2020 sera une autre année chaude // 2020 will be another hot year

Alors que se termine 2019, le Met Office (agence météo britannique) a fait des pronostics climatiques pour l’année 2020 qui devrait confirmer la tendance récente et être l’une des années les plus chaudes depuis le début des mesures en 1850.

L’année 2015 a été la première où la température moyenne globale a dépassé 1,0°C au-dessus de la période préindustrielle (1850-1900). L’année la plus chaude jamais enregistrée a été 2016 avec +1,16°C, en grande partie à cause du réchauffement provoqué par El Niño dans le Pacifique tropical. 2020 devrait être encore une année très chaude, aux alentours de +1,11°C, mais sans l’influence d’El Niño qui est susceptible d’ajouter près de 0,2°C lors des événements extrêmes.

Le Met Office prévoit que la température moyenne mondiale pour 2020 se situera entre +0,99°C et +1,23°C  avec une estimation centrale de 1,11°C au-dessus de la période préindustrielle. Si cette prévision centrale se confirmait, cela en ferait la deuxième année la plus chaude des archives après 2016 et mettrait 2020 quasiment au même niveau que 2019.

En l’absence de réchauffement induit par El Niño dans le Pacifique, seule l’augmentation des niveaux de gaz à effet de serre est à l’origine des prévisions de température pour 2020.

Les calculs sont basés sur les principaux moteurs du climat mondial, mais elles n’incluent pas les événements imprévisibles, tels qu’une grande éruption volcanique, qui provoquerait un refroidissement temporaire.

Les prévisions du Met Office pour la température moyenne mondiale de 2019, publiées fin 2018, annonçaient entre +0,98°C et +1,22°C avec une estimation centrale de +1,10°C. Cela concorde étroitement avec la température mondiale effectivement observée cette année.

Source : global-climat.

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As 2019 is coming to an end, the Met Office (UK weather agency) has made weather forecasts for 2020, which should confirm the recent trend and that it should be one of the hottest years since the start of measurements in 1850.
2015 was the first year during which the global average temperature exceeded 1.0°C above the pre-industrial period (1850-1900). The hottest year on record was 2016 with + 1.16°C, largely due to the warming caused by El Niño in the tropical Pacific. 2020 should be another very hot year, around + 1.11°C, but without the influence of El Niño which is supposed to add almost 0.2°C during extreme events.
The Met Office predicts that the global average temperature for 2020 will be between + 0.99°C and + 1.23°C with a central estimate of 1.11°C above the pre-industrial period. If this central forecast is confirmed, it would make it the second hottest year in the archives after 2016 and put 2020 almost at the same level as 2019.
In the absence of El Niño-induced warming in the Pacific, only increasing greenhouse gas levels are behind the temperature forecast for 2020.
The calculations are based on the main drivers of the global climate, but they do not include unpredictable events, such as a large volcanic eruption, which would cause temporary cooling.
The Met Office forecasts for the 2019 global average temperature, published at the end of 2018, announced between + 0.98°C and + 1.22°C with a central estimate of + 1.10°C. This closely matches the global temperature actually observed this year.
Source: global-climat.

Anomalies thermiques à l’échelle mondiale par rapport à 1850-1900 à partir des données collectées par le Met Office ; la NASA et la NOAA.

Ségolène Royal snobe le Conseil de l’Arctique !

Souvenez-vous : En 2017, Ségolène Royal est devenue « ambassadrice chargée des négociations internationales pour les pôles Arctique et Antarctique. » Après avoir échoué à prendre la direction du programme des Nations Unies pour le développement ; après s’être vue refuser un poste de ministre par le nouveau Président de la République, l’ancienne députée des Deux-Sèvres avait évoqué de multiples pistes de reconversion, notamment chroniqueuse télé… Au final, elle est en charge de la préservation de la banquise sur laquelle je doute fort qu’elle ait jamais mis les pieds. En 2009, Nicolas Sarkozy avait créé à l’attention de Michel Rocard un poste d’ « ambassadeur en charge de la négociation internationale aux pôles Arctique et Antarctique. » Depuis la mort de l’ancien Premier Ministre socialiste en 2016, le poste était resté vacant et confié à des diplomates. C’est donc Madame Royal qui a été nommée pour assurer cette charge. A noter qu’elle n’est pas rémunérée. Pour l’assister, trois collaborateurs sont en revanche pris en charge par le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères et le ministère de la Transition écologique et solidaire.

A l’initiative de deux députés, Ségolène Royal va être convoquée devant l’Assemblée Nationale pour rendre des comptes sur la charge qui lui a été confiée. Une demande d’audition devrait également lui être adressée par la Commission des Affaires Etrangères.

