Le manchot empereur sur la liste des espèces menacées // The emperor penguin listed as a « threatened species »

Le manchot empereur, l’une des espèces les plus emblématiques de l’Antarctique, vient de se voir attribuer le statut d' »espèce menacée » en vertu de l’Endangered Species Act (ESA) par le U.S. Fish and Wildlife Service. Le réchauffement climatique est la cause principale de cette décision.
Les manchots empereurs occupent une grande partie de l’Antarctique, avec 61 colonies répertoriées sur le continent. Même si leur population est restée relativement stable, avec 625 000 à 650 000 oiseaux aujourd’hui, les responsables de la faune affirment qu’une partie importante de la population « est en danger d’extinction dans un avenir prévisible ». Le manchot empereur est menacé parce que son habitat et son aire de répartition risquent d’être détruits, aussi bien par des facteurs naturels qu’artificiels.
Aux Etats-Unis, le Fish and Wildlife Service estime que d’ici 2050, la population de manchots empereurs pourrait diminuer de 26 à 47 %, en fonction des émissions de gaz à effet de serre et de l’accélération du réchauffement climatique. La Woods Hole Oceanographic Institution qui a étudié l’espèce estime que 99% de la population pourrait avoir disparu d’ici 2100.
La disparition de la glace de mer causée par le réchauffement climatique est le principal danger pour les populations de manchots. Chaque hiver, l’eau de mer gelée flotte à la surface de l’océan avant de se retirer en été. Pendant ces mois d’hiver, alors que la glace de mer est bien formée, les manchots empereurs se rassemblent en colonies de reproduction, partent à la recherche de la nourriture et utilisent la glace comme refuge pour éviter de devenir la proie des orques et des léopards de mer. Cependant, l’augmentation des émissions de dioxyde de carbone entraîne une hausse des températures qui pourrait aboutir à une réduction de la glace de mer. La glace joue également un rôle crucial pour les poussins des manchots. Ils naissent généralement à la fin de l’été, mais avec une diminution de la glace de mer, ils risquent de mourir dans les eaux glacées de l’océan sans avoir eu le temps de développer un plumage adulte.
Selon le Fish and Wildlife Service, cette classification du manchot empereur comme « espèce menacée » reflète l’extinction croissante des espèces. Cela montre aussi l’importance de l’Endangered Species Act et des efforts pour conserver les espèces avant que le déclin de leur population ne devienne irréversible. Le réchauffement climatique a un impact profond sur les espèces dans le monde entier et y faire face est une priorité pour l’Administration. L’inscription du manchot empereur sur la liste des espèces menacées sert de sonnette d’alarme mais aussi d’appel à l’action.
La décision intervient alors que plusieurs organisations demandent depuis longtemps que l’espèce soit protégée. En 2011, le Centre pour la diversité biologique a demandé au Wildlife Service que les manchots soient placés sous l’ESA. L’agence a alors reconnu la menace potentielle pour la population en 2014, mais n’a rien fait pour proposer des protections. En 2019, le Center for Biological Diversity a poursuivi l’Administration Trump pour ne pas avoir agi en conséquence.
Les manchots empereurs étant protégés en vertu de l’ESA, les agences fédérales sont désormais tenues de réduire les menaces pesant sur la population, telles que la réduction de la pêche au krill et au calmar qui constituent la nourriture principale des manchots. En bref, l’inscription des manchots empereurs sur la liste des espèces menacées est une étape importante pour sensibiliser les populations à l’impact du réchauffement climatique. ,
La décision d’inscrire les manchots sur la liste a été publiée le 26 octobre 2022 et entrera en vigueur dans 30 jours.
Source : médias d’information américains, USA Today.

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The emperor penguin, one of the most famous Antarctic species, has just been given the « threatened species » status under the Endangered Species Act (ESA) by the U.S. Fish and Wildlife Service, with climate change listed as a primary cause.

