Une coulée de lave de 75 km ! // A 75-kilometer-long lava flow !

La NASA a réussi à capturer dans sa totalité le Carrizozo Malpaís, une formation de lave longue de… 75 kilomètres. Sa largeur varie de 1 kilomètre dans sa partie la plus étroite à 5 kilomètres au niveau des extrémités. L’Administration a dû assembler quatre clichés pour capturer la coulée dans toute son ampleur. Les photos ont été réalisées depuis la Station spatiale internationale (ISS). Sur le montage final, on peut voir le Carrizozo Malpaís, une grande coulée de lave basaltique au Nouveau-Mexique.

Les différents clichés, pris le 30 juin 2022, couvrent les quelque 33.700 hectares et 75 kilomètres de long de la formation. Selon l’USGS, cette coulée de lave, en plein cœur du désert de Chihuahua, a été produite en une seule fois par une éruption il y a environ 5200 ans; elle aurait duré entre 20 et 30 ans. La source est un cône de 27 mètres de hauteur que les locaux appellent «Little Black Peak. Il est l’un des points culminants d’un volcan bouclier aujourd’hui inactif. L’USGS explique que « la coulée est l’une des plus longues connues à avoir surgi sur Terre au cours des 10 000 dernières années. » Sa composition lui a permis d’avancer facilement dans le Tularosa Basin. Une autre coulée, moins visible dans le paysage, a été émise par le Broken Back Crater au nord.

Connu depuis longtemps, le Carrizozo Malpaís n’avait pas pu être capturé dans sa totalité et en détail. Les derniers clichés constituent les images aériennes les plus détaillées jamais prises de la coulée de lave. Contrairement à ce que l’on pourrait penser en regardant la couleur très sombre de la lave, elle n’est pas dépourvue de vie. Un certain nombre d’espèces de plantes, caractéristiques des milieux désertiques, comme le figuier de Barbarie ou encore le genévrier, ont élu domicile sur la coulée.

Source: NASA.

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NASA has managed to capture the Carrizozo Malpaís in its entirety, a lava formation 75 kilometers long. Its width varies from 1 kilometer in its narrowest part to 5 kilometers at the extremities. The Administration had to put together four shots to capture the full extent of the flow. The photos were taken from the International Space Station (ISS). On the final montage, one can see the Carrizozo Malpaís, a large basaltic lava flow in New Mexico.
The various shots, taken on June 30th, 2022, cover the approximately 33,700 hectares and 75 kilometers long of the formation. According to USGS, this lava flow, in the heart of the Chihuahua Desert, was produced in one go by an eruption about 5200 years ago; it probably lasted between 20 and 30 years. The source was a 27 meter tall cone that locals call “Little Black Peak. It is one of the highest points of a now inactive shield volcano. USGS explains that « the flow is one of the longest known on Earth in the past 10,000 years. » Its composition allowed it to easily advance in the Tularosa Basin. Another flow, less visible in the landscape, was emitted from the Broken Back Crater to the north.
Known for a long time, the Carrizozo Malpaís could not be captured in its entirety and in detail. The latest snaps are the most detailed aerial images ever taken of the lava flow. Contrary to what one might think looking at the very dark color of the lava, it is not devoid of life. A number of plant species, characteristic of desert environments, such as the prickly pear or even the juniper, have taken up residence on the lava flow.
Source: NASA.

Source: NASA

Erosion littorale (suite) // Coastal erosion (continued)

Dans une note publiée le 21 février 2022 sur ce blog, je rappelais qu’avec la fonte des glaces dans l’Arctique, on assiste à une hausse du niveau des océans et une intensification de l’érosion côtière. Le littoral recule de plus en plus, surtout lors des tempêtes en période de grandes marées. En conséquence, certaines maisons basculent dans la mer et certaines localités devront être déplacées dans l’intérieur des terres au cours des années à venir.
En février, les médias américains avaient montré une maison de cinq chambres construite en 1980 qui s’est partiellement effondrée dans l’océan Atlantique le 9 février 2022 et a disséminé des débris sur des kilomètres le long des plages de Caroline du Nord.
Une autre maison construite sur la côte a disparu à Rodanthe en 2020.
Le 10 mai 2022, toujours en Caroline du Nord, deux nouvelles maisons situées sur le littoral des Outer Banks ont été emportées par la mer.

https://twitter.com/i/status/1524093024300634114

Au moment des faits, les deux maisons installées sur pilotis étaient inoccupées. Selon la chaîne de télévision CNN, d’autres habitations pourraient subir le même sort dans les prochains jours.

Dans le Nord-Est des Etats-Unis, les inondations dues aux marées ont considérablement augmenté ces derniers temps. Selon la NOAA, on évalue entre sept et quinze le nombre de jours d’inondation attendu d’ici 2030. Ce chiffre pourrait grimper à 75 par an d’ici 2050.

La NASA indique que le niveau de la mer a augmenté d’environ 10 cm depuis le début des années 1980 dans cette partie de la Caroline du Nord. Chaque année, l’érosion côtière coûte près d’un demi-milliard de dollars aux autorités.

Comme je l’ai indiqué à plusieurs reprises, la France n’est pas à l’abri des inondations lors des grandes marées. Dans le sillage de ma conférence à Cognac, j’ai fait un saut vers le littoral atlantique. A Saint-Palais-sur-Mer, une partie du sentier littoral a été fermée pour cause d’instabilité. Les enrochements sont de plus en plus nombreux le long de la côte. Reste à savoir s’ils pourront résister longtemps aux assauts des vagues…

Source: Médias américains.

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In a post published on February 21st, 2022 on this blog, I recalled that with the melting of the ice in the Arctic, we are witnessing a rise in the level of the oceans and an intensification of coastal erosion. The coastline is receding more and more, especially during high tide storms. As a result, some houses are collapsing into the sea and some municipalities will have to be moved inland over the coming years.
US media showed a five-bedroom house built in 1980 that partially collapsed into the Atlantic Ocean on February 9th, 2022 and sent debris floating for miles along North Carolina beaches.
Another house built on the coast disappeared in Rodanthe in 2020.
On May 10th, 2022, still in North Carolina, two new homes on the Outer Banks coastline were washed away by the sea.
https://twitter.com/i/status/1524093024300634114
At the time of the events, the two houses on stilts were unoccupied. According to the CNN television channel, other homes could suffer the same fate in the coming days.
In the Northeastern United States, tidal flooding has increased significantly in recent times. According to NOAA, the number of flood days expected by 2030 is between seven and fifteen. This figure could rise to 75 per year by 2050.
NASA says sea levels have risen about 4 inches (10 cm) since the early 1980s in this part of North Carolina. Each year, coastal erosion costs the authorities nearly half a billion dollars.

As I have indicated on several occasions, France is not immune to flooding during high tides. In the wake of my conference in Cognac, I drove to the Atlantic coast. In Saint-Palais-sur-Mer, part of the coastal footpath was closed due to instability. The ripraps are more and more numerous along the coast. The question is to know whether they will be able to resist the onslaught of the waves for a long time…
Source: US news media.

 Enrochements à St Georges de Didonne (Photo: C. Grandpey)

