Risque d’un puissant séisme en Islande? // Risk of a powerful earthquake in Iceland?

drapeau francaisSelon la Protection Civile, les dernières mesures des mouvements de la croûte terrestre dans le sud-ouest de l’Islande révèlent la présence de tensions tectoniques susceptibles de générer de puissants séismes. Ces dernières semaines ont vu une augmentation de l’activité sismique sur la péninsule de Reykjanes et dans les régions avoisinantes, avec en particulier un événement de M 4.0 à la fin mai qui a été ressenti jusqu’à Reykjavik.
Si un séisme majeur se produisait, la zone affectée pourrait aller du lac Kleifarvatn sur la péninsule de Reykjanes jusqu’à la rivière Ölfus qui traverse Selfoss à l’est. Les données historiques indiquent que les séismes dans cette région peuvent atteindre M 6,5. Plusieurs événements de M 6.0 ont été enregistrés dans le secteur de  Bláfjöll en 1929 et 1968.

En conséquence, la Protection Civile islandaise donne des conseils sur les mesures de sécurité à prendre et sur la façon de réagir en cas de tremblement de terre. Il va fallor que les Islandais aient une bonne mémoire, car la liste est longue !
1) Les mesures de sécurité:
Sécuriser les armoires, les étagères et autres objets lourds au sol ou au mur.
Ne pas garder d’objets lourds sur des étagères ou sur les murs.
Sécuriser les équipements de chauffage et les radiateurs. Se renseigner pour savoir où se trouve le compteur d’eau et le disjoncteur électrique.
Sécuriser cadres et luminaires sur les murs.
Mettre des verrous de sécurité sur les portes des armoires.
Eviter que des objets puissent tomber sur les lits.
S’assurer que les panneaux des plafonds et les planchers flottants sont correctement fixés.
Couvrir les fenêtres pour empêcher les éclats de verre dans le cas où elles se briseraient.
Ne pas placer les lits sous les fenêtres s’il y a risque de tremblement de terre.

2) Les mesures préventives:
Garder à l’esprit 3 choses en cas de séisme: se protéger, se mettre à l’abri, ne pas bouger.
– Ceux qui sont à l’intérieur quand un puissant séisme se produit doivent éviter:
Les meubles qui peuvent se déplacer.
Les objets qui peuvent tomber des étagères et des armoires (en particulier dans les cuisines).
Les radiateurs qui peuvent se déplacer.
Le verre brisé.
Les chutes de matériaux de construction.
– Ceux qui sont à l’extérieur doivent:
Chercher un espace bien dégagé et éviter les bâtiments et les poteaux électriques. Il faut garder une distance de sécurité par rapport aux structures qui sont aussi grandes ou plus grandes qu’un être humain.
Baisser la tête et la protéger à l’aide d’une couverture (ou au moins avec les mains) si on ne peut pas atteindre un espace dégagé.
Éviter les chutes de pierres et les glissements de roches dans les zones montagneuses.
Ceux qui sont au volant doivent arrêter leur véhicule dans un endroit sûr.

3) Après un séisme, il faut:
Porter des chaussures (s’il y a des débris par terre).
Se munir d’une trousse de premiers secours si nécessaire.
Voir si quelqu’un est blessé, et si oui, appeler le 112 (numéro d’urgence en Islande). S’il n’est pas possible d’obtenir de l’aide par téléphone, marquer le lieu de l’accident avec un drapeau.
Couper l’eau si une fuite est ingérable, et couper le circuit électrique principal si le bâtiment est endommagé.
Voir si il y a un incendie et ne pas utiliser de flamme s’il y a risque de départ de feu.
Quitter le bâtiment calmement si le bâtiment n’est plus habitable après un séisme. De nombreux accidents surviennent quand les gens courent à travers les décombres.

Adapter sa tenue vestimentaire aux conditions météorologiques si on quitte le bâtiment. Ne pas oublier que l’automobile est souvent le premier abri chauffé disponible et équipé d’une radio.
Garder à l’esprit l’emplacement des abris d’urgence dans les écoles.
Écouter les annonces de la Protection Civile sur la radio d’Etat
Ne jamais toucher les poteaux électriques endommagés.
S’attendre à des répliques.

Source : Iceland Review.

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drapeau francaisAccording to the Civil Protection Department, the latest measurements of crustal movements in south-west Iceland suggest the presence of tectonic tension which may cause large earthquakes. Recent weeks have seen increased seismic activity on the Reykjanes peninsula and surrounding areas, including an M 4.0 event at the end of May which was felt as far as Reykjavik.

