Chroniques de la caldeira de Yellowstone // The Yellowstone Caldera Chronicles

Le 1er janvier 2018, une nouvelle rubrique hebdomadaire, à l’image du «Volcano Watch» du HVO à Hawaii, a été lancée par des scientifiques du Yellowstone Volcano Observatory (YVO). Cette nouvelle rubrique, intitulée « Yellowstone Caldera Chronicles », est publiée chaque lundi sur la page d’accueil du site web du YVO (https://volcanoes.usgs.gov/observatories/yvo/)

Le dernier article, publié le 12 février 2018, s’intitule « Un récent » hoquet « de déformation du Norris Geyser Basin« .
Le « hoquet » en question concerne un récent mouvement du sol autour du Norris Geyser Basin, l’une des zones des plus chaudes du Parc. Cette déformation est un bon indicateur de l’activité à l’intérieur des systèmes magmatiques et hydrothermaux de Yellowstone. En décembre 2017, les données de déformation ont indiqué que le Norris Geyser Basin avait connu un «hoquet» – autrement dit une brusque variation de déformation – probablement en raison de modifications des fluides hydrothermaux dans le sous-sol.
La déformation en surface est contrôlée par de nombreux types d’instruments, avec des extensomètres, des inclinomètres et des stations GPS. À Yellowstone, une quinzaine de stations GPS ont été disposées dans le Parc, et beaucoup d’autres sont situées dans la région environnante. Ces instruments suivent les variations de niveau de la région dans les moindres détails. Depuis 2015, les stations GPS dans la caldeira indiquaient une subsidence, tandis que les stations implantées à proximité du Norris Geyser Basin montraient un soulèvement de cette zone. Cette subsidence et ce soulèvement étaient toutefois faibles, d’environ 2,5 centimètres par an.
Au début du mois de décembre 2017, cependant, le profil du Norris Geyser Basin a changé lorsque la station GPS (NRWY) située le plus près du site a soudainement commencé à enregistrer une subsidence. Au cours des deux ou trois semaines suivantes, cette station s’est abaissée d’environ 2 cm. À la fin du mois de décembre, la subsidence était terminée et le soulèvement avait repris.
Ce n’est pas la première fois qu’une variation soudaine de déformation se produit dans le Norris Geyser Basin. Déjà fin 2013, la région avait commencé à se soulever rapidement, avec une élévation de 5 cm de la station NRWY en seulement quelques mois. Le soulèvement s’est brusquement transformé en affaissement vers le 30 mars 2014, le jour même où un séisme de magnitude M 4,8 secouait la région, l’événement le plus significatif enregistré à Yellowstone depuis 1980. À la fin de l’année 2014, l’affaissement à Norris avait retrouvé un niveau normal. Les scientifiques pensent que l’épisode soudain de soulèvement a été causé par l’accumulation de fluides hydrothermaux sous la région, et que le séisme a représenté la rupture d’un blocage. Après cette rupture, les fluides ont pu s’évacuer du système et la surface s’est affaissée.
Il est possible que l’affaissement observé en décembre 2017 soit dû un processus similaire. Le soulèvement a pu être causé par une accumulation de fluides hydrothermaux derrière un point de blocage dans le sous-sol. Ce blocage s’est rompu et a permis à certains fluides de s’écouler, ce qui a entraîné la subsidence, mais la situation s’est ensuite rétablie à la fin du mois et le soulèvement a repris. Contrairement à l’épisode de 2014, cependant, il n’y a pas eu de séisme significatif dans la région de Norris au moment de l’inversion de déformation.
Malgré le récent «hoquet» observé dans le Norris Geyser Basin, la déformation globale de la caldeira n’a pas changé. Les données GPS montrent que la subsidence se poursuit à la même vitesse depuis 2015. L’événement observé à Norris n’est pas le signe annonciateur d’une possible éruption ; il reflète la nature dynamique et en constante évolution du système hydrothermal de Yellowstone.
Source: Yellowstone.Volcano Observatory.

