Migrations climatiques : le feu chasse les Californiens // Climate migrations: wildfires scare away Californians

On nous a prévenus à maintes reprises que le réchauffement climatique aurait des conséquences humaines désastreuses. Avec l’élévation du niveau de la mer, les populations vivant sur les îles et au bord de la mer devraient déménager et aller vivre ailleurs. Les récentes vagues de chaleur dans l’ouest des États-Unis, accompagnées de sécheresse et d’incendies de forêt, poussent de nombreuses personnes à partir et à trouver des endroits plus frais et moins dangereux. Selon une étude récente publiée dans la revue Climatic Change, au moins 57% des Américains pensent que les événements météorologiques ou climatiques influenceront leurs futures décisions de déménagement.
La situation ne concerne pas seulement l’ouest des États-Unis et en particulier la Californie. Tout le sud-ouest du pays est confronté à la chaleur et à la sécheresse. Le Nord-Ouest connaît des hivers plus humides, mais des étés plus secs et plus sujets aux incendies. L’élévation du niveau de la mer provoque de plus en plus d’inondations le long de la côte est. Le Midwest doit faire face à des vagues de chaleur plus intenses, à des pluies torrentielles et à des invasions d’insectes vecteurs de maladies, comme les moustiques et les tiques.
L’étude mentionnée ci-dessus s’appuie sur des données datant de 2016. Depuis cette époque, des niveaux historiques d’inondations ont affecté le Midwest. Le Texas a été frappé par les inondations causées par l’ouragan Harvey et par une vague de froid qui a provoqué de gros dégâts. Sans oublier la Californie qui a subi cinq des plus grands incendies de son histoire, comme le Dixie Fire au cours de l’été 2021.
Selon une étude effectuée début 2021, environ la moitié des personnes qui envisagent de déménager l’année prochaine ont déclaré que la fréquence et l’intensité croissantes des catastrophes naturelles avaient joué un rôle dans leur décision.
De nombreux Californiens ont déjà commencé à migrer. En 2020, pour la deuxième année consécutive dans le Golden State, le nombre de personnes partantes était plus important que le nombre de personnes entrantes. La population californienne a continué de croître grâce aux nouvelles naissances, mais elle a augmenté plus lentement qu’à n’importe quel moment depuis 1900. Même si une analyse du California Policy Lab n’a trouvé « aucune preuve d’un exode prononcé de l’État », les rapports sont là pour confirmer que les Californiens migrent vers l’Idaho, le Texas, l’Oregon et l’Etat de Washington.
En Californie, de nombreux habitants s’éloignent des zones d’incendie à haut risque. La plupart des 86 personnes décédées dans le Camp Fire en novembre 2018, le plus meurtrier de l’histoire de l’État, étaient des personnes âgées ou handicapées. Peu de survivants ont choisi de rester. La population de Paradise est passée d’environ 27 000 personnes en 2010 à un peu plus de 2 000 par an après l’incendie.
Les études montrent que la saison des incendies en Californie s’est allongée et qu’après un autre hiver sec, l’État fait face en 2021 à un été dévastateur. Et il n’y a pas que la Californie. Dans tout le pays, les incendies de forêt prennent de l’ampleur et se déclenchent dans des zones qui n’avaient pas encore été affectées par les flammes.
Source : The Nation.

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We have been warned many times that global warming would have disastrous human consequences. With rising sea levels, populations living on islands and on the seashores would have to move and live somewhere else.The recent heatwaves in the U.S. West, with the accompanying drought and wildfires are pushing many people to leave and find cooler places. According to a recent study published in Climatic Change, at least 57 percent of Americans believe that weather- or climate-related events will influence their future moving decisions.

The situation is not only about the U.S. Westand especially Califorlia.. The entire Southwest is getting hotter and more arid. The Northwest is seeing wetter winters, but drier, more fire-prone summers. Sea level rise is leading to more flooding along the East Coast. And the Midwest is facing more intense heat waves, heavy rainstorms, and the spread of disease-carrying insects like mosquitoes and ticks.

