De plus en plus d’événements extrêmes mais tout le monde s’en fiche…sauf les populations impactées! // More and more extreme events but nobody cares…except the affected populations!

Les événements extrêmes se multiplient ces jours-ci et les impacts du changement climatique deviennent de plus en plus sévères.

En Amérique du Nord, un cortège de tornades dévastatrices a tué des dizaines de personnes dans plusieurs États. Au moins 70 personnes ont été tuées dans l’ouest du Kentucky, et le nombre de morts pourrait dépasser 100.

Plusieurs événements météorologiques majeurs ont été observés depuis début décembre :

L’Australie a connu son printemps le plus humide depuis 2010 et le mois de novembre le plus humide depuis le début des archives météorologiques en 1900.

Au moins 18 personnes sont mortes ou portées disparues après les fortes pluies qui ont affecté le Vietnam après le 26 novembre 2021. Elles ont causé de graves inondations et des dégâts.

Avec une température de -20,9°C le 5 décembre 2021, Saint-Pétersbourg (Russie) a battu le record pour ce jour de l’année. Le précédent remontait à 1893.

Toujours dans le nord de l’Europe, une vague de froid sans précédent a touché la Scandinavie. La Suède a connu le jour de décembre le plus froid depuis le 1er décembre 1986. Une température de -43,8°C a été enregistrée à Naimakka, dans le nord de la Laponie, le 6 décembre 2021.

Une puissante dépression en provenance de l’océan Atlantique a frappé l’Irlande les 7 et 8 décembre 2021, avec des vents violents et de fortes pluies. Plus de 60 000 habitants ont été privés d’électricité. La queue de la tempête a également touché le sud-ouest de la France avec de très fortes pluies qui ont provoqué de graves inondations dans les départements des Pyrénées-Atlantiques et des Landes.

Des chutes de neige exceptionnelles pour un début décembre ont été signalées dans les Alpes. Certaines parties de l’est de l’Autriche ont reçu les plus fortes chutes de neige depuis 9 ans. Des quantités énormes sont également tombées sur les Alpes françaises et dans les Pyrénées. On craint que cette énorme quantité de neige provoque de nouvelles inondations lors de sa fonte.

Il faut également garder à l’esprit qu’une vague de chaleur spectaculaire a affecté la majeure partie des États-Unis fin novembre et début décembre. Une grande partie de la moitié ouest des États-Unis a connu des températures d’environ 20 °C au-dessus de la normale pour cette période de l’année. Des records de température ont été battus dans le Montana, le Wyoming, l’État de Washington et le Dakota du Nord.

Certaines parties de la Colombie-Britannique dans l’ouest du Canada ont également été touchées par la vague de chaleur avec 22,5 °C, la température la plus élevée jamais enregistrée en décembre.

La COP 26 à Glasgow s’est terminée sans qu’aucune décision majeure ne soit prise pour réduire les émissions de gaz à effet de serre dans le monde. Les autorités gouvernementales oublient que les dégâts causés par le réchauffement climatique seront de plus en plus sévères et que le prix à payer sera de plus en plus élevé. Mais est-ce vraiment important ? L’avenir s’annonce très sombre pour les générations futures.

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Extreme events are accumulatin these days and the impacts of climate change are getting more and more severe.

In North America, a devastating tornado outbreak has killed dozens of people across multiple states, with as many as 70 people believed to have been killed in western Kentucky, and the death toll could exceed 100.

Several major weather events have been observed since the beginning of December:

Australia has experienced its wettest spring since 2010 and the wettest November since records began in 1900.

At least 18 people have died or are missing after heavy rains affecting Vietnam since November 26th, 2021, caused severe floods and damage.

With the temperature dropping to -20.9°C on December 5th, 2021, St. Petersburg (Russia) broke its daily record set in 1893.

Still in northern Europe, a historic cold spell has affected Scandinavia, Sweden recorded its coldest December day since December 1st, 1986. A temperature of -43.8°C was registered in Naimakka, northern Lapland on December 6th, 2021.

A powerful deep low-pressure area moving in from the Atlantic Ocean hit Ireland on December 7th and 8th, 2021, bringing severe winds and heavy rain. More than 60 000 residents were without power. The tail of the storm also affected southwestern France ith very heavy rains thatd caused severe floodinc in the Pyrénées-Atlantiques and Landes depzrtments.

Exceptional early-December snowfall was reported across the Alps in early December, with parts of eastern Austria receiving the heaviest snowfall in 9 years. Huge amounts also fell on the French Alps and in the Pyrenees. It is feared that this enormous amount of snow will cause new floods when it melts.

One should also keep in mind that a dramatic heatwave swept across large parts of the US in late November and early December. Much of the western half of the US has seen temperatures about 20°C above average for this time of year. Temperature records were broken in Montana, Wyoming, Washington State and North Dakota.

Parts of British Columbia in western Canada were also affected by the heat wave with 22.5°C, the highest temperature ever recorded during December.

COP 26 in Glasgow unfolded with no major decisions being taken to curb the emissions of greehouse gases around the world. World leaders are forgetting that the damage caused by global warming will be more and more extensive and the price they will have to pay will be higher and higher, but does it really matter? The future is really dark for future generations.

Enroulement de la tempête Barra le 7 décembre 2021 (Source: Meteosat)

Réchauffement climatique et folie météorologique // Global warming and weather insanity

Une vague de chaleur à grande échelle affecte en ce moment de grandes parties des États-Unis et du Canada, avec une foule de records de température. Une telle vague de chaleur à cette période de l’année pourrait avoir des effets désastreux, en particulier si elle se prolonge au cours des prochaines semaines. En effet, une chaleur persistante raccourcirait la période d’enneigement dans des endroits comme le Colorado et le Montana, où le manteau neigeux qui recouvre les montagnes est une source essentielle d’eau pendant les mois d’été.
Le 1er décembre 2021, la Colombie-Britannique a connu sa température la plus élevée jamais enregistrée au cours du mois de décembre, avec un maximum de 22,5 °C enregistré à 400 km à l’est de Vancouver. Cette température égale le record national pour le mois de décembre.
D’autres records ont été enregistrés ailleurs dans le pays. Les températures dans les Grandes Plaines, dans certaines parties des Rocheuses et dans les États du centre se situent jusqu’à 20 °C au-dessus de la moyenne pour cette période de l’année. Les Etats de Washington, du Montana, du Wyoming et du Dakota du Nord ont égalé ou battu des records de température pour un mois de décembre : à Denver, Colorado, il n’a pas encore neigé, ce qui ne c’est jamais vu un début décembre. Les températures dans les prochains jours devraient être de 15°C au-dessus de la moyenne pour cette période de l’année. La chaleur, combinée aux fortes précipitations en provenance de l’Océan Pacifique, fait fondre le manteau neigeux dans le nord-ouest du Pacifique et les Rocheuses canadiennes, avec des inondations à basse altitude.
Selon le National Weather Service, la cause de cette vague de chaleur est une immense zone de haute pression – un dôme de chaleur – bloqué au-dessus de l’ouest de l’Amérique du Nord, ce qui entraîne un flux d’air doux dans le sens des aiguilles d’une montre. Cette situation météorologique envoie les perturbations vers le nord et empêche l’air plus froid de se répandre vers le sud. Il fait d’ailleurs actuellement très froid en Alaska.
Le National Weather Service prévoit le maintien de conditions plus douces que la moyenne dans une grande partie des 48 États les plus au sud au cours des deux prochaines semaines. Par la suite, cependant, il pourrait y avoir une évolution climatique, en partie grâce à un typhon qui traverse actuellement le nord-ouest de l’Océan Pacifique.
Source : National Weather Service.

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A large-scale heatwave is affecting large portions of the U.S. and Canada, with a crowd of temperature records.Such a heatwave at this time of the year could have disastrous effects, all the more if it goes on during the next weeks. The lingering warmth is shortening the snow season in places like Colorado and Montana, where mountain snowpack is a critical source of water during the summer months.

On December 1st, 2021, British Columbia saw its highest temperature ever recorded during the month of December, with a high of 22.5°C recorded 400 km east of Vancouver. This tied the country’s all-time record high for the month.

More records have been registered elsewhere in the country.Temperatures across the Plains, portions of the Rockies and Central states are running as much as 20°C above average for this time of year. Washington, Montana, Wyoming and North Dakota have tied or broken records for the hottest temperatures seen during December: In Denver, Colorado, it has not yet snowed, setting a record for the latest measurable snowfall. Temperatures in the next days are likely to be 15°C above average for this time of year. The warmth, combined with heavy rainfall events rolling in off the Pacific Ocean has eaten away at the snowpack in the Pacific Northwest and Canadian Rockies, contributing to flooding at lower elevations.

According to the National Weather Service, the cause of the warmth is a sprawling area of high pressure, or heat dome, parked across the West, with the clockwise flow of air around it pumping mild air across the region.. This weather feature has been deflecting storminess far to the north, and prevented colder air from spilling south. It is currently very cold in Alaska.

The National Weather Service heavily favors continued milder than average conditions across much of the Lower 48 states during the next two weeks. Beyond that point, however, there may be a pattern change in the works, thanks in part to a typhoon currently spinning across the northwestern Pacific Ocean.

Source: National Weather Service.

Source: NWS

COP 26 : Yakoutie (Russie): pas de neige et des incendies // COP 26 : Yakutia (Russia): no snow and wildfires

Nous sommes en novembre et il n’a toujours pas neigé dans le sud de la Yakoutie. Les météorologues russes indiquent que certaines régions de la Sibérie sont une douzaine de degrés au-dessus de la normale.
Des vidéos et des images montrent l’absence de couverture neigeuse à Olyokminsk, Mirny et Oymyakon, la région le plus froide du monde, à une période de l’année où les habitants enfilent généralement leurs épais manteaux de fourrure.
À Mirny, les thermomètres indiquent une température d’environ moins 12 °C, mais les habitants remarquent un manque inhabituel de neige et les prévisions lassent supposer que le temps, doux pour la Sibérie, se poursuivra.
La température de l’air à Oimyakon, le lieu habité en permanence le plus froid de la planète, est normale pour un mois de novembre avec -31°C. Le givre recouvre les arbres et le sol, mais il n’y a pas de neige.
Des températures allant jusqu’à 12 °C au-dessus de la normale sont prévues pour la Sibérie d’ici la mi-novembre, et d’autres régions des 11 fuseaux horaires de la Russie connaissent également des températures anormalement douces. Une anomalie de 8 degrés couvre tout le centre de la Russie européenne, toute la région de la Volga, l’Oural, toute la Sibérie occidentale, la moitié nord du territoire de Krasnoïarsk avec des anomalies de 12 degrés, ainsi que la Yakoutie. Le directeur de l’Institut du Pergélisol explique qu’au cours des cinquante dernières années, les températures moyennes se sont réchauffées jusqu’à 4 °C et que les conditions plus chaudes provoquent le dégel du pergélisol. Selon lui, le climat a changé et continuera de changer. Mais les changements les plus intenses ont lieu dans la partie sud de la zone de pergélisol, où l’on voit s’affaisser le sol autrefois gelé. Cette tendance aura de graves conséquences pour la Russie où environ les deux tiers du pays sont constitués de pergélisol.

Avec les températures plus chaudes, la Russie a connu son année la plus intense et la plus longue pour les incendies de forêt. La Yakoutie, la région la plus froide, a brûlé entre la fin avril et le début du mois d’octobre. La toundra est toujours en feu dans la région de Magadan où la lutte contre les incendies est rendue difficile par le vent et l’absence de neige. Le feu est extrêmement difficile à éteindre car les pompiers ne peuvent pas puiser l’eau des lacs et des rivières gelés.
La végétation brûle sur 360 hectares à proximité des villages de Pribrezhniy et Arman dans la région de Magadan où le feu se propageant rapidement à cause du vent fort. L’incendie s’est déclaré par une température de moins 20°C.
Normalement, le sol devrait être recouvert d’une épaisse couche de neige à cette époque de l’année; en novembre, plusieurs régions de l’est de la Russie, comme la Yakoutie, souffrent d’un manque de neige (voir plus haut). Les villages sont envahis par la fumée et il y a une forte odeur de brûlé.
Source : The Siberian Times.