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On January 1st, 2018, a new weekly column inspired by HVO’s “Volcano Watch” was launched by scientists of the Yellowstone Volcano Observatory (YVO). This new column, entitled the “Yellowstone Caldera Chronicles,” is posted each Monday on the homepage of YVO’s website (https://volcanoes.usgs.gov/observatories/yvo/).

The latest article, released on February 12th 2018, is entitled “A recent « hiccup » in deformation of the Norris Geyser Basin.”
The “hiccup” concerns a recent change in ground movement around the Norris Geyser Basin. This deformation is one of the primary indicators of activity within Yellowstone’s magmatic and hydrothermal systems. In December, deformation data indicate that the Norris Geyser Basin experienced a « hiccup, » probably due to changes in hydrothermal fluids in the subsurface.

Surface deformation can be monitored by many types of instruments, including borehole strainmeters, borehole tiltmeters and GPS stations. At Yellowstone, about 15 GPS stations are operating within the National Park, and many more are located in the surrounding region. These instruments track the ups and downs of the region in great detail. Since 2015, GPS stations in the caldera have indicated a subsidence, while stations near the Norris Geyser Basin have shown an uplift of that area. Rates of subsidence and uplift have been small, about 2.5 centimetres per year.

In early December, however, the pattern at Norris changed as the GPS station (NRWY) located closest to the geyser basin suddenly began to record subsidence. Over the next 2-3 weeks, that station subsided by about 2 cm. By the end of December, the subsidence had stopped, and uplift resumed.

This is not the first time a sudden change in deformation has occurred at Norris. In late 2013, the area began uplifting rapidly, accumulating 5 cm at the NRWY GPS station after just a few months. The uplift abruptly switched to subsidence on about March 30th, 2014, the same day of a M 4.8 earthquake in the area, the largest earthquake to have occurred in Yellowstone since 1980. By the end of 2014, the subsidence had returned Norris to its previous levels. Scientists believe that the sudden episode of uplift was caused by accumulation of hydrothermal fluids beneath the region, and that the earthquake represented the rupturing of a blockage. After the rupture, the fluids were able to drain from the system, and the surface subsided.

It is possible that the December 2017 subsidence represents a similar process. The uplift could be caused by hydrothermal fluids accumulating behind a blockage in the subsurface. This blockage was breached and allowed some fluids to drain, resulting in the subsidence, but then reestablished itself by the end of the month, and uplift resumed. Unlike the 2014 episode, however, there were no significant earthquakes in the Norris area at the time of the change in deformation.

Despite the recent « hiccup » at Norris, overall deformation of the caldera did not change. GPS data show that subsidence there continued at the same rates as have been measured since 2015. And the activity is not a signal of a potential eruption, but rather reflects the dynamic and ever-changing nature of Yellowstone’s hydrothermal system.

Source : Yellowstone Volcano Observatory.

Plan de visite du Norris Geyser Basin (Source: National Park Service)

Photos: C. Grandpey

Les carrières de sable du Mayon (Philippines) // Mt Mayon’s sand quarries (Philippines)

