Les carrières de sable du Mayon (Philippines) // Mt Mayon’s sand quarries (Philippines)

En lisant le Manila Bulletin, l’un des journaux populaires des Philippines, nous apprenons que les carrières de sable et de gravier dans la zone de danger permanent de six kilomètres autour du Mayon n’ont pas arrêté leurs activités. Le Secrétaire à l’Environnement et aux Ressources Naturelles a demandé à leurs exploitants d’arrêter de mettre en péril la santé et la vie de leurs ouvriers. Il a déclaré: « Il semble que ces entreprises soient plus préoccupées par les profits que par le bien-être de leurs ouvriers qui doivent faire face à des conditions de travail pénibles sur les sites miniers pendant l’éruption du volcan. »
Le travail se poursuit malgré les mises en garde de l’Institut Philippin de Volcanologie et de Sismologie (PHILVOCS) qui a déclaré que l’entrée dans la zone de danger permanent était strictement interdite.
Selon le Secrétaire à l’Environnement, le Mayon pourrait projeter de la cendre, de la lave, des roches et des gaz, dangers qui pourraient blesser ou même tuer des gens et détruire des biens. Il a ajouté: «Notre première préoccupation doit être la sécurité et la santé de toutes les personnes menacées par l’éruption du Mayon.» Il a mis en garde contre le danger que représentent les gaz volcaniques, en particulier le dioxyde de soufre (SO2) sur l’environnement et la santé humaine. Il a rappelé que le SO2 pouvait affecter le système respiratoire, en particulier la fonction pulmonaire, et qu’il pouvait irriter les yeux. Pendant ce temps, les autorités locales indiquent que les particules en suspension ont atteint des niveaux « malsains » dans la ville de Ligao, ainsi qu’à Camalig et Guinobatan, où les habitants sont invités à utiliser constamment des masques pour éviter l’exposition aux poussières nocives.
Source: Manila Bulletin.

Le problème du travail dans les carrières pendant une éruption volcanique n’est pas propre au Mayon. Sur l’île de Bali, les carrières de sable ont continué à fonctionner malgré l’éruption de l’Agung. Il en est de même sur les pentes du Merapi sur l’île de Java où l’on continue à extraire du sable et du gravier, même si l’activité est en cours sur le volcan. Si c’était au Japon ou aux États-Unis, la sécurité passerait en premier et les carrières seraient fermées dans des situations similaires. En Asie, les lois sont différentes, quand elles existent! De plus, la notion de vie et de mort n’est pas la même.

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Reading the Manila Bulletin, one of the popular newspapers of the Philippines, we learn that sand and gravel quarry companies operating within the six-kilometre permanent danger zone surrounding Mayon Volcano have not stopped their activities. The Environment and Natural Resources Secretary has asked their managers to stop risking the health and lives of their workers. Said he: “It seems that these companies are more concerned with profits than the welfare of their workers who endure the punishing conditions at the mining sites amid the volcanic eruption.”

The work is continuing despite the warnings of the Philippine Institute of Volcanology and Seismology (PHILVOCS) that entry into the permanent danger zone is strictly prohibited.

According to the Secretary, Mt Mayon could blast ash, lava, solid rocks and gases into the air, creating hazards that could hurt or even kill people and destroy property. He added: “Our primordial concern must be the safety and health of all people affected by the eruption of Mayon Volcano.” He earlier warned against the negative impacts of volcanic gases, particularly sulphur dioxide (SO2), on the environment and human health. He reminded that SO2 could affect the respiratory system, particularly lung function, and can irritate the eyes. Meantime, local authorities indicate the total suspended particulates (TSP) have reached “unhealthy levels” over Ligao City and the municipalities of Camalig and Guinobatan where residents are advised to constantly use face masks to avoid exposure to harmful dust that may compromise their respiratory health.

Source: Manila Bulletin.

The problem of work in quarries during an eruption is not proper to Mayon. On the island of Bali, sand quarries have kept working despite the eruption of nearby Mt Agung. It is the same on the slopes on Mt Merapi on the island of Java where sand and gravel are still mined, even though activity is reported on the volcano. If it was in Japan or in the United States, safety would come first and the quarries would be closed in similar situations. In Asia, laws are different, if they ever exist!. Besides, the notion of life and death is not the same.

Les nuées ardentes sont l’une des principales menaces pour les ouvriers qui travaillent dans les carrières sur les pentes du Mayon (Crédit photo: Wikipedia)

2 réflexions au sujet de « Les carrières de sable du Mayon (Philippines) // Mt Mayon’s sand quarries (Philippines) »

  1. Bonjour Claude,
    Pour une « con-pétition ».
    De toutes les pénuries, des privations, des raretés et des famines, il en est une, qui de loin dépasse toutes ces calamités et fait peser sur le monde un énorme et effrayant besoin, au point d’entraver tous mouvement et de quasiment stopper la vie, c’est, vous l’aurez deviné, le terrible « manque à gagner ».
    Cette incroyable catastrophe fige l’évolution, interrompt le progrès et va même jusqu’à produire de grave perturbation endocriniennes pouvant même engendrer d’autres crises épouvantables telle que par exemple une épidémie de crétinisme aigu. Effectivement, nul n’aurait pu imaginer qu’un simple grain de sable non exploité puisse à ce point entraver la si louable et nécessaire œuvre du tractopelle, du bulldozer bienfaiteur et de la géniale et si efficace excavatrice à godets.
    Réagissons que diable. Ne laissons pas tous les crapuleux donneurs d’alerte, les empêcheurs d’action, enfin bref les frileux du progrès, entraver cette noble et combien bénéfique avancée vers le gain, le profit, le pognon de tout genre, si indispensable à nos échanges, et au sens même de nos existences.
    Ce qu’il nous faudrait, et ce serait bien légitime, c’est qu’une pétition puisse être initiée qui dénoncerait cet intolérable tourment inertiel, et nous permettrait d’obtenir les subventions ad oc nous permettant de bétonner de bas en haut ce Mayon indiscipliné, et de le coffrer copieusement, ce qui nous débarrasserait ainsi définitivement de son inadmissible nuisance financiero-sableuse.
    Non mais sans blague, CQFD non ?
    Amitiés
    Pierre Chabat

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    1. Bonjour Pierre,

      Coffrer le Mayon, je n’y avais pas pensé. Ce serait un Tchernobyl volcanique! Les Philippins pourraient construire une « fence » tout autour du volcan, à l’image de celle que Trump veut édifier à la frontière avec le Mexique. Je ne suis toutefois pas certain que le Mayon apprécierait la plaisanterie et il a plus d’un tour dans son sac pour nous rappeler que c’est lui le maître à bord!
      Amitiés.
      Claude Grandpey

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