Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de la situation volcanique dans le monde :

Selon l’Agence Météorologique Japonaise (JMA), un épisode éruptif a été observé sur l’Aso le 16 avril 2019. Les nuages ​​de cendre sont montés brièvement jusqu’à 200 mètres au-dessus du cratère. Une augmentation de la sismicité accompagnée de volumineuses émissions de gaz volcanique avait été observée le 14 avril. L’accès au volcan est interdit à moins de 1 km du cratère.
Le volcan ne s’était pas manifesté depuis le 8 octobre 2016. Le niveau d’alerte a été relevé à 2 le 14 avril.
Source: JMA.

°°°°°°°°°°

Comme je l’ai déjà mentionné dans une précédente note le 30 mars 2019, on observe actuellement une augmentation de la sismicité et de la température de l’eau dans le lac Taal aux Philippines. 10 séismes d’origine volcanique ont été enregistrés le 14 avril et 6 autres le 15 avril 2019.
La température de l’eau dans le secteur E du cratère principal est passée de 31,7 à 31,9°C, avec une baisse du niveau de l’eau de 0,41 m. à 0,31 m. et une diminution de l’acidité (pH de 2,67 à 2,95).
Les mesures de déformation du sol effectuées du 18 au 27 mars 2019 ont révélé un léger gonflement de l’édifice, ce qui confirme les dernières mesures obtenues avec les données GPS en continu.
Le niveau d’alerte est maintenu à 1.
Source: PHIVOLCS.

°°°°°°°°°°

Il va falloir garder un œil sur le Pico Viejo sur l’île Canarie de Tenerife. En effet, depuis quelque temps, on observe une certaine recrudescence de activité sismique. Le dernier épisode a eu lieu le 17 avril 2019 avec 3 secousses sur les pentes du Pico Viejo. Elles avaient des magnitudes de M 1,0, M 0,9 et M 1,3, à des profondeurs entre 12 et 17 km.

Source : GEVolcan.

°°°°°°°°°°

Volcans du Guatemala :

L’activité du Pacaya se limite à un dégazage modéré d’une cinquantaine de mètres. De faibles explosions stromboliennes projettent des matériaux incandescents jusqu’à une quinzaine de mètres au-dessus du cratère Mackenney. On observe une coulée de lave qui se dirige vers le nord.
Le dégazage du Fuego atteint une hauteur de 4 400 m d’altitude.  On observe de 13 à 18 explosions modérées par heure, avec des colonnes de cendre d’une hauteur de 4300 à 4700 mètres d’altitude. La nuit et tôt le matin, une incandescence est visible au-dessus du cratère. Des avalanches de matériaux continuent à dévaler les ravines Seca, Taniluyá, Ceniza et Trinidad. Des explosions faibles et modérées s’accompagnent d’ondes de choc qui font vibrer les vitres dans les localités proches du volcan. Des retombées de cendre sont observées dans plusieurs localités.
Les panaches de dégazage du Santiaguito montent jusqu’à une altitude de 2900 mètres avant de se disperser vers le sud-ouest. On enregistre en moyenne deux explosions de faible intensité par heure. Elles génèrent des colonnes de cendre qui s’élèvent à une hauteur d’environ 3 200 mètres. De petites avalanches de matériaux s’écoulent le long du flanc sud-est vers la base du dôme de Caliente, et vers le flanc sud-ouest du volcan Santa María.

Source : INSIVUMEH.

°°°°°°°°°°

Volcans indonésiens :

Le VAAC de Darwin a signalé qu’à la mi-avril, le panache de cendre du Bromo (Indonésie) atteignait une altitude de 3 km. Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 1 à 4) et il est demandé aux visiteurs du volcan de rester en dehors d’un rayon de 1 km du cratère.
Source: VAAC Darwin.

Deux éruptions ont eu lieu sur l’Anak Krakatau les 14 et 15 avril 2019, bien qu’aucun panache de cendre n’ait été observé lors du deuxième événement. Le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 1 à 4). Il est demandé à la population de rester en dehors de la zone de danger d’un rayon de 5 km autour du cratère.
Le dôme de lave du Merapi continue de croître lentement. Les matériaux extrudés s’écoulent dans la ravine de la rivière Gendol. Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 1 à 4) et la population est priée de rester en dehors de la zone d’exclusion de 3 km.
Le 11 avril 2019, une explosion sur l’Agung a généré un panache de cendres dense qui s’est élevé à 2 km au-dessus du cratère. Le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 1 à 4) avec une zone d’exclusion d 4 km de rayon.
Source: CVGHM.

