La fonte très inquiétante de la banquise antarctique // The worrying melting of sea ice in Antarctica

Les mauvaises nouvelles nous arrivent des deux pôles. La glace de mer arctique vient d’atteindre son minimum annuel ; il se classe au sixième rang, le plus bas depuis 1979. Dans le même temps, à l’autre bout du monde, la glace de mer antarctique vient d’établir son deuxième nouveau record de faiblesse pour 2023, avec le plus petit maximum hivernal jamais observé autour du continent.
Chaque année, étant située dans des hémisphères opposés, la glace de mer dans l’Arctique et l’Antarctique suit des schémas identiques mais opposés. Dans le nord, l’étendue maximale hivernale est observée fin février ou début mars, puis la glace fond jusqu’à atteindre une étendue minimale en septembre. Pendant ce temps, dans le sud, c’est l’inverse ; le minimum estival est observé fin février et le maximum hivernal se produit en septembre.
Cette année, la glace de mer arctique a poursuivi la tendance au rétrécissement observée depuis des décennies. La 5ème plus faible étendue maximale hivernale a été enregistrée le 6 mars 2023 et le 6ème plus faible minimum estival a été enregistré le 19 septembre.
C’est toutefois en Antarctique que la situation est la plus inquiétante. L’étendue de la glace de mer avait déjà établi un nouveau record de plus faible minimum estival le 21 février 2023. L’étendue totale de la glace de mer n’était que de 1,788 million de kilomètres carrés, soit 136 000 km2 de moins que le précédent record de 1,924 million de km2 établi le 25 février 2022.
Le NSIDC et la NASA viennent d’annoncer que la glace de mer en Antarctique a atteint son maximum hivernal pour 2023 le 10 septembre dernier. Il s’agit, de loin, du plus petit maximum hivernal enregistré autour du continent depuis le début des mesures en 1979. Ce qui est particulièrement inquiétant, c’est que la situation de la glace de mer est faible sur presque tout le continent, et non plus dans une seule région (l’Ouest antarctique), comme c’était le cas il n’y a pas si longtemps.
Selon la NASA, « les scientifiques s’efforcent de comprendre la cause de la faible croissance de la glace de mer en Antarctique, avec probablement la combinaison de plusieurs facteurs tels qu’El Nino, la configuration des vents et le réchauffement de la température des océans provoqué par les émissions humaines de gaz à effet de serre. » Les dernières études ont montré que la chaleur de l’Océan Austral joue probablement un rôle important dans le ralentissement de la croissance de la glace de mer pendant la saison froide et dans l’accélération de la fonte de la glace pendant la saison chaude. L’étendue record de 2023 s’inscrit dans la continuité d’une tendance à la baisse de la glace de mer en Antarctique. Cette tendance a commencé après un niveau record en 2014 ; avant 2014, la glace entourant le continent augmentait d’environ 1 % par décennie.
Source : The Weather Network.

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Bad news is coming from both poles. Arctic sea ice just reached its yearly minimum, ranking as the sixth lowest extent since 1979. Meanwhile, at the other end of the world, Antarctic sea ice just set its second alarming new record for 2023, with the smallest winter maximum ever seen in the waters surrounding the continent.

Each year, being in opposite hemispheres, sea ice in the Arctic and Antarctic follows similar but opposite patterns. In the north, the winter maximum extent is observed sometime in late February or early March, then the ice melts down to a summer minimum extent by September. Meanwhile, in the south, it’s the reverse ; the summer minimum is seen sometime in late February, and the winter maximum occurs in September.

This year, Arctic sea ice continued the shrinking trend that has been observed for decades. The 5th smallest winter maximum extent was logged on March 6th, 2023 and now the 6th smallest summer minimum was catalogued on September 19th.

However, something more alarming is going on in the Antarctic. There, sea ice extent already set a new record for the smallest summer minimum on February 21st, 2023. The total sea ice extent was just 1.788 million square kilometres, which was 136,000 km2 below the previous record of 1.924 million km2 set on February 25th, 2022.