Les députés veulent entendre ses explications sur « son absence à l’ensemble des réunions officielles du Conseil de l’Arctique qui se sont tenues depuis sa nomination » et « ses interventions médiatiques quasiment hebdomadaires sur la politique nationale. »

En novembre 2019, des enquêtes avaient attiré l’attention sur le comportement de Ségolène Royal. Il lui était reproché de se servir de sa fonction  et de ses trois collaborateurs pour promouvoir des activités personnelles. Comme à son habitude, Madame Royal avait déclaré avec l’aplomb qu’on lui connaît que ces « insinuations » étaient « calomnieuses. » Elle avait dénoncé des « attaques » lancées « comme par hasard au moment où (elle) apparaît dans les sondages la mieux placée pour relever le défi de la gauche à l’élection présidentielle » en 2022.

Il faudra quand même qu’elle justifie ses absences à répétition aux réunions du Conseil de l’Arctique ! A l’heure où Emmanuel Macron prétend être un défenseur de la planète  – en brillant par son absence à la COP 25 de Madrid – le peu d’intérêt que porte Ségolène Royal à la fonte de l’Arctique fait quelque peu désordre !

Source : France Info,

Les incendies en Australie // Wildfires in Australia

C’est une affaire d’échelle. Quand des incendies de végétation ravagent quelques hectares dans le sud de la France, c’est le branle-bas de combat dans les salles de presse et les reportages se veulent plus impressionnants les uns que les autres. Ces incendies de forêts dans le sud ne sont pourtant que roupie de sansonnet à côté de ce qui se passe actuellement en Australie. Comme je l’ai écrit plus haut, c’est une affaire d’échelle. La France métropolitaine a une superficie de 543 965 km2, alors que l’Australie couvre une surface de 7 692 000 km2!

Une grande partie de l’Australie est en feu après des semaines de chaleur extrême, de vents violents et de sécheresse qui ont créé des conditions idéales pour que se déclenchent des centaines de feux de brousse, en particulier en Nouvelle-Galles-du-Sud.
Ces incendies menacent bon nombre de grandes zones habitées, comme Sydney (plus de 5 millions d’habitants) qui étouffe sous la fumée. Le feu a détruit des centaines de maisons et une zone aussi vaste que la Belgique. Les incendies menacent l’habitat de la faune, y compris les koalas, une espèce déjà sérieusement menacée. Les foyers sont impressionnants et un incendie dans l’État de Victoria s’auto-alimente en créant sa propre météo.
Les incendies surviennent après des années de sécheresse dans certaines parties du pays, avec des records de chaleur. Il y a quelques jours, l’Australie a connu l’une des journées les plus chaudes de l’histoire avec 49,5°C. La saison des incendies vient tout juste de commencer et d’autres suivront sans aucun doute.
Des milliers de pompiers, dont beaucoup sont des volontaires, sont actuellement déployés pour lutter contre le feu. Plusieurs ont été blessés et deux sont morts lorsque la chute d’un arbre a renversé leur véhicule. Leur décès a incité la Première ministre australienne à rentrer prématurément de vacances familiales à Hawaï. Elle a regretté les dégâts causés par les feux de brousse, mais n’a pas voulu lier les émissions de gaz à effet de serre à la situation catastrophique que connaît l’Australie en ce moment… No comment !
Source: médias australiens.

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It’s a matter of scale. When wildfires ravage a few hectares in southerb France, it is a battle in the press agencies and the reports want to be as impressive as possible. However, these forest fires in the south amount to nothing compared to what is currently happening in Australia. As I wrote above, it’s a matter of scale. France has an area of 543,965 km2, Australia 7,692,000 km2!

A large portion of Australia is on fire after weeks of extreme heat, strong winds and drought that have created ideal conditions for hundreds of bushfires, particularly in New South Wales.

The fires threaten many of Australia’s largest population centres, including Sydney (pop.: more than 5 million) which has been cloaked in smoke. Blazes have destroyed hundreds of homes and an area as large as Belgium, threatening the habitat of countless wildlife, including already endangered koalas. One fire in the state of Victoria has reportedly become large enough to generate its own weather.

The fires come after years of drought in parts of the country and record-breaking heat. A few days ago, Australia had its hottest day on record. The problem is that the fire season has just begun, and more will undoubtedly come.

Thousands of firefighters, many of whom are volunteers, are currently deployed. Several have been injured, and two died when a fallen tree limb overturned their vehicle. Their deaths prompted Australian Prime Minister Scott Morrison to return early from a family vacation to Hawaii. She regretted the damage caused by the bushfires but was unwilling to link Australia’s greenhouse gas emissions to the current disastrous situation in her country. No comment!

