De l’eau dans le cratère de l’Halema’uma’u (Kilauea / Hawaii) // Water in Halema’uma’u Crater (Kilauea / Hawaii)

Pour la première fois dans l’histoire du Kilauea, une mare d’eau a été découverte au cours de la dernière semaine de juillet 2019 au fond de l’Halema’uma’u, le cratère sommital du volcan. Le HVO a confirmé cette présence d’eau qui pourrait marquer la transition vers une phase plus explosive des futures éruptions.

Les scientifiques ne savent pas comment va évoluer la situation, mais on sait que lorsque la lave interagit avec l’eau, elle peut provoquer de violentes explosions. Une première possibilité est que le magma chauffe et vaporise lentement cette eau pour donner naissance à un nouveau lac de lave. Il se pourrait aussi que la lave interagisse avec la nappe phréatique et déclenche de petites explosions. Une troisième hypothèse est que le magma monte rapidement, et provoque une explosion majeure.

Les scientifiques de l’USGS ont expliqué qu’il n’y a actuellement « aucune raison de penser que les dangers présents au sommet ont augmenté ou diminué » suite à la découverte de cette eau. Toutefois, « la présence d’eau pourrait provoquer un changement important dans l’activité à long terme du volcan.»
Bien que le Kilauea soit surtout connu pour son activité effusive et ses somptueuses coulées de lave, le volcan a une histoire d’alternance de longues périodes d’éruptions explosives et de périodes de phases effusives. Il ne faudrait pas oublier que plusieurs événements explosifs se sont produits sur le volcan dans le passé. Ces éruptions ont le plus souvent généré des déferlantes pyroclastiques.

En 1790, l’une d’elles a tué plus de 400 personnes dans la caldeira du Kilauea. Ce fut l’éruption volcanique la plus meurtrière jamais observée aux États-Unis. Ces déferlantes pyroclastiques, qui peuvent se déplacer à la vitesse d’un ouragan, comptent parmi les éruptions les plus dangereuses. Les géologues du HVO pensent qu’une telle activité ne se produirait pas du jour au lendemain et que les techniques de surveillance modernes permettraient probablement d’alerter le public.

Une autre éruption majeure s’est produite en 1924. Des explosions ont commencé le 10 mai et expédié des blocs pesant jusqu’à 45 kg à 60 mètres de distance, ainsi que des fragments plus petits pesant environ 9 kg jusqu’à 270 mètres. Après une brève pause, l’activité s’est intensifiée le 18 mai et a culminé avec une explosion majeure qui a fait un mort.
Source: USGS / HVO.

Note personnelle: La petite mare que l’on peut observer en ce moment et dont la température est d’environ 70°C a probablement été formée par l’accumulation d’eau de pluie au fond du cratère de l’Halema’uma’uu. Si du magma devait remonter vers la surface, il y a de fortes chances pour que sa chaleur vaporise rapidement cette eau de surface qui n’a rien à voir avec l’eau d’une nappe phréatique en profondeur. Si une explosion se produisait, ce ne serait certainement pas un événement majeur.

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For the first time in Kilauea’s recorded history, a pond of water was discovered – and confirmed by HVO – during the last week of July 2019 at the bottom of Halema’uma’u, the summit crater of Kilauea volcano. Scientists say this development could signal a shift to a more explosive phase of future eruptions.

Scientists do not know what will happen next, but is is well known that when lava interacts with water, it might cause explosive eruptions. One possibility is that lava could slowly heat up and vaporize the water and eventually create a new lava lake. Lava could also interact with the water table and create small explosions. Another possibility is that magma rises rapidly, which could produce a larger explosion.

USGS officials stressed that there is currently “no reason to think hazards at the summit have increased or decreased” because of the discovery of water. But “the presence of water could be a significant switch in the long-term activity of the volcano.”

Although Kilaeua is well known for its effusive activity ansd its sumptuous lava flows, the volcano has a history of alternating between long periods of explosive eruptions and times of effusive phases. Indeed, there have been several explosive events on Kilauea in the past. These eruptions commonly produce pyroclastic surges. In 1790, one of them killed more than 400 people at Kilauea’s caldera, making it the deadliest volcanic eruption in what is now the United States. These surges can move at hurricane velocity across the landscape and they are among the most dangerous kinds of eruptions. HVO geologists think none of this will happen overnight, and modern monitoring techniques will probably give the public plenty of warning. Another major eruption occurred in 1924. Explosive activity began on May 10th of that year, blowing rock chunks weighing as much as 45 kg 60 metres out, and smaller fragments weighing about 9 kg out as far as 270 metres. After a brief reprieve, activity intensified through a major blast on May 18th, when an enormous explosive event caused the eruption’s only fatality.

