Piton de la Fournaise (Ile de la Réunion) : L’éruption continue // The eruption continues

6h30 (heure métropole / 8h30 heure locale) : Je suis en attente des nouvelles sur le terrain. Je n’ai pas vu de message alarmant. J’en conclus que la lave n’a toujours pas traversé la RN 2 ce matin.

Hier soir vers 23 heures, la lave avait parcouru environ 3 km et se trouvait à environ 1 km de la RN 2, à environ 400 mètres d’altitude. A cet endroit, il y a un replat, ce qui freinait sa progression. Le débit observé à la source était de 10 mètres cubes par seconde ce qui correspond à la moyenne habituelle en début d’éruption.

Par précaution, les autorités ont fermé la route car la lave était susceptible de la traverser pendant la nuit. Cela pose bien sûr un problème aux personnes désireuses de profiter du spectacle. La RN2 n’est pas large et les emplacements de stationnement peu nombreux. Le Préfet a demandé à ces personnes de faire preuve de civisme, de ne pas bloquer la circulation,  et surtout de ne pas gêner le passage des véhicules prioritaires.

7 heures : Les dernières nouvelles de l’éruption sont diffusées par l’excellent Journal de l’Ile. On apprend que ce matin, la lave se trouve à 400 mètres de la RN 2. Cela semble près et laisserait penser que la rivière incandescente pourrait traverser la route dans la journée. Ce n’est pas gagné ! Comme je l’indiquais précédemment,  la coulée a nettement ralenti sa progression au cours de la nuit et se trouve maintenant sur un replat. Malgré tout, c’est la première coulée à se trouver aussi près de la RN2 depuis l’éruption de 2007. Personne ne peut dire si la lave aura la force d’atteindre la chaussée.

Des mesures de sécurité ont été mises en place pour prévenir tout accident. Il est prévu l’aménagement d’un accès sécurisé.  Il s’agirait d’utiliser la piste qui menait aux statues de Mayot, Symbiose volcan et oiseaux, qui avaient été englouties par les laves en 2007.

8 heures: Un contact sur place vient de m’indiquer que « la coulée est figée à moins d’un kilomètre de la route ».

12h30 : L’activité éruptive qui a débuté le 25 octobre 2019 se poursuit. Toutefois, après un début en fanfare, l’intensité du tremor a entamé une décroissance progressive qui se poursuit en ce moment. S’agissant de la déformation de l’édifice volcanique, la zone sommitale ne montre pas de signaux particuliers.

Ce matin une seule bouche éruptive restait active. Comme indiqué précédemment, la coulée a rejoint le Piton Tremblet avant de progresser sur la coulée de 2007. En aval du Piton Tremblet, la lave a bifurqué pour former un bras secondaire dont le front progresse dans la forêt au nord de la coulée principale. Vers 8h30 ce matin les 2 fronts de coulées se trouvaient à environ 400 mètres en amont de la RN2 et poursuivaient une progression  très lente.

Au vu de la baisse d’intensité du tremor, on peut raisonnablement penser que la lave a peu de chances d’atteindre la RN2, mais avec le Piton, on ne sait jamais ; un sursaut d’énergie est toujours possible.

Source : OVPF.

17 heures : La lave finira-t-elle par atteindre la RN 2 ? C’est la question que tout le monde se pose ce soir. Comme je l’ai indiqué précédemment, le tremor éruptif est sur le déclin et l’alimentation à la source est donc moins fournie. Jusqu’à présent, la lave avançait sur un replat où la pente était relativement faible, d’environ 16%. Elle avance maintenant sur une pente plus forte, d’environ 19%, ce qui pourrait compenser la baisse de débit à la source. Ce soir, le front des coulées de trouve à environ 250 mètres de la RN 2. Cela signifie qu’il y a eu une progression de 150 mètres en 9 heures. La nuit sera déterminante…

Source : OVPF, JIR.

—————————————————

6:30 am (Paris time / 8:30 am local time): I’m waiting for the latest on the field news. I have not seen any alarming message. I conclude that lava has not yet  crossed RN 2 this morning.
Last night around 11 pm, lava had travelled about 3 km and was about 1 km from RN 2, at about 400 metres above sea level. At this place, there is a flat, which slowed down its progression. The output at the source was 10 cubic metres per second, which corresponds to the usual average at the beginning of an eruption.
As a precaution, the authorities closed the road because lava was likely to cross it during the night. This of course poses a problem for people wanting to enjoy the show. RN2 is not wide and there are not many parking spaces. The Prefect asked these people to be civic, not to block traffic, and especially not to hinder the passage of priority vehicles.

7:00 a.m.:The latest news of the eruption are given by the excellent Journal de l’Ile. We learn that this morning, lava is 400 metres from RN 2. It seems close and one might think that the incandescent river could cross the road in the day. Not so sure ! As I explained before, the flow has slowed down significantly during the night and is now on a flat area. Nevertheless, it is the first lava flow to be soclose to RN2 since the 2007 eruption. Nobody can tell if lava will have the strength to reach the roadway.
Safety measures have been put in place to prevent any accident. There is a plan for secure access. It would use the trail which led to the statues of Mayot, Symbiose volcano and birds, which had been engulfed by lava in 2007.

8:00 a.m.: A friend of mine who is on the field has just told me that lava has stopped less than one kilometre from the road.

12:30: The eruptive activity that began on October 25th, 2019 continues. However, after a great start, the intensity of the tremor began a gradual decline that continues at this time. Regarding the deformation of the volcanic edifice, the summit area does not show any particular signals.
This morning only one eruptive vent remained active. As indicated previously, the flow reached Piton Tremblet before advancing on the 2007 flow. Downslope of Piton Tremblet, the lava bifurcated to form a secondary branch whose front progresses in the forest north of the main flow. Around 8:30 this morning the 2 flow fronts were about 400 metres from RN2 and continued a very slow progression.
Given the drop in intensity of the tremor, it is reasonable to think that lava is unlikely to reach RN2, but with the Piton, you never know; a burst of energy is always possible.
Source: OVPF.

5 pm: Will the lava eventually reach RN 2? This is the question everyone is asking tonight. As I put it before, the eruptive tremor is declining and the source is therefore less fed. Until now, the lava was advancing on a rather flat area where the slope was relatively low, about 16%. It is now advancing on a steeper slope of about 19%, which could offset the decline of output at the source. Tonight, the front of the lava flows is about 250 metres from RN 2. This means that there was an increase of 150 metres in 9 hours. The night will be decisive …
Source: OVPF, JIR.

Voici une image du front de coulée qui venait d’encercler un petit cône:

Photo: Fabrice Juignier

Le Piton Tremblet (Photo: C. Grandpey)

Exploration sous-marine de la côte sud d’Hawaii // Submarine exploration of the southern coast of Hawaii

Alors que les scientifiques français se plaignaient du manque de moyens pour explorer le volcan sous-marin au large des côtes de Mayotte, des chercheurs américains se trouvaient à bord du navire de recherche Rainier de la NOAA pour explorer la côte sud de la Grand Ile d’Hawaii. Ils ont pu observer et analyser les conséquences de l’arrivée de la lave dans l’océan lors de l’éruption du Kilauea en 2018. Le Rainier fait partie d’une flotte dont la mission est d’étudie la bathymétrie des eaux côtières autour des États-Unis. Les relevés permettent de mettre à jour les cartes marines et divers documents numériques destinés au commerce et au transport maritime, ainsi qu’à la sécurité de la navigation. Le navire mesure également diverses propriétés de l’eau de mer. Les missions du Rainier s’effectuent principalement en Alaska, mais les conséquences de l’éruption de 2018 l’ont conduit à Hawaii. Cette mission a été l’occasion d’observer les deltas de lave formés pendant l’éruption dans la Lower East Rift Zone.

La principale mission de la NOAA étant de maintenir à jour les cartes marines, la côte de Puna au SE de la Grande Ile méritait d’être analysée en raison des changements survenus en 2018. Cependant, l’intérêt de la mission dépasse l’hydrographie. L’observation des pentes sous-marines permet aux volcanologues du HVO à mieux comprendre les processus qui affectent la stabilité du delta de lave nouvellement formé dans la baie de Kapoho, ainsi que d’autres dangers le long du nouveau littoral.
Une étude réalisée en août 2018 par le navire de recherche Nautilus exploité par l’Ocean Exploration Trust, avait déjà fourni une base de référence permettant d’identifier les changements bathymétriques survenus au cours de l’année écoulée.
À l’instar du Nautilus, le Rainier a analysé la bathymétrie à l’aide d’un sondeur multi-faisceau (SONAR) monté sur sa coque. Ce système envoie les ondes acoustiques perpendiculairement à la longueur du navire. Le principe est simple : Les ondes sont envoyées vers le fond de l’océan et remontent vers le navire où un récepteur mesure le temps écoulé. La collecte de millions de mesures de distance permet de construire un DEM (Digital Elevation Model) modèle numérique du relief sous-marin. En comparant le nouveau DEM du Rainier à celui obtenu l’année dernière avec le Nautilus, les volcanologues sont en mesure de voir quelles parties du delta de lave sous-marin sont les plus fragiles, et donc susceptibles de s’affaisser ou de s’effondrer. Par ailleurs, la comparaison d’images satellite récentes avec les cartes des coulées de lave de 2018 révèle que certaines des nouvelles côtes ont déjà reculé de plusieurs dizaines de mètres. Des changements similaires pourraient donc se produire sous la surface de l’océan.
Le traitement et la publication du nouvel ensemble de données prendront un certain temps. Cependant, alors que le Rainier était ancré au large des côtes hawaiennes, les volcanologues du HVO ont pu monter à bord et  repérer des détails intéressants au niveau du littoral submergé le long des deltas de 2018, y compris un chenal de lave, aujourd’hui inactif. Des discussions avec l’équipage du navire ont permis d’identifier plusieurs zones intéressantes pour y effectuer des investigations bathymétriques.
Source: USGS.

——————————————-

While French scientists were complaining about the lack of means for the exploration of the submarine volcano off the coasts of Mayotte, Americans researchers were on board the NOAA research ship Rainier to explore the southern coast of Hawaii Big island. They could observe and analyse the consequences of the arrival of lava in the ocean during the 2018 Kilauea eruption. The Rainier is part of a fleet that surveys the bathymetry of coastal waters around the United States. The surveys are used to update nautical charts and various digital products in support of marine commerce and transportation, as well as navigation safety. The ship also measures various properties of the ocean water. The Rainier works primarily in Alaska, but the aftermath of the 2018 eruption brought it to Hawai‘i. The journey provided a special opportunity to re-survey the lava deltas formed during the Lower East Rift Zone eruption.

Because NOAA’s core mission is to maintain up-to-date nautical charts, the Puna coast became an important objective given the changes that occurred there in 2018. However, interest in the data goes beyond hydrography. Views of the submarine slopes help HVO volcanologists to better understand ongoing processes that affect the stability of the newly-formed lava delta in Kapoho Bay, along with other hazards along the new coastline.

An August 2018 survey by the Exploration Vessel Nautilus, operated by the Ocean Exploration Trust, provides a baseline to identify bathymetric changes over the past year.

The Rainier, like the Nautilus, surveys bathymetry using a multibeam echosounder (SONAR) mounted to its hull. This system transmits acoustic waves in a fan along the beam of the ship, perpendicular to the ship’s length. As these waves reflect off the ocean floor and back to the ship, a highly-sensitive receiver measures the time that has passed.

Collecting millions of distance measurements allows for the construction of a submarine Digital Elevation Model (DEM). By comparing the new DEM from the Rainier with last year’s DEM from the Nautilus, it will be possible for volcanologists to see which parts of the submarine lava delta are subsiding. Comparisons of recent satellite images with 2018 lava flow maps have suggested that some of the new coastline has already retreated by tens of metres, so similar changes might be expected below the waves.

Full processing and publication of the new dataset will take some time. However, while the Rainier was anchored offshore, HVO’s volcanologists came on board and could spot various submarine features along the 2018 deltas, including a possible lava channel, now inactive. Discussions with the ship’s crew identified several target areas for further bathymetric investigation.

Source : USGS.

L’arrivé de la lave fragilise le littoral hawaiien (Photo: C. Grandpey)

L’éruption de 1969 du Mauna Ulu à Hawaii // The Mauna Ulu 1969 eruption in Hawaii

Le mois de mai 2019 est une date importante dans l’histoire du Kilauea, sur la Grande Ile d’Hawaii. D’une part, c’était le premier anniversaire de l’éruption de 2018. D’autre part, mai 2019 marquait le 50ème anniversaire d’un autre événement majeur sur l’East Rift Zone: le début de l’éruption du Mauna Ulu qui a duré de 1969 à 1974.
Il y a cinquante ans, le 24 mai 1969, le début de l’éruption du Mauna Ulu a commencé avec l’ouverture d’une fracture à l’endroit où se croisent le rift est du Kilauea et la zone de la faille de Koa’e. Cette nouvelle fracture s’est comportée comme les fissures 17, 20 et 22 de l’éruption de 2018, avec des fontaines de lave de 30 mètres de hauteur issues d’une fracture linéaire. Ce type d’éruption est classique à Hawaii et apparaît sous l’appellation « fontaine hawaïenne » dans les manuels de volcanologie du monde entier.
S’agissant du Mauna Ulu, le système de fissures s’étire sur 4,5 km d’est en ouest et traverse les cratères Alo’i et Alae dans le Parc National des Volcans d’Hawaï. Les fontaines de lave se limitaient à deux zones principales: l’une entre les deux cratères et l’autre à l’ouest du cratère Alo’i.
Le premier jour de l’éruption du Mauna Ulu, la zone de fontaines de lave la plus à l’ouest est restée active pendant 18 heures. La zone à l’est est restée active pendant 36 heures, mais on sait peu de choses sur cette activité, car la Chain of the Craters Road a été coupée par les fontaines de l’ouest, de sorte que les fontaines de l’est n’étaient visibles que de loin.
L’éruption du Mauna Ulu a duré cinq ans et a été précédée par une série d’éruptions fissurales dans l’East Rift Zone en 1960, 1961, 1962, 1963 (2), 1965 (2), 1965 (2) et Février 1969. Chacune d’elle a duré entre 1 et 15 jours. À l’époque, on ne pouvait pas savoir que l’activité éruptive commencée le 24 mai 1969 était le début de quelque chose de plus important. En fait, avec une durée de seulement 36 heures, elle semblait plutôt insignifiante à côté des autres éruptions à Hawaii..
La fracture de l’épisode 1 de l’éruption a généré une activité de spattering qui a édifié des remparts linéaires de plusieurs mètres de hauteur du côté nord de la fracture. En fait, cette brève activité fissurale a constitué le premier des 12 épisodes de fontaines de lave du début de l’éruption du Mauna Ulu qui s’est poursuivie jusqu’au 31 décembre 1969.
À partir de l’épisode 2, l’activité est restée confinée dans la zone de fontaines de lave située à l’est. La bouche éruptive donnait souvent naissance à deux fontaines qui jaillissaient côte à côte, parfois de la même hauteur, de plusieurs dizaines à plusieurs centaines de mètres de haut.
Les fontaines de lave ont fini par édifier un cône de tephra de 50 mètres de hauteur. Ce cône a été baptisé Mauna Ulu (montagne grandissante). Il a ensuite été recouvert de 70 mètres de lