Kavachi, le volcan aux requins // Kavachi, the Shark Volcano

Situé près des îles Salomon dans le Pacifique, à l’est de la Nouvelle-Guinée, le Kavachi est un volcan sous-marin dont la dernière éruption remonte à octobre 2021. La Smithsonian Institution précise que d’autres éruptions majeures se sont produites en 2007 et 2014. La première éruption connue a eu lieu en 1939.

Source: NASA

Selon les scientifiques, le Kavachi est à nouveau entré en éruption, avec des panaches de gaz et de cendres ainsi que, très probablement, des fragments des requins qui ont élu domicile dans son cratère. La NASA a récemment publié des images satellites montrant le volcan faisant jaillir d’énormes panaches d’eau de son cratère.

Crédit photo: NASA

Le Kavachi a été surnommé « Volcan aux requins »en 2015 lorsque les scientifiques ont découvert deux espèces de requins, dont des requins-marteaux, dans l’eau chaude, acide et riche en soufre du cratère, au fond de l’océan.
En 2016, à l’aide d’une caméra dotée d’un appât descendue à près de 45 mètres à l’intérieur du cratère, les scientifiques ont également vu des carangues, des vivaneaux, des raies pastenagues, des méduses et des requins soyeux vivant dans cet environnement extrême. L’expédition a été décrite dans un article publié dans la revue Oceanography et intitulé « Exploration du Volcan aux Requins: observations biogéochimiques du volcan sous-marin Kavachi (îles Salomon) ».

Crédit photo: NASA

Des populations d’animaux gélatineux, de petits poissons et de requins ont été observées à l’intérieur du cratère actif, ce qui interpelle à nouveau sur la vie autour des volcans sous-marins actifs et les environnements extrêmes dans lesquels les grands animaux marins peuvent exister.
L’expédition de janvier 2015 sur le Kavachi, situé à environ 25 km au sud de l’île de Vangunu dans la mer des Salomon, a été organisée pendant une rare accalmie de l’activité volcanique, ce qui a permis d’accéder à l’intérieur du cratère actif et aux flancs du volcan. La NASA a publié des images satellites du volcan en éruption le 14 mai. On y voit à plusieurs reprises l’eau décolorée autour du volcan entre avril et mai 2022.
Source : Yahoo Actualités, NASA.

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Located near the Solomon Islands in the Pacific, east of New Guinea, Kavachi is an undersea volcano whose last eruption was in October 2021. The Smithsonian Institution specifies other major eruptions occurred in 2007 and 2014. The first recorded eruption was in 1939.

According to scientists, Kavachi has started to erupt, spewing high in the sky smoke and ash plus, quite possibly, fragments of the highly adaptable sharks that live inside it. NASA recently released satellite images showing the volcano spouting huge plumes of water from the crater that has been dubbed the « Sharkcano. »

Kavachi earned its nickname in 2015, when scientists discovered two species of sharks, including hammerheads, living and thriving in the hot, acidic, sulfur-laden water in the crater, located deep in the ocean.

Using a baited drop camera nearly 45 meters inside the crater, the scientists also saw bluefin trevally, snapper, sixgill stingrays, jellyfish and silky sharks living in this extreme environment, the researchers wrote in a 2016. The expedition was desscribed in an article published in the journal Oceanography and entitled « Exploring the ‘Sharkcano’: Biogeochemical observations of the Kavachi submarine volcano (Solomon Islands). »

Populations of gelatinous animals, small fish, and sharks were observed inside the active crater, raising new questions about the ecology of active submarine volcanoes and the extreme environments in which large marine animals can exist.

The January 2015 expedition to the Kavachi Volcano, which is about 25 km south of Vangunu Island in the Solomon Sea, was organised during a rare lull in volcanic activity that permitted access to the inside of Kavachi’s active crater and its flanks. NASA released satellite images of the volcano erupting on May 14th, showing discolored water around the volcano several times between April and May 2022.

Source: Yahoo News, NASA.

Nouvelles informations sur l’éruption du Hunga-Tonga Hunga-Ha’apai // More information on the Hunga-Tonga Hunga-Ha’apai eruption

Des chercheurs viennent de terminer la cartographie du cratère du Hunga-Tonga Hunga-Ha’apai, le volcan sous-marin de l’archipel des Tonga qui, le 15 janvier 2022, a produit l’une des plus grandes explosions atmosphériques jamais observées sur Terre. La caldeira mesure maintenant 4 km de large et descend à 850 m sous le niveau de la mer. Avant l’éruption, la base du volcan était à une profondeur d’environ 150m. Le volume de matière émis est estimé à au moins 6,5 km3.
Des scientifiques de l’Université d’Auckland (Nouvelle-Zélande) ont publié un rapport qui analyse le processus éruptif et formule des recommandations pour la résilience future. Là encore, on remarquera que les scientifiques sont capables de décrire l’éruption, mais que personne n’a jamais été en mesure de la prévoir.
Bien qu’il soit peu probable que le Hunga-Tonga Hunga-Ha’apai (HTHH) produise une éruption semblable avant plusieurs siècles, il ne faudrait pas oublier qu’il existe au moins 10 volcans sous-marins dans cette région du Pacifique sud-ouest. Eux aussi pourraient entrer violemment en éruption sur une échelle de temps plus brève.
L’Institut national de recherche sur l’eau et l’atmosphère (NIWA) de Nouvelle-Zélande a publié une carte bathymétrique de la zone autour du volcan. Une comparaison avec les cartes de la caldeira, réalisées en 2015 et 2016, donc avant l’éruption, montre des changements majeurs.
En plus d’un approfondissement général de la caldeira, de grosses parties des parois intérieures de la falaise ont disparu, en particulier à l’extrémité sud du cratère. Cependant, le cône du volcan tel qu’il se présente aujourd’hui semble structurellement solide. La caldeira est un peu plus grande en diamètre et un peu moins profonde à cause des effondrements des côtés vers l’intérieur. Le côté nord-est semble un peu mince et fragile; s’il lâchait prise, un tsunami mettrait en danger les îles Ha’apai, mais la structure du volcan semble globalement assez robuste.
Les scientifiques commencent à avoir une bonne idée du processus éruptif. Les très nombreuses données d’observation obtenues le15 janvier montrent que l’événement a connu une surcharge dans la demi-heure après 17h00 (heure locale).
Au fur et à mesure que la caldeira s’est fracturée, l’eau de mer a commencé à interagir avec le magma à haute température qui se décompressait en remontant des profondeurs. Il y a eu des explosions assourdissantes causées par des interactions entre le magma et l’eau à grande échelle.
Les scientifiques néo-zélandais insistent sur l’importance des coulées pyroclastiques au cours de l’éruption. Les nuages de cendres et de roches très denses projetés dans le ciel sont retombés et ont roulé sur les flancs du volcan et sur le fond de l’océan. Ils sont en grande partie à l’origine des vagues de tsunami qui ont déferlé sur les côtes de l’archipel des Tonga. Ces vagues de tsunami atteignaient 18 m de hauteur à Kanokupolu, à l’ouest de Tongatapu (65 km au sud du HTHH) ; 20m de haut sur l’île Nomukeiki (une distance similaire mais au nord-est); 10m de haut sur les îles à des distances supérieures à 85 km du volcan.
Source : Université d’Auckland, NIWA.

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Researchers have just finished mapping the crater of Hunga-Tonga Hunga-Ha’apai, the underwater Tongan volcano that, on January 15th, 2022, produced one of Earth’s biggest atmospheric explosions. The caldera of the volcano is now 4km wide and drops to a base 850m below sea level. Before the eruption, the base was at a depth of about 150m. The volume of material ejected by the volcano can thus be estimated at least 6.5 cubic km.

Scientists from the University of Auckland (New Zealand) have issued a report which assesses the eruption and makes recommendations for future resilience. Here again, we can notice that we are able to describe the eruption but nobody was ever able to predict it.

Although Hunga-Tonga Hunga-Ha’apai (HTHH) is unlikely to give a repeat performance for many hundreds of years, there are at least 10 volcanic seamounts in the wider region of the south-west Pacific that could produce something similar on a shorter timescale.

New Zealand’s National Institute for Water and Atmospheric (NIWA) Research has released a bathymetry map for the area immediately around the volcano. A comparison with pre-eruption maps of the caldera, made in 2016 and 2015, shows the major changes.

In addition to a general deepening, big chunks have been lost from the interior cliff walls, particularly at the southern end of the crater. However, the volcano cone as it stands today looks structurally sound. The caldera is a little bigger in diameter and a little shallower as the sides collapse inwards. The north-eastern side looks a bit thin and if that failed, a tsunami would endanger the Ha’apai islands. But the volcano’s structure looks quite robust.

Scientists are beginning to get a good idea of how the eruption progressed. The wealth of observational data from January 15th suggests the event became supercharged in the half-hour after 17:00 (local time).

As the caldera cracked, seawater was able to interact with decompressing hot magma being drawn up rapidly from depth. There were sonic booms caused by large-scale magma-water interactions.

NZ scientists insist on the significance of pyroclastic flows in the eruption. These thick dense clouds of ash and rock thrown into the sky fell back to roll down the sides of the volcano and along the ocean floor. They caused much of the tsunami wave activity that inundated coastlines across the Tongan archipelago. The tsunami waves were 18m high at Kanokupolu, on western Tongatapu (65km south of HTHH); 20m high on Nomukeiki Island (a similar distance but to the north-east); 10m high on islands at distances greater than 85 km from the volcano.

Source: University of Auckland, NIWA.

Source: Université d’Auckland

Source: Tonga Services

Quelques nouvelles de Vulcano et de l’Etna (Sicile) // Some news of Vulcano and Mt Etna (Sicily)

Dans une note précédente, j’expliquais que la mer avait changé de couleur dans le secteur de Levante sur l’île éolienne de Vulcano. D’après les premières analyses de l’INGV, le phénomène aurait été causé « par la baisse du Ph ». L’inspection du site a été réalisée par des chercheurs à bord d’une embarcation pour « les observations macroscopiques du phénomène, les mesures physico-chimiques sur le terrain et l’échantillonnage ».
Les prélèvements d’eau de mer sur le fond marin à proximité des sites d’émissions gazeuses ont été réalisés au moyen d’une rosette actionnée depuis le bateau. Une rosette est une espèce de barillet portant des bouteilles de prélèvement qui peuvent être déclenchées depuis la surface. Les scientifiques ont également procédé au prélèvement des gaz qui provoquent des bouillonnements à la surface de l’eau. D’autres prélèvements de gaz ont également été effectués au niveau de la mare de boue qui, rappelons le, est interdite d’accès depuis trois ans.

La baignade sur la plage de Levante est interdite pendant au moins deux semaines. L’accès au cratère de la Fossa reste interdit lui aussi.

Source: médias italiens.

Dans une publication sur Facebook, j’avais indiqué le 28 mai 2022 qu’une nouvelle bouche s’était ouverte sur l’Etna (Sicile), dans la partie haute de la Valle del Bove. Une deuxième bouche est également apparue à 06h05 (UTC) le 29 mai 2022. Les points d’émission de la lave se trouvent à 3250 m et 2800 m au-dessus du niveau de la mer. La lave se déplace lentement vers le Monte Simone. Le front de coulée le plus avancé se situe à environ 2100 m d’altitude.
Après une chute rapide observée dans l’après-midi du 28 mai, le tremor éruptif fluctue actuellement sur des valeurs moyennes-élevées. Sa source a été localisée dans la zone du Cratère Sud-Est à une profondeur d’environ 3000 mètres.
Source : INGV.

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In a previous post, I explained that the sea had changed colour in the Levante area, on the Aeolian island of Vulcano. According to the first analyzes by INGV scientists, the phenomenon was probably caused « by the drop in Ph ». The site inspection was carried out by researchers aboard a boat for « macroscopic observations of the phenomenon, physico-chemical measurements in the field and sampling ».
Sampling of seawater on the seabed near the sites of gaseous emissions was carried out using a rosette operated from the boat. A rosette is a kind of barrel carrying sampling bottles that can be triggered from the surface. The scientists also took samples of the gases that cause bubbling on the surface of the water. Other gas samples were also taken from the mud pool which, it should be remembered, has been off-limits for three years.

Bathing at the Levante beach is forbidden at least for the next two weeks. Access to the La Fossa crater is prohibited too.

