Les pièges de l’Etna (Sicile / Italie) // The traps of Mount Etna (Sicily / Italy)

L’Etna est un volcan dont l’accès est relativement facile mais qui requiert le plus grande prudence, comme tous les volcans actifs ou, tout simplement, les zones de haute montagne. Il ne faut pas oublier que le volcan culmine à 3340 mètres et la météo à plus de 2000 mètres n’a rien à voir avec celle des plages de la Mer Ionienne. Même au cœur de l’été, il peut faire très froid. A l’époque où je donnais un coup de main aux guides, j’ai vu de jeunes et jolies femmes débarquer des bus en mini jupes et regretter de ne pas s’être couvertes plus chaudement !

S’agissant de la météo, il est prudent de se renseigner avant d’entamer une randonnée sur le volcan. Le temps peut changer extrêmement vite et le brouillard peut s’installer en quelques minutes en réduisant la visibilité qui peut devenir nulle. Il est prudent d’avoir un GPS avec soi. En actionnant la fonction retour, il sera plus facile de retrouver sa trace.

En hiver, le brouillard peut s’accompagner d’une tempête de neige, avec un véritable blizzard qui fait perdre ses repères. Si l’on n’a pas de GPS pour se guider, le chef des guides m’avait indiqué qu’il fallait marcher sans s’arrêter contre le vent qui, le plus souvent vient de l’ouest. Arrivera un moment où l’on atteindra la forêt. La chose à ne pas faire serait de tourner le dos au vent et de se diriger vers la Valle del Bove, avec le risque de chute mortelle le long des parois escarpées de cette dépression.

En hiver, lorsque la neige recouvre l’Etna, il faut avancer avec prudence dans la zone sommitale, en particulier dans les secteurs où les fumerolles chauffent le sol. La chaleur ainsi émise fait fondre la neige par en dessous et si l’on avance sur une telle zone, on peut vite se retrouver au fond d’un trou. Une bonne précaution est de laisser une distance entre les personnes. En cas de problème, il sera plus facile d’intervenir.

En été, c’est la foudre qui représente, à mes yeux, le principal danger. Là encore, il est fortement conseillé de consulter la météo avant d’entreprendre une randonnée. La lave de l’Etna est par endroits riche en fer, ce qui favorise les impacts de foudre. Ils sont très visibles au sommet de la Montagnola. Il y a quelques années, deux jeunes personnes ont été tuées par la foudre du côté du Cratère NE. J’ai raconté cette triste histoire dans mon livre Volcanecdotes, aujourd’hui épuisé.

Outre la météo, l’Etna cache les pièges classiques d’un volcan actif, comme on a pu le constater avec l’explosion phréato-magmatique qui a surpris les personnes qui se trouvaient à proximité du front de coulée il y a quelques jours. Les explosions peuvent se produire au niveau des cratères même quand le volcan semble calme. J’ai pu le constater un jour que je me trouvais au bord de la Voragine qui a fait entendre deux grosses explosions avec des projections de blocs loin derrière la lèvre du cratère. D’où l’importance d’avoir un casque pendant la visite de l’Etna, une précaution que ne semble pas avoir prise les victimes de l’explosion phréato-magmatique. En cas d’explosion, surtout si celle-ci a son siège dans un cratère, il est important de ne pas courir. Le bon réflexe est de lever les yeux pour observer la trajectoire des bombes. Il sera ainsi plus facile de les éviter.

Une dernière recommandation : Respecter les décisions des autorités concernant la sécurité. Ne pas s’aventurer dans les zones non autorisées. Ne pas hésiter à louer les services d’un guide si le règlement l’impose.

Aujourd’hui, nous vivons une époque où les exploits extrêmes font la loi, et ceux qui s’aventurent à donner des conseils de prudence passent souvent pour des imbéciles. Heureusement, la Nature est là pour remettre les choses à leur place!

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MISE AU POINT

Les articles et remarques publiés sur ce blog le sont sous la seule responsabilité de Claude Grandpey et n’engagent en rien celle de L’Association Volcanologique Européenne (L.A.V.E.) dont il est Président d’Honneur. Si des personnes ont des commentaires à formuler sur les articles, elles doivent le faire ici, dans la rubrique « Commentaires », par courrier électronique ou par téléphone si elles possèdent mon numéro.

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Mount Etna is a volcano whose access is quite easy, but it requires the utmost caution, like all active volcanoes or, simply, high mountain areas. It should not be forgotten that the volcano culminates at 3340 meters a.s.l. and the weather above 2000 meters has nothing to do with that of the beaches of the Ionian Sea. Even in the summer, it can get very cold. When I worked with the guides, I saw young and pretty women get out of the buses in mini skirts and regret not having covered themselves more warmly!
Regarding the weather, it is prudent to inquire before starting a hike on the volcano. The weather can change extremely quickly. Fog can settle in minutes and reduce visibility that can become zero. It is prudent to carry a GPS. By activating the return function, it will be easier to find one’s track.
In winter, the fog can be accompanied by a snow storm, with a real blizzard that makes you lose your bearings. If you do not have a GPS to guide you, the leader of the guides told me one day  that you should walk without stopping against the wind, which usually comes from the west. There will come a time when you will reach the forest. The thing not to be done would be to turn your back to the wind and to head towards the Valle del Bove, with the risk of a deadly fall along the steep walls of this depression.
In winter, when snow covers Mt Etna, caution must be exercised in the summit zone, particularly in areas where fumaroles are heating the ground. The heat thus emitted melts the snow from below and if one moves forward on such an area, one can quickly find oneself at the bottom of a hole. A good precaution is to leave a distance between people. In case of problems, it will be easier to intervene.
In summer, it is the lightning which represents the main danger. Again, it is advisable to consult the weather before undertaking a hike. The lava on Mt Etna is in places rich in iron, which atracts lightning strikes. They are quite visible at the top of the Montagnola. A few years ago, two young people were killed by lightning near the NE Crater. I narrated this sad story in my book Volcanecdotes, now out of print.
In addition to the weather, Mount Etna conceals the classical traps of an active volcano, as we have seen with the phreato-magmatic explosion that surprised the people who were near a lava front a few days ago. Explosions can occur at the summit craters even when the volcano appears calm. I could see it one day when I was on the edge of the Voragine which triggered two large explosions, with projections of blocks far beyond the crater rim. Hence the importance of wearing a helmet during the visit of Mt Etna, a precaution that does not seem to have been taken the victims of the phreato-magmatic explosion. In the event of an explosion, especially if it has its seat in a crater, it is important not to run. The good reflex is to raise one’s eyes to observe the trajectory of the bombs. This will make it easier to avoid them.
A final recommendation: Respect the authorities’ decisions on safety. Do not venture into unauthorized areas. Do not hesitate to rent the services of a guide if the regulation imposes it.

Today, at a time when extreme feats are the rule, those who dare give pieces of advice about security are often considered as stupid persons. Fortunatley, Nature is here to put things right!

Photos: C. Grandpey

Le cratère de l’Halema’uma’u, zone interdite à Hawaii // Halema’uma’u Crater, a forbidden zone on Hawaii Big Island

Comme je l’ai écrit à plusieurs reprises sur ce blog, la terrasse du Jaggar Museum est le seul endroit autorisé à Hawaii pour admirer le lac de lave dans le cratère de l’Halema’uma’u. Ce point d’observation se trouve à environ 1,5 km du cratère. Comme on peut le voir sur la carte ci-dessous, une portion de 8 km de la Crater Rim Drive ainsi que les sentiers à l’intérieur et autour de la caldeira Kilauea sont fermés aux visiteurs depuis le début de l’éruption de l’Halema’uma’u en 2008. La loi stipule que toutes les personnes en infraction seront poursuivies et recevront de lourdes amendes.
Un article de la presse hawaïenne nous apprend qu’un guide travaillant pour une agence de voyages basée en France et un groupe de 13 personnes ont été surpris au petit matin du 5 mars à l’intérieur la zone interdite de l’Halema’uma’u. Les rangers du Parc National ont repéré le groupe et rédigé à l’attention des 14 touristes des procès-verbaux stipulant qu’ils n’ont pas respecté l’interdiction d’accès au site. Le guide encourt des poursuites supplémentaires pour exploitation d’une entreprise non autorisée dans le Parc et pour être à l’origine d’une situation dangereuse. Les 14 contrevenants ont été accompagnés hors du Parc. Le guide de 44 ans, qui travaille pour l’agence française Aventure et Volcans devra comparaître devant le tribunal. Il encourt une amende maximale de 5 000 dollars et une peine de six mois de prison. Son nom n’est pas communiqué tant que l’enquête n’est pas terminée. Les PV pour non respect de l’interdiction d’accès au site sont de 100 dollars par personne, plus des frais de dossier de 30 dollars.

Selon le chef des rangers, «il s’agit d’une infraction grave. Les zones entourant le cratère de l’Halema’uma’u sont fermées en raison des conditions extrêmement dangereuses, avec des concentrations élevées de gaz toxiques et de particules, des explosions, et des effondrements fréquents des parois du cratère.»
Les autorités de Parc rappellent au public que des explosions de l’Halema’uma’u peuvent survenir à tout moment et sans prévenir. En août dernier, une explosion a projeté des bombes et des matériaux incandescents à une centaine de mètres au-delà de la lèvre du cratère, et a recouvert une zone d’environ 200 mètres de large. L’explosion a détruit le système d’alimentation des instruments utilisés par l’USGS pour la recherche scientifique et la surveillance de l’activité volcanique. En octobre dernier, deux explosions ont projeté des fragments incandescents jusqu’à 400 mètres du cratère. En novembre, les projections d’une autre explosion du lac de lave ont endommagé le câble d’une webcam située sur le rebord du cratère.
Mis à part le cratère Halema’uma’u, les autorités du Parc veillent à la sécurité des visiteurs sur le site d’entrée de la lave dans l’océan à Kamokuna. L’article précise que les rangers continueront de surveiller et de prendre les mesures appropriées pour réduire le nombre de comportements à risque sur les deux sites éruptifs. Il faut également rappeler que l’approche du cratère du Pu’uO’o est interdite elle aussi. Depuis juillet 2016, les rangers ont rédigé 35 procès-verbaux pour non respect de l’interdiction d’accès à l’Halema’uma’u et une centaine d’autres sur le site de Kamokuna. Comme je l’ai indiqué précédemment, les bateaux qui conduisent les touristes devant l’arrivée de lave ont également été rappelés à l’ordre et certains qui n’avaient pas les autorisations nécessaires ont été condamnés. Les embarcations doivent respecter une distance de sécurité de 300 mètres par rapport à la lave.
Source: Big Island Now.

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As I put it several times on this blog, the terrace of the Jaggar Museum is the only authorised place to observe the lava lake within Halema’uma’u Crater. The terrace is located about 1.5 km from the crater. As can be seen on the map below, en 8-km section of Crater Rim Drive as well as trails inside and around the Kilauea caldeira have been closed since the start of the Halema’uma’u eruption in 2008. The law says that all trespassers will be cited and will receive heavy fines.

An article in the Hawaiian press indicates that “a tour guide based in France and a tour group of 13 people were caught in the early morning of March 5th “sneaking into the closed area at Halema‘uma‘u. National Park Service law enforcement officers spotted the group and issued citations for violating the terms of the closure to all 14 people. The tour guide was issued additional citations for operating a non-permitted business in the park and creating a hazardous condition. All 14 were escorted out of the park. The 44-year-old tour guide affiliated with French tour company Adventure et Volcans must make a mandatory court appearance. He faces a maximum penalty of $5,000 and six months in jail. His name is being withheld as the investigation continues. The violation of closure citations are $100 each, with a $30 processing fee”.

According to the chief ranger, “this is a serious violation. Areas surrounding Halema‘uma‘u Crater are closed because of extremely hazardous volcanic conditions that include high concentrations of toxic gasses and particulates, ongoing volcanic explosions and frequent collapses of the crater walls.”

Park authorities remind the public that explosions from Halema‘uma‘u can occur anytime and without warning. Last August, a summit explosion hurled a layer of volcanic rock, lava bombs and molten spatter nearly 100 metres beyond the crater rim, and covered an area about 200 metres wide along the rim. It destroyed a USGS instrument power system that was used for scientific research and monitoring volcanic activity. Last October, two explosions blasted lava spatter, rock and glassy particulates 400 metres from the crater to the closed portion of Crater Rim Drive. In November, spatter from another lava lake explosion damaged the cable on a USGS webcam located on the rim of the crater.

Apart from Halema’uma’u Crater, visitors need to be aware that much of the attention concerning people’s safety lately has been on the hazards of the 61g ocean entry at Kamokuna. Rangers will continue to monitor and take appropriate action to reduce the occurrence of risky behaviour in both areas. Besides, the approach of the Pu’uO’o vent is forbidden as well. Since July 2016, they have issued 35 citations for closure violations at Halema‘uma‘u, and nearly 100 citations at Kamokuna. As I put it before, several boat operators leading tourists in front of the lava entry have been cited because they did not have the required documents. The boats should not get closer than 300 metres to the lava.

Source: Big Island Now.

Carte montrant les zones d’accès interdites dans la zone sommitale du Kilauea.

(Source : USGS / HVO).

La terrasse du Jaggar Museum est un bon point d’observation du cratère de l’Halema’uma’u (Photo: C. Grandpey)

Kamokuna (Hawaii): Renforcement de la surveillance des bateaux // Kamokuna (Hawaii) : Tour boats under close surveillance

drapeau-francaisComme je l’ai écrit précédemment, les gardes côtes ont commencé à intervenir pour assurer la sécurité à Kamokuna, là où la lave entre dans l’océan. Le 8 février, ils ont identifié et verbalisé deux bateaux transportant des touristes au départ du petit port de Pohoiki. Les opérations de contrôle vont être renforcées car de plus en plus de bateaux transportent des touristes illégalement et la distance de sécurité de 300 mètres par rapport à l’entrée de lave n’est que rarement respectée.
Le transport de touristes par les agences de voyage et les tours opérateurs privés requiert des qualifications définies par la loi. La Garde côtière a rappelé les différents types de licences nécessaires. Il est demandé aux visiteurs de vérifier que «les propriétaires des bateaux sont titulaires d’une licence assurant qu’ils possèdent l’expérience et la formation nécessaires pour les conduire vers la zone en toute sécurité ». Une telle licence doit être clairement affichée dans le bateau.
Selon le National Park Service, la zone où la lave entre dans l’océan est l’une des plus dangereuses du parc car elle est susceptible de s’effondrer. La vapeur émise lorsque la lave entre en contact avec l’eau contient de l’acide chlorhydrique et des particules de verre volcanique. Les exploitants des bateaux de tourisme doivent maintenir une distance de 300 mètres pour assurer leur sécurité ainsi que celle de leurs passagers.

Source : Garde Côtière.

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drapeau-anglaisAs I put it before, the Coast Guard is now intervening to ensure safety on the Kamokuna lava entry. On February 8th, they identified and fined two tour boats operating illegally out of Pohoiki Boat Ramp and are ramping up enforcement in response to a perceived increase in illegal charters operating in the area and others that are not respecting the 300-metre restriction distance from the lava entry. .

Commercial tour boat and charter operators must possess the appropriate merchant mariner credential to operate. The Coast Guard has defined the different types of licenses that are required. The Coast Guard indicates that visitors should check that “their hired boat operators are licensed ensuring they possess the experience and training required to get them to the viewing area.” Such a license should be clearly displayed in the boat.

According to the National Park Service, the spot where lava meets the ocean is one of the most dangerous areas of the park because it could potentially collapse. The steam emitted where lava meets the water contains hydrochloric acid and glass particles. Tour boat operators are urged to maintain a 300-metre safe distance from both to ensure their safety as well as that of their passengers.

Source: Coast Guard.

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Photo: C. Grandpey

La coulée de lave à Hawaii: Une foire volcanique ! // The lava flow in Hawaii: A volcanic mess !

drapeau-francaisLe Parc National des Volcans d’Hawaï indique que la coulée 61g attire des milliers de touristes ; certains ignorent les mises en garde des rangers et risquent leur vie en s’approchant trop près de la lave. De nombreuses photos et vidéos publiées sur les réseaux sociaux montrent des gens en train de traverser la coulée en courant, d’y lancer des objets ou d’y enfoncer des bâtons.
Un homme en pantoufles a été vu en train de traverser la coulée avec un enfant de 2 ans dans les bras. Il a déclaré qu’il n’avait pas réalisé qu’il se dirigeait directement vers la coulée active. Ce sont des personnes à proximité qui lui ont fait signe de s’en éloigner. L’homme a également déclaré que, comme il n’y avait pas de corde de sécurité du côté opposé où la lave a traversé la route, il pensait que la partie active se  trouvait sur le côté Kona. [J’ai été confronté à une situation similaire lorsque je donnais un coup de main aux guides de l’Etna en 1998. J’avais demandé (en fait ‘ordonné’) à un jeune couple avec un bébé de quelques mois de s’éloigner des coulées de lave et des gaz nocifs dans le secteur. La confrontation a pris fin avec des insultes, mais le couple est finalement parti].
Le Parc National déplace les rangers autour de la coulée 61g en fonction de l’évolution de la situation et fait de la prévention. Les rangers passent aussi beaucoup de temps à déplacer quotidiennement les balises et les cordes de sécurité autour de la coulée en fonction de l’évolution de cette dernière. Malgré cela, il y a eu jusqu’à huit interventions des services médicaux d’urgence (EMS) par jour sur la zone active, selon les statistiques fournies par les services du Parc. Les rangers essayent de faire en sorte que les visiteurs soient en sécurité. Ils s’assurent qu’ils disposent d’un équipement approprié.

On peut atteindre la coulée 61g en empruntant la route de secours ou en traversant le champ de lave, mais aucun sentier n’a été tracé. Il faut marcher une quinzaine de kilomètres aller-retour en suivant la route qui est assez plate pour permettre d’utiliser un vélo avec une glacière maintenue sur le porte-bagages par des tendeurs.
Comme je l’ai écrit auparavant, les rangers conseillent d’emporter 3 ou 4 litres d’eau par personne et par jour. Ils recommandent également de prendre une lampe de poche ; en effet, les gens évaluent souvent mal le temps et la distance de marche et sont contraints de rentrer à pied dans l’obscurité. Les blessures observées par les rangers sont en grande partie liée à la chaleur, avec des insolations et autres coups de chaleur. Jusqu’à présent, les gardes ont verbalisé une seule personne, en l’occurrence un guide touristique qui n’était pas en règle. Ils ont également délivré un certain nombre d’avertissements, dont 40 le 29 juillet, journée où  1028 visiteurs ont été dénombrés. Ce même jour, ils ont secouru deux touristes imprudents. La plus forte fréquentation de juillet a été enregistrée le 30 avec 1220 personnes.
Un problème auquel sont confrontés les rangers est le jet d’objets divers – des balises de marquage de la zone, par exemple – dans la coulée de lave. Selon la croyance hawaïenne, la lave est le corps de la déesse Pele. Y jeter des objets est considéré comme une insulte et tout à fait illégal au vu de la loi hawaiienne..

Les rangers veillent à ce qu’aucun drone ne survole la zone. La loi américaine interdit d’utiliser un drone à l’intérieur d’un parc national et des contrevenants ont été arrêtés, comme récemment sur la terrasse du Jaggar Museum (voir ma note du 16 février 2016).