°°°°°°°°°°

Le Villarica (Chili) est très actif ces jours-ci. À la mi-avril, des fontaines de lave s’élevaient à 70 mètres au-dessus de la lèvre du cratère. La sismicité était faible.
Source: POVI.

°°°°°°°°°°

Il est clair que les scientifiques hawaïens du HVO supportent mal de ne pas avoir réussi à prévoir la fin de la dernière éruption du Kilauea (Hawaii). Hier, dans la presse hawaïenne, on pouvait lire ce titre surprenant: «Le Kilauea entrera de nouveau en éruption». Quel scoop! C’est comme si l’on disait que l’Etna (Sicile) ou le Piton de la Fournaise (Ile de la Réunion) vont à nouveau entrer en éruption. Tout le monde le sait!
Voici la mise à jour du HVO le 16 avril 2019.
«Le Kilauea n’est pas en éruption. Les données de surveillance des huit derniers mois montrent des niveaux relativement faibles de sismicité, de déformation et d’émission de gaz au sommet et dans l’East Rift Zone, y compris dans la zone de l’éruption de 2018. Un séisme de magnitude M 5,3 (dont le Kilauea n’est pas responsable) s’est produit à 17h09.le samedi 13 avril 2019, et a été ressenti à travers l’île.
Depuis le 26 mars, le niveau d’alerte du Kilauea est NORMAL / VERT. Malgré cette classification, le Kilauea reste un volcan actif et il va à nouveau entrer en éruption. Bien que l’on s’attende à observer des signes annonciateurs du retour de l’éruption, le délai d’alerte peut être court. Les habitants de l’île d’Hawaï doivent donc se tenir au courant de la carte à risque du Kilauea et savoir comment être informés de l’activité du volcan.
Observations: La semaine dernière, aucun changement significatif n’a été observé dans  l’activité volcanique. De faibles niveaux de sismicité persistent sur le volcan ; les secousses se produisant principalement dans la région sommitale et sur le flanc sud du volcan. Les données envoyées par les stations GPS et les inclinomètres vont dans le sens d’un remplissage du réservoir magmatique profond sous l’East Rift Zone. Les émissions de dioxyde de soufre au sommet et sur le Pu’uO’o restent faibles. Ces émissions sont stables depuis plusieurs mois.»
Lorsque Kilauea entrera de nouveau en éruption, il ne serait pas surprenant que le HVO affirme qu’il s’agit d’une continuation de l’événement de 1983 et que l’absence d’activité, même si elle a duré plusieurs mois, n’était qu’une pause dans l’éruption!

————————————————–

Here is some news of volcanic activity around the world :

According to the Japan Meteorological Agency JMA), Mount Aso went through an eruptive episode on April 16th, 2019. The ash clouds briefly rose up to 200 metres above the crater. An increase in seismicity accompanied by voluminous emissions of volcanic gas had been observed on April 14th.. Access to the volcano is forbidden within 1 km of the crater.

The volcano had been quiet since October 8th, 2016. The alert level was raised to 2 on April 14th.

Source: JMA.

°°°°°°°°°°

As I already put it in a previous post on March 30th, 2019, an increase in seismicity and water temperature is currently observed at Lake Taal in the Philippines. 10 volcanic earthquakes were recorded on April 14th and 6 more on April 15th, 2019.

The water temperature in the eastern sector of the Main Crater Lake increased from 31.7 to 31.9 °C, together with a decrease in water level from 0.41 m. to 0.31 m., and a decrease in acidity from pH 2.67 to pH 2.95.

Ground deformation measurements from March 18th to 27th, 2019 indicated slight inflation of the edifice consistent with recent results from continuous GPS data.

The alert level is kept at 1.

Source: PHIVOLCS.

°°°°°°°°°°

One should keep an eye on Pico Viejo on the Canary Island of Tenerife. Indeed, for some time, there has been a certain upsurge in seismic activity. The last episode took place on April 17th, 2019 with 3 quakes on the flanks of Pico Viejo. They had magnitudes of M 1.0, M 0.9 and M 1.3, at depths between 12 and 17 km.
Source: GEVolcan.

°°°°°°°°°°

Villarica (Chile) is quite active these days. By mid April, lava fountains were seen rising as high as 70 metres above the crater rim. Seismicity was low.