Le cryovolcanisme sur Pluton // Pluto’s cryovolcanism

Pluton est une planète naine dans la ceinture de Kuiper, une région de forme circulaire au-delà de l’orbite de Neptune. La NASA explique que « Pluton est plus petite que notre Lune, avec un glacier en forme de cœur de la taille du Texas et de l’Oklahoma. »
Le 14 juillet 2015, le vaisseau spatial New Horizons de la NASA a effectué un vol historique qui a fourni les premières images rapprochées de Pluton et de ses lunes. La mission a rassemblé d’autres données qui ont transformé notre compréhension de ce monde mystérieux à la frontière extérieure du système solaire. Ces données ont, en particulier, révélé la présence de cryovolcanisme.
La NASA avait déjà supputé sur Pluton la présence d’un cryovolcan – autrement dit un volcan de glace – baptisé Wright Mons, probablement de la taille du Mauna Loa. Si la découverte était confirmée, les scientifiques affirmaient que « ce serait le plus grand édifice de ce type découvert dans le système solaire externe. » Une étude publiée dans la revue Nature Communications le 29 mars 2022 explique que les scientifiques de la NASA avaient raison.
Les volcans de glace de Pluton sont impressionnants car certains atteignent 7 kilomètres de hauteur. Ils se trouvent dans une zone où il y a peu de cratères d’impact. Cela laisse supposer que c’est de la glace de méthane, d’une consistance semblable à celle du dentifrice, qui serait émise par ces cryovolcans et qui aurait récemment remodelé la surface de la planète naine.
Pour que les volcans de glace soient actifs, il leur faut une source de chaleur. Selon les chercheurs de la NASA, « l’existence de ces édifices volumineux laisse supposer que la structure interne et l’évolution de Pluton permettent une meilleure rétention de la chaleur, ou la présence de davantage de chaleur globale qu’on le pensait avant la mission New Horizons. Cette chaleur a permis la mobilisation de matériaux riches en glace d’eau à la fin de l’évolution historique de Pluton. »
Les scientifiques ont observé des preuves de cryovolcanisme dans d’autres parties du système solaire, notamment sur la planète naine Cérès et Titan, la lune de Saturne. Les auteurs de l’étude affirment que les volcans de glace de Pluton ainsi que les conditions particulières de sa surface et de son atmosphère en font un lieu unique dans le système solaire ».
Source : Cnet, NASA.

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Pluto is a dwarf planet in the Kuiper Belt, a donut-shaped region of icy bodies beyond the orbit of Neptune. NASA explains « it is smaller than Earth’s Moon, with a heart-shaped glacier that’s the size of Texas and Oklahoma. »

On July 14th, 2015, NASA’s New Horizons spacecraft made its historic flight through the Pluto system, providing the first close-up images of Pluto and its moons and collecting other data that has transformed our understanding of this mysterious world on the solar system’s outer frontier. The spacecraft’s data suggested the presence of cryovolcanism.

NASA had eyed a suspected Mauna Loa-size cryovolcano on Pluto called Wright Mons, saying « it would be the largest such feature discovered in the outer solar system » if confirmed. A study published in the journal Nature Communications on March 29th, 2022 suggests NASA’s hunch was right.

Pluto’s ice volcanoes are impressive, with some reaching 7 kilometers in height. They are found in an area with few impact craters, hinting the volcanoes spewed out slush, probably methane ice, that reshaped the surface relatively recently in the dwarf planet’s history.

For ice volcanoes to work, they must have a heat source. According to the NASA researchers, « the existence of these massive features suggests Pluto’s interior structure and evolution allows for either enhanced retention of heat or more heat overall than was anticipated before New Horizons, which permitted mobilization of water-ice-rich materials late in Pluto’s history. »

Scientists have seen evidence of cryovolcanism in other parts of the solar system, notably on dwarf planet Ceres and Saturn’s moon Titan. The study’s authors say Pluto’s ice volcanoes and distinct surface and atmospheric conditions make it « unique among the visited places in the solar system. »

Source: Cnet, NASA.

Pluton vue par la sonde New Horizons (Source : NASA)

Bienvenue sur Io, la lune de Jupiter ! // Welcome to Io, Jupiter’s moon !

J’ai écrit plusieurs notes à propos de Io, l’une des lunes de Jupiter, bien connue pour son intense activité volcanique. Le site space.com invite ses lecteurs à la visiter.
Avec un rayon moyen de 1 821 km, Io est légèrement plus grande que la Lune. Elle présente une forme légèrement elliptique, avec son axe le plus long dirigé vers Jupiter. Parmi les satellites de Jupiter, Io occupe la troisième place tant en masse qu’en volume, derrière Ganymède et Callisto mais devant Europe.
La surface de Io est parsemée de centaines de volcans. Certains émettent des panaches riches en soufre, de plusieurs centaines de kilomètres de hauteur. La surface de la lune évolue et se modifie à une vitesse incroyable. Des fissures laissent échapper de la lave qui remplit les cratères d’impact et inonde de nouvelles étendues sous de la roche liquide. Bien que la composition exacte de Io soit inconnue, il s’agit probablement de soufre fondu et de dioxyde de soufre. La température de surface de la lune est en moyenne d’environ – 130°C. Les volcans, quant à eux, peuvent atteindre 1 649°C.
L’activité volcanique de Io a été découverte pour la première fois par les missions Voyager de la NASA en 1979. La plupart des informations figurant dans l’article de space.com ont été fournies par l’agence américaine.
Comme Io décrit une orbite elliptique autour de Jupiter, la force exercée par la gravité de Jupiter sur la lune varie en fonction de sa proximité avec la planète. Cette fluctuation gravitationnelle crée une poussée et une traction perpétuelles sur l’intérieur de Io dans différentes directions, ce qui fait gonfler sa surface d’une centaine de mètres. Ce mouvement entraîne une compression des roches de Io les unes contre les autres, ce qui génère de grandes quantités de chaleur.
Si Io était la seule lune de Jupiter, son orbite ressemblerait probablement à un cercle, mais les forces exercées par Europe et Ganymède, les lunes voisines de Io, empêchent une telle situation de se produire. Io ne peut pas échapper au jeu perpétuel de tiraillement gravitationnel permanent, ni à l’échauffement planétaire qui s’ensuit.
Io met 1,77 jours terrestres pour orbiter autour de Jupiter et, verrouillée par les forces de marée, montre toujours la même face à Jupiter.
La surface de Io est principalement composée de soufre et de dioxyde de soufre. L’atmosphère de dioxyde de soufre de Io est extrêmement ténue et représente environ un milliardième de la pression de surface de l’atmosphère terrestre.
L’orbite de Io traverse les puissantes lignes de force magnétiques de Jupiter, de sorte que la lune devient un puissant générateur électrique. Selon la NASA, ce courant dissipe une puissance de plus de 1 térawatt avec un potentiel de 400 000 volts, créant à son tour 3 millions d’ampères de courant électrique. Ce courant revient ensuite le long des lignes de champ magnétique de Jupiter et provoque des orages dans la haute atmosphère de la planète.
Pendant la rotation de Jupiter, les forces magnétiques retirent environ une tonne de matériau à Io chaque seconde. Ce matériau devient ionisé et forme un nuage de rayonnement toroïdal appelé tore de plasma. Certains des ions sont attirés dans la haute atmosphère de Jupiter et créent des aurores (voir mon article du 9 mai 2015 à ce sujet). Un exemple de cette activité a été repéré par le télescope spatial Hubble qui a révélé le rôle joué par Io et Ganymède dans les aurores de Jupiter.
Io a également une atmosphère au comportement variable. L’enveloppe de dioxyde de soufre du gaz se fige lorsque la lune passe dans l’ombre de Jupiter. Le dioxyde de soufre se retransforme en gaz lorsque Io revient à la lumière du soleil.

Io a été la première des lunes de Jupiter à être découverte par l’astronome italien Galileo Galilei le 8 janvier 1610. C’était la première fois qu’une lune était observée en orbite autour d’une planète autre que la Terre. La découverte de Galilée a permis de comprendre que les planètes tournent autour du soleil, et non que le système solaire tourne autour de la Terre.
Bien qu’aucune mission dédiée n’ait été envoyée sur Io, plusieurs engins spatiaux ont survolé Jupiter et observé ses lunes : les sondes Pioneer 10 de la NASA en 1973, Pioneer 11 en 1974, Voyager 1 et Voyager 2 en 1979. Entre 1995 et 2002, l’engin spatial Galileo de la NASA a effectué plusieurs survols de Io. ils ont fourni aux scientifiques les vues les plus proches à ce jour de la lune de Jupiter.
Bien qu’il n’y ait pas de mission spécifiquement prévue pour observer Io, d’autres missions passent actuellement à proximité de la lune ou le feront dans les années à venir. La mission JUICE de l’Agence spatiale européenne, dont le lancement est prévu en 2023, se concentrera sur Europe, Ganymède et Callisto. En 2024, les projets de mission Europa Clipper de la NASA s’attarderont sur l’habitabilité d’ Europe.
Vous trouverez plus de détails sur le site space.com.
Source : space.com.

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I have written several posts about Io, one of Jupiter’s moons. It is the most volcanically active body in the solar system. The website space.com invites its readers to an exhaustive visit of the celestial body.

With a mean radius of 1,821 km, Io is slightly larger than Earth’s moon. It has a slightly elliptical shape, with its longest axis directed toward Jupiter. Among the Galilean satellites, Io ranks third, behind Ganymede and Callisto but ahead of Europa, in both mass and volume.

Io’s surface is peppered with hundreds of volcanoes, some spewing sulfurous plumes hundreds of kilometers high. This surface is changing at an incredible rate. Volcanic fissures ooze lava that fills impact craters and creates new floodplains of liquid rock. While Io’s exact composition is unknown, it is likely molten sulfur and sulfur dioxide..Io’s surface temperature averages about minus 130°C. Io’s volcanoes can reach 1,649°C degrees C.

Io’s volcanic activity was first discovered by NASA’s Voyager missions in 1979. The American agency has provided most of the information of this article.

As Io orbits Jupiter in an elliptical fashion, the strength of Jupiter’s gravity on Io varies depending on how close the moon is to the planet. This gravitation fluctuation creates a perpetual push and pull on the moon’s interior in different directions, which causes Io’s surface to bulge by as much 100 meters. This movement causes Io’s rocks to grind past each other, generating vast quantities of heat.

If Io were Jupiter’s only moon, its orbit would probably look like a circle, but the ongoing, constant outward tug from Io’s outer neighbours Europa and Ganymede ensure that does not happen. Io cannot escape this perpetual game of gravitational tug-of-war and subsequent planetary heating.

Io takes 1.77 Earth-days to orbit Jupiter. Io is tidally locked, so the same side always faces Jupiter.

Io’s surface is primarily composed of sulfur and sulfur dioxide. Io’s sulfur dioxide atmosphere is extremely thin, about one billionth the surface pressure of Earth’s atmosphere.

Io’s orbit cuts across Jupiter’s powerful magnetic lines of force, turning Io into an electric generator. According to NASA, Io can develop 400,000 volts across itself, in turn creating 3 million amperes of electrical current. This then makes its way back along Jupiter’s magnetic field lines and causes lighting storms in Jupiter’s upper atmosphere.

As Jupiter rotates, the magnetic forces strip away about a ton of Io’s material every second. The material becomes ionized and forms a doughnut-shaped cloud of radiation called a plasma torus. Some of the ions are pulled into Jupiter’s upper atmosphere and create auroras (see my post of May 9th, 2015 about this topic). An example of this activity was spotted by the Hubble Space Telescope, which revealed the influences of Io and Ganymede, in Jupiter’s auroras.

Io also has a collapsible atmosphere. The sulfur dioxide envelope of gas freezes up while Io is in the shadow of Jupiter every day. When Io comes back into the sunlight, the freezing sulfur dioxide converts to gas once more.

Io was the first of Jupiter’s moons discovered by Italian astronomer Galileo Galilei on January 8th, 1610. This discovery, along with the discovery of three other Jovian moons, was the first time a moon was ever found orbiting a planet other than Earth. Galileo’s discovery eventually led to the understanding that planets orbit the sun, instead of our solar system revolving around Earth.

While no dedicated mission has been sent to Io, several spacecraft have flown by Jupiter and observed its moons : NASA’s Pioneer 10 in 1973, Pioneer 11 in 1974, Voyager 1 and Voyager 2 probes in 1979. Between 1995 and 2002, NASA’s Galileo spacecraft made multiple flybys of Io and provided scientists with the closest views to date of the volcanic moon.

While there is no mission specifically planned to look at Io, other missions are now in the vicinity of the moon or will be in future years. The European Space Agency’s JUICE mission, set to launch in 2023, will focus on Europa, Ganymede and Callisto. In 2024, NASA’s Europa Clipper mission plans investigate the habitability of another Galilean moon, Europa.

You will find more details on the space.com website

Source : space.com.

Eruption à la surface de Io

Aurore sur Jupiter (Source; NASA)