Le principal danger est lié à l’entrée de la lave dans l’océan. Comme l’a indiqué le HVO, la coulée a donné naissance à un « delta de lave » qui repose sur du sable et des matériaux laissés par les coulées précédentes. L’ensemble est instable et peut s’effondrer dans l’océan à tout moment. Dans ces circonstances, il y a un contact explosif entre la lave et l’eau de mer. Dans le passé, de telles exposions ont projeté des blocs d’un mètre de diamètre jusqu’à 300 mètres sur le rivage. L’un des effondrements du delta, en 1993, a entraîné la mort d’un photographe qui a été emporté par la mer, ainsi que la blessure de plusieurs personnes trop proches de la zone. Il y a risque de brûlures quand l’eau très chaude est projetée sur le rivage. A noter que les vapeurs acides ont tué deux personnes en 2000.
Source: West Hawaii Today.

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drapeau-anglaisThe Hawaii Volcanoes National Park indicates that the 61g lava flow draws thousands of people, some of whom ignore the warnings and risk life and limb by getting too close to the lava. Numerous photos and videos have been posted on social media showing people running across the flow, throwing objects or poking sticks into it.

A man in slippers was seen carrying a 2-year-old toddler while walking across the flow. He said he had not seen that his path was about to take him directly into molten section until bystanders waved him to walk away. The man also said that because there was no rope where the lava crossed the road on the far side, he thought the active part was on the Kona side.  [I was confronted with a similar situation while working with the Mt Etna guides in 1998. I asked (actually ordered) a young couple with a very young baby to stay away from the active lava flows and the noxious gases in the area. The confrontation ended with insults but they finally went away].

The National Park has relocated the rangers around the active area and done its best to warn the public, but there have been as many as eight Emergency Medical Service (EMS) calls a day from the area, according to the statistics provided by the park service. The rangers have also been very busy making sure visitors will be safe. They try to talk to them before they hike to the lava flow to make sure they have appropriate equipment. They also spend a great deal of time moving signs around and building rope lines, only to have to move them all over again the next day.

One route to the lava is the emergency road, the other alternative is finding a path across the lava field, which has no trails. In all, the walk is about 15 km round trip, if the hiker follows the road which is level enough to enable people to ride bikes with coolers held on with bungie cords all the way to the flow.

As I put it before, the rangers recommend 3-4 litres of water a person per day. They also recommend taking a flashlight, as people often miscalculate how long the trip will take and find themselves walking back in the dark. Injuries have largely been related to the heat along the route, including heatstroke. So far rangers have issued one citation and that was for an illegal tour guide. They have also made a number of verbal warnings, including 40 on July 29th, with a crowd of 1,028 people. That same day they performed two visitor assists. It was the second busiest day of the month, as July 30th had 1,220 people.

An issue has been people throwing items into the flow. Under Native Hawaiian belief, lava is the body of the goddess Pele. Manipulating it or throwing materials into it is considered insulting. Some of those items include the signs marking out the unsafe area.

One ongoing concern is the use of drones. It is illegal to use a drone while inside a national park and people have been arrested, like recently on the terrace of the Jaggar Museumlm (see my note of 16 February 2016).

A massive danger comes from how the lava forms as it enters the ocean. As described the Hawaii Volcano Observatory, the flow creates a “lava delta.” But that rests upon sand and lava shards formed from the previous flow, which is unstable and prone to falling off. When it does so, it exposes hot rocks, molten lava and surface lava to seawater. The influx of seawater can then lead to a steam explosion. Historical explosions have thrown rocks one metre in size upwards of 300 metres inland. One of these collapses in 1993 led to a photographer being swept out to sea and the injury of multiple people too close to the area. Hot water can wash ashore and burn people, while the acidic steam killed two people in 2000.

Source: West Hawaii Today.

Coulee 61g

Touristes le long de la coulée 61g (Crédit phoro: USGS / HVO)