Une autre nouvelle inquiétante de l’Antarctique // Other concerning news from Antarctica

En raison du réchauffement climatique, la fonte des glaciers s’accélère en Antarctique, où la glace de mer a battu des records de faible surface en 2023. La nouvelle victime de cette situation inquiétante est le glacier Cadman, sur la côte ouest de la Péninsule Antarctique. D’immenses glaciers comme le Thwaites et le Pine Island sont retenus par des plates-formes glaciaires dans l’Ouest Antarctique. Si ces plates-formes devaient disparaître, ces glaciers gigantesques (le Thwaites a un front de 120 km de large) se retrouveraient dans l’océan et contribueraient fortement à la hausse du niveau des mers dans le monde.
En utilisant des images satellitaires et des mesures in situ pour suivre le comportement du glacier Cadman pendant plus de trois décennies, une équipe scientifique a observé un recul spectaculaire de 8 kilomètres en seulement 2 ans et demi, entre novembre 2018 et mai 2021. Suite à ce recul, la plate-forme glaciaire qui retenait ce glacier tout en restant ancrée à la terre s’est effondrée dans l’océan.
Le glacier Cadman s’était aminci depuis le début des années 2000, peut -être même dès les années 1970, et l’équipe scientifique pense que les températures océaniques plus chaudes que la normale en 2018 et 2019 (exacerbées par le réchauffement climatique d’origine anthropique) ont probablement accéléré le processus, affaiblissant la plate-forme glaciaire jusqu’à son effondrement.
Étant donné que les plates-formes glaciaires retiennent la partie terrestre d’un glacier, on s’attend maintenant à ce que le glacier Cadman fonde et perde de l’eau plus rapidement. Actuellement, il déverse par vêlage chaque année quelque 2,16 milliards de tonnes de glace dans l’océan, et ce débit va probablement augmenter. Un tel déversement glaciaire contribue directement à l’élévation du niveau de la mer, menaçant les régions côtières dans le monde
Les scientifiques ont été surpris de constater que les glaciers voisins dans cette partie de la Péninsule Antarctique occidentale n’ont pas réagi au comportement du Cadman, même si l’on pense que ces glaciers sont interconnectés. Cette situation pourrait être riche d’enseignements sur la manière dont le réchauffement climatique affectera cette région très sensible à la hausse des températures.
Selon les chercheurs, il se pourrait que des crêtes sous-marines agissent comme des barrières défensives pour les glaciers voisins et les protègent du réchauffement de la mer, du moins pour le moment. Avec la hausse ininterrompue de la température de l’océan, la géologie sous-marine pourrait ne plus être en mesure de protéger les glaciers très longtemps. De cette façon, la fonte du glacier Cadman pourrait représenter un point de non-retour montrant ce qui attend ses voisins.
Cette nouvelle étude montre que des glaciers apparemment stables peuvent devenir instables rapidement, sans prévenir, puis s’amincir et reculer très fortement. Cela souligne la nécessité d’un réseau d’observation à grande échelle des océans autour de l’Antarctique, en particulier dans les régions proches des glaciers où il est particulièrement difficile d’effectuer des mesures.
Source : space.com.

Ces images fournies par le satellite Copernicus Sentinel-2 montrent le recul du glacier Cadman et l’effondrement de la plate-forme glaciaire qui le retenait. L’image de gauche date de 2017 et celle de droite de 2023.

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Because of global warming, glacier melting is accelerating in Antarctica where sea ice broke low surface records in 2023. Today’s casualty is Cadman Glacier, located on the western coast of the Antarctic Peninsula. Huge glaciers like Thwaites and Pine Island are buttressed by ice shelves in West Antarctica. Should these shelves collapse, the massive glaciers (Thwaites’ front is 120 km wide) would end up in the ocean and strongly contribute to sea rise around the world.

Using satellite images and in-situ measurements to track Cadman Glacier for more than three decades, a team of scientists has reported a dramatic glacial retreat of 8 kilometers during only 2.5 years between November 2018 and May 2021. Following that retreat, the tidewater glacier’s ice shelf – the part of the glacier that floats on the surface of the ocean, but still remains anchored to land – completely collapsed.

Though Cadman Glacier has been thinning since the early 2000s, or possibly even as far back as the 1970s, the scientific team suggests that warmer-than-normal ocean temperatures in 2018 and 2019 (exacerbated by human-driven global warming) likely accelerated the process, weakening the ice shelf to the point of collapse.

Because ice shelves buttress the land-based part of a glacier, it is now expected that Cadman Glacier will lose water more rapidly. Currently, it drains some 2.16 billion tonnes of ice into the ocean annually, and that rate of flow will likely increase. Such glacial draining directly contributes to sea level rise, threatening coastal regions across the globe.