Source: USGS / HVO.

Personal note: As far as the current small pond (temperature of about 70°C) is concerned, it was probably formed by the accumulation of rain water at the bottom of Halema’uma’u Crater. Should there be some magma ascent to the surface the magma’s heat would probably rapidly vaporize this surface water which has nothing to do with the water of a deep aquifer. If an explosion occurred it would certainly not be a major event.

Vue du cratère de l’Halema’uma’u et de la petite mare au fond de la cavité d’effondrement laissée par la dernière éruption. Il fallait avoir un puissant téléobjectif pour réaliser une photo lisible de cette eau ! (Source : USGS / HVO)

Image thermique de l’accumulation de l’eau au fond du cratère de l’Halema’uma’. Comme indiqué précédemment, la température de cette eau est d’environ 70°C (Source: USGS)

Puissante éruption de l’Ulawun (Papouasie-Nouvelle-Guinée) // Powerful eruption of Ulawun (Papua-New-Guinea)

Selon le VAAC de Darwin, les images satellitaires montrent qu’une puissante éruption a débuté à 3h50 (GMT) le 3 août 2019 sur l’Ulawun, avec un premier panache de cendre qui est monté jusqu’à 15 km au-dessus du niveau de la mer. Qquelques heures plus tard, les images satellitaires ont révélé qu’une nouvelle séquence éruptive avait propulsé la cendre à travers la tropopause, jusque dans la stratosphère avec un panache d’une hauteur de 19,2 km au dessus du niveau de la mer.
L’événement d’aujourd’hui fait suite à une autre éruption stratosphérique qui s’est produite le 26 juin 2019. Comme je l’ai écrit à l’époque, au moins 15 000 personnes ont dû être évacuées.
La couleur de l’alerte aérienne a été portée au Rouge.
Sources: RVO, Darwin VAAC, The Watchers.

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According to the Darwin VAAC, satellite imagery shows that a powerful eruption started at 01:50 (UTC) on August 3rd, 2019 at Ulawun volcano (Papua New Guinea) with a first ash plume rising up to 15 km above sea level a few hours after the beginning of the event. The follwing imagery indicated that another eruption had sent ash through the tropopause and had become stratospheric with a height of19.2 km above sea level.

Today’s event follows another stratospheric eruption that occurred on June 26th, 2019. As I put it by that time, at least 15 000 people were forced to evacuate.

The aviation colour code was raised to Red.

Sources: RVO, Darwin VAAC, The Watchers.

Crédit photo: Wikipedia

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques informations sur l’activité volcanique dans le monde, en complément de celles publiées sur ce blog il y a quelques jours:

La dernière mission « Mayobs4 » effectuée à bord du Marion Dufresne a révélé que le nouveau volcan sous-marin détecté au large de Mayotte n’a pas grandi. Il fait toujours environ 800 mètres de hauteur,  mais il a grossi. Une nouvelle coulée de lave est apparue sur son flanc ouest. Elle a ajouté un volume d’environ 0,3 Km3 de magma. La coulée présente une épaisseur de 150 mètres, mais ces données doivent être affinées. Des échantillons ont été prélevés (voir photo ci-dessous).
On enregistre toujours de nombreux séismes (2000 pendant les douze jours de la mission), mais ils sont très faibles pour la plupart. La zone de l’essaim sismique est toujours située à une distance proche de Petite Terre, entre 5 et 15 kilomètres.
Des émissions de gaz et de fluides sont toujours constatées dans la zone de l’essaim sismiques. Des échantillons ont été prélevés et envoyés à un laboratoire de Brest pour des analyses.
Mayotte continue de s’enfoncer et de se déplacer. Les dernières données disponibles font état de 15 centimètres d’enfoncement depuis le début du phénomène en mai 2018, et de 18 centimètres de déplacement vers l’est. Le phénomène est lié à l’évacuation de la poche de magma qui a donné naissance au nouveau volcan sous-marin.
Les prochaines missions ne sont pas encore programmées, mais ce volcan reste sous surveillance. Comme d’habitude, les scientifiques sont confrontés à des problèmes de financement des missions. Les quatre missions successives du Marion Dufresne ont déjà coûté 5 millions d’euros.

Source : FranceTVInfo.

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L’activité de l’Ubinas (Pérou) continue d’être intense.1 522 séismes, d’une magnitude inférieure à M 2,2, ont été enregistrés entre le 20 et le 24 juillet. Les explosions génèrent parfois des panaches de cendre pouvant atteindre une altitude de 9 km. Entre le 26 et le 28 juillet, 503 personnes ont été évacuées des zones affectées par les retombées de cendre.
Source: IGP.

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La situation n’a pas beaucoup évolué au Kamchatka, où la couleur de l’alerte aérienne  pour l’Ebeko, le Sheveluch, le Karymsky et le Klyuchevskoi reste Orange en raison du risque d’explosions pouvant générer des volumineux panaches de cendre.

Source: KVERT.

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Le volume du dôme de lave au sommet du Merapi (Indonésie) est stable et estimé à 475 000 mètres cubes. La lave extrudée dévale parfois les pentes supérieures du flanc SE, générant des effondrements de blocs et de cendre qui parcourent environ un kilomètre dans la ravine de la Gendol River. Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 1 à 4) et il est demandé à la population de rester en dehors de la zone d’exclusion de 3 km autour du volcan.
Source: CVGHM.

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On peut encore voir des panaches de cendre s’élever jusqu’à une altitude de 2,5 km au-dessus du cratère du Bromo (Indonésie). Le niveau d’alerte reste à 2 et les visiteurs sont priés de rester en dehors d’un rayon de 1 km du cratère.
Source: CVGHM.

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De nombreuses explosions stromboliennes sont observées dans le cratère du Villarrica (Chili) avec des projections de matériaux incandescents sur les flancs du volcan. .
Source: POVI.

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Des pilotes ont fait état d’émissions de vapeur sur le Veniaminof (Aléoutiennes / Alaska). Cette situation va de pair une légère hausse du tremor. En conséquence, l’AVO vient de faire passer la couleur de l’alerte aérienne de Vert à Jaune et le niveau d’alerte volcanique à « Advisory » (surveillance renforcée).

Source : AVO.

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Here is some more information about volcanic activity around the world, added to the news released on this blog in the previous days:

The last « Mayobs4 » mission carried out aboard the Marion Dufresne revealed that the new submarine volcano detected off Mayotte has not grown. It is still about 800 metres high, but its volume has increased. A new lava flow has appeared on its western flank. It has added a volume of about 0.3 Km3 of magma. The flow has a thickness of 150 metres, but these data need to be refined. Samples have been collected (see photo below).
There are still many earthquakes (2000 during the twelve days of the mission), but they are very weak for the most part. The area of ​​the seismic swarm is still located at a distance close to Petite Terre, between 5 and 15 kilometres.
Gas and fluid emissions are still observed in the seismic swarm area. Samples were taken and sent to a laboratory in Brest for analysis.
Mayotte continues to sink and slide. The latest available data show 15 centimetres of subsidence since the beginning of the phenomenon in May 2018, and 18 centimetres of displacement to the east. The phenomenon is related to the emptyingof the magma pocket that gave birth to the new submarine volcano.
The next missions are not yet scheduled, but this volcano remains under surveillance. As usual, scientists are facing funding problems of the missions. The four successive missions of the Marion Dufresne have already cost 5 million euros.
Source: FranceTVInfo.

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Activity at Ubinas (Peru) continues to be elevated. A total of 1,522 earthquakes, all with magnitudes under M 2.2, were recorded between July 20th and 24th. Explosions may generate ash plumes that rise up to 9 km above sea level. Between July 26th and 28th, 503 people were evacuated from areas affected by ashfall.

Source : IGP.

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The situation has not much changed in Kamchatka where the aviation colour code for Ebeko, Sheveluch, Karymsky and Klyuchevskoi is kept at Orange due to the risk of explosions that may generate voluminous ash plumes.

Source: KVERT.

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The volume of the lava dome at the summit of Merapi (Indonesia) is stable and estimated 475,000 cubic metres. Extruded lava sometimes falls onto the upper parts of the SE-flank, generating block-and-ash flows that travel about 1,000 metres down the Gendol drainage. The alert level remains at 2 (on a scale of 1-4), and residents are warned to remain outside the 3-km exclusion zone.

Source: CVGHM.

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Ash plumes can still be seen rising up to 2.5 km above sea level above Mt Bromo’s crater (Indonesia). The alert level remains at 2 and visitors are asked to stay outside a 1-km radius from the crater.

Source : CVGHM.

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Numerous strombolian explosions are observed in Villarrica’s summit crater (Chile) with ejections of incandescent material onto the flanks of the volcano. .

