelée, located between 1.0 and 1.4 km deep below the volcano’s summit.
However, 130 higher-energy earthquakes were located deeper, between 2.4 km and 4.3 km deep below the volcano’s summit.

The Observatory explains that the shallow volcano-tectonic seismicity is associated with micro-fracturing in the volcanic edifice, linked to the overall reactivation of the volcano observed since 2019.

57 shallow hybrid earthquakes were also recorded, including 13 located between 1 km and 2 km deep beneath the domes of Mount Pelée. These hybrid events are associated with the circulation of pressurized fluids in the volcanic edifice and contribute to micro-fracturing.

Finally, five shallow, low-energy long-period (LP) earthquakes were located in the same area as the volcano-tectonic earthquakes.
No earthquakes were felt by the public. However, the Observatory specifies that several volcanic earthquakes had a magnitude approaching that of events likely to be felt by hikers on Mount Pelée.

Usually, the monthly average of earthquakes does not exceed 30 events. The population of minicipalities like Morne-Rouge is not worried because they do not feel the tremors, one of which recently had a magnitude of M2 with a hypocenter 3 kilometers deep. However, there is no immediate alert. The earthquakes remain localized at shallow depths, between 1 and 3 km. The magma reservoirs are located 6-9 km down. There is therefore currently no sign of magma ascent.
We are in a similar situation to the Phlegraean Fields, where a single parameter is worrying scientists. To trigger an eruption alert, the inflation of the mountain, the appearance of fumaroles, and the evolution of the gas chemistry would have to change, which is not currently the case.
Since 2020, Mount Pelée has been classified as Yellow Eruption Alert. Seismic swarms had already been observed in 2019 and 2020 (600 to 1,000 tremors per month), but the current level is unprecedented in over a decade. A dozen seismometers are scattered across La Pelée, and around twenty are spread throughout Martinique. They continuously measure the magnitude and depth of tremors.
The Observatory urges the public to report any earthquakes felt on the website franceseisme.fr.
Source: Martinique Volcanological and Seismological Observatory (OVSM).

Islande : l’heure d’une nouvelle éruption approche // Iceland : Time for a new eruption approaches

Selon le Met Office islandais, une nouvelle éruption est susceptible de se produire le long de la chaîne de cratères de Sundhnúkur dans quelques semaines. L’analyse des événements passés a permis d’estimer la fourchette de volumes nécessaire pour le déclenchement de la prochaine intrusion magmatique ou de la prochaine éruption.
L’utilisation d’un modèle géodésique permet de calculer le temps nécessaire pour recharger ces volumes spécifiques dans la chambre magmatique, en tenant compte des incertitudes qui y sont associées.
À ce jour, on estime que le volume minimum de 11 millions de mètres cubes a été atteint le 27 septembre 2025 et le volume maximum de 23 millions de m3 sera atteint le 18 décembre, sous réserve qu’il n’y ait pas de fluctuations dans le système d’alimentation.

Source : IMO

Une fois le volume minimum atteint, on considère qu’il existe une forte probabilité d’intrusion magmatique et d’éruption sur la chaîne de cratères de Sundhnúkur. Une éruption peut survenir à tout moment une fois le volume minimum atteint. Cette période, du 27 septembre au 18 décembre, représente la prévision à moyen terme. Elle peut évoluer en fonction des variations du débit d’alimentation magmatique et sera mise à jour en conséquence. Comme lors des événements précédents, les prévisions à court terme seront publiées par le Met Office dès que le réseau de surveillance en temps réel détectera une nouvelle propagation du dyke magmatique.
Pour ces raisons, le Met Office a décidé de relever le niveau d’alerte volcanique pour la zone Reykjanes-Svartsengi de 1 à 2. Une nouvelle carte d’évaluation des risques a été publiée et est valable du 25 septembre au 14 octobre 2025, sauf si des changements d’activité nécessitent une mise à jour.
Source : Met Office.

———————————————–

According to the Icelandic Met Office, a new eruption is likely to occur along the Sundhnúkur crater row in a few weeks. Analysis of past events has enabled an estimate of the likely volume range required to trigger the next magma intrusion or eruption.

By using a geodetic model, it is possible to calculate the time needed to recharge these specific volumes, including their associated uncertainties.  As of today, it is assessed that the lower volume of 11 million cubic meters was reached on 27 September 2025 and the upper vomume of 23 million m3 will be reached on 18 December, provided no fluctuations occur in the feeding system.

Once the lower volume is reached, it is considered that we have entered a period with increased likelihood of a new intrusion and/or eruption. An eruption may occur any time after this lower volume is reached. This time period from 27 September to 18 December represents the medium-term forecast. This forecast will change based on variations in the magma inflow rate and will be updated accordingly. As in previous events the short-term forecast will be issued as soon as the real-time IMO monitoring network detects new activity indicative of a dike propagation.

For these reasons the IMO has decided to increase the volcano alert level for Reykjanes-Svartsengi from 1 to 2 and, accordingly, a new hazard assessment map for the area has been issued and is valid from 25 September to 14 October 2025, unless activity changes require an update.

Source : Met Office.