En lisant le Manila Bulletin, l’un des journaux populaires des Philippines, nous apprenons que les carrières de sable et de gravier dans la zone de danger permanent de six kilomètres autour du Mayon n’ont pas arrêté leurs activités. Le Secrétaire à l’Environnement et aux Ressources Naturelles a demandé à leurs exploitants d’arrêter de mettre en péril la santé et la vie de leurs ouvriers. Il a déclaré: « Il semble que ces entreprises soient plus préoccupées par les profits que par le bien-être de leurs ouvriers qui doivent faire face à des conditions de travail pénibles sur les sites miniers pendant l’éruption du volcan. »
Le travail se poursuit malgré les mises en garde de l’Institut Philippin de Volcanologie et de Sismologie (PHILVOCS) qui a déclaré que l’entrée dans la zone de danger permanent était strictement interdite.
Selon le Secrétaire à l’Environnement, le Mayon pourrait projeter de la cendre, de la lave, des roches et des gaz, dangers qui pourraient blesser ou même tuer des gens et détruire des biens. Il a ajouté: «Notre première préoccupation doit être la sécurité et la santé de toutes les personnes menacées par l’éruption du Mayon.» Il a mis en garde contre le danger que représentent les gaz volcaniques, en particulier le dioxyde de soufre (SO2) sur l’environnement et la santé humaine. Il a rappelé que le SO2 pouvait affecter le système respiratoire, en particulier la fonction pulmonaire, et qu’il pouvait irriter les yeux. Pendant ce temps, les autorités locales indiquent que les particules en suspension ont atteint des niveaux « malsains » dans la ville de Ligao, ainsi qu’à Camalig et Guinobatan, où les habitants sont invités à utiliser constamment des masques pour éviter l’exposition aux poussières nocives.
Source: Manila Bulletin.

Le problème du travail dans les carrières pendant une éruption volcanique n’est pas propre au Mayon. Sur l’île de Bali, les carrières de sable ont continué à fonctionner malgré l’éruption de l’Agung. Il en est de même sur les pentes du Merapi sur l’île de Java où l’on continue à extraire du sable et du gravier, même si l’activité est en cours sur le volcan. Si c’était au Japon ou aux États-Unis, la sécurité passerait en premier et les carrières seraient fermées dans des situations similaires. En Asie, les lois sont différentes, quand elles existent! De plus, la notion de vie et de mort n’est pas la même.

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Reading the Manila Bulletin, one of the popular newspapers of the Philippines, we learn that sand and gravel quarry companies operating within the six-kilometre permanent danger zone surrounding Mayon Volcano have not stopped their activities. The Environment and Natural Resources Secretary has asked their managers to stop risking the health and lives of their workers. Said he: “It seems that these companies are more concerned with profits than the welfare of their workers who endure the punishing conditions at the mining sites amid the volcanic eruption.”

The work is continuing despite the warnings of the Philippine Institute of Volcanology and Seismology (PHILVOCS) that entry into the permanent danger zone is strictly prohibited.

According to the Secretary, Mt Mayon could blast ash, lava, solid rocks and gases into the air, creating hazards that could hurt or even kill people and destroy property. He added: “Our primordial concern must be the safety and health of all people affected by the eruption of Mayon Volcano.” He earlier warned against the negative impacts of volcanic gases, particularly sulphur dioxide (SO2), on the environment and human health. He reminded that SO2 could affect the respiratory system, particularly lung function, and can irritate the eyes. Meantime, local authorities indicate the total suspended particulates (TSP) have reached “unhealthy levels” over Ligao City and the municipalities of Camalig and Guinobatan where residents are advised to constantly use face masks to avoid exposure to harmful dust that may compromise their respiratory health.

Source: Manila Bulletin.

The problem of work in quarries during an eruption is not proper to Mayon. On the island of Bali, sand quarries have kept working despite the eruption of nearby Mt Agung. It is the same on the slopes on Mt Merapi on the island of Java where sand and gravel are still mined, even though activity is reported on the volcano. If it was in Japan or in the United States, safety would come first and the quarries would be closed in similar situations. In Asia, laws are different, if they ever exist!. Besides, the notion of life and death is not the same.

Les nuées ardentes sont l’une des principales menaces pour les ouvriers qui travaillent dans les carrières sur les pentes du Mayon (Crédit photo: Wikipedia)

Les pierres de curling d’Ailsa Craig (Ecosse) // The curling stones of Ailsa Craig (Scotland)