Source: POVI.

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Pilot reports of steaming coincide with low-level tremor recorded at Veniaminof (Aleutians / Alaska). These observations mark a departure from recent background activity. Therefore AVO has just raised the aviation colour code to YELLOW and the volcano alert level to ADVISORY.

Source: AVO.

Echantillon prélevé sur le nouveau volcan sous-marin de Mayotte pour être analysé. A première vue, il s’agit d’un basalte bien vacuolé (Source: BRGM).

Piton de la Fournaise (Ile de la Réunion) : Le volcan interdit ?

C’est toujours la même rengaine : Dès qu’une éruption se déclenche sur le Piton de la Fournaise, le premier réflexe de la Préfecture est de fermer l’Enclos Fouqué au public et les gendarmes se précipitent pour cadenasser la porte au Pas de Bellecombe-Jacob.

La dernière éruption du mois de juillet n’a pas failli à cette tradition. Le problème, c’est que l’éruption était presque à portée de main du Pas de Bellecombe. Ce qui devait arriver est arrivé : des centaines de personnes ont bravé l’interdiction et son allées voir la lave de plus près !

C’est un secret de polichinelle : Chaque fois qu’une éruption démarre sur le Piton, il y a une bande de « fous furieux » (c’est ainsi qu’ils se sont baptisés) qui escalade le rempart de l’Enclos et va photographier fontaines et coulées de lave. Très honnêtement, si j’habitais sur l’Ile de la Réunion, je ferais partie de ce gang de volcanophiles ! Ce sont des gens qui connaissent parfaitement le terrain et qui n’ont jamais créé de souci aux autorités.

Le problème avec l’éruption du mois de juillet, c’est que ce n’est pas une poignée de connaisseurs, mais des centaines de personnes plus ou moins initiées à la volcanologie qui sont descendues dans l’Enclos pour admirer l’éruption de plus près. Certains n’ont d’ailleurs pas hésité à déployer la tente pour profiter au maximum du spectacle, parfois avec des enfants. Cela me rappelle des scènes que j’ai observées sur l’Etna à l’époque où j’épaulais les guides. J’ai vu des gens en tongs sur les coulées encore chaudes et même un couple avec un nouveau-né dans les bras déambuler le long des coulées actives au milieu des nuages de gaz toxiques à près de 3000 mètres d’altitude ! On se rend compte que la prise de conscience des risques a très vite ses limites chez des personnes qui ne connaissent pas le milieu volcanique.

Comme le fait remarquer l’auteur d’un article dans le Journal de l’Ile (JIR), la situation de ces derniers jours repose la question de l’accès à l’Enclos en phase éruptive et montre les limites de l’interdiction pour tous. On veut empêcher les gens de descendre et au final, c’est le contraire qui se produit.

Je pose la question : Pourquoi diable la Préfecture rejette-t-elle en permanence l’idée d’organiser des sorties guidées en période éruptive ? Il y a des guides sur l’Etna et sur le Stromboli et tout se passe bien !

Dans une note rédigée le 24 février 2017, je relayais un article paru dans le JIR et j’écrivais qu’une cinquantaine d’accompagnateurs en montagne allaient entamer une formation dans le but de conduire des groupes dans l’Enclos pendant les éruptions. Le dispositif était susceptible d’être opérationnel dès le mois d’avril 2017. Entre tout interdire et tout ouvrir, le Préfet de l’époque avait adopté une solution intermédiaire en annonçant début 2016 le lancement d’une formation pour les accompagnateurs en montagne afin de conduire le public au plus près de l’éruption tout en respectant les mesures de sécurité. Avec le nouveau système d’accompagnement, 80 personnes au maximum seraient autorisées à descendre simultanément dans l’Enclos à raison de 7 personnes par groupe. Le nombre de participants dans chaque groupe serait volontairement restreint pour permettre une évacuation rapide en cas d’urgence. L’accompagnement serait payant.

Malheureusement, les préfets se suivent et ne se ressemblent pas et le dossier a été mis au placard,  pour longtemps semble-t-il. Un ami réunionnais qui était partie prenante dans cette initiative était très pessimiste quand nous avons abordé le sujet au mois de juin. L’accès à l’Enclos ne semble pas faire partie des priorités des autorités… Affaire à suivre, mais je ne suis guère optimiste !

Note inspirée d’un article paru le 31 juillet 2019 dans l’excellent Journal de l’Ile de la Réunion.

Photos: C. Grandpey