The U.S. National Snow and Ice Data Center (NSIDC), along with NASA, have just announced that Antarctic sea ice reached its winter maximum for 2023 on September 10th, 2023. It was, by far, the smallest winter maximum recorded around the continent since record keeping began in 1979. What is specially worrying is that sea ice growth appears low around nearly the whole continent as opposed to any one region.

According to NASA, « scientists are working to understand the cause of the meager growth of the Antarctic sea ice, which probably includes a combination of factors such as El Nino, wind patterns, and warming ocean temperatures caused by human greenhouse gas emissions. New research has shown that ocean heat is likely playing an important role in slowing cold season ice growth and enhancing warm season melting. This record-low extent in 2023 is a continuation of a downward trend in Antarctic sea ice that started after a record high in 2014. Prior to 2014, ice surrounding the continent was increasing slightly by about 1% per decade.

Source : The Weather Network.

Graphique montrant l’évolution de la banquise antarctique (Source : NSIDC)

Vue globale de la glace de mer antarctique le 10 septembre 2023 (Source : NASA)

La fonte alarmante des glaciers suisses (suite)

Ça se veut un scoop par France Info, mais ce n’en est pas un. La chaîne de radio annonce que les glaciers suisses ont fondu « autant ces deux dernières années qu’entre 1960 et 1990, sous l’effet de conditions météorologiques extrêmes exacerbées par le changement climatique causé par les activités humaines. » Je pense qu’il suffit de dire que c’est le seul et unique réchauffement climatique d’origine anthropique qui est la cause de la catastrophe glaciaire en Suisse et ailleurs dans le monde.

J’ai publié le 29 septembre 2022 une note intitulée « Fonte dramatique des glaciers suisses «  qui attirait l’attention sur ce phénomène ô combien inquiétant. Je ne cesse de le répéter, que ce soit dans les Alpes ou dans l’Himalaya, les glaciers sont des châteaux d’eau qui assurent l’alimentation de centaines de millions de personnes.

En septembre 2022, les glaciologues suisses faisaient état d’une perte de trois kilomètres cubes de glace, soit 6% du volume total des glaciers suisses au cours des mois précédents. Ils ajoutaient qu’une perte de 2% en un an était auparavant considérée comme “extrême”. 6% était énorme et on ne pouvait que craindre une évolution très négative de la situation glaciaire. Leurs prévisions pessimistes se confirment donc aujourd’hui.

Selon les scientifiques helvètes, les années extrêmes se succèdent et se ressemblent : après avoir perdu 6% de volume en 2022, les glaciers suisses ont encore fondu de 4% en 2023. C’est le deuxième recul le plus important depuis le début des mesures. Selon les glaciologues, « si nous continuons au rythme que nous avons connu ces dernières années – tout va encore plus vite –, chaque année sera une mauvaise année. Il est tout à fait possible de s’imaginer la Suisse sans glaciers, ce qui serait, bien sûr, une catastrophe.

Pour illustrer son article, France Info a choisi une photo du glacier du Rhône prise le 24 août 2023. Je suis abasourdi quand je vois à quelle vitesse ce glacier fond. Je l’ai vu pour la dernière fois en 2020. On pouvait alors visiter la grotte de glace qui était, il est vrai, en piteux état et fondait de partout. L’image de 2023 semble montrer que la grotte n’existe plus car le front du glacier se situe bien en amont. La toile blanche censée la protéger ne protège plus rien…

Crédit photo: AEP

J’ai visité le glacier du Rhône pour la première fois en 1981. Sa masse imposante dominait alors la route du col de la Furka. Aujourd’hui, on ne le voit plus depuis la route et il faut emprunter un sentier de plusieurs centaines de mètres pour atteindre son front.

Le glacier du Rhône en 1981 (Photo: C. Grandpey)

Le même site en 2020.

Le glacier du Rhône en 2020, avec la bâche de protection de la grotte (Photo: C. Grandpey)

 

Nouvelle mort d’un glacier

Ce n’est pas la première fois et ce n’est malheureusement pas la dernière. Le 2 septembre 2023, une cérémonie d’obsèques symbolique a été organisée dans l’Isère pour attirer l’attention sur la mort du glacier de Sarenne (massif de l’Oisans) et alerter sur les conséquences du réchauffement climatique. Aujourd’hui réduit à quelques blocs de glace, le glacier de Sarenne est sur le point de disparaître. On se souvient qu’une cérémonie identique avait été organisée en Islande le 18 août 2019 pour attirer l’attention du public sur la mort de l’Okjökull. De la même façon, les élus écologistes régionaux ont déposé le 23 octobre 2019 une plaque « à la mémoire du glacier Arriel » qui a définitivement fondu dans les Pyrénées béarnaises, victime, lui aussi, du réchauffement climatique.