Should a major earthquake occur, the area affected could stretch from the Kleifarvatn lake on the Reykjanes peninsula all the way east to the Ölfus river flowing through Selfoss. Historical data indicate that earthquakes in this area can reach M 6.5. M 6.0 quakes were recorded in the Bláfjöll area in 1929 and 1968.

The Civil Protection gives pieces of advice on safety measures to take and how to respond in the event of an earthquake.

1) Security measures :

Secure cabinets, shelves and heavy objects to the floor or wall.

Do not keep heavy objects on top of shelves or on walls.

Secure heating equipment and radiators.  Know where the water main and electric circuit breaker are.

Secure picture frames and wall light fixtures.

Put security latches on cabinet doors.

Prevent objects from falling on beds.

Make sure that ceiling panels and raised floors are properly fastened.

Cover windows to prevent flying glass in case they are broken.

Do not place beds under windows if there is a danger of an earthquake.

2) Preventive response

It is good to memorize the words DUCK, COVER, HOLD to remember how to react in the event of an earthquake.

– Those who are indoors when a large earthquake occurs should especially avoid:

Furniture that may move.

Objects that may fall from shelves and cabinets (especially in kitchens).

Radiators that may move.

Broken glass.

Falling building parts.

– Those who are outside should:

Find an open space and avoid buildings and electric poles. Keep a safe distance from
man-made structures that are as tall or taller than you.

Duck and cover head (at least with hands) if you cannot get to an open space.

Avoid falling rocks and gravel slides in mountainous areas.

Those who are driving should stop their automobiles in a safe place.

3) After an earthquake, one should:

Wear shoes (if debris is on the floor).

Obtain a first aid kit if needed.

See if anyone is hurt, and if so, call the Emergency Line.  If it is not possible to get help by telephone, mark the place of the accident with a flag.

Turn off the water and heat if a leak is unmanageable, and shut down the main electrical circuit if the building is damaged.

See if there is a fire and do not use an open flame if there is danger of a fire starting.

Leave calmly if you think the building is uninhabitable after an earthquake. Many accidents occur when people run out through debris after an earthquake.

Dress appropriately for the weather conditions if you leave the building. Remember that the automobile is often the first heated shelter available and it has a radio.

Remember the emergency shelters in schools.

Listen after announcements from the Civil Protection on the State Radio

Never touch damaged electric poles.

Be prepared for aftershocks.

Source : Iceland Review.

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Effets d’un séisme de M 4,3 sur l’Etna en 2002  (Photo:  C. Grandpey)

La sécurité en Ethiopie

Alors qu’une compatriote a été victime d’un enlèvement au Yémen – que les ressortissants français sont invités à quitter dans les meilleurs délais – je suis allé voir sur le site du Ministère des Affaires Etrangères (http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/conseils-aux-voyageurs/conseils-par-pays/ethiopie-12309/) quels conseils étaient donnés aux voyageurs ayant l’intention de se rendre en Ethiopie, en particulier dans la région de l’Erta Ale et du Danakil.

Voici ce que l’on peut lire :

Dépression des Danakils (Dernière mise à jour le: 9 février 2015 – Information toujours valide le: 25 février 2015)

La région des Danakils se trouve le long de la frontière avec l’Erythrée, pays avec lequel l’Ethiopie n’entretient plus de relations diplomatiques depuis la guerre de 1999-2000. Il est possible à tout moment que des tensions entre les deux pays aient des répercussions importantes sur la sécurité. Il y a par ailleurs régulièrement des tensions au sein de la communauté afar ou entre celle-ci et les autorités éthiopiennes, qui peuvent parfois dégénérer en incidents plus ou moins violents. D’une façon générale, les déplacements touristiques dans les régions du Mont Dallol et du volcan Erta Ale sont donc déconseillés. Plusieurs attaques et tentatives d’enlèvement contre des touristes étrangers s’y sont déroulées en 2007, 2008 et 2009. Par ailleurs, des véhicules ont été détruits par des mines en 2009. Enfin, en janvier 2012, un groupe de touristes européens a été attaqué alors qu’il bivouaquait sur le Erta Ale : 5 d’entre eux ont été tués; 2 ont été enlevés et libérés un mois plus tard. Les responsabilités exactes dans cette affaire n’ont pas pu être clairement établies à ce jour. Depuis les événements de janvier 2012, les autorités éthiopiennes ont renforcé les moyens de sécurité, dans la région, en particulier dans la région du Erta Ale. Tous les déplacements dans les Danakils se font sous escorte de plusieurs policiers et militaires armés qui montent dans les véhicules et encadrent toutes les excursions. Ce dispositif peut toutefois être allégé voire supprimé sans préavis. Par ailleurs, la couverture téléphonique GSM a été étendue au Dallol. En revanche, la zone du Erta Ale ne bénéficie d’aucune couverture téléphonique à plusieurs dizaines de km à la ronde. Il avait fallu plus de 12 heures aux touristes blessés pour appeler des secours qui avaient mis ensuite une douzaine d’heures pour atteindre la zone.

Au regard des dispositions prises par les autorités éthiopiennes :

1 – Tout déplacement dans la zone du Erta Ale reste formellement déconseillé compte tenu des risques très élevés qui perdurent. Outre le risque criminel qui ne peut être écarté, les conditions extrêmes et l’impossibilité d’assurer une évacuation correcte en cas d’accident rendent cette région particulièrement dangereuse.

2 – La zone du Dallol présente des risques moins élevés mais exige d’être abordée avec de très grandes précautions. Elle est donc déconseillée sauf raisons impératives. Tout déplacement dans cette région s’effectue aux risques et périls des visiteurs.

En tout état de cause, un séjour dans la région doit être impérativement organisé par l’intermédiaire de tours opérateurs particulièrement sérieux et expérimentés. Même parmi les agences spécialisées dans les voyages « extrêmes », en France comme en Ethiopie, les services offerts sont de qualité inégale. En tout état de cause, il est déconseillé de recourir aux agences qui démarchent les touristes à l’aéroport de Makele. Parmi les critères de référence qui peuvent servir de repères pour sélectionner les agences, il paraît impératif de retenir au moins les critères suivants:

  • Déplacement avec au moins deux véhicules en bon état et emport de pièces mécaniques de rechange;
  • Disposition d’un téléphone satellitaire, garantissant une liaison sûre avec la base de départ ou l’ambassade;
  • Ressources suffisantes en vivres, en eau et en carburant.
  • Emport d’un nécessaire médical approprié à la zone (cachets de sel, vitamines, anti-diarrhéiques…);
  • Un encadrement professionnel des touristes impliquant un temps de séjour sur le site limité à quelques heures et des itinéraires de visite sécurisés.

Enfin, la dépression des Danakils étant l’un des points les plus chauds de la planète, il est recommandé, avant son départ, de s’assurer auprès de son médecin traitant que son état de santé ne contrevient pas à un tel voyage. Le déplacement d’enfants de moins de 15 ans et de personnes âgées ou cardiaques est formellement déconseillé. Les voyageurs doivent signaler leurs itinéraires aux autorités locales à Berahile et ne pas se déplacer sans les autorisations nécessaires. Ils doivent également s’assurer que les agences de voyages qui les prennent en charge ont bien déposé leur feuille de route auprès du bureau du tourisme Afar.

En cas d’agression, il est impératif de garder son sang froid, d’obtempérer et de ne rien tenter qui risquerait de faire dégénérer la situation.

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Libre à chacun de partir en Ethiopie ou d’aller voir ailleurs dans le monde, en sachant que la sécurité zéro n’existe pas, même dans un pays considéré comme « sûr ». Ayant eu l’occasion de voir le lac de lave du Kilauea, celui de l’Erta Ale ne fait pas partie de mes priorités. Je serais davantage attiré par la beauté sauvage du Danakil mais j’ai déjà connu les escortes armées au Guatemala et je préfère la compagnie des ours à celles des kalachnikovs…

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Cratère de l’Erta Ale en 2008  (Crédit photo:  Wikipedia).

L’Erta Ale comme l’Everest?

S’agissant de la saleté, l’Erta Ale et le Dallol seraient-ils en train de suivre la même voie que les sommets de l’Himalaya ? C’est ce que laisse entendre le communiqué que vient de m’adresser un ami qui s’est rendu en Ethiopie en février 2014. Voici en substance ce qu’il m’écrit :

« Par rapport à 2007 j’ai trouvé le Dallol  desséché avec forte réduction de la surface des aspects hydrothermaux. Heureusement, il y a encore à voir mais c’est restreint. Le pire, c’est maintenant le tourisme de masse. Au pied, là où nous avions bivouaqué sur les plaques de sel, maintenant c’est un parking. Le sol est poli comme du marbre de cimetière ; impossible de savoir que c’est du sel. Par contre Dallol, en haut et en bas, est un régal de bouteilles plastique. A l’Erta Ale, il y a 25 « habitations » au raz de la falaise de la caldera. Là où on bivouaquait à 40 mètres du bord, c’est maintenant une décharge et des WC à ciel ouvert. Inouï  !!  Berk ! »

