Holuhraun (Islande): Et si H. Sigurðsson avait raison? // What if H. Sigurðsson’s prediction proved true?

drapeau francaisDans des notes rédigées le 14 octobre 2014 et le 21 janvier 2015, j’exprimais ma surprise devant la prévision du volcanologue islandais Haraldur Sigurðsson qui affirmait que l’éruption dans l’Holuhraun prendrait fin en mars 2015. Il allait jusqu’à avancer la date du 4 mars pour la fin des hostilités. Une telle affirmation semblait quelque peu fantaisiste à notre époque, alors que la prévision volcanique n’en est – malgré ce que disent certains – qu’à ses balbutiements.

Sigurðsson expliquait que l’affaissement de la caldeira du Bárðarbunga était linéaire – pas une courbe – et qu’il ralentirait progressivement en même temps que se tarirait la source. Ainsi, selon lui, l’éruption devait se terminer 173 jours après le 12 septembre.

Les dernières informations fournies par le comité scientifique islandais indiquent que « l’éruption dans l’Holuhraun continue mais a beaucoup diminué au cours des dernières semaines ». Les rapports fournis à l’issue de survols en hélicoptère indiquent que la taille du lac de lave est en train de diminuer.

Attendons de voir comment va évoluer la situation. Si l’éruption prend fin de manière définitive le 4 mars (plus ou moins une semaine), on pourra dire que H. Sigurðsson avait raison. Sa découverte aurait une importance particulière car elle pourrait servir de référence pour prévoir la durée d’éruptions islandaises du même type dans le futur.

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drapeau anglaisIn notes written on 14 October 2014 and 21 January 2015, I expressed my surprise to the prediction made by Icelandic volcanologist Haraldur Sigurdsson who said that the eruption in Holuhraun would end in March 2015. He went as far as telling the day –  March 4th – for the end of hostilities. Such a statement seemed somewhat fanciful in our days when volcanic prediction is only – despite what some say – at its beginning.
Sigurðsson explained that the collapse of the Bárðarbunga caldera was linear – not a curve – and it would gradually slow down at the same time that the source would dry up. Thus, in his opinion, the eruption would end 173 days after September 12th.
The latest information provided by the Icelandic scientific committee indicates that « the eruption in Holuhraun continues but has decreased significantly in recent weeks. » The reports from helicopter pilots indicate that the size of the lava lake is decreasing.
Let’see how the situation will evolve. If the eruption were to end definitively on March 4th (plus or minus one week), we could say that H. Sigurðsson was right. Its discovery would be of particular importance because it could serve as a benchmark for predicting the duration of Icelandic eruptions of the same type in the future.

Barda-blog

Crédit photo:  Wikipedia.

Holuhraun (Islande): Fin de l’éruption le 4 mars? // Will the eruption end on March 4th?

drapeau francaisLe 14 octobre 2014 *, je rédigeais une note indiquant que volcanologue islandais Haraldur Sigurðsson avait prédit la fin de l’éruption dans l’Holuhraun pour le 4 mars 2015. Un nouvel article sur le site Iceland Review confirme la prévision, mais la date exacte n’est plus mentionnée!
La prévision s’appuie principalement sur le lent affaissement de la caldeira du Bárðarbunga, en supposant qu’il s’agit d’un indicateur fiable du volume de magma évacué à 50 km au nord de la caldeira. Si c’est le cas, cela signifie que le volume de magma évacué au niveau de la caldeira correspond au volume de lave émis dans l’Holuhraun. Comme la vitesse d’affaissement de la caldeira est assez régulière, Haraldur Sigurdsson pense qu’elle peut être extrapolée en utilisant une courbe mathématique (voir ci-dessous). Ainsi, la vitesse d’affaissement de la caldeira est modélisée sous la forme une simple courbe de la fonction carrée qui s’aplatit en mars avec la proximité de la fin de l’éruption.
Pourquoi pas, mais l’expérience montre qu’une éruption de ce type ne se termine pas d’un seul coup et qu’il faut un certain temps avant que les scientifiques décident qu’elle est bel et bien terminée. Ce sera cette date officielle décrétée par les scientifiques qui devra être prise en compte pour dire si la prédiction formulée en octobre 2014 par Haraldur Sigurðsson est valable.
Entre-temps, comme je l’ai écrit dans ma note d’octobre, l’Islande devrait organiser des paris autour de la date de l’éruption prévue par Sigurðsson. L’argent ainsi recueilli pourrait aider à financer la recherche volcanique dans le pays!

* Lien vers ma note du 14 octobre 2014:

http://volcans.blogs-de-voyage.fr/2014/10/14/4-mars-2015-fin-de-leruption-en-islande-eruption-in-iceland-will-stop-on-march-4th-2015/

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Pendant qu’Haraldur  Sigurdsson se livrait au jeu des pronostics, ses collègues islandais se rendaient dans l’Holuhraun le 19 Janvier, pour la première fois depuis six semaines. Ils ont survolé le site de l’éruption et ont pu constater que le champ de lave avait considérablement augmenté. Il atteint maintenant 84 kilomètres carrés.
Le cratère où bouillonne la lave mesure 80 mètres de haut, 100 mètres de large et plusieurs centaines de mètres de long. La lave a tendance à avancer constamment vers le nord et elle a coupé la route 910. L’activité se concentre désormais dans la partie nord du cratère où la chaleur a augmenté, tandis que la partie sud est en voie de refroidissement. Le survol a révélé que des fractures se sont formées en bordure du cratère, ce qui pourrait provoquer l’effondrement d’une de ses parois. Un tel effondrement pourrait changer la trajectoire de la lave qui pourrait commencer à se diriger vers le nord-ouest et agrandir encore davantage le champ de lave à l’ouest.
Source: Iceland Review.

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drapeau anglaisOn October 14th 2014*, I wrote a note indicating that Icelandic volcanologist Haraldur Sigurðsson had predicted the end of the Holuhraun eruption for March 4th 2015. A new article on the Iceland Review website confirms the prediction, but the exact day is no longer mentioned!

The prediction is mainly based on the ongoing slow subsidence of the Barðarbunga caldeira, with the assumption it is an indicator of the magma erupted 50 km to the north of the caldeira. This would mean the evacuated volume of magma corresponds to the erupted volume of lava. As the rate of subsidence is quite regular, Haraldur Sigurðsson thinks it can be extrapolated using a mathematical curve (see below). Thus, the rate of caldera subsidence is modelled as a simple square-function curve that flattens out in March with the end of the eruption.

Why not, but experience shows that an eruption of this type does not come to an end all of a sudden and that it lingers some time before scientists decide it is definitely over. It is the scientists’ official end date that will need to be taken into account to say if Haraldur Sigurðsson’s October prediction was right.

Meantime, as I put it in my October note, Iceland should organize some betting around the predicted eruption date. The money that would be collected could help volcanic research in the country!

* Link to my note of October 14th 2014: http://volcans.blogs-de-voyage.fr/2014/10/14/4-mars-2015-fin-de-leruption-en-islande-eruption-in-iceland-will-stop-on-march-4th-2015/

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While Haraldur Sigurdsson was making his predictions, his Icelandic colleagues Icelandic scientists were travelling to Holuhraun on January 19th for the first time in six weeks. They observed the eruption from the air and could see that the lava field had grown significantly. It now measures 84 square kilometres.

The eruption crater is now 80 metres tall, 100 metres wide and several hundred metres long. Lava is constantly moving further to the north and has flowed across Road 910. Activity is now concentrated in the northern part of the crater where the heat has increased, while the southern part is cooling down. The overflight has revealed that cracks have formed in the edge of the crater, which could cause one of its walls to collapse. Such a collapse could change the course of the lava which might start flowing to the northwest and expand the lava field to the west.

