Un impact significatif des éruptions sur la péninsule de Reykjanes // A significant impact of the eruptions on the Reykjanes Peninsula

Si l’éruption actuelle ne représente pas une menace pour les zones habitées et les infrastructures, elle est susceptible d’avoir un impact dans un autre domaine. L’activité sismique et volcanique sur la péninsule de Reykjanes sème le doute sur la construction d’un aéroport à Hvassahraun, à mi-chemin entre Reykjavík et l’aéroport international de Keflavík, Jusqu’à présent, le site de Hvassahraun semblait être le plus fiable pour déplacer l’aéroport domestique de Reykjavík qui se trouve à proximité du centre-ville. Quelques heures après le début de la dernière éruption, le ministre islandais des Transports a déclaré qu’il y avait de moins en moins de chances qu’un aéroport soit construit à Hvassahraun.
L’éruption actuelle a lieu près de Fagradalsfjall, où une autre éruption s’est déjà produite l’année dernière. Avant ces deux éruptions, aucune éruption n’avait été observée sur la péninsule depuis près de 800 ans. De plus, les deux éruptions ont été précédées d’une forte sismicité.
Les scientifiques pensent que la péninsule de Reykjanes entre dans une phase d’activité volcanique, ce qui pourrait signifier des éruptions régulières au cours des prochaines décennies, voire des prochains siècles. Le Premier ministre et le ministre des Transports ont déclaré que cette activité doit être prise en compte lors de la planification de construction d’infrastructures telles que les aéroports.
L’éruption du Fagradalsfjall l’année dernière n’a pas été de grande ampleur et n’a causé aucun dégât aux routes ou aux infrastructures. Il en va de même pour l’éruption en cours, au moins jusqu’à présent. Si le débit éruptif actuel ne varie pas, il faudra beaucoup de temps pour que la lave remplisse la vallée de Meradalir et s’écouler vers d’autres zones.
Les autorités discutent de la relocalisation de l’aéroport domestique de Reykjavík depuis des décennies. Hvassahraun a récemment été choisi comme l’emplacement le plus adapté. Les résultats préliminaires d’un groupe de travail qui a évalué la faisabilité d’un aéroport à Hvassahraun sont attendus cet automne. Le groupe a cartographié l’impact d’éventuelles éruptions sur les routes, les infrastructures de transport et d’énergie, ainsi quele transport aérien.
Source : Iceland Review.

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If the current eruption is no threat to populated areas and to infrastructure, it is likely to have an impact in another sphere. Seismic and volcanic activity on the Reykjanes peninsula affects the viability of building an airport at Hvassahraun, halfway between Reykjavík and Keflavík International Airport, Hvassahraun was previously selected as the most reliable site for relocating Reykjavík City Airport, which is currently located near the city centre. A few hours after the start of the last eruption, Iceland’s Transport Minister stated there are diminishing chances an airport will be built at Hvassahraun.

The current eruption is taking place near Fagradalsfjall, where another eruption occurred just last year. Prior to these two eruptions, no eruptions had occurred on the peninsula for nearly 800 years. Both eruptions were preceded by strong earthquakes.

Experts have stated that the Reykjanes peninsula is entering a volcanically active phase, which could mean regular eruptions over the coming decades or centuries. Both the Prime Minister and Transport Minister have stated this activity is a consideration when planning the construction of infrastructure such as airports.

Last year’s Fagradalsfjall eruption was relatively small and did not cause any damage to roads or infrastructure. The same is true of the ongoing eruption so far. At the current rate of flow, it will take a significant amount of time for the lava to fill Meradalir valley and flow outward to other areas.

Authorities have been discussing relocating Reykjavík City Airport for decades, and Hvassahraun was recently chosen as the most viable location. Preliminary results are expected this autumn from a working group that is evaluating the feasibility of Hvassahraun for a new airport. The group has mapped the impact of possible eruptions on roads, transport and energy infrastructure, and air transport.