Le 18 novembre 2020, j’ai écrit une note annonçant la mort prochaine du glacier de Sarenne :

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2020/11/18/glacier-de-sarenne-isere-une-mort-annoncee/

Dans les années 1980, le glacier de Sarenne présentait encore une épaisseur de plusieurs dizaines de mètres, jusqu’à 80 par endroits. Situé à seulement 3.000 mètres d’altitude, exposé plein sud, sa fonte s’est considérablement accélérée ces dernières décennies.

C’est au col de Sarenne que s’est réuni un groupe de personnes parmi lesquelles des représentants de l’association Mountain Wilderness, très engagés sur les sujets de préservation de la montagne. La fonte du glacier a dépassé les prévisions des glaciologues. Comme l’a déclaré l’un d’eux : « Le stock de glace qui était très important, jusqu’à 80 mètres d’épaisseur il y a 25 ans, se réduit à quelques épluchures plaquées contre les falaises. On pense que dans deux ou trois ans il n’y aura plus rien du tout. Qu’il y ait encore des climatosceptiques, c’est complètement incompréhensible, car tout nous montre que le climat se dérègle et lutte contre l’humain ».

Pour les scientifiques, avec ce glacier c’est bien plus que de la glace qui disparaît, c’est aussi un formidable outil de mesure. C’est la plus ancienne série de mesures de bilan de masse des Alpes françaises, qui a commencé en 1949, et parmi les 10 séries de mesures les plus longues au monde.

Le but de ces différentes cérémonies d’obsèques symboliques est d’empêcher une banalisation de la fonte des glaciers et de déclencher une prise de conscience parmi la population. Au vu des contacts que j’ai pu avoir avec d’autres randonneurs dans les Alpes, c’est loin d’être la cas. La violence du phénomène n’est pas encore entrée dans les esprits. Comme je l’ai indiqué à plusieurs reprises, les glaciers sont les châteaux d’eau des Alpes, c’est grâce à eux que peuvent se développer toutes les activités humaines. Quand un glacier disparaît, c’est une partie de notre humanité qui meurt elle aussi.

Source : presse régionale.

Le Glacier de Sarenne en 1906 et en 2016 (Source : Skipass)

La fonte des glaciers du Mont Rainier (suite) // The melting of Mount Rainier’s glaciers (continued)