Source : Iceland Review.

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Fogo (Iles du Cap Vert): Une éruption prévisible? // Fogo (Cape Verde): A foreseeable eruption?

drapeau francaisComme ce fut le cas avec l’éruption meurtrière de l’Ontake au Japon, des voix commencent à s’élever pour dire que l’éruption du Fogo était prévisible. C’est toujours la même histoire : ceux qui critiquent après, n’ont pas été fichus de s’exprimer avant ! De toute façon, prévisible ou pas, l’éruption du Fogo aurait tout de même détruit le village de Portela. De plus, avec une éruption de ce type, le risque de pertes humaines est quasiment inexistant. Il suffit de ne pas se trouver sur la trajectoire de la lave, une situation bien différente des coulées pyroclastiques des volcans de la Ceinture de Feu du Pacifique. Les dégâts, aussi sérieux et regrettables soient-ils, restent matériels.

S’agissant du Fogo, un membre de la mission ITER (Institut Technologique des Energies Renouvelables des Iles Canaries) a déclaré que toutes les données collectées depuis le mois de mars faisaient ressortir « une situation inquiétante ». Selon lui, ces informations ont été adressées à l’Institut National de Météorologie et Géophysique (INMG) qui n’a jamais répondu, comme cela a été reconnu par un géologue de l’Université du Cap Vert.

L’Observatoire Volcanologique du Cap Vert a installé en avril 2012 un réseau de six stations sismiques sur l’île de Fogo. Une première secousse de M 2,9 a été enregistrée dès le 12 avril dans Cha das Caldeiras à 3 km de profondeur. Par ailleurs, des émissions de CO2 ont été observées à l’intérieur de la caldeira à partir du mois de mars, avec une hausse régulière jusqu’en août, époque où ces émissions ont cessé. Selon l’ITER, ces informations montraient la « probabilité typique » d’une éruption volcanique à court terme.

Le problème, c’est que l’ITER n’a plus eu accès au système de transmission des données en temps réel. En effet, le Laboratoire de Génie Civil du Cap Vert a transféré la responsabilité de lecture des données sismiques à l’INMG sans le consentement des autres organismes, dont l’ITER.

Au final, il semblerait que les scientifiques sur place aient mal évalué le risque éruptif au vu des différents paramètres sismiques ou gazeux.

Quoi qu’il en soit, l’Ontake – volcan explosif – et le Fogo – majoritairement effusif – montrent, si besoin était, que notre capacité à prévoir les éruptions reste très limitée.

Source : Ocean Press.

Voici une belle galerie d’images mise en ligne par la BBC:  http://www.bbc.com/news/world-africa-30291041

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drapeau anglaisAs was the case with the deadly eruption of Mount Ontake (Japan), voices are heard that say that the eruption of Fogo was predictable. It’s always the same story: Those who criticize after the eruption never spoke before the event! Anyway, foreseeable or not, the eruption of Fogo would have destroyed the village of Portela. Besides, with an eruption of this type, the risk of casualties is very low. You just need to be away from the path of lava, which is very different from the pyroclastic flows produced by the volcanoes of the Pacific Ring of Fire. The damage, as serious and sad as it, remains material.

As far as Fogo is concerned, a member of the ITER (Technological Institute of Renewable Energies in the Canary Islands) mission said that all the data collected since March indicated « a worrying situation. » He said the information was sent to the National Institute of Meteorology and Geophysics (INMG) which never answered, as was confirmed by a geologist from the University of Cape Verde.
The Volcanological Observatory of Cape Verde installed in April 2012 a network of six seismic stations on Fogo Island. The first quake of M 2.9 was recorded as soon as April 12th at Cha das Caldeiras at a depth of 3 km. Furthermore, CO2 emissions were observed within the caldera from March, with a steady increase until August, when these emissions ceased. According to the ITER, the information showed the « typical probability » of a short-term volcanic eruption.
The problem is that ITER could not have access to the transmission system of data in real time. Indeed, the Cape Verde Engineering Laboratory had transferred the responsibility of reading seismic data to INMG without the consent of other organizations, including ITER.
In the end, it seems that the scientists who were on the field misjudged the eruptive risk indicated by the different seismic and chemical parameters.

