Hausse du niveau d’alerte du Veniaminof (Alaska) // Increase in the alert level of Veniaminof volcano (Alaska)

drapeau-francaisJe viens de recevoir un message de l’Alaska Volcano Observatory indiquant que depuis 24 heures on observe un accroissement de l’activité sismique sur le Veniaminof et que cette sismicité continue en ce moment sous forme de tremor volcanique. En conséquence, la couleur de l’alerte aérienne est passée au Jaune et l’alerte volcanique au niveau Vigilance.
Toutefois, aucune activité éruptive n’a été détectée sur la webcam ou sur les images satellites.

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drapeau-anglaisI’ve just received a message from the Alaska Volcano Observatory indicating that over the past day, seismicity at Veniaminof has increased and is ongoing in the form of volcanic tremor. As a consequence, the aviation colour code has been raised to Yellow and the Volcano Alert Level to Advisory.
No eruptive activity has been observed on the webcam or on satellite images.

Hausse de la sismicité sur le Katla (Islande) // Increase in seismicity on Katla volcano (Iceland)

drapeau francaisLe Met Office islandais indique qu’un séisme de M 3,3 a été enregistré dans la partie sud-est du Katla en tout début de matinée le 22 Septembre. La secousse principale a été suivie d’une dizaine de répliques, parmi lesquelles certaines étaient peu profondes et peut-être liées à l’activité géothermique. Aucun changement significatif n’a été observé dans les rivières de la région, mais les données en relation avec cet événement seront étudiées attentivement. Le Met Office indique que  » le Katla connaît ce type de cycle sismique de temps à autre, en moyenne 1 à 3 fois par an. » Au moment de la publication du rapport, la sismicité semblait s’être calmée.

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drapeau anglaisThe Icelandic Met Office reports that an M 3.3 earthquake hit the south-east of Katla in the early morning of September 22nd. The main tremor was followed by around ten aftershocks, some of which were shallow and possibly connected to geothermal activity. No significant changes to nearby rivers have been reported, but the relevant data will be studied more closely. The Office indicates that “Katla sees this type of seismic cycle from time to time – on average 1-3 times a year.” At the moment of the report, things appeared to have quietened down.

Katla blog

Sismicité ce matin sur le Myrdalsjökull avec la secousse de M 3.3 sur le Katla.

(Source: Met Office)

Hawaii: Le Mauna Loa s’agite // Hawaii: Unrest at Mauna Loa volcano

drapeau francaisLe HVO vient de m’adresser le dernier rapport d’observation du Mauna Loa. Voici l’intégralité du document:
« Les stations sismiques continuent d’enregistrer un nombre élevé de séismes peu profonds et de faible magnitude sous le sommet du Mauna Loa, dans la partie supérieure de la Rift Zone Sud-Ouest, et sur le flanc ouest du volcan. Depuis plus d’un an, le nombre de séismes peu profonds varie mais il reste globalement supérieur à la moyenne sur le long terme. Au cours de cette même période, les mesures de déformation du sol effectuées par le HVO semblent révéler la recharge du système de stockage de magma à faible profondeur. L’ensemble de ces observations indique que le volcan n’est plus à un niveau normal d’activité. En conséquence, le HVO élève le niveau d’alerte du Mauna Loa à « Advisory » (surveillance recommandée) et l’alerte aérienne à la couleur Jaune.
Cette élévation du niveau d’alerte ne signifie pas qu’une éruption est imminente ou que l’on se dirige à coup sûr vers une éruption.
Les séismes peu profonds ont été localisés dans les mêmes endroits que ceux qui ont précédé les deux éruptions les plus récentes du Mauna Loa en 1975 et 1984. Cependant, l’énergie libérée lors des séismes les plus récents reste relativement faible. La déformation du sol en ce moment est semblable à celle mesurée lors du gonflement du Mauna Loa en 2005, épisode d’activité qui ne s’est pas soldé par une éruption.
Il est possible que, comme en 2005, l’activité plus intense observée actuellement continue pendant plusieurs mois, voire plusieurs années, sans déboucher sur une éruption. Il est également possible que l’activité décelée actuellement soit un signe précurseur d’une éruption, comme ce fut le cas avant les éruptions de 1975 et 1984. En l’état actuel des choses, le HVO est dans l’incapacité de sire laquelle de ces hypothèses est la plus probable « .

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drapeau anglaisHVO has just sent me the latest report about Mauna Loa. Here is the integrality of the document:
“Seismic stations continue to record elevated rates of shallow, small-magnitude earthquakes beneath Mauna Loa’s summit, upper Southwest Rift Zone, and west flank. For at least the past year, the rate of shallow earthquakes has varied but overall has remained above the long-term average. During this same time period, HVO has measured ground deformation consistent with recharge of the volcano’s shallow magma storage system. Together, these observations indicate the volcano is no longer at a background level of activity. Accordingly, HVO is elevating the Mauna Loa alert level to ADVISORY and the aviation colour code to YELLOW.
This increase in alert level does not mean that an eruption is imminent or that progression to an eruption is certain.
Shallow earthquakes are occurring in locations similar to those that preceded Mauna Loa’s two most recent eruptions in 1975 and 1984; however, the energy release of the recent earthquakes remains comparatively low. The current rate and pattern of ground deformation is similar to that measured during inflation of Mauna Loa in 2005, an episode of unrest that did not end in an eruption.
It is possible that, as in 2005, the present heightened activity will continue for many months, or even years, without progressing to an eruption. It is also possible that the current unrest is a precursor to an eruption, as was the case prior to eruptions in 1975 and 1984. At this early stage of unrest, we cannot determine which of these possibilities is more likely.”

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Moku’aweoweo, caldeira sommitale du Mauna Loa  (Photo: C. Grandpey)

Panaches mantelliques et points chauds // Mantle plumes and hotspots

drapeau-francaisLes sismologues de l’Université de Californie à Berkeley ont réalisé pour la première fois un scan en trois dimensions de l’intérieur de la Terre qui montre comment les panaches de roche à très haute température en provenance du manteau terrestre sont reliés à des points chauds qui génèrent des chaînes d’îles volcaniques à la surface de la Terre, omme Hawaï, les Samoa et l’Islande. Exemple de tomodensitométrie de l’intérieur de la Terre, l’image a été générée par une simulation informatique à l’aide de superordinateurs au Lawrence Berkeley National Laboratory.
Contrairement à la tomographie médicale qui utilise des rayons X pour examiner le corps humain, les chercheurs ont produit une image des panaches mantelliques en analysant le déplacement des ondes sismiques à l’intérieur de la Terre lors de puissants séismes qui ont secoué la planète au cours des 20 dernières années.
Des tentatives précédentes pour fournir une image des panaches mantelliques avaient montré des poches de roche à haute température qui s’élevaient dans les zones où les panaches avaient été proposés, mais il était difficile de savoir si ces poches étaient connectées aux points chauds volcaniques à la surface ou aux racines des panaches à la frontière entre le noyau et le manteau, à 2900 kilomètres sous la surface de la Terre.
La nouvelle carte haute résolution du manteau ne montre pas seulement ces connexions pour de nombreux points chauds de la planète, mais elle révèle aussi qu’en dessous d’environ 1000 km, les panaches présentent une largeur comprise entre 600 et 1000 kilomètres, ce qui est jusqu’à cinq fois plus que celle estimée jusqu’à maintenant par les géophysiciens. Les panaches ont probablement une température d’au moins 400 ° C supérieure à celle de la roche environnante.
Les connexions entre les panaches provenant de la partie inférieure du manteau et les points chauds volcaniques ne sont pas directes. En effet, les sommets des panaches s’étalent comme le delta d’un fleuve lorsqu’ils rencontrent la roche moins visqueuse du manteau supérieur.
Les nouvelles images montrent également que les bases de ces panaches sont ancrées à la frontière entre le noyau et le manteau où elle forment deux énormes masses de roche à très haute température, avec chacune un diamètre d’environ 5.000 kilomètres, probablement plus denses que les roches environnantes. On estime que ces deux points d’ancrage – l’un sous l’Afrique, l’autre sous l’Océan Pacifique – sont dans ces zones qui existent depuis 250 millions d’années.
L’analyse effectuée par les superordinateurs n’a pas détecté de panaches sous tous les volcans de points chauds, comme le Parc de Yellowstone. Les panaches qui les alimentent sont peut-être trop minces pour être détectés et la technique de modélisation informatique présente encore des limites.

Cette étude a été soutenue par la National Science Foundation et le Conseil Européen de la Recherche.
En cliquant sur ce lien, vous pourrez voir une vidéo montrant la simulation par superordinateur des panaches de roche à haute température pendant leur ascension à travers le manteau, avant de former des chaînes d’îles volcaniques.
https://www.youtube.com/watch?v=tCphzt8iaWc&feature=youtu.be

Source: Université de Californie à Berkeley.

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drapeau-anglaisSeismologists of the University of California at Berkeley have produced for the first time a three-dimensional scan of the Earth’s interior that shows how plumes of hot rock rising through the mantle are connected with surface hotspots that generate volcanic island chains like Hawaii, Samoa and Iceland. A computed tomography (or CT scan) of the Earth’s interior, the picture emerged from a supercomputer simulation at the Lawrence Berkeley National Laboratory.

While medical CTs employ X-rays to probe the body, the scientists mapped mantle plumes by analyzing the paths of seismic waves bouncing around Earth’s interior after 273 strong earthquakes that shook the globe over the past 20 years.

Previous attempts to image mantle plumes had detected pockets of hot rock rising in areas where plumes had been proposed, but it was unclear whether they were connected to volcanic hotspots at the surface or to the roots of the plumes at the core/mantle boundary 2,900 kilometres below the surface.

The new, high-resolution map of the mantle not only shows these connections for many hotspots on the planet, but reveals that below about 1,000 kilometres the plumes are between 600 and 1,000 kilometres across, up to five times wider than geophysicists thought. The plumes are likely at least 400°C hotter than surrounding rock.

The connections between the lower-mantle plumes and the volcanic hotspots are not direct because the tops of the plumes spread out like the delta of a river as they merge with the less viscous upper mantle rock.

The new picture also shows that the bases of these plumes are anchored at the core/mantle boundary in two huge blobs of hot rock, each about 5,000 kilometres in diameter, that are likely denser than surrounding rock. It is estimated that those two anchors – directly opposite one another under Africa and the Pacific Ocean – have been in the same spots for 250 million years.

The supercomputer analysis did not detect plumes under all hotspot volcanoes, such as those in Yellowstone National Park. The plumes that feed them may be too thin to be detected given the computational limits of the global modeling technique.

This study was supported by the National Science Foundation and the European Research Council.

By clicking on this link, you will see  a video showing the supercomputer simulation of plumes of hot rock rising through the mantle to form volcanic island chains.

https://www.youtube.com/watch?v=tCphzt8iaWc&feature=youtu.be

Source: University of California at Berkeley.

Vue globale des points chauds dans le monde (Source : Université de Californie à Berkeley)