What was also curious about Cadman Glacier was that the neighboring glaciers on this part of the West Antarctic Peninsula did not react in the same way, althou these glaciers are thought to be interconnected. This situation may hold important lessons for the way climate change will continue to affect this important and sensitive region.

The researchers hypothesize that underwater ridges are acting as defensive barriers for nearby glaciers, protecting them from the warming sea, at least for the moment. With ocean temperatures continuing to rise, subsea geology might not be able to protect the glaciers for much longer. As such, Cadman Glacier might be a « glaciological tipping point » indicating the future for its neighbors.

This new research shows that apparently stable glaciers can switch very rapidly, becoming unstable almost without warning, and then thinning and retreating very strongly. This emphasizes the need for a comprehensive ocean observing network around Antarctica, especially in regions close to glaciers where it is especially difficult to make measurements.

Source : space.com

Réchauffement climatique et derniers événements extrêmes // Global warming and latest extreme events

Les responsables européens de prévention des catastrophes se sont réunis ces derniers jour à l’occasion d’une conférence du Disaster Risk Management Knowledge Centre (DRMKC), Centre européen de gestion de risques et de catastrophes. Ils ont souligné que la situation en Europe avait changé. Les désastres sont plus nombreux et plus importants qu’auparavant, en particulier les inondations et les feux de végétation. Au cours de la conférence, on a entendu des déclarations telles que « je n’ai jamais rien vu de pareil en vingt ans de travail », « des inondations incroyables, très, très graves », « les réalités changent sur une Planète en ébullition ».

Les pays du Nord de l’Europe se croyaient en sécurité il y a quelques années, mais ce n’est plus le cas, ils sont aussi touchés par le réchauffement climatique, même si Météo France se refuse a établir un lien entre la répétition de ces événements extrêmes et la hausse globale des températures. .

Pourtant, ces dernières semaines ont apporté leur lot d’inondations en Europe et ailleurs. Des pluies intenses se sont abattues sur l’Europe, apportées par la tempête Ciaran qui a inondé l’Ouest de la France, avec des vents record. Le nord de l’Italie a aussi subi un vrai déluge.

La tempête Babeth a provoqué de graves s inondations en Ecosse, et a compromis les récoltes de pommes de terre. L’Irlande a été frappée par la tempête Debi. Sans oublier la tempête Frederico.

Le 17 novembre 2023, la température de l’air de la planète, mesurée par Copernicus, a dépassé pour la première fois 2°C au-dessus des températures préindustrielles (1850-1900). Le dépassement a atteint 2.07°C le 17 novembre et 2.06°C le 18 novembre 2023. On a ainsi battu le record de l’anomalie thermique la plus importante jamais relevée. Certes, il s’agit de valeurs journalières, mais elles ont provoqué l’inquiétude des scientifiques, d’autant plus que les températures maximales dans un contexte El Nino surviennent habituellement au printemps.

 

Evolution des températures de surface en 2023 ‘Source : Copernicus)

Ailleurs dans le monde, les autres continents ont connu de vrais déluges. La Somalie en particulier a été inondée par des pluies exceptionnelles qui ont provoqué l’évacuation de 700 000 personnes. Beaucoup d’entre elles s’abritaient déjà dans des camps de réfugiés après avoir fui la sécheresse exceptionnelle qui sévissait récemment dans le pays, cela s’ajoutant à l’insurrection islamiste. En Somalie, le quart de la population est menacé de famine et les pluies des prochaines semaines pourraient encore aggraver le bilan.

La Tanzanie a également été affectée. D’importantes précipitations ont aussi déferlé sur le Brésil, la République Dominicaine, le Myanmar, ainsi que Jeddah en Arabie Saoudite. Dans les pays pauvres, un tel déferlement d’eau dans les maisons signifie souvent la perte de tous les biens, avec des récoltes alimentaires compromises.

Dans les pays développés, pluies et inondations provoquent des coûts énormes, que les assurances couvrent encore pour la plupart. Cependant, les agences de Californie et de Floride avaient dépensé toutes leurs réserves dans les catastrophes récentes et réduisent leur couverture.

De son côté, l’Hémisphère Sud est frappé par la canicule. En Australie, la région de Perth connaît une chaleur à 40°C, inhabituelle dans le printemps austral.

L’OMM s’attend à ce que cette année soit la plus chaude de l’histoire, et que la prochaine la surpasse.  En espérant que l’année 2025 apporte un répit.

Source : global-climat.

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European disaster prevention leaders met in recent days at a conference of the Disaster Risk Management Knowledge Center (DRMKC). They stressed that the situation in Europe had changed. Disasters are more numerous and larger than before, particularly floods and wildfires. During the conference, there were statements such as “I have never seen anything like this in twenty years of work”, “incredible floods, very, very serious”, “realities are changing on a Planet in turmoil « .
The countries of northern Europe thought they were safe a few years ago, but this is no longer the case, they are also affected by global warming, even if Météo France refuses to establish a link between the repetition of these extreme events and the global rise in temperatures. .
However, recent weeks have brought their share of floods in Europe and elsewhere. Intense rain fell on Europe, brought by storm Ciaran which flooded the west of France, with record winds. Northern Italy also suffered a real flood.
Storm Babeth caused severe flooding in Scotland and damaged potato crops. Ireland was hit by Storm Debi. Without forgetting storm Frederico.
On November 17th, 2023, the planet’s surface air temperature, measured by Copernicus, exceeded for the first time 2°C above pre-industrial temperatures (1850-1900). The exceedance reached 2.07°C on November 17th and 2.06°C on November 18th, 2023. This broke the record for the most significant thermal anomaly ever recorded. Of course, these are daily values, but they caused concern among scientists, especially since the maximum temperatures in an El Nino context usually occur in spring.

Elsewhere in the world, other continents have experienced real floods. Somalia in particular was flooded by exceptional rains, which caused the evacuation of 700,000 people. Many of them were already sheltering in refugee camps after fleeing the exceptional drought that recently raged in the country, adding to the Islamist insurgency. In Somalia, a quarter of the population is threatened with famine and the rains in the coming weeks could further worsen the toll.
Tanzania was also affected. Heavy rainfall also hit Brazil, the Dominican Republic, Myanmar, as well as Jeddah in Saudi Arabia. In poor countries, such a surge of water into homes often means the loss of all possessions, with compromised food harvests.
In developed countries, rains and floods cause enormous costs, most of which insurance still covers. However, agencies in California and Florida spent all their reserves on recent disasters and are now reducing their coverage.
For its part, the Southern Hemisphere is hit by the heatwave. In Australia, the Perth region has to face temperatures of 40°C, unusual in the southern spring.
The WMO expects this year to be the hottest on record, and the next year to surpass it. Let’s hope the year 2025 brings some respite.

Source : global-climat.

Le méthane, un puissant gaz à effet de serre // Methane, a powerful greenhouse gas

On le sait depuis longtemps, le méthane (CH4) est l’un des gaz à effet de serre les plus agressifs dans l’atmosphère ; il est plus destructeur que le CO2, même si son temps de vie est plus court. À l’occasion de la COP 28 le site web France Info nous explique qu’au Canada, des milliers de puits de pétrole abandonnés sont devenus des « bombes à retardement écologiques »

Il y aurait au moins 60 000 de ces puits dans l’Ouest canadien, ce qui représente des milliers de tonnes de gaz à effet de serre émises chaque année. Lorsque l’on circule en voiture dans la province de l’Alberta,, on peut voir des milliers de puits de pétrole abandonnés dans les champs, au bord des routes. Certains fuient et émettent du gaz.

Le Canada n’est pas le seul émetteur de méthane. J’ai alerté à plusieurs reprises dans ce blog sur les émissions de CH4 ailleurs dans le monde : Arctique,Antarctique, Mer du Nord, etc. Voici les liens pour accéder à certains de ces articles. Vous pourrez en lire d’autres en inscrivant « méthane » sur le petit moteur de recherche dans la colonne de droite de mon blog.

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It has long been known that methane (CH4) is one of the most aggressive greenhouse gases in the atmosphere; it is more destructive than CO2, even if its lifespan is shorter. On the occasion of COP 28, the France Info website explains to us that in Canada, thousands of abandoned oil wells have become “ecological time bombs”
There are at least 60,000 of these wells in Western Canada, which represents thousands of tonnes of greenhouse gases emitted each year. When you drive in the province of Alberta, you can see thousands of abandoned oil wells in the fields, on the side of the roads. Some leak and emit gas.

Canada is not the only emitter of methane. I have warned several times in this blog about CH4 emissions elsewhere in the world: Arctic, Antarctica, North Sea, etc. Here are the links to access some of these articles. You can read others by entering “methane” on the small search engine in the right column of my blog.

Méthane (1) : des fuites au Canada // Methane (1) : leaks in Canada

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2020/07/28/fuites-de-methane-au-canada-methane-leakages-in-canada/

Méthane (2) : des fuites en Antarctique // Methane (2) : leaks in Antarctica

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2020/07/29/fuite-de-methane-en-antarctique-methane-leak-in-antarctica/

Fuites de méthane en Mer du Nord ! // Methane leaks in the North Sea !

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2020/08/08/fuites-de-methane-en-mer-du-nord-methane-leaks-in-the-north-sea/

Le méthane, le poison de l’Arctique // Methane, the Arctic poison

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2020/12/05/le-methane-le-poison-de-larctique-methane-the-arctic-poison/

Concentrations record de méthane dans l’atmosphère // Record methane concentrations in the atmosphere

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2022/04/10/concentrations-record-de-methane-dans-latmosphere-record-methane-concentrations-in-the-atmosphere/

Fuites de méthane dans la Baltique : un coup dur pour l’environnement // Methane leaks in the Baltic Sea : A hard blow to the environment

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2022/09/30/fuites-de-methane-dans-la-baltique-un-coup-dur-pour-lenvironnement-methane-leaks-in-the-baltic-sea-a-hard-blow-to-the-environment/

Fonte des glaciers et émissions de méthane au Svalbard // Glacier melting and methane emissions in Svalbard

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2023/08/08/fonte-des-glaciers-et-emissions-de-methane-au-svalbard-glacier-melting-and-methane-emissions-in-svalbard/

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Evolution des concentrations de CH4 et de CO2 dans l’atmosphère : des courbes qui font froid dans le dos!

2023 : température record en novembre et on va frôler 1,5°C de hausse pour l’année ! // 2023 : record temperature in November and we will approach the 1.5°C rise for the year !

La série continue. ERA5 nous apprend qu’avec +1.092°C au-dessus de la moyenne 1981-2010, le mois de novembre 2023 vient d’établir un nouveau record de chaleur. Le précédent record de 2020 (+0.775°C) est dépassé de 0.32°C. L’anomalie de +1.092°C observée au mois de novembre 2023 par rapport à 1981-2010 correspond à +1.83°C au-dessus de la période 1850-1900.

L’année 2023 sera la plus chaude jamais observée et on va frôler, voire atteindre, sur la moyenne annuelle le seuil de 1.5°C au-dessus de la température préindustrielle.

Après juin, juillet, août, septembre et octobre, novembre est le 6ème mois d’affilée marqué par un record de chaleur.

Pour rappel, le 17 novembre 2023, la Terre a dépassé les +2°C de réchauffement pendant une journée. En juillet déjà, les températures moyennes à l’échelle de la planète affichaient 1,5°C au-dessus de leur niveau moyen de l’ère préindustrielle. Selon l’OMM, un record battu pendant une seule journée n’est pas significatif, mais cela a tout de même de quoi alerter. Si ,comme c’est prévu ci-dessus, 2023 atteint 1,5°C de réchauffement, ce ne sera, certes, que pour une année, mais au train où vont les choses, il se pourrait tout à fait que ce soit le début d’une courbe ascendante qui aurait des conséquences catastrophiques. Quoi qu’il en soit, le seuil fixé par la COP 21 est très sérieusement menacé.

Certains diront que les conditions El Niño actuellement présentes favorisent la hausse des températures qui devrait se renforcer au cours de l’hiver 2023-24. C’est vrai, mais on pourrait rétorquer que les années précédentes qui étaient sous l’influence du phénomène de refroidissement El Niña n’ont pas été accompagnées d’une baisse des températures. En effet, les dix dernières années figurent toutes dans le top 10 des années les plus chaudes.

Le graphique ci-dessous (Source : ERA5) montre les 10 anomalies globales les plus élevées jamais observées en novembre.

Source : global-climat.

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The series continues. ERA5 is telling us today that with +1,092°C above the 1981-2010 average, the month of November 2023 has just established a new heat record. The previous record of 2020 (+0.775°C) is exceeded by 0.32°C. The anomaly of +1.092°C observed in November 2023 compared to 1981-2010 corresponds to +1.83°C above the period 1850-1900.
The year 2023 will be the hottest ever observed and the threshold of 1.5°C above the pre-industrial temperature might be reached on the annual average.
After June, July, August, September and October, November is the 6th month in a row marked by record heat.

As a reminder, on November 17th, 2023, the Earth exceeded +2°C of warming for one day. Already in July, average temperatures across the planet were 1.5°C above their pre-industrial average level. According to the WMO, a record broken for a single day is not significant, but it is still a cause for alarm. If, as predicted above, 2023 reaches 1.5°C of warming, it will, of course, only be for one year, but at the rate things are going, it could very well be the start of an upward curve which would have catastrophic consequences. In any case, the threshold set by COP 21 is very seriously threatened.
Some will say that the El Niño conditions currently favor rising temperatures which are expected to increase during the winter of 2023-24. This is true, but one could argue that previous years that were influenced by the El Niña cooling phenomenon were not accompanied by a drop in temperatures. In fact, the last ten years all appear in the top 10 hottest years.
The chart below (Source: ERA5) shows the 10 highest global anomalies ever observed in November.

 

Source : global-climat.