The above-mentioned study is based on survey data from 2016. Since then, historic levels of flooding have inundated the Midwest. Texas has been battered by floods from Hurricane Harvey and deadly freezing from an epic winter storm. And California has endured five of the biggest fires in its recorded history, like the Dixie Fire in the summer 2021.

In a more recent survey, conducted in early 2021, around half of people who plan to move in the next year said that the increasing frequency and intensity of natural disasters was a factor in their decision.

Many Californians are already migrating elsewhere. In 2020, for the second straight year, more people left the Golden State than moved to it. California’s population continued to grow because of new births, but it grew more slowly than at any point since 1900. And while an analysis from the California Policy Lab found “no evidence of a pronounced exodus from the state,” reports abound of Californians relocating to Idaho, Texas,Oregon and Washington.

Even within California, many residents are moving away from high-risk fire zones. Most of the 86 people who died in the Camp Fire in November 2018, the deadliest in state history, were elderly or disabled. Few of the survivors opted to stay. The population of Paradise dropped from about 27,000 people in 2010 to a little more than 2,000 a year after the fire.

Research shows that California’s fire season has been growing longer, and after another dry winter, the state is facing a devastating summer in 2021. And it is not just California. Across the country, wildfires are growing larger and erupting in areas that were unaffected by the flames.

Source : The Nation.

49% des Américains qui ont l’intention de déménager dans les prochaines années disent que les catastrophes naturelles ont joué un rôle dans leur décision de partir?

Les manchots empereurs sous la menace du réchauffement climatique // Emperor penguins at risk from climate change

Il y a quelques mois, j’indiquais que les manchots de Géorgie du Sud étaient menacés car un énorme iceberg était sur le point de s’ancrer le long de la côte de l’île et d’empêcher les oiseaux de se nourrir.

Dans une autre note du 3 mars 2018, j’expliquais qu’en raison du réchauffement climatique et de la surpêche, les manchots royaux étaient au bord de l’extinction.
Aujourd’hui, une nouvelle étude intitulée The Call of the Emperor Penguin (L’appel du manchot empereur) insiste sur le fait que les manchots empereurs pourraient connaître le même sort. Vivant sur les côtes de l’Antarctique, ils ont un biotope extrêmement fragile : s’il y a trop de glace de mer, il leur faut parcourir une très longue distance pour apporter de la nourriture de l’océan, et leurs poussins risquent de mourir de faim. S’il y a trop peu de glace de mer, les poussins risquent de se noyer.
Le changement climatique met aujourd’hui cet équilibre fragile et toute l’espèce en péril. L’étude montre que si le réchauffement climatique continue au rythme actuel et si les politiques gouvernementales ne changent pas, la banquise de l’Antarctique diminuera à un rythme qui réduira considérablement le nombre de manchots empereurs au point que presque toutes les colonies seront en situation d’extinction d’ici 2100, avec peu de chances de se rétablir. La « Marche de l’Empereur » prendra alors fin définitivement.
C’est pourquoi aux États Unis le Fish and Wildlife Service a proposé d’inscrire le manchot empereur sur la liste des « espèces menacées » en vertu de la loi sur les espèces en voie de disparition. La proposition a été publiée au Federal Register le 4 août 2021.
Le réchauffement climatique est la plus grande menace à laquelle les manchots empereurs sont confrontés. Le phénomène perturbera la couverture de glace de mer dont ils dépendent à moins que les gouvernements n’adoptent des politiques qui réduisent les gaz à effet de serre.
L’Endangered Species Act a déjà été utilisé pour protéger d’autres espèces menacées par le changement climatique, notamment l’ours polaire, le phoque annelé et plusieurs espèces de coraux.
Les manchots empereurs ne vivent pas sur le territoire américain, donc certains aspects de la loi sur les espèces en voie de disparition ne s’appliquent pas directement à eux. Cependant, le fait d’être inscrit en vertu de la Loi sur les espèces en voie de disparition peut être un moyen de réduire les dégâts causés par les flottes de pêche américaines dans la région.
Les chercheurs étudient les manchots empereurs dans le secteur de Pointe Géologie, en Terre Adélie, depuis les années 1960. Ces décennies de données permettent aujourd’hui aux scientifiques d’analyser les effets du changement climatique anthropique sur les manchots, leur habitat et leurs sources de nourriture.
Les manchots se reproduisent sur la banquise côtière, c’est-à-dire celle qui reste attachée à la terre. En revanche, ils chassent pour se nourrir sur la banquise mobile, des morceaux de banquise qui se déplacent au gré du vent ou des courants océaniques. La glace de mer joue également un rôle important pour se reposer, pendant leur mue annuelle et pour échapper aux prédateurs.
La population de manchots de Pointe Géologie a diminué de moitié à la fin des années 1970 lorsque la glace de mer a diminué. Un grand nombre d’oiseaux mâles sont morts, et la population ne s’est jamais complètement remise des nombreux échecs de reproduction, une situation de plus en plus fréquente.
Pour s’assurer que le manchot empereur pouvait prétendre à une protection en vertu de la loi sur les espèces en voie de disparition, le US Fish and Wildlife Service a demandé à une équipe internationale de scientifiques, de climatologues et d’écologistes de fournir des études et des projections sur les menaces induites par le changement climatique pour les manchots empereurs et leur survie.
Des décennies d’études menées par une équipe internationale de chercheurs ont contribué à établir la nécessité de protéger les manchots empereurs. Une étude réalisée en 2009 a averti que la colonie de Pointe Géologie serait en voie d’extinction d’ici la fin du siècle. Selon une étude publiée en 2012, toutes les colonies connues connaîtront le même sort. Les chercheurs ont déterminé que chaque colonie sera en déclin d’ici la fin du siècle si les gaz à effet de serre poursuivent leur cours actuel.
Dès à présent, des changements environnementaux majeurs, tels que la formation tardive ou la perte précoce de glace de mer sur laquelle se trouvent les colonies de manchots, augmentent le risque. Un exemple frappant est la disparition récente de la colonie de Halley Bay, la deuxième plus grande colonie de manchots empereurs en Antarctique. Plus de 10 000 poussins sont morts en 2016 lorsque la banquise s’est rompue prématurément.
Les dernières études estiment que 98% des colonies de manchots empereurs auront disparu d’ici 2100 si les émissions de gaz à effet de serre continuent au rythme actuel actuel et si la promesse de hausse de température de 1,5°C de l’Accord de Paris n’est pas tenue.
Source : The Conversation.

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A few months ago, I explained that the penguins of South Georgia were under threat beacuse a mega iceberg might anchor along the coast of the island and prevent the birds from feeding.

In another post (March 3rd, 2018), I explained that because of global warming and overfishing, king penguins were on the brink of extinction.

Today, a new study entitled The call of the emperor penguin insists that emperor penguins might meet the same fate. Living on Antarctica’s coastlines, they have a narrow comfort zone: If there is too much sea ice, trips to bring food from the ocean become long and arduous, and their chicks may starve. With too little sea ice, the chicks are at risk of drowning.

Climate change is now putting that delicate balance and potentially the entire species at risk. The study shows that if current global warming trends and government policies continue, Antarctica’s sea ice will decline at a rate that would dramatically reduce emperor penguin numbers to the point that almost all colonies would become quasi-extinct by 2100, with little chance of recovering. The « March of the Penguins » would come to a definite ending.

That’s why the U.S. Fish and Wildlife Serviceis proposing to list the emperor penguin as “threatened” under the Endangered Species Act. The proposal was published in the Federal Register on August 4th, 2021.

The greatest threat emperor penguins face is climate change. It will disrupt the sea ice cover they rely on unless governments adopt policies that reduce the greenhouse gases.

The U.S. Endangered Species Act has been used before to protect other species that are primarily at risk from climate change, including the polar bear, the ringed seal and several species of coral.

Emperor penguins don’t live on U.S. territory, so some of the Endangered Species Act’s measures do not directly apply. Howec=ver, being listed under the Endangered Species Act could provide a way to reduce harm from U.S. fishing fleets that might operate in the region.

Researchers have studied the emperor penguins around Pointe Géologie, in Terre Adélie, since the 1960s. Those decades of data are now helping scientists analyse the effects of anthropogenic climate change on the penguins, their sea ice habitat and their food sources.

The penguins breed on fast ice, which is sea ice attached to land. But they hunt for food within the pack ice – sea ice floes that move with the wind or ocean currents and may merge. Sea ice is also important for resting, during their annual moult and to escape from predators.

The penguin population at Pointe Géologie declined by half in the late 1970s when sea ice declined and more male emperor penguins died, and the population never fully recovered from massive breeding failures, something that has been occurring more frequently.

To assess whether the emperor penguin could qualify for protection under the Endangered Species Act, the U.S. Fish and Wildlife Service encouraged an international team of scientists, climate scientists and ecologists to provide research and projections of the threats posed by climate change to emperor penguins and their future survival.

Decades of studies by an international team of researchers have been instrumental in establishing the need for protection. One research in 2009 warned that the colony of Pointe Géologie will be marching toward extinction by the end of the century. And all known colonies will meet the same fate, according to a study published in 2012. The researchers determined that every colony would be declining by the end of the century if greenhouse gases continue their current course.

Major environmental shifts, such as the late formation and early loss of the sea ice on which colonies are located, are already raising the risk. A dramatic example is the recent collapse of Halley Bay, the second-largest emperor penguin colony in Antarctica. More than 10,000 chicks died in 2016 when sea ice broke up early.

The latest studies estimate that 98% of colonies will be extinct by 2100 if greenhouse gas emissions continue their present course and if the 1.5°C pledge of the Pariseement is not reached.

Source : The Conversation.

La « Marche de l’Empereur », une belle histoire qui pourrait mal finir…

Sévère sécheresse en Amérique du Sud // Severe drought in South America

Quand on voit les conditions météorologiques en France cet été, on a du mal à croire que certaines régions de la planète souffrent de chaleur et de sécheresse. C’est pourtant ce qui se passe en Amérique du Sud, où le Rio Paraná, l’une des principales voies navigables, a atteint son niveau le plus bas depuis près de 80 ans en raison d’une sécheresse prolongée au Brésil. Les scientifiques s’accordent à dire que le changement climatique est responsable de cette situation.
En péril se trouve un vaste écosystème qui distribue de l’eau potable à 40 millions de personnes, des moyens de subsistance à des communautés de pêcheurs et des agriculteurs, et permet de faire vivre un important centre d’exportation de céréales.
En Argentine, l’Institut National de l’Eau explique que le niveau du Rio Paraná, qui traverse le Brésil, le Paraguay et l’Argentine, est « le pire depuis 1944 ».
Le bas niveau de l’eau est dû à une sécheresse record au Brésil, où le fleuve prend sa source. Les régions du centre-ouest et du sud du Brésil connaissent une grave crise de l’eau. Les réservoirs sont à leur plus bas niveau depuis 91 ans et les autorités brésiliennes ont décrété l’état d’urgence pour cinq États.
Le bas niveau de l’eau fait certes partie d’un cycle naturel, mais les spécialistes expliquent que le scénario est très inquiétant en raison du changement climatique. Les écologistes ajoutent que la déforestation contribue au problème.
Le Rio Paraná et les nappes phréatiques fournissent de l’eau douce à quelque 40 millions de personnes dans des pays comme le Brésil et l’Argentine. La sécheresse du fleuve impacte le transport des marchandises. Les navires ont dû réduire leur tonnage d’environ 20 % pour pouvoir continuer à se déplacer. Les frais de transport augmentent. En 2019, 79 millions de tonnes de céréales, de farine et d’huile ont été exportées à partir de Rosario, ce qui en fait l’un des plus grands pôles d’exportation agricole au monde.
Source : Yahoo Actualités.