L’Erta Ale n’est pas non plus une benne à ordures. Y jeter un sac de détritus comme le fait le touriste de cette vidéo n’est pas forcément le geste le plus intelligent!

http://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=kq7DDk8eLs8

Pour ce qui est de la sécurité, la zone ne semble pas encore sécurisée si l’on se réfère au communiqué du Ministère des Affaires Etrangères :

1 – Tout déplacement dans la zone du Erta Ale reste formellement déconseillé compte tenu des risques très élevés qui perdurent. Outre le risque criminel qui ne peut être écarté, les conditions extrêmes et l’impossibilité d’assurer une évacuation correcte en cas d’accident rendent cette région particulièrement dangereuse.

2 – La zone du Dallol présente des risques moins élevés mais exige d’être abordée avec de très grandes précautions. Elle est déconseillée sauf raisons impératives. Tout déplacement dans cette région s’effectue aux risques et périls des visiteurs.

Vous trouverez plus de détails en cliquant sur ce lien :

http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/conseils-aux-voyageurs/conseils-par-pays/ethiopie-12309/

Je pense que les responsables d’agences de voyages liront cette note et il serait intéressant d’avoir confirmation ou infirmation de ce qu’écrit mon ami à propos de la saleté du site qui, à mon avis, ne mérite pas ce qu’il décrit.

S’agissant de la sécurité, un très cher ami a laissé la vie en Ethiopie au cours d’un voyage à l’Erta Ale il y a plusieurs années et je ne peux que confirmer ce qu’écrit le Ministère des Affaires Etrangères en matière d’évacuation sanitaire. Malheureusement, un tel drame n’arrive pas qu’aux autres.

Dallol-blog

(Photo:  Wikipedia)

Vous avez dit sécurité? (Suite)

Suite aux commentaires suscités par ma note  intitulée « Vous avez dit sécurité ? » (14 avril 2013) , je voudrais ajouter quelques réflexions personnelles.

Tout d’abord, si les restrictions sont devenues plus drastiques, je pense que ceux qui ont passé outre les interdictions et s’en sont ensuite vanté dans différentes publications y sont pour quelque chose. Les autorités acceptent mal qu’on se moque d’elles ! Quand il y a des abus, elles prennent les mesures nécessaires pour les contrer et durcissent les contrôles.    

Ces même personnes qui ne respectent pas les lois peuvent par ailleurs mettre en difficulté les rédacteurs des revues ou magazines dans lesquelles sont publiés leurs textes « interdits ».  Il y a quelques années, la revue d’une association regroupant des volcanophiles avait fait paraître un article dans lequel un de ses membres écrivait qu’il fallait attendre que les guides de Stromboli fassent la sieste pour monter gratuitement sur le volcan. Sans une intervention auprès des autorités, l’affaire se serait terminée en justice.

De la même façon, il est quasiment impossible de tirer un profit commercial des photos prises en zones interdites sans autorisation. Ceux qui les diffuseraient s’exposeraient à des poursuites.

S’agissant de la justice et la tendance à mettre aujourd’hui en examen un responsable sous le moindre prétexte, les autorités font de plus en plus souvent valoir le sacro-saint principe de précaution qui les met à l’abri de poursuites judiciaires en cas de pépin. Il est donc fort à parier que les restrictions se multiplieront à l’avenir, ne serait-ce que dans les départements d’outre-mer qui ont la chance de posséder des volcans actifs.  

 

Pour terminer, je voudrais ajouter que ceux qui ne respectent pas les interdictions ne rendent pas service aux personnes qui sollicitent honnêtement des autorisations pour aller faire des observations sur le terrain. Là encore, devant les abus, les autorités sont de plus en plus vigilantes. Il est pourtant autrement agréable d’aller sur les coulées de lave à Hawaii ou de gravir les pentes du Stromboli avec une autorisation. Ça prend du temps ; cela suppose de maîtriser la langue de Shakespeare et celle de Dante ; il faut s’y prendre longtemps à l’avance pour anticiper la lenteur des administrations hawaiienne et sicilienne mais en faisant preuve de courtoisie et de diplomatie, on y arrive !