Source : Australian news media.

Les incendies en Nouvelle-Galles-du-Sud (Source: NASA)

Le réchauffement climatique menace les communautés autochtones de l’Arctique // Climate change is a threat to Arctic native communities

Comme je l’ai écrit à maintes reprises, l’Arctique est en train de devenir l’une des principales victimes du réchauffement climatique. Le permafrost fond en libérant des gaz à effet de serre comme le dioxyde de carbone et le méthane ; de nouvelles voies de navigation s’ouvrent dans l’océan et des ressources minérales voient la lumière du jour.

Les éleveurs de rennes de l’Arctique – dans le nord de la Suède, de la Norvège, de la Finlande et le nord-ouest de la Russie – subissent de plein fouet la hausse des températures, comme le confirme un reportage diffusé par la chaîne France Info.

En Laponie, les Sami sont contraints de donner de la nourriture à leurs rennes, ce qu’ils n’avaient jamais fait par le passé. Le problème, c’est que le sol gèle avec des températures pouvant atteindre -40°C. Avec le réchauffement climatique, ces périodes froides alternent avec des périodes de redoux pendant lesquelles la couche de neige fond. Cette eau gèle à nouveau quand revient le grand froid et les rennes ne peuvent pas gratter sous cette glace pour trouver leur nourriture. Les animaux maigrissent, meurent de faim et beaucoup de femelles avortent. Cette année au Svalbard, 200 bêtes ont été victimes de la famine.A cause de ce problème, les Sami de Laponie sont obligés de regrouper les rennes dans des enclos pour les nourrir, avec les frais que cela suppose. Du jamais vu ! A cela s’ajoute la réduction de taille des pâturages à cause de l’industrie minière et forestière.

Les participants à la COP25 de Madrid semblent avoir ignoré totalement ces problèmes. De toute façon, la partie est probablement perdue d’avance. L’accord de Paris et sa tentative de limiter la hausse des températures à 1,5°C n’aura servi à rien. Dans le Grand Nord, la hausse des températures atteint déjà +2°C, voire +4°C par endroits.

Les peuples de l’Arctique qui se sont retrouvés lors d’un sommet organisé à Rovaniemi (Finlande) à la mi-novembre, craignent pour l’avenir de leurs modes de vie, l’élevage de rennes ou encore la pêche. Le changement climatique intervient si vite qu’ils n’ont pas le temps de s’adapter.

Il faut savoir que jusque dans les années 1960, les autorités ont essayé de dissuader les Sami de s’adonner à l’élevage des rennes ; leur langue et leur culture n’ont pas été reconnues. Ils sont aujourd’hui 70 000 Sami et 10% seulement élèvent des rennes. Ils tirent leurs ressources de la vente de la viande, des peaux et des bois dont la taille alimente un artisanat local.

Source : France Info.

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As I have put it many times, the Arctic is becoming one of the main victims of global warming. Permafrost is melting and releasing greenhouse gases such as carbon dioxide and methane; new shipping lanes are opening in the ocean and mineral resources see the light of day.
Arctic reindeer herders – in northern Sweden, Norway, Finland and northwestern Russia – are bearing the brunt of rising temperatures, according to a report released by the French radio France Info.
In Lapland, the Sami are forced to feed their reindeer, which they had never done in the past. The problem is that the ground freezes with temperatures up to -40°C. With global warming, these cold periods alternate with periods of mild weather during which the layer of snow melts. This water freezes again when the cold weather returns and the reindeer can not scratch under this ice to find their food. Animals lose weight, starve and many females abort. This year in Svalbard, 200 animals starved to death. Because of this problem, the Sami of Lapland are forced to gather the reindeer in pens to feed them, with the expenses that includes. Never seen before ! Added to this is the reduction in pasture size because of the mining and forestry industry.
The participants at the COP25 in Madrid don(t care about these problems. In any case, the game is probably lost in advance. The Paris agreement and its attempt to limit the rise in temperatures to 1.5°C will have been useless. In the Far North, the rise in temperatures has already reached + 2°C, even + 4°C in some places.
The peoples of the Arctic who met at a summit in Rovaniemi (Finland) in mid-November, fear for the future of their lifestyles, reindeer herding or fishing. Climate change is happening so fast that they do not have time to adapt.
It should be known that until the 1960s, the authorities tried to dissuade the Sami from farming reindeer herding; their language and culture were suppressed. Today, they are 70,000 Sami and only 10% are raising reindeer. They make a living from the sale of meat, skins and antlers whose carving brings some money to craftsmen.
Source: France Info.

Photo: C. Grandpey