The largest penguin species in the world inhabits much of Antarctica, with 61 known breeding colonies in the continent. Even though the emperor penguin population has remained relatively stable, with an estimated 625,000-650,000 birds today, wildlife officials say a significant portion of the population « is in danger of extinction in the foreseeable future. » They say the emperor penguin is threatened because its habitat and range are facing possible destruction, as well as natural and manmade factors affecting its existence.

U.S. Fish and Wildlife Service estimates that by 2050, the global population of emperor penguins could decrease by 26%-47%, depending on greenhouse gas emissions and global warming progress. The Woods Hole Oceanographic Institution that has studied the species estimates that 99% of the population could be gone by 2100.

The loss of sea ice caused by global warming is the main danger to the penguin populations. Each winter, frozen seawater floats on the ocean’s surface before retreating in the summer. During those winter months, with sea ice at a premium, emperor penguins form breeding colonies, search for food and use it to avoid becoming prey to killer whales and leopard seals. However, the rise of carbon dioxide emissions means Earth’s temperature is rising, meaning there could be reduction of sea ice. The ice also plays a crucial role for penguin chicks. Newborns are typically born in the late summer, but with less sea ice, they could be susceptible to death in the freezing waters without having the time to grow adult feathers.

According to the Fish ansd Wildlife Service, this listing of the emperor penguin as a « threatened species » reflects the growing extinction crisis and highlights the importance of the ESA and efforts to conserve species before population declines become irreversible. Climate change is having a profound impact on species around the world and addressing it is a priority for the Administration. The listing of the emperor penguin serves as an alarm bell but also a call to action.

The ruling comes as several organizations have long asked for the species to have protections. In 2011, the Center for Biological Diversity petitioned to the wildlife service for them to be put under the ESA. The agency agreed about the potential danger to the population in 2014, but did not make any efforts to propose protections. In 2019, the Center for Biological Diversity sued the Trump Administration for failing to act on it.

With emperor penguins protected under the ESA, federal agencies are now required to reduce threats to the population, such as reducing the fishing of primary penguin food like krill and squid. In short, listing emperor penguins as a threatened species is an important step for raising awareness about the impact of global warming. ,

The final ruling was published on October 26th, 2022 and will go into effect in 30 days.

Source: US news media, USA Today.

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Sans oublier le très beau film de Luc Jacquet…

Effets du réchauffement climatique sur la faune des Rocheuses (Etats Unis) // Consequences of global warming on animals in the Rockies (United States)