Les Jeux Olympiques d’hiver ont débuté en Corée du Sud, avec leurs compétitions de ski, de patinage, etc. Un sport est beaucoup moins connu, du moins en France: le curling. Il consiste à faire glisser de grosses pierres circulaires sur la glace vers une cible baptisée la maison. Il y a deux équipes de quatre joueurs. Chaque équipe doit faire glisser huit pierres. Les pierres avancent en tournant, d’où le nom du sport. Deux joueurs de l’équipe balaient la glace devant la pierre afin d’essayer de la faire s’arrêter au bon endroit.
Très peu de gens savent que les pierres utilisées dans le curling proviennent d’un seul endroit au monde: Ailsa Craig, une petite île dans le Firth of Clyde, au large de la côte ouest de l’Écosse. Ailsa Craig a une histoire agitée. Revendiquée par les Écossais, envahie par l’Empire espagnol, l’île était autrefois un repaire de contrebandiers. Elle est inhabitée depuis le 19ème siècle. Les photos et vidéos montrent de très jolies colonnes de basalte dont les seuls habitants sont les oiseaux marins. L’île pourrait ne présente guère d’intérêt de nos jours, sauf en raison de sa géologie particulière …. et du curling !
D’un point de vue géologique, l’île est le reste d’un volcan qui est entré en éruption il y a 60 millions d’années. L’éruption a été si violente que le Groenland s’est séparé de l’Écosse et que s’est formé l’Océan Atlantique. Repoussé loin du panache mantellique, le volcan a été coupé de sa source magmatique. Après la fin de l’éruption, des millions d’années d’érosion ont fait disparaître les roches sédimentaires qui entouraient les roches magmatiques plus dures, exposant ainsi l’ancienne chambre magmatique du volcan. Ce phénomène de déchaussement s’observe sur de nombreux volcans du même type. Le Strombolicchio est en un bon exemple en Sicile.
Ailsa Craig comprend trois variétés de granit qui se différencient par leur teneur en minéraux : Ailsa Craig Common Green, Ailsa Craig Red Hone et Ailsa Craig Blue Hone. La coloration distinctive de cette dernière roche, un gris-blanc tacheté de points bleutés, résulte de la présence de riebeckite et d’arfvedsonite, deux amphiboles riches en sodium et en fer. Le granit riche en riebeckite  est une variété extrêmement rare et Ailsa Craig est le seul endroit de la planète où on le trouve. Avec les autres variétés de granit d’Ailsa Craig, Ailsa Craig Blue Hone est nécessaire pour la production des meilleures pierres de curling.
La texture uniforme et fine du granit riche en riebeckite lui confère une grande élasticité. Les pierres de curling fabriquées à partir d’Ailsa Craig Blue Hone et Common Green présentent donc une grande résistance aux impacts qui se produisent au cours de la pratique du sport. Les minéraux composant la roche, principalement le quartz et le feldspath, ont une faible conductivité thermique, une autre propriété appréciée dans une bonne pierre de curling. Une pierre trop froide ou trop chaude affecterait négativement le mince film d’eau sur lequel la pierre de curling glisse. Enfin, le tissu imperméable rend la roche hydrofuge et résistante à l’eau et à l’usure, des facteurs qui diminueraient les performances d’une pierre de curling.
En cliquant sur le lien suivant, vous obtiendrez plus de détails sur Ailsa Craig et ses pierres, des origines à nos jours. Vous verrez comment les pierres de curling sont fabriquées. Vous apprécierez sans aucun doute l’accent écossais des personnes interviewées!

 https://youtu.be/Mc7Nq63wGTQ

Source: Forbes.

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The Winter Olympics have opened in South Korea, with their competitions of skiing, skating and so on. One sport is far less popular, at least in France: curling. Players slide curling stones on the ice towards a target, called the house. There are two teams with four players on each team. Each team slides eight stone. The player sliding the stone can make it turn or curl slowly, hence the name of the sport. Two other players on the team sweep the ice in front of the stone with brooms. This is to make the stone stop in the right place.

Very few people know that the stones used in curling come from one single place in the world: Ailsa Craig, a small island in the Firth of Clyde, along the west coast of Scotland. Ailsa Craig has a troubled history. Claimed by the Scots, invaded by the Spanish Empire, it was once a hiding place for smugglers. The island became uninhabited in the 19th century. The photos and videos of the island show very nice volcanic columns whose only residents are the sea birds. The island might be of little interest nowadays, if not for its peculiar geology…. and curling.