Source: Iceland Review.

Crédit photo: Reykjavik City Airport

Hausse du niveau des océans : évacuations et migrations en vue // Sea level rise : evacuations and migrations in sight

En raison du réchauffement climatique et de la fonte des glaciers, le niveau de la mer monte partout dans le monde. Certaines localités côtières ou insulaires devront aller vivre ailleurs si elles ne veulent pas voir leurs maisons envahies par l’eau.
C’est ce qui se passe à Fairnbourne, un village du Pays de Galles. En 2014, les autorités ont décidé que c’était localité côtière du Royaume-Uni qui présentait le plus grand risque d’inondation en raison du changement climatique.
Prévoyant une accélération de la hausse du niveau de la mer et des tempêtes plus fréquentes et plus extrêmes à cause du réchauffement climatique, le gouvernement a déclaré qu’il ne pourrait protéger le village que pendant 40 ans contre les éléments. Il a également déclaré que d’ici 2054, vivre à Fairbourne ne présenterait plus une sécurité suffisante.
Les autorités ont donc travaillé avec les villageois sur un processus dit de «réalignement géré». Cela signifie essentiellement éloigner la population et abandonner le village à la mer.
Du jour au lendemain, les prix des maisons à Fairbourne ont dégringolé. Les habitants ont été surnommés les premiers «réfugiés climatiques» du Royaume-Uni. Beaucoup ont été choqués par les gros titres de la presse nationale qui déclarait que tout le village serait «déclassé». Sept ans plus tard, la plupart des questions sur leur avenir restent sans réponse.
Personne à Fairnbourne ne veut quitter les 450 maisons du village. Alors que beaucoup sont des retraités, il y a aussi des familles avec de jeunes enfants. Les habitants parlent fièrement de leur communauté très unie. Et bien que le centre du village ne se compose que d’une épicerie, d’un fish and chips et de quelques restaurants, les habitants disent que la plage de galets et le petit train à vapeur attirent les touristes en été.
Natural Resources Wales, un organisme parrainé par le gouvernement et responsable des protections contre la mer à Fairbourne, a déclaré que le village est particulièrement vulnérable car il est menacé par de forts risques d’inondation. Construit dans les années 1850 sur un ancien marais salant, Fairbourne se trouve sous le niveau de la mer à marée haute. Lors des tempêtes, le niveau de la marée est à plus de 1,5 mètre au-dessus du niveau du village.
Les scientifiques expliquent que le niveau de la mer au Royaume-Uni a augmenté d’environ 10 centimètres au cours du siècle dernier. En fonction des émissions de gaz à effet de serre et des mesures prises par les gouvernements, il est prévu une augmentation de 70 centimètres à 1 mètre d’ici 2100.
Fairbourne est également à l’embouchure d’un estuaire, avec des risques supplémentaires de crues soudaines de la rivière qui coule derrière le village. Les autorités ont dépensé des millions de livres pour renforcer une digue et près de 3 kilomètres de protections contre les marées.
Bien qu’il existe des risques d’inondation dans de nombreux autres villages le long de la côte galloise, les décisions sur les zones à protéger se résument en fin de compte au coût. Les autorités font remarquer que dans le cas de Fairbourne, le coût de l’entretien des protections contre les inondations sera bientôt plus élevé que la valeur de ce qu’elles protègent.
Les effets du changement climatique sont une réalité à Fairbourne. C’est peut-être le premier village côtier gallois à être désigné non viable en raison du réchauffement climatique, mais ce ne sera certainement pas le seul.
À travers le Royaume-Uni, un demi-million de propriétés sont menacées d’inondations côtières, et ce chiffre passera à 1,5 million d’ici la fin des années 2080, selon le Climate Change Committee, un organisme consultatif indépendant créé en vertu des lois sur le changement climatique.
On savait que, quelles que fussent les conclusions la COP 26, le niveau de la mer continuerait de monter au Royaume-Uni et ailleurs dans le monde. C’est une chose à laquelle les populations côtières doivent absolument se préparer. Le problème n’est pas abordé avec l’urgence ou l’ouverture qu’il mérite par la plupart des gouvernements.
À Fairbourne, le conflit permanent entre les villageois et les autorités montre à quel point le problème existe. Les habitants ont le sentiment d’avoir été injustement désignés et ne sont pas convaincus que l’on sache exactement avec quelle rapidité le niveau de la mer montera et menacera leurs maisons. Quand et comment l’évacuation aura-t-elle lieu ? Seront-ils indemnisés et si oui de combien ? Personne ne semble avoir la réponse à ces questions.
Source : Presse internationale.