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When we see the poor weather conditions in France this summer, it seems strange to hear that some regions of the planet are suffering from heat and drought. This is happening in South America where the Paraná River, one of the main commercial waterways, has reached its lowest level in nearly 80 years due to a prolonged drought in Brazil. Scientist agree to say that climate change is responsible for this situation.

At peril is a vast ecosystem that includes potable water for 40 million people, the livelihood of fishing communities and farmers, and the navigability of a major grain export hub.

The National Water Institute of Argentina has defined the low water level of the Paraná River, which goes through Brazil, Paraguay, and Argentina, as “the worst since 1944.”

The low water level is due to a record drought in Brazil, where the river begins. The midwestern and southern regions of Brazil are in a big water crisis. Water reservoirs are at their lowest levels in 91 years and Brazilian authorities have issued an emergency alert for five states.

Reduced water levels are part of a natural cycle, but specialists warn that the scenario is more extreme because of climate change. Environmentalists say deforestation is contributing to the problem.

The Paraná waterway and its aquifers supply fresh water to some 40 million people in countries including Brazil and Argentina. The drought of the river is impacting the transport of goods. Vessels had to reduce their tonnage by approximately 20% to continue moving. Transport costs are increasing. In 2019, 79 million tons of grain, flour and oil were exported from Rosario, making it one of the biggest agricultural export hubs in the world.

Source : Yahoo News.

Image satellite du Rio Paraná. Le fleuve naît sur le plateau du centre-sud du Brésil par la confluence du Rio Grande et du Rio Paranaíba. Avec 4880 km, c’est le deuxième plus long fleuve d’Amérique du Sud, juste derrière l’Amazone, et le 13ème plus long du monde. (Source : Instrument MERIS (Medium Resolution Imaging Spectrometer) à bord du satellite Envisat de l’ESA)

Incendies et manque d’eau en Californie // Wildfires and lack of water in California

Toute l’actualité environnementale en France en ce moment se focalise sur les incendies de forêt qui font rage en Grèce et en Turquie, mais il ne faudrait pas oublier que la situation reste également préoccupante aux États-Unis. Un énorme incendie de végétation – le Dixie Fire – dans le nord de la Californie est entré dans la petite ville historique (elle date de la Ruée vers l’Or) de Greenville le 4 août 2021, réduisant en cendres les maisons et les autres structures. L’incendie a brûlé une grande partie du centre-ville et certaines maisons des alentours. Une station-service, un hôtel et un bar ont été totalement détruits.
Certains habitants n’ont pas tenu compte de l’ordre d’évacuation. En conséquence, les pompiers ont dû venir à leur secours au lieu de se concentrer sur la protection des structures. Heureusement, il n’y a pas eu de morts ou de blessés.
Le Dixie Fire brûle dans les comtés de Plumas et de Butte depuis le 14 juillet. Il s’agit du plus important incendie de forêt en Californie. Il a jusqu’à présent détruit au moins 67 structures et n’est contenu qu’à 35 %. Il s’agit également du huitième plus grand incendie de l’histoire de la Californie.

La sécheresse actuelle en Californie a entraîné la fermeture de la centrale hydroélectrique Edward Hyatt. Le niveau d’eau du lac Oroville a atteint un niveau historiquement bas C’est la première fois que la centrale électrique cesse ses activités depuis sa construction en 1967, au moment où la Californie met en garde sur de possibles coupures d’électricité. La centrale a la capacité d’alimenter près d’un demi-million de foyers.
Les autorités affirment que ce n’est que l’une des conséquences de la sécheresse provoquée par le réchauffement climatique. Elles appellent l’ensemble de la population à prendre des mesures dès maintenant pour réduire la consommation d’eau de 15 %, afin de préserver les réserves.