Geologically, the island is the remains of a long extinct volcano. 60 million years ago, this volcano erupted so violently that Greenland became separated from Scotland and the primordial Atlantic Ocean formed. Pushed away from the mantle plume, the volcano was cut off from its magma source. After the eruption ended, millions of years of erosion removed the softer sedimentary rocks around the harder magmatic rocks, exposing the former magma chamber of the volcano.

Ailsa Craig comprises three granite varieties, characterized by their mineral content. The Ailsa Craig Common Green, the Ailsa Craig Red Hone, and the Ailsa Craig Blue Hone. The distinctive coloration of the latter rock, a grey-white spotted with bluish dots, results from the presence of riebeckite and arfvedsonite, two amphiboles rich in sodium and iron. Riebeckite-granite is an extremely rare granite variety and Ailsa Craig is the only spot worldwide where it can be found. Together with the other granite varieties from Ailsa Craig, Ailsa Craig Blue Hone is needed for the production of the best curling stones in the world.

The uniform, fine-grained texture of the riebeckite microgranite lends the rock a high elasticity. Curling stones made from Ailsa Craig Blue Hone and Common Green display therefore a high resistance to impacts, as experienced during a curling game. The minerals composing the rock, mostly quartz and feldspar, have a low thermal conductivity, another valued property for a good curling stone. A too cold or too hot stone would negatively affect the thin water film on which the curling stone slips. Finally, the impermeable fabric makes the rock water repellent and resistant towards water and weathering, further factors lowering the performance of a good curling stone.

If you click on the following link, you will get more details on Ailsa Craig and its stones, from the origins to today. You will see how curling stones are manufactured. You will no doubt appreciate the Scottish accent of the interviewees…

Video Scottish accent) + fabrication industrielle

https://youtu.be/Mc7Nq63wGTQ

Source: Forbes.

Colonnes basaltiques à Ailsa Craig (Crédit photo : Mary and Angus Hogg)

Pierres de curling

 

 

 

 

Agung (Bali / Indonésie): Baisse du niveau d’alerte // The alert level has been lowered

Comme cela était prévisible, le niveau d’alerte du Mt Agung a été abaissé de 4 (AWAS) à 3 (SIAGA) le 10 février 2018. En conséquence, les 20 000 personnes hébergées dans 180 centres provisoires à travers l’île ont été autorisées à rentrer chez elles. Comme on pouvait le voir sur le sismographe en ligne, l’activité volcanique a considérablement diminué au cours des dernières semaines. Les instruments montrent également une déflation de l’édifice, ce qui traduit une diminution de la pression des gaz et du magma.
Avec le nouveau niveau d’alerte, la zone interdite d’accès a été réduite à quatre kilomètres du sommet de l’Agung.

L’activité de l’Agung s’est intensifiée en septembre 2017. Elle a ensuite ralenti à la fin d’octobre, avant de reprendre de plus belle en novembre, ce qui a entraîné des problèmes dans le trafic aérien et perturbé l’industrie touristique à Bali.
Source: Journaux indonésiens.

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As could be predicted, the alert level for Mt Agung was lowered from 4 (AWAS) to 3 (SIAGA) on February 10th 2018. As a consequence, the 20,000 evacuees sheltering in 180 locations across the island have been allowed to return home. As could be seen on the online seismograph, volcanic activity had declined significantly during the past weeks. Instruments also show a deflation of the edifice, which translates a decrease in gas and magma pressure.

Under the new alert level, the no-entry zone has been reduced to four kilometres from Agung’s peak. .

Mt Agung rumbled back to life last September. Volcanic activity slowed down in late October, before increasing again in November, sparking travel chaos and affecting Bali’s tourism industry.

Source: Indonesian newspapers.