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We are in November and there has been no snow yet in southern Yakutia. Russian meteorologists warn that some areas of Siberia are 12°C too mild.

Videos and pictures show the unseasonal lack of a snow cover in Olyokminsk, Mirny and Oymyakon, the world’s Pole of Cold, at a time of year when residents in the planet’s coldest permanently inhabited region are usually donning their thick fur coats.

In Mirny, thermometers show temperatures around minus 12°C, but locals report an unusual lack of settled snow, and forecasts suggest the mild weather, by Siberian standards, will continue.

Air temperature in Oimyakon, the coldest permanently inhabited settlement in earth is at its usual for November: -31°C. Frost covers trees and ground, but there is no snow.

Temperatures of up to 12°C above the norm are forecast for Siberia by mid-November, and other regions across Russia’s 11 time zones are also abnormally mild. An 8-degree anomaly covers the entire centre of European Russia, the entire Volga region, the Urals, all of Western Siberia, the northern half of the Krasnoyarsk Territory with 12 degree anomalies and Yakutia. The director of the Permafrost Institute explains that in the past half century average temperatures have warmed by up to 4°C, and the warmer conditions cause the thawing of permafrost. In his opinion, the climate has changed and will continue to change. But the most intense changes are taking place in the southern part of the permafrost zone, where one can see the subsidence of the once frozen ground. The trend poses ‘serious consequences’ for Russia where some two-thirds of the country comprises permafrost.

Together with the warmer temperatures, Russia has suffered its most intense and the longest year for wildfires on record, with its coldest territory, Yakutia, burning from the end of April till the beginning of October. Tundra is ablaze in Magadan region in out-of-season wildfire, complicated by wind and zero snow. The fire is extremely hard to extinguish because firemen can’t get water from frozen lakes and rivers.

The grass is burning on 360 hectares close to villages of Pribrezhniy and Arman in the Magadan region, with the fire spreading fast because of strong wind. The wildfire started in a temperature of minus 20°C.

Normally the ground would be under thick snow by this time of year; this November several areas of eastern Russia, like its coldest territory Yakutia, say they are short of snow (see above). The villages are covered with smoke, there is a strong smell of burning.

Source: The Siberian Times.

Seule une fine couche de neige recouvre cette mine de diamants en Yakoutie (Crédit photo: The Siberian Times)

La fonte des glaciers suisses continue // The melting of the Swiss glaciers continues

Selon le dernier rapport de l’Académie Suisse des Sciences Naturelles (SCNAT), le volume des glaciers suisses a diminué de près de 1% en 2021, malgré beaucoup de neige en hiver et un été plutôt frais. Signe évident du réchauffement climatique, au cours de l’été 2021 il y a eu beaucoup de précipitations, mais presque pas de neige fraîche dans les Alpes.

Le déclin des glaciers suisses au cours des trois dernières décennies a été considérable. Les conditions météorologiques étaient réunies en 2021 pour leur donner un peu de répit. Malheureusement, en période de réchauffement climatique, même une « bonne » année ne suffit pas pour les glaciers. La perte s’est donc poursuivie, un peu moins rapidement tout de même, malgré une neige abondante en hiver et un été relativement frais et changeant. Fin avril, la plupart des glaciers n’avaient que des quantités de neige légèrement supérieures à la moyenne. Cependant, le mois de mai a apporté beaucoup de neige supplémentaire en haute montagne. On a parfois observé une épaisseur de neige de près de 7 mètres; c’est la valeur la plus élevée depuis le début des observations en 1914. Les glaciers ont donc été relativement bien protégés par la neige hivernale jusqu’au mois de juillet qui a été pluvieux. Néanmoins, la fonte était considérable fin septembre et environ 400 millions de tonnes de glace ont été perdues dans toute la Suisse au cours des 12 derniers mois, soit près de 1% du volume restant de glace.