Source : POVI.

°°°°°°°°°°

Guatemala volcanoes:
The activity of  Pacaya consists of a moderate degassing of about fifty metres. Small strombolian explosions project incandescent materials up to about fifteen metres above the Mackenney crater. There is a lava flow going north.
The degassing of Fuego reaches a height of 4,400 m above sea level. There are 13 to 18 moderate explosions per hour, with ash columns from 4300 to 4700 metres a.s.l.. At night and early in the morning, an incandescence is visible above the crater. Avalanches of material continue to travel down the Seca, Taniluyá, Ceniza and Trinidad drainages. Small and moderate explosions are accompanied by shock waves that vibrate the windows in the municipalities near the volcano. Ashfall is observed in several villages.
The degassing plumes of Santiaguito rise to an altitude of 2900 metres before drifting southwest. On average, there are two low-intensity explosions per hour. They generate ash columns that rise to a height of about 3,200 metres. Small avalanches of material travel along the southeast flank, down to the base of the Caliente dome, and toward the southwest flank of the Santa María volcano.
Source: INSIVUMEH.

°°°°°°°°°°

Indonesian volcanoes

The Darwin VAAC has reported that in mid April ash plumes from Bromo rose to 3 km a.s.l. The Alert Level remains at 2 (on a scale of 1-4), and visitors are warned to stay outside a 1-km radius fromthe crater.

Source: VAAC Darwin.

Two eruptions occurred at Anak Krakatau on April.14th and 15th, 2019, though no ash plume was visible during the second event. The Alert Level remains at 3 (on a scale of 1-4). Residents are warned to remain outside the 5-km radius hazard zone from the crater.

The lava dome at Merapi continues to grow slowly, with extruded material channelled into the Gendol River drainage. The alert level remains at 2 (on a scale of 1-4), and residents are warned to remain outside the 3-km exclusion zone.

On April 11th, 2019, an explosion at Agung produced a dense ash plume that rose 2 km above the crater. The alert level remains at 3 (on a scale of 1-4) with the exclusion zone set at a 4-km radius.

Source: CVGHM.

°°°°°°°°°°

It seems clear Hawaiian scientists at HVO are still disappointed for having failed at predicting the end of Kilauea’s last eruption. One could read yesterday in the Hawaiian press this surprising headline: “Kilauea will erupt again”. What a scoop! This like saying the Mount Etna (Sicily) or Piton de la Fournaise (Reunion Island) will erupt again. Everybody knows this!

Here is HVO’s update for April 16th, 2019.

« Kilauea Volcano is not erupting. Monitoring data over the past eight months have shown relatively low rates of seismicity, deformation, and gas emission at the summit and East Rift Zone (ERZ) including the area of the 2018 eruption. A magnitude 5.3 earthquake (not from Kilauea) occurred at 5:09 p.m. on Saturday, April 13th, 2019, and was felt across the island.

As of March 26th, Kilauea Volcano is at NORMAL/GREEN. Despite this classification, Kilauea remains an active volcano, and it will erupt again. Although we expect clear signs prior to a return to eruption, the time frame of warning may be short. Island of Hawaii residents should be familiar with the long-term hazard map for Kilauea Volcano and how to stay informed about Kilauea activity.

Observations: This past week saw no significant change in monitoring data or volcanic activity. Low rates of seismicity continue across the volcano, with earthquakes occurring primarily in the summit and south flank regions. GPS stations and tiltmeters continue to show motions consistent with refilling of the deep East Rift Zone magma reservoir. Sulfur dioxide emission rates from the summit and from Pu’uO’o remain low. These rates have been steady over the past several months. »

When Kilauea erupts again, I would not be surprised if HVO said that it is a continuation of the 1983 event and that the absence of activity – even though it lasted several months – was just a pause in the eruption!

Vues du Pico Viejo sur l’île de Tenerife. Sa dernière éruption a eu lieu du 9 juin au 14 septembre 1798. (Photo: C. Grandpey)

Teide (Tenerife / Iles Canaries): Pas d’éruption en vue ! // Teide (Canary Islands): No eruption in the short term !

drapeau-francaisComme cela était prévisible, l’annonce alarmiste lue dans la presse, en particuliers dans certains tabloïds britanniques, était infondée. Comme ce fut le cas pour le Katla (Islande) il y a quelques semaines, les autorités espagnoles ont dû publier une mise au point visant à rassurer la population. Selon le Dr Hernandez de l’Institut Volcanologique des Iles Canaries, « on ne s’attend pas à une éruption. Il n’y a pas à s’inquiéter car la situation est normale. Il y a eu un essaim sismique, ce qui est tout à fait normal sur une île volcanique. Le Teide est un volcan actif. »

Donc déplacement tranquille pour moi à Bordeaux demain, pour une conférence sur les risques volcaniques….