J’ai expliqué dans des notes précédentes que le réchauffement climatique et la fonte des glaciers ont un impact sur la flore en montagne. Une étude récente réalisée dans les Montagnes Rocheuses montre qu’ils ont également modifié le comportement des animaux.
Dans des sites s’étalant sur une distance de 2 400 kilomètres, les scientifiques ont observé des situations conflictuelles entre les chèvres des Rocheuses et les mouflons d’Amérique pour s’approprier des zones de minéraux jusqu’à 4 200 m d’altitude.
Ces rivalités, jamais décrites en détail auparavant, montrent que deux des mammifères de montagne aux États-Unis sont impliqués dans une lutte qui est probablement accentuée par la crise climatique, avec la disparition de le neige et de la glace sur les montagnes. Selon les auteurs de l’étude, les conflits entre ces deux espèces « peuvent être le reflet de la dégradation du climat associée à la nature changeante des ressources convoitées ». Les querelles se multiplient entre les deux espèces d’ongulés, mais les chèvres des Rocheuses semblent avoir le dessus. Dans les batailles observées, les chèvres ont triomphé 98% du temps. Les chèvres et les mouflons évitent généralement les combats lorsqu’ils cohabitent sur les pentes des montagnes, mais lorsqu’un conflit survient autour d’une zone de minéraux, les chèvres chassent généralement les mouflons afin de profiter des nutriments.
Les mouflons d’Amérique ont à peu près la même taille que les chèvres des Rocheuses et arborent de longues cornes incurvées. Les chèvres sont toutefois de redoutables combattantes en raison de leur assurance et de leurs cornes acérées comme des rasoirs. Une chèvre de montagne a encorné un grizzli à mort au Canada en 2021 et, chose extrêmement rare, un randonneur a été tué par une chèvre dans l’Olympic National Park en 2010.
En raison de la hausse des températures, environ 300 glaciers ont disparu des Rocheuses au cours du siècle dernier. Les scientifiques expliquent qu’il est désormais inévitable que certains sites tels que le populaire Glacier National Park perdent toutes leurs principales formations de glace au cours des prochaines décennies.
La fonte des glaciers perturbe les écosystèmes et inquiète les populations de l’ouest des États-Unis qui dépendent des cours d’eau alimentés par les glaciers. La fonte découvre également des gisements de sel et de potassium. Ils sont recherchés par les chèvres et les mouflons qui lèchent ces minéraux riches en nutriments essentiels. Ces animaux, capables de se déplacer habilement sur des pentes rocheuses, peuvent maintenant s’aventurer plus haut dans les montagnes à mesure que la glace se retire. Une telle situation est susceptible de provoquer davantage de conflits entre les espèces, même si une telle augmentation reste à confirmer car aucune étude détaillée n’a encore été effectuée sur le sujet. Le conflit direct n’est certainement pas voulu par ces espèces ; c’est leur nouvel environnement qui le provoque.
Le réchauffement climatique augmente également le risque de conflit dans d’autres parties du monde, parmi des espèces telles que les rhinocéros et les éléphants qui tentent d’accéder à des réserves d’eau en diminution. Ces changements peuvent aussi être source de conflits chez les humains. Les États-Unis et la Russie considèrent la fonte de l’Arctique comme une menace militaire. Le réchauffement climatique change la donne dans de nombreux domaines.
Adapté d’un article publié dans The Guardian.

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I explained in previous posts that global warming and the mrlting of glaciers have an impact on the flora in the mountains. A recent study performed in the Rocky Mountains shows that they also have modified the behaviour of the animals.

In study sites across a 2,400-kilometer span of the Rockies, scientists have documented mountain goats and bighorn sheep competing over mineral deposits among the rocks, at elevations of up to 4,200 m.

These contests, never previously outlined in detail, show that two of the US’s heftiest native mammals are involved in a struggle that is probably influenced by the climate crisis, as the mountains’ snow and ice rapidly dwindles. According to tha authors of the study, conflict between such species “may be reflective of climate degradation coupled with the changing nature of coveted resources”. There are more and more skirmishes between the two ungulate species, with the mountain goats appearing to have the upper hand. Of the observed battles, the goats triumphed 98% of the time, clearly making them the superior mountain species. The goats and the sheep usually avoid battle when near each other but when conflict does arise around clumps of minerals, the goats typically chase off the sheep in order to enjoy the nutrients in peace.

Bighorn sheep are roughly the same size as the mountain goats and sport long, curved horns. But the goats are the more feared combatant due to their assertiveness and razor-sharp horns. A mountain goat gored a grizzly bear to death in Canada last year, while in an extremely rare incident a hiker was killed by a goat in Olympic national park in 2010.

Because of rising temperatures, about 300 glaciers have disappeared from the Rocky Mountains over the past century. Scientists explain that it is now inevitable that places such as the popular Glacier National Park will lose all of their major ice formations within the coming decades.

Glacier melting is disrupting ecosystems and raising concerns for communities in the US west that rely upon water that comes from rivers and streams fed by glaciers. The melt is also uncovering deposits of salt and potassium that are valued by the goats and sheep, who need to lick these mineral deposits in order to gain crucial nutrients. These animals, able to move deftly up rocky inclines, are now able to venture higher into the mountains for these resources as the ice retreats. This may be leading to more conflicts between species although it is not clear whether the conflicts are increasing in number as no previous work has been done on the topic. Direct conflict is not something any of these species want, but this is what happening.