Les mesures du réseau des relevés glaciologiques suisse (GLAMOS) révèlent une perte de glace pour les 22 glaciers observés. Bien que les pertes soient moins importantes que ces dernières années, aucun gain n’a été déterminé pour aucun des glaciers. Dans le Nord du Valais (glacier du Rhône, glacier d’Aletsch), la diminution de l’épaisseur moyenne de glace est modérée avec un peu moins de 0,20 mètre. Dans le sud du Valais, le Tessin et le Nord-est de la Suisse (glacier du Findel, glacier de la Silvretta), les pertes sont à peine inférieures à la moyenne des 10 dernières années. Alors que d’importantes réserves de neige ont été mesurées sur les grands glaciers au-dessus d’environ 3200 m en automne, les glaciers de faible altitude se sont dans certains cas complètement asséchés à nouveau et sont donc voués à la disparaître. Même si 2021 affiche la plus faible perte de glace depuis 2013, aucun ralentissement n’est en vue pour le recul des glaciers.

Sur tout le dernier semestre hivernal, les hauteurs de neige en Suisse orientale et dans les Grisons étaient supérieures à la moyenne. Dans le reste de la Suisse, à l’exception des basses altitudes de Suisse romande, elles étaient moyennes. En raison de la fraîcheur des mois d’avril et mai, la disparition du manteau neigeux dans les stations de mesure de haute altitude a eu lieu environ 1 à 2 semaines plus tard que la normale.

Selon MétéoSuisse, les mois d’été 2021 au Nord des Alpes sont parmi les plus humides jamais enregistrés. Les températures étaient dans la gamme de la valeur moyenne des trois dernières décennies, ce qui signifie néanmoins un excès de 1,8°C par rapport à la période standard 1961-1990. L’influence du réchauffement climatique est clairement évidente.

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According to the latest report from the Swiss Academy of Natural Sciences (SCNAT), the volume of Swiss glaciers decreased by almost 1% in 2021, despite a lot of snow in winter and a rather cool summer. A sure sign of global warming, there was a lot of precipitation, but almost no new snow in the Alps during the summer of 2021
The decline of Swiss glaciers over the past three decades has been dramatic. The weather conditions in 2021 might have given them a bit of a break. Unfortunately, in times of global warming, even a “good” year is not enough for glaciers. The loss therefore continued, a little less quickly, despite heavy snow in the winter and a relatively cool and changeable summer. At the end of April, most glaciers had amounts of snow which were only slightly above average. However, the month of May brought a lot of additional snow in the high mountains. Snow was sometimes observed to be nearly 7 meters thick; this is the highest value since observations began in 1914. The glaciers were therefore relatively well protected by winter snow until July, which was rainy. Nevertheless, the melt was considerable at the end of September and around 400 million tonnes of ice have been lost across Switzerland in the past 12 months, or almost 1% of the remaining volume of ice.
Measurements by the Swiss glaciological survey network (GLAMOS) reveal a loss of ice for the 22 glaciers they observed. Although the losses are smaller than in recent years, no gain has been detected for any of the glaciers. In the north of Valais (Rhône glacier, Aletsch glacier), the decrease in average ice thickness is moderate with just under 0.20 meter. In the south of Valais, Ticino and north-eastern Switzerland (Findel glacier, Silvretta glacier), losses are barely below the average of the last 10 years. While large reserves of snow have been measured on large glaciers above about 3200 m in autumn, low-lying glaciers have in some cases dried up completely again and are therefore doomed to disappear. Although 2021 shows the lowest ice loss since 2013, no slowdown is in sight for glacier retreat.
Throughout the last winter semester, snow depths in eastern Switzerland and Graubünden were above average. In the rest of Switzerland, with the exception of the low altitudes of French-speaking Switzerland, they were average. Due to the coolness of April and May, the disappearance of the snowpack at the high altitude measuring stations took place approximately 1 to 2 weeks later than normal.
According to MeteoSwiss, the summer months of 2021 north of the Alps are among the wettest on record. Temperatures were in the range of the average value of the last three decades, which nevertheless means an excess of 1.8°C compared to the standard period 1961-1990. The influence of global warming is clearly evident.

L’absence de végétation sur l’encaissant du glacier montre la rapidité de sa fonte (Photo: C. Grandpey)

Le glacier du Rhône recule d’année en année et la couverture blanche ne suffira bientôt plus pour protéger la grotte de glace (Photo: C. Grandpey)