————————————–

drapeau-anglaisAs could be predicted, Mount Teide on Tenerife Island is not about to erupt despite a rash of media reports, especially among the British tabloids. Dr Pedro Hernandez, Director of Volcano Monitoring at the Volcanology Institute of the Canary Islands reaffirms that the fears were unfounded. “We are not due for an eruption,” Dr Hernández said. “There is no need to be worried, this is a very normal situation. The earthquakes were a seismic swarm, this is quite normal in a volcanic island. This is an active volcano.”

teide

Photo: C. Grandpey

Escapade à Tenerife (Iles Canaries) [suite & fin]

L’extrémité nord-ouest de Tenerife est occupée par le Teno qui, comme l’Anaga, est  un vieux massif basaltique très érodé où l’on observe de nombreux dykes. Le versant sud de ce massif est le point de départ de nombreuses ravines – barrancos en espagnol – comme celle de Masca où la route virevolte de manière très spectaculaire à flanc de montagne.

Ten-ouest-01

Le barranco de Masca

Ten-ouest-02

Dykes dans le barranco de Masca

Ten-ouest-03

Les prismes basaltiques abondent dans les barrancos de Tenerife

Ce qui frappe avant tout dans le sud de l’île de Tenerife, c’est le massacre de la côte par un certain nombre de bourgades résidentielles comme Playa de las Americas où les complexes hôteliers ont transformé les paysages du bord de mer en un véritable parc d’attractions. Là encore, je me plais à rêver et j’imagine le réveil de quelques uns des cônes stromboliens qui parsèment le paysage et dont les projections auraient tôt fait de chasser les intrus de cette partie de l’île!

Ten-ouest-04

La banane est l’une des principales ressources économiques de Tenerife

Ten-ouest-05

Ten-ouest-05

Ten-ouest-07

Ten-ouest-06

Ten-ouest-08

Exemples de cônes de scories dans la partie sud de Tenerife

++++++++++

Vous l’aurez compris, pour le volcanophile que je suis, il y a du bon et du moins bon à Tenerife. L’ensemble volcanique du Teide est tout à fait remarquable. De même, des secteurs comme l’Anaga ou le barranco de Masca offrent des paysages à l’intérêt géologique certain et des vues à couper le souffle. En revanche, j’oublierai très vite le littoral bétonné. Il faut espérer que les lobbies immobiliers ne prendront pas le dessus sur la politique de préservation du littoral que les autorités espagnoles s’efforcent de mettre en place depuis quelques années.

Ten-ouest-09

A côté des zones bétonnées, certains villages ont réussi à préserver leur charme, comme Taganana sur la côte nord

(Photos:  C.  Grandpey)

Escapade à Tenerife (Iles Canaries) [suite]

Le centre de Tenerife est occupé par le massif du Teide que j’ai atteint au départ de Santa Cruz de Tenerife en empruntant la route TF 24 qui longe la dorsale volcanique de l’île en faisant traverser des zones boisées très agréables. Au bout de quelques dizaines de kilomètres, on sort de la forêt et de l’humidité ambiante qui la baigne souvent en début de journée et on se retrouve au-dessus des nuages avec un ciel d’un bleu vif sur lequel se détache le Pico del Teide. Alors que la route s’élève, le paysage devient de plus en plus désertique. A noter, comme le fait remarquer Maurice Krafft, un extraordinaire affleurement de ponce phonolitique en provenance du secteur de Las Canadas au kilomètre 32. La région du Teide fait ensuite alterner les dépôts de ponce et de lapilli, les coulées de lave basaltique ou celles, plus visqueuses, d’obsidienne phonolitique, même si cette dernière n’a pas la pureté de son homologue de Lipari dans les Iles Eoliennes.

Le clou du spectacle se trouve, bien sûr, au sommet du Teide auquel on accède d’abord par le téléférique, puis à pied par un chemin bien tracé. L’ascension est rendue plus difficile par le manque d’oxygène (le sommet proprement dit culmine à 3718 mètres) que par la pente. Il faut une autorisation pour l’assaut final et de bonnes chaussures sont fortement recommandées. J’aimerais connaître le nombre d’entorses de chevilles recensé par les services de secours. Je n’arrive pas à comprendre que des femmes s’aventurent sur ce terrain en escarpins ou en nu-pieds! Que dire des couples qui se risquent à plus de 3000 mètres d’altitude avec un nouveau-né sur les épaules? Le cratère sommital du Teide n’est pas immense avec 70 mètres de diamètre mais l’odeur de soufre qui s’en échappe, l’altération des roches et les taches jaunes à la surface du sol rappellent que nous sommes sur un volcan actif. Il est également intéressant d’emprunter le sentier qui conduit au mirador du Pico Viejo, théâtre de l’éruption de 1798. Cette dernière, éruption latérale, est partie d’une fracture sur le versant occidental et l’aspect des coulées n’a guère varié depuis leur mise en place.

En empruntant la route vers Chio, on passe à proximité de nombreux cônes adventifs. Une halte près de ceux de Samara et Chinyero permet d’accéder aux coulées nées de la dernière éruption de novembre 1909.

D’autres sites méritent une visite, comme Los Azulejos où la couleur de la roche passe du vert au mauve, ce qui n’est pas sans rappeler la Palette de l’Artiste dans la Vallée de la Mort en Californie. Ceux qui tiennent absolument a faire une photo ressemblant à la carte postale traditionnelle du Teide feront une halte aux Roques de Garcia.

Teide-00

Première vue du massif du Teide au sortir de la forêt en venant de Santa Cruz avec, au premier plan des tajinastes, plantes endémiques à Tenerife

Teide-01

Superbe dépôt de ponce au kilomètre 32

Teide-02

Le versant sud du Pico del Teide

Teide-03

Le cratère sommital du Teide

Teide-04

Vue sur le Pico Viejo, siège de l’éruption de 1798

Teide-05

La coulée de 1798, sur le versant ouest du Pico Viejo

Teide-06

Fracture éruptive de 1798

Teide-07

Cratère de Samara, source de l’éruption de novembre 1909

Teide-08

Vue sur la dernière coulée de 1909

Teide-09

Couleurs de Los Azulejos

(Photos:  C.  Grandpey)

Escapade à Tenerife (Iles Canaries)

Vous ne l’avez peut-être pas remarqué, mais les dernières notes de mon blog abordaient des sujets assez généraux et ne relataient que très rarement l’activité volcanique du moment. La raison est simple: Histoire d’oublier le printemps froid et pluvieux du Limousin, j’ai pris l’avion à destination de Tenerife, l’une des îles Canaries. Mon choix ne s’est pas fait au hasard car je lorgnais depuis pas mal de temps déjà le Pico del Teide, beau cône qui culmine à 3720 mètres d’altitude et que comptais bien accrocher à mon tableau de chasse volcanique. En plus, à cette époque de l’année, les touristes sont encore peu nombreux et on ne se bouscule pas sur les routes de l’île ou sur les sites dignes d’intérêt. Mon hébergement se trouvait dans un petit village à 1400 mètres d’altitude, au milieu des vignobles et des arbres fruitiers, sans la wifi certes, mais avec un superbe paysage devant ma chambre! Il n’était pas question pour moi d’élire domicile dans une zone bétonnée du bord de mer, comme Los Gigantes pour n’en citer qu’une. La vue des falaises est gâchée par un conglomérat de cages à lapins qui ne mérite qu’une chose: être recouvert par une belle coulée de lave! Il serait bien qu’un jour la Nature reprenne ses droits!

Comme guide volcanique, j’avais emporté « Les Volcans d’Europe et des Canaries  » de Maurice Krafft. A noter que le document-fiction relatif à sa disparition et celle de Katia était diffusé le soir même où j’arrivais aux Canaries.

Mon périple a débuté avec le massif de l’Anaga, au nord-est de Tenerife. C’est dans ce secteur que l’on rencontre les plus anciennes formations volcaniques et on est frappé par le grand nombre de dykes et de necks, déchaussés par l’érosion, qui se dressent sur les versants des montagnes. Vous en trouverez ci-dessous quelques spécimens..

Anaga 4

 Anaga

Anaga 5

Anaga blog