Source: Italian news media.

In a post on Facebook, I indicated on May 28th, 2022 that a new vent had opened on Mt Etna (Sicily), in the upper part of the Valle del Bove. A second vent also appeared at 06:05 (UTC) on May 29th, 2022. The lava emission points are at 3250 m and 2800 m above sea level. The lava is slowly moving towards Monte Simone . The most advanced flow front is located at approximately 2100 m altitude.
After a rapid drop observed in the afternoon of May 28th, the eruptive tremor is currently fluctuating on medium-high values. Its source was located in the area of ​​the Southeast Crater at a depth of about 3000 meters.
Source: INGV.

Les bains de boue de Vulcano sont un lointain souvenir (Photo: C. Grandpey)

De la glace sur la Lune? Et si Hergé avait raison? // Ice on the Moon? What if Hergé was right?

Si des humains avaient vécu il y a 2 à 4 milliards d’années, ils auraient peut-être pu apercevoir du givre à la surface de la Lune. Les scientifiques pensent qu’une partie de cette glace se cache peut-être encore aujourd’hui à l’intérieur des cratères sur la surface lunaire. C’est ce qu’avait imaginé le dessinateur belge Hergé dans son album On a marché sur la Lune quand Milou tombe dans une cavité remplie de glace pendant que Tintin et ses amis visitent la planète.

Il y a des milliards d’années, le Lune a été secouée par une série d’éruptions volcaniques et la lave a recouvert des centaines de milliers de kilomètres carrés. Au fil des millénaires, cette lave a créé les mers, ces taches sombres qui donnent à la Lune l’aspect que nous lui connaissons aujourd’hui.
De nouvelles recherches effectuées par des scientifiques de l’Université du Colorado à Boulder indiquent que les volcans ont pu avoir laissé derrière eux des plaques de glace au niveau des pôles de la Lune et, à certains endroits, ces plaques pourraient mesurer des dizaines de mètres d’épaisseur. Un article publié dans The Planetary Science Journal nous apprend que les chercheurs se sont appuyés sur des simulations informatiques pour tenter de recréer les conditions sur la Lune bien avant que la vie n’apparaisse sur Terre. Ils ont découvert que les anciens volcans lunaires émettaient d’énormes quantités de vapeur d’eau qui se sont ensuite déposées à la surface, formant des couches de glace qui pourraient encore se cacher dans les cratères lunaires. Selon les chercheurs, il est possible qu’à 5 ou 10 mètres sous la surface se cachent de grandes plaques de glace. C’est une bonne nouvelle pour les futurs explorateurs de la Lune qui auront besoin d’eau utilisée comme boisson et, une fois transformée, comme carburant pour la fusée.
La nouvelle étude apporte de nouvelles preuves que la Lune pourrait contenir beaucoup plus d’eau que les scientifiques ne le pensaient autrefois. Dans une étude publiée en 2020, on estimait que près de 16 000 kilomètres carrés de la surface lunaire était susceptible de détenir de la glace, principalement près des pôles nord et sud.

Les chercheurs n’ont pas réussi à vraiment déterminer l’origine de cette eau. Ils pensent que les volcans pourraient être une source majeure. En effet, il y a 2 à 4 milliards d’années, la Lune était un lieu chaotique. Des dizaines de milliers de volcans sont entrés en éruption à sa surface pendant cette période, générant d’immenses rivières et lacs de lave, un peu comme à Hawaï aujourd’hui, mais à une échelle beaucoup plus grande.

Reliefs montrant que les coulées et lacs de lave ont probablement recouvert la surface de la Lune à une certaine époque (Source: NASA)

Coulées de lave à Hawaii (Source: HVO)

Des recherches récentes menées par des scientifiques du Lunar and Planetary Institute de Houston (Texas) montrent que ces volcans ont probablement également émis d’énormes nuages ​​composés principalement de monoxyde de carbone et de vapeur d’eau. Ces nuages ​​ont ensuite tourbillonné autour de la Lune et peut-être créé des atmosphères ténues et éphémères qui ont permis l’apparition de givre sur la surface lunaire.