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Because of global warming and glacier melting, sea level is rising around the world. Some coastal or island communities will have to go and live elsewhere if they do not want to have their houses invaded by the water.

This is what is happening in Fairnbourne, a village of Wales. In 2014 authorities identified it as the first coastal community in the U.K. to be at high risk of flooding due to climate change.

Predicting faster sea level rises and more frequent and extreme storms due to global warming, the government said it could only afford to keep defending the village for another 40 years. Officials said that by 2054, it would no longer by safe or sustainable to live in Fairbourne.

Authorities therefore have been working with villagers on the process of so-called “managed realignment.” This essentially means moving them away and abandoning the village to the encroaching sea.

Overnight, house prices in Fairbourne nosedived. Residents were dubbed the U.K.’s first “climate refugees.” Many were left shocked and angry by national headlines declaring their whole village would be “decommissioned.” Seven years on, most of their questions about their future remain unanswered.

No one in Fairnbourne wants to leave the 450 houses of the village. While many are retirees, there are also young families raising a next generation. Locals speak proudly of their tight-knit community. And although the village center only consists of a grocer’s, a fish and chip shop and a couple of restaurants, residents say the pebbly beach and a small steam train draw bustling crowds in the summer.

Natural Resources Wales, the government-sponsored organization responsible for the sea defenses in Fairbourne, said the village is particularly vulnerable because it faces multiple flooding risks. Built in the 1850s on a low-lying saltmarsh, Fairbourne already lies beneath sea level at high spring tide. During storms, the tidal level is more than 1.5 meters above the level of the village.

Scientists say U.K. sea levels have risen about 10 centimeters in the past century. Depending on greenhouse gas emissions and actions that governments take, the predicted rise is 70 centimeters to 1 meter by 2100.

Fairbourne is also at the mouth of an estuary, with additional risks of flash floods from the river running behind it. Officials have spent millions of pounds in strengthening a sea wall and almost 3 kilometres of tidal defenses.

While there are flood risks in many other villages along the Welsh coast, decisions on which areas to protect ultimately boil down to cost. Officials say that in the case of Fairbourne, the cost of maintaining flood defenses will become higher than the value of what they are protecting.

The effects of climate change are a reality here. While Fairbourne may be the first Welsh coastal village to be designated unviable due to climate change, it certainly won’t be the only one.

Across the U.K., half a million properties are at risk of coastal flooding, and that risk figure will jump to 1.5 million by the end of the 2080s, according to the Climate Change Committee, an independent advisory body set up under climate change laws.

Whatever happens at COP the sea level will continue to rise around the U.K. and elsewhere in the world. It is something coastal populations absolutely need to prepare for. The challenge for many governments is that the problem is not being confronted with the urgency or openness that it deserves.

In Fairbourne, a continuing standoff between villagers and officials underlines that challenge. Residents feel they have been unfairly singled out and are not convinced there is a clear timeframe on how quickly sea levels will rise enough to threaten their homes. When and how will evacuation take place? Will they be compensated, and if so how much should it be? There are no answers.

Source: International press.

Vue du village côtier de Fairbourne, en sursis climatique