Global warming is increasing the risk of conflict in various parts of the world, among creatures such as rhinoceroses and elephants as they try to access diminishing water supplies. Some humans, too, are reacting to these changes with adversity in mind, with the US and Russia viewing the melting away of the Arctic as a military threat. It is clear that climate change is reshaping all of our futures.

Adapted from an article published in The Guardian.

Vue du Glacier National Park

Chèvre des Rocheuses sur un névé dans le Parc

Des cornes bien acérées pour se défendre contre…

… les mouflons …

… et les moutons de Daal qui fréquentent, eux aussi, ces montagnes (Photos: C. Grandpey)

 

 

 

 

L’éruption du Hunga Tonga responsable de la vague de chaleur actuelle?

Après la « plume de chaleur » africaine de Météo France pour expliquer la vague de chaleur actuelle, voici l’éruption du volcan Hunga du journal L’Indépendant!

https://www.lindependant.fr/2022/10/28/meteo-une-eruption-volcanique-responsable-des-chaleurs-exceptionnellement-elevees-de-cette-annee-2022-10767105.php

On peut lire sur le site web du journal que « la France n’est pas la seule touchée [par la vague de chaleur]. Partout sur le globe, des anomalies brutales ont été enregistrées cette année. Des zones entières ont été frappées de températures dépassant les 50°C quand les valeurs des normales de saison ne sont pas, partout ailleurs, régulièrement explosées. » [NDLR: ces chaleurs record ont commencé à être enregistrées bien avant l’éruption aux Tonga.]

D’après le journal, « si le réchauffement climatique est bien entendu le premier responsable, un autre facteur peut expliquer ces changements très rapides, inédits. » L’auteur de l’article s’appuie sur les résultats d’une étude publiée en juillet 2022 dans Advancing Earth and Space Science (AGU). Selon l’interprétation des résultats de cette étude, l’éruption du volcan Hunga Tonga, en janvier 2022 pourrait avoir contribué à la chaleur effrénée et persistante de cette année.

Le journal précise que « c’est le service météo de Catalogne qui s’appuie sur cette étude pour rappeler que les éruptions volcaniques violentes ont toujours eu des conséquences sur le temps et le climat de la planète. » Certes, mais les éruptions cataclysmales comme celle du Pinatubo (1991) ou du Tambora (1815) ont eu un effet inverse puisqu’elles ont occasionné un refroidissement temporaire du climat.

Il est vrai que l’éruption du Hunga Tonga a émis une grande quantité de gaz et de vapeur d’eau dans l’atmosphère,

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2022/08/07/la-vapeur-deau-de-leruption-du-hunga-tonga-hunga-haapai-water-vapour-from-the-hunga-tonga-hunga-haapai-eruption/

Dans cette note rédigée le 7 août 2022, j’écrivais au vu d’un rapport de la NASA : « Cette énorme quantité de vapeur a augmenté la quantité totale d’eau dans la stratosphère d’environ 10 %. C’est près de quatre fois la quantité de vapeur d’eau entrée dans la stratosphère au moment de l’éruption du Pinatubo en 1991 aux Philippines. Les scientifiques expliquent que le panache, qui a éclipsé la puissance de la bombe atomique d’Hiroshima, pourrait affecter temporairement la température sur Terre. […] On sait que de puissantes éruptions volcaniques peuvent refroidir la température à la surface de la Terre car les cendres réfléchissent la lumière du soleil. L’éruption des Tonga marque un contraste saisissant, car la vapeur d’eau qu’elle a libérée est capable de piéger la chaleur. Selon les chercheurs, il pourrait s’agir de la première éruption volcanique à avoir un impact sur le climat, non pas par le refroidissement causé par les aérosols, mais par le réchauffement de la surface causé par la vapeur d’eau. »

Affirmer que l’éruption du Hunga Tonga contribue à la vague de chaleur actuelle est aller un peu vite en besogne. Comme je l’ai indiqué plus haut, le réchauffement climatique a débuté bien avant l’éruption aux Tonga. Il suffit d’observer la sécheresse qui sévit depuis de très longs mois dans l’ouest des Etats Unis pour s’en rendre compte. Même en France, le manque d’eau dû au réchauffement climatique n’a pas attendu l’éruption du Hunga Tonga pour se manifester. A la limite, on pourrait penser que l’éruption du Hunga Tonga a intensifié la hausse des températures ces derniers mois, mais pour le reste, c’est bien le réchauffement climatique d’origine anthropique qui est la véritable cause du problème.