Pour savoir si une telle situation avait pu se produire, les scientifiques ont tenté de recréer la surface de la Lune il y a des milliards d’années. Ils ont utilisé des estimations selon lesquelles, à son apogée, la Lune a connu une éruption tous les 22 000 ans, en moyenne. Les chercheurs ont ensuite tenté de comprendre comment les gaz volcaniques pouvaient avoir tourbillonné autour de la Lune, en s’échappant dans l’espace au fil du temps. Ils ont découvert que les conditions pouvaient être glaciales. Il semble qu’environ 41% de l’eau des volcans se soit condensée sous forme de glace. Il y avait tellement de glace sur la Lune qu’elle aurait pu, en théorie, être aperçue depuis la Terre. Les scientifiques ont calculé qu’il y avait probablement plus d’eau sur la Lune à cette époque qu’actuellement dans le lac Michigan. Les recherches laissent supposer qu’une grande partie de cette eau lunaire pourrait encore être présente aujourd’hui.
Toutefois, ces reliquats de glace ne seront pas nécessairement faciles à trouver. La majeure partie de cette glace s’est probablement accumulée près des pôles de la Lune, enfouie sous plusieurs mètres de poussière lunaire. Au dire des scientifiques, c’est une bonne raison d’envoyer des astronautes ou des robots et de commencent à creuser!
Source : Université du Colorado à Boulder.

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If any humans had been alive 2 to 4 billion years ago, they may have looked up and seen a sliver of frost on the Moon’s surface. Scientists believe that some of that ice may still be hiding in craters on the lunar surface today. This is what Belgian cartoonist Hergé had imagined in his book Explorers on the Moon when Snowy fell into an ice during a visit of the planet

Billions of years ago, a series of volcanic eruptions occurred on the Moon, blanketing hundreds of thousands of square kilometers in hot lava. Over the eons, that lava created the dark blotches, or maria, that give the face of the moon its familiar appearance today.

Now, new research from Colorado University at Boulder suggests that volcanoes may have left sheets of ice that dot the Moon’s poles and, in some places, could measure dozens of meters thick. An article published in The Planetary Science Journal explains that the researchers drew on computer simulations to try to recreate conditions on the Moon long before complex life arose on Earth. They discovered that ancient Moon volcanoes emitted huge amounts of water vapour, which then settled onto the surface, forming layers of ice that may still be hiding in lunar craters. According to the researchers, it is possible that 5 or 10 meters below the surface, you have big sheets of ice. This is good news for future Moon explorers who will need water to drink and process into rocket fuel.

The new study adds to a growing body of evidence that suggests that the Moon may harbour a lot more water than scientists once believed. In a 2020 study, it was estimated that nearly 16,000 square kilometers of the lunar surface could be trapping ice, mostly near the Moon’s north and south poles. Where all that water came from in the first place is unclear. Volcanoes could be a major source. Indeed, from 2 to 4 billion years ago, the Moon was a chaotic place. Tens of thousands of volcanoes erupted across its surface during this period, generating huge rivers and lakes of lava, a little like in Hawaii today, but at a much larger scale.

Recent research from scientists at the Lunar and Planetary Institute in Houston (Texas) shows that these volcanoes likely also ejected huge clouds made up of mostly carbon monoxide and water vapor. These clouds then swirled around the Moon, potentially creating thin and short-lived atmospheres that caused frost to appear on the lunar surface. To find out if this couls have happened, the scientists set out to try to put themselves onto the surface of the Moon billions of years ago. They used estimates that, at its peak, the Moon experienced one eruption every 22,000 years, on average. The researchers then tracked how volcanic gases may have swirled around the moon, escaping into space over time. They discovered, conditions may have bedome icy. It looks as if roughly 41% of the water from volcanoes may have condensed onto the moon as ice. There may have been so much ice on the Moon that it could, conceivably, have been spotted from Earth. The scientists calculated that more water than currently sits in Lake Michiganprobably existed on the Moon by that time. And the research hints that much of that lunar water may still be present today.

Those space ice cubes, however, won’t necessarily be easy to find. Most of that ice has likely accumulated near the moon’s poles and may be buried under several meters of lunar dust. Scientists say that this is one good reason for people or robots to head back and start digging.

Source : University of Colorado at Boulder.