Un problème similaire affecte le lac Powell en Arizona. Le niveau de l’eau est historiquement bas sur le lac très prisé des passionnés de navigation. Une rampe de mise à l’eau des bateaux est tellement au-dessus de l’eau que les gens doivent emprunter une pente raide pour transporter les kayaks et atteindre la berge. Les agences de location de bateaux ont dû annuler leurs réservations jusqu’en août.
Le lac Powell est le deuxième plus grand réservoir des États-Unis, juste derrière le lac Mead au Nevada, qui stocke également l’eau du fleuve Colorado. Le niveau des deux lacs diminue plus rapidement que prévu. C’est un sérieux problème pour une région englobant sept États qui dépend du fleuve pour fournir de l’eau à 40 millions de personnes et à une industrie agricole très active.
Plusieurs grandes étendues d’eau dans l’ouest des États-Unis ont atteint des niveaux bas record cet été, y compris le Grand Lac Salé dans l’Utah.

Le manque d’eau dans les lacs est dû au manque de neige et donc moins d’eau de fonte dans le fleuve Colorado et ses affluents. De plus, les températures très chaudes dessèchent le sol et provoquent l’évaporation d’une grande quantité d’eau du fleuve. Des études ont établi un lien entre la sécheresse de plus de 20 ans dans la région et le changement climatique d’origine anthropique.

Source: Médias d’information américains.

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All environmental news in France at the moment is centered on the wildfires that are raging in Greece and Turkey, but the situation remains preoccupying in the U.S. as well. A huge wildfire – the Dixie Fire – in northern California entered the small Gold Rush town of Greenville on August 4th, 2021, levelling down homes and businesses. The fire has burnt much of the downtown and some surrounding homes, A gas station, hotel and bar were burnt to the ground.

Some residents did not heed the evacuation order, and firefighters had to get them out of harm’s way instead of being able to focus on defending structures. Fortunately, there were no reports of injuries or casualties.

The Dixie Fire has been burning in Plumas and Butte counties since July 14th..It is currently the largest wildfire in California. It has so far destroyed at least 67 structures and is only 35% contained. It is also the eighth-largest wildfire in California’s recorded history.

The current drought in California has forced the shutdown of the Edward Hyatt hydroelectric power plant. The water levels in Lake Oroville have reached historic lows. It is the first time the power plant has ceased operations since it was constructed in 1967, at a time when California is warning about the potential for rolling blackouts The plant has the capacity to power almost half a million households.

Authorities say this is just one of many unprecedented impacts in California as a result of the climate-induced drought. They are calling on everyone to take action now to reduce water use by 15 percent, to preserve as much water supply in storage as possible.

A similar problem affects Arizona ‘s Lake Powell. The water level at the popular destination for houseboat vacations is at a historic low. One boat ramp is so far above the water, people have to carry kayaks down a steep cliff face to reach the surface. Houseboat-rental companies have had to cancel their bookings through August.

Lake Powell is the second-largest reservoir in the United States, right behind Nevada’s Lake Mead, which also stores water from the Colorado River. Both are shrinking faster than expected, a dire concern for a seven-state region that relies on the river to supply water to 40 million people and to a very active agricultural industry.

There are currently several large bodies of water in the U.S. West that have hit record lows this summer, including the Great Salt Lake in Utah. The causes of the lower water are less snowpack flowing into the Colorado River and its tributaries, and hot temperatures parching soil and causing more river water to evaporate. Studies have linked the region’s more than 20-year megadrought to human-caused climate change.

Source: U.S. news media.

Vue du lac Powell (Photo: C. Grandpey)