Image satellite de l’énorme panache généré par l’éruption du 15 janvier 2022 (Source: NASA

Comme la plume au vent… une « plume de chaleur »…!

« Inédite », « exceptionnelle », tels sont les qualificatifs utilisés par Météo France pour parler de la vague de chaleur qui touche la France en cette fin de mois d’octobre. Malheureusement, on le voit avec les événements extrêmes à répétition, le « jamais vu » ou l' »exceptionnel » ont tendance à se répéter!

Actuellement, sur l’ensemble du territoire français, les températures dépassent largement les normales de saison, avec des pointes supérieures à 30°C relevées localement dans le Sud. C’est bien sûr une conséquence directe du réchauffement climatique, une expression beaucoup plus parlante que « changement » ou « dérèglement » régulièrement utilisées par les médias français.

Météo France confirme que l’on a bien affaire à une vague de chaleur car les températures nettement supérieures (souvent de 4 ou 5 degrés, voire plus) à la normale se sont installées durablement et concernent une large zone géographique.

Comme d’habitude, Météo France rechigne à inclure d’emblée la vague de chaleur actuelle dans le cadre plus global du réchauffement climatique. On nous parle d’une « poussée d’air chaud nord-africain », et même d’une « plume de chaleur » (!) qui serait à l’origine des canicules de l’été 2022. [NDLR :Je sens qu’on ne va pas tarder à nous parler de « duvet » pour faire référence au peu de neige qui va bientôt recouvrir nos montagnes!]

Météo France constate que des périodes de chaleur ont déjà été observées à l’automne, en septembre et en octobre, mais elles étaient généralement plus courtes et pas aussi tardives. En 2022, les prévisions la font s’étendre jusqu’à la fin du mois. Après, on ne sait pas.

Avec la vague de chaleur que nous connaissons, tout porte à croire qu’octobre 2022 sera le plus chaud jamais enregistré depuis le début des relevés en France. Une climatologue de Météo France reconnaît que « c’est un signal de l’emballement du changement climatique. » [NDLR: toujours pas de « réchauffement »!!]

Les données ne livreront une réponse définitive qu’en janvier 2023, mais l’année 2022 est bien partie pour figurer, une fois de plus, parmi les années les plus chaudes en France et ailleurs dans le monde. A moins que les mois de novembre et décembre ne soient particulièrement froids, mais les instituts météorologiques qui osent faire des prévisions à long terme ne vont pas dans ce sens. Toujours est-il qu’au vu des températures enregistrées entre le 1er janvier et le 24 octobre, l’année 2022 est bien, pour le moment, l’année la plus chaude jamais enregistrée dans le pays.

Un climatologue au CNRS explique que la situation soit-disant exceptionnelle de cette année « pourrait être la norme au cours du siècle. » et le réchauffement (enfin!!) climatique actuel, lié aux activités humaines, s’annonce pire que prévu en France. En 2100, la hausse de la température moyenne en France hexagonale risque d’atteindre ou même dépasser 3,8°C, soit un réchauffement potentiellement beaucoup plus important que prévu.

L’article paru sur le site de France Info n’en parle pas, mais les épisodes de sécheresse à répétition vont faire apparaître des problèmes d’alimentation en eau dans certaines régions. Sans parler de la réduction de la couche neigeuse, avec ses conséquences sur les glaciers qui, rappelons le, participent à notre approvisionnement en eau.

Source: Adapté d’un article paru sur le site de la radio France Info.

Photo: C. Grandpey