Tout comme les glaciers ailleurs dans le monde, ceux qui coiffent le Mont Rainier (Etat de Washington / Etats Unis) fondent à une vitesse impressionnante. Il y avait autrefois 29 glaciers sur le volcan. Aujourd’hui, l’un d’eux a disparu et deux autres sont en phase terminale. Une étude du Park Service explique que les effets subis par l’environnement seront considérables. .
Les changements observés sur le Rainier ne font que refléter une dure réalité à l’échelle de la planète : tous les scientifiques s’accordent pour dire que les glaciers disparaissent car la combustion des combustibles fossiles réchauffe l’atmosphère terrestre. Selon le Service mondial de surveillance des glaciers, la superficie couverte par les glaciers a diminué régulièrement au cours des cinquante dernières années et la fonte a été particulièrement remarquable dans l’ouest des États-Unis et au Canada.
Le Parc national du Mont Rainier est une destination touristique très populaire. Il accueille quelque 2 millions de visiteurs chaque année. Ces derniers peuvent constater les effets du réchauffement climatique sur l’environnement. Les fleurs s’épanouissent à des moments inhabituels. La saison pour gravir les 4 392 mètres du volcan est plus courte qu’autrefois. On peut désormais voir les sapins Douglas dans les zones où il y a moins de neige qu’auparavant. Des effondrements se produisent à cause du recul des glaciers, ce qui modifie le cours des torrents et inonde les routes que le Parlk Service est censé entretenir.
Le petit glacier Stevens qui était exposé au sud n’existe plus. Deux autres, le Pyramid et le Van Trump, sont également à l’agonie et, selon le Park Service, pourraient avoir disparu en 2024. Une étude réalisée à l’automne 2022 par des glaciologues a carrément conclu que le Pyramid et le Van Trump avaient déjà disparu.
Pour son étude, le Park Service a utilisé des mesures historiques des glaciers, des images satellitaires et des photographies aériennes, et il a établi une carte tridimensionnelle de la neige et de la glace dans le Parc. On a constaté que la superficie totale couverte par les glaciers avait diminué de 42 % entre 1896 et 2021.
Dans un climat stable, les glaciers réagissent avec les saisons. Ils se développent chaque hiver avec la neige et la glace. Ils fondent chaque été, alimentant en eau les ruisseaux et les rivières, ainsi que les plantes et les animaux qui en dépendent pendant la saison sèche.
Le réchauffement climatique a bouleversé cet équilibre. Le manteau neigeux du printemps est en chute libre depuis le milieu du 20ème siècle. Les températures sont en hausse. Même lorsque la neige hivernale est bonne, le printemps inhabituellement chaud la fait fondre rapidement, comme ce fut le cas en 2023. En conséquence, l’aspect du Mont Rainier change, et ne sera probablement plus jamais le même qu’avant.
La fonte de la glace est parfaitement visible sur le glacier Nisqually, l’un des plus importants et des plus grands du Mont Rainier. Au fil des années, le front du Nisqually est remonté de plus en plus haut dans la montagne et on peut parfaitement voir aussi que le glacier s’est aminci. Il en va de même pour tous les autres glaciers. L’étude du Park Service indique que « les impacts à long terme de cette perte de glace seront généralisés et affecteront de nombreuses facettes de l’écosystème du parc ».
Les alpinistes sont également confrontés à de nouveaux défis. Les glaciers sont les voies qu’ils empruntent pour atteindre le sommet. Aujourd’hui, les parcours jusqu’au sommet sont devenus de plus en plus longs, car il faut contourner de dangereuses crevasses et fissures. La saison d’escalade est devenue plus courte.
Le Nisqually fait partie des glaciers les plus menacés. Une grande partie se trouve en dessous de 3 000 m d’altitude, et il s’étire sur le versant sud de la montagne où la chaleur est la plus intense. À 1 800 m d’altitude, la surface du Nisqually n’est constituée que de roches noires qui s’accrochent à la glace en dessous, ce qui rend la montée et la descente très délicates.
Il est peu probable que le sommet de la montagne perde complètement sa neige et sa glace à court terme. Si tel était le cas, le Mont Rainier prendrait un aspect très différent. Il ne faut pas oublier qu’il s’agit d’un volcan actif. Certains scientifiques se demandent si la disparition de la glace pourrait avoir un effet sur l’activité volcanique.
Une menace majeure sur le Mont Rainier concerne les coulées de boue qui peuvent être déclenchées par la chaleur du volcan ou par l’eau de fonte des glaciers. C’est ce qui s’est produit en 2006, lorsqu’un glacier a laissé échapper une puissante coulée d’eau, de sédiments et de blocs qui a emprunté un affluent de la rivière Nisqually. La coulée de boue a causé de gros dégâts en aval.

Le 12 juillet 2021, j’ai rédigé une note sur la fonte du glacier Nisqually :

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2021/07/12/effets-de-la-vague-de-chaleur-de-juin-sur-le-mont-rainier-etats-unis-effects-of-the-june- canicule-sur-mt-rainier-etats-unis/

Le 5 janvier 2017, j’ai écrit une autre note sur les systèmes d’alerte mis en place sur le Mont Rainier en cas de lahars, autrement dit de coulées de boue qui pourraient être déclenchées par la fonte des glaciers sur les flancs de la montagne :

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2017/01/05/amelioration-des-systemes-dalerte-du-mont-rainier-upgrading-of-mt-rainiers-warning-systems/

Le glacier Nisqually en 2002 (Photo: C. Grandpey)

Le glacier Nisqually en 2015, lors de ma dernière visite

Le Nisqually en 2020 (Source : NPS)

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Just like the glaciers elsewhere in the world, those that used to cap Mount Rainier are melting at an impressive speed. There used to be 29 glaciers on the volcano. Today, at least one is gone, and two more are about to disappear. A Park Service study warms that the environmental effects will be widespread. .