The eruptions of both Ontake – an explosive volcano – and Fogo – a mainly effusive one – do show that our capacity to predict eruptions is still quite limited.
Source: Ocean Press.

Here is a nice gallery of images released by the BBC:  http://www.bbc.com/news/world-africa-30291041

Aucune prévision fiable pour la coulée du 27 juin à Hawaii // No reliable prediction for the June 27th lava flow in Hawaii

drapeau francaisBien que le Kilauea soit doté d’un grand nombre d’instruments de mesure, personne ne peut dire comment se comportera la coulée du 27 juin dans les prochains jours, ni pendant combien de temps elle menacera Pahoa et le District de Puna.
Pour comprendre à quel point il est difficile de faire la moindre prévision, il faut prendre en compte l’histoire éruptive globale du Kilauea et du Pu’uO’o qui sont en éruption depuis plus de 31 ans, depuis le 3 janvier 1983 pour être plus précis. Au vu d’un tel laps de temps, on peut raisonnablement penser que l’éruption du Pu’uO’o – la source de la coulée de lave actuelle – se poursuivra dans les années à venir.
Tout au long de ces 31 années, l’éruption a envoyé des coulées de lave vers le sud et vers l’océan. Au cours des dernières années, ces coulées n’ont pas été vraiment menaçantes dans la mesure où une grande partie de la zone sud du Pu’uO’o était déjà recouverte d’un vaste champ de lave. La coulée du 27 juin, orientée vers le nord-est, sort de l’ordinaire mais elle n’a rien d’exceptionnel.
Il n’y a aucun moyen de savoir combien de temps restera active la bouche qui s’est ouverte le 27 juin sur le flanc nord-est de Pu’uO’o, mais il est intéressant de jeter un coup d’oeil à la durée d’autres bouches éruptives récentes sur le Kilauea. Les bouches qui ont donné naissance aux coulées Kahauale’a et Kahauale’a 2 (2013-2014) sont restées actives respectivement deux mois et demi et 13 mois. La bouche qui a émis la Peace Day Flow (2011-2013) a eu une durée de vie d’environ deux ans. La Fissure D (2007-2011) est restée active près de quatre ans. Cela prouve que les bouches qui s’ouvrent sur le Pu’uO’o peuvent rester actives pendant plusieurs années.
Si la source de la coulée du 27 juin reste active pendant plusieurs années, la coulée de lave du même nom suivra probablement le même processus que les précédentes. Les fluctuations au niveau de l’alimentation entraîneront des débordements qui contribueront à élargir la coulée. L’écoulement de lave étroit près de la source sur le Pu’uO’o va progressivement s’élargir au fil des mois et donner naissance à un vaste champ de lave nourri par les débordements successifs. Cet élargissement latéral du champ de lave peut devenir l’élément le plus destructeur de cette activité effusive.
Si l’on se réfère à ces différents événements, une conclusion s’impose : La coulée de lave du 27 juin peut rester active pendant des mois, voire des années, mais il est impossible de prévoir sa durée de vie avec précision. Si un changement brusque se produit sur le Pu’uO’o, la bouche éruptive du 27 juin et la coulée peuvent cesser d’exister d’un seul coup. Cependant, même si il y a en ce moment des signes de variations dans le débit éruptif, rien ne prouve que la source est en train de se tarir. Les habitants du District de Puna doivent donc s’attendre à voir la coulée du 27 juin rester active pendant encore un certain temps et ils ont intérêt à se tenir informés de son évolution à travers les rapports quotidiens mis en ligne sur les sites web du HVO et de la Protection Civile.

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Bien que le front de la coulée du 27 juin se soit immobilisé il y a plus d’une semaine, les responsables de la Protection Civile ne prévoient pas la réouverture de Pahoa Village Road dans les prochains jours. En effet, l’imagerie thermique montre que l’intérieur du front de coulée est encore très chaud et la masse de lave a tendance à gonfler. La Pahoa Village Road sera rouverte quand il n’y aura plus de risque de débordements de lave vers l’aval.
En outre, la compagnie Hawaii Electric Light devra être consultée avant toute décision d’ouvrir la route en raison des mesures prises pour protéger les poteaux de la chaleur de la lave. Avec leur protection thermique, les poteaux prennent beaucoup de place et ils mobilisent une voie de circulation. Donc, même si la Protection Civile donne le feu vert à la réouverture de la route, elle devra être dégagée pour rétablir deux voies de circulation.

Source: HVO & presse locale

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drapeau anglaisAlthough Kilauea volcano is equipped with a lot of measuring instruments, nobody can say what the June 27th lava flow will do in the coming days or how long it will threaten Pahoa and the Puna District.

To understand how difficult it is to make the slightest prediction, you need to take into account the global eruptive history of Kilauea and Pu’uO’o which have been erupting for over 31 years, since January 3rd 1983 to be more precise. This sustained time period suggests that Pu’uO’o – the source of the current lava flow – could continue to erupt for years to come.

For most of its 31 years, the eruption has sent lava flows south, towards the ocean. In recent years, these flows created only minor risks, because much of the area south of Pu’uO’o was already covered by a broad lava flow field. The June 27th flow is unusual, but not unprecedented, in that the flow direction is towards the northeast.

There is no way of knowing how long the June 27th vent will persist on the NE flank of Pu’uO’o, but we can look at the duration of other recent vents on Kilauea. The Kahauale‘a and Kahauale‘a 2 vents (2013-2014) lasted 2.5 months and 13 months, respectively.  The Peace Day vent (2011-2013) erupted for about two years. The Fissure D vent (2007-2011) lasted nearly four years. This indicates that individual vents on Pu’uO’o have the potential to remain active for several years.

If the June 27th vent remains active for several years, its lava flow activity will likely follow the same pattern exhibited by other recent vents and their flow fields. Fluctuations in the lava supply will trigger new breakouts from the lava tube, which will slowly widen the flow. What begins as a narrow flow on the flank of Pu’uO’o can gradually, over the course of months, widen with the addition of breakouts into a more expansive lava flow field. This lateral enlargement of the flow field can be the most destructive aspect of the activity.

Referring to these events, all we can say with certainty is that the June 27th lava flow has the potential to persist for months to years. But we cannot precisely forecast the flow’s duration. Should an abrupt change occur at Pu’uO’o, the June 27th vent and its flow could end any day. However, even though there are signs that the eruption rate is varying, there are no signs that the vent is shutting down. Then Puna residents should be prepared for the flow to remain active for some time and are encouraged to stay informed about the flow’s status and progress through daily updates posted by HVO and Hawaii County Civil Defense websites.

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Even though the front of the June 27th lava flow has stalled for more than a week, Civil Defence officials are not considering re-opening Pahoa Village Road in the coming days. Indeed, the thermal imaging shows the flow’s subsurface is still very hot near the front and there is still some inflation. Pahoa Village Road will be reopened when there is no risk of any possible breakouts downslope.

Besides, Hawaii Electric Light Co. will have to be consulted before any decision to open the road will be made because of measures the utility has taken to protect the poles from the formerly advancing molten rock. With their thermal protection, the poles are fairly large and they take up one lane of the roadway. So, even if Civil Defence gives the green light to the reopening of the road, it will have to be cleared to re-establish two lanes of traffic.

Source: HVO & Local newspapers.

Pahoa-blog

Vue globale de la coulée et de Pahoa le 7 novembre 2014  (Crédit photo:  USGS / HVO)