The changes reflect a stark global reality: All scientists agree to say that mountain glaciers are vanishing as the burning of fossil fuels heats up Earth’s atmosphere. According to the World Glacier Monitoring Service, total glacier area has shrunk steadily in the last half-century and some of the steepest declines have been in the Western United States and Canada.

Mount Rainier National Park is a very popular tourist destination in Washington State. It welcomes roughly 2 million visitors every year. These people can see the effects of climate change on the environment. Wildflowers are blossoming at odd times. The season for climbing the 4,392-meter-tall summit is shorter. Douglas firs can nowbe seen in areas where there is less snow than before. Rocks are tumbling down from the retreating glaciers, changing the course of rivers, and flooding roads that the National Park Service is supposed to maintain.

One small south-facing glacier, the Stevens Glacier, no longer exists. Two others, known as Pyramid and Van Trump are dying too, and may be gone by the time the next survey is performed in 2024. A survey carried out in the autumn of 2022 by glaciologists concluded that the Pyramid and Van Trump had vanished.

The Pzrk Service study used historical glacier measurements, satellite images and aerial photography to assemble a three-dimensional map of the Park’s snow and ice. It found that the total area covered by glacier ice had shrunk by 42 percent between 1896 and 2021.

In a stable climate, glaciers behave according to the seasons. They grow every winter with snow and ice. They melt every summer, supplying water to the brooks and rivers downstream, and the plants and animals that rely on them, in the dry season.

Global warming has upset that balance. Spring snowpack has declined since the mid 20th century. Temperatures have gone up. Even when the winter snow is good, an unusually warm spring melts the snow quickly, as it did in 2023. As a consequence, the face of Mount Rainier is changing, likely forever.

The melting of the ice can perfectly be seen on the Nisqually Glacier, one of the mountain’s most prominent and largest glaciers. Over the years, the front of the Nisqually has moved farther and farther up the mountain and one can clearly see that the glacier has got thinner. It is the same for all the other glaciers, The Park Service study says that “the long-term impacts of this ice loss will be widespread and impact many facets of the park ecosystem.”

Mountain climbers are facing new challenges, too. Glaciers are the highways they walk on to reach the summit. Those passages are melting earlier and earlier in the summer. The paths to the summit are becoming longer, as climbers have to go around risky cracks and fissures. The climbing season is getting shorter.

Nisqually.is among the glaciers in greatest trouble. Much of it lies below 3,000 m a..l., and it is on the mountain’s south-facing side, where the heat hits hardest. At 1,800 m above sea level, the surface of the Nisqually is only black boulder and rock, clinging to ice underneath. Loose pebbles are perched here and there, making the path up and down the slopes all the more precarious.

The very top of the mountain is unlikely to lose its snow and ice in the short term. If it did, Mount Rainier would look very different. One should not forget it is an active volcano. Some scientists wonder whether the disappearance of the aice might have an effect on volcanic activity.

One major threat on Mount Rainier concerns the mudslides that may be triggered by volcanic heat or by the water that flows within the glaciers. This is what happened in 2006, when a glacier burst and sent a mighty slurry of wet sediment and stone down a tributary of the Nisqually River. The mudflow caused heavy damage downstream.

On July 12th, 2021, I wrote a post about the melting of the Nisqually Glacier :

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2021/07/12/effets-de-la-vague-de-chaleur-de-juin-sur-le-mont-rainier-etats-unis-effects-of-the-june-heatwave-on-mt-rainier-united-states/

On January 5th, 2017, I wrote another post about Mount Rainier’s warning systems that have been set up in case of lahars, namely mudflows that could be triggered by the melting of the glaciers on the flanks of the volcano :

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2017/01/05/amelioration-des-systemes-dalerte-du-mont-rainier-upgrading-of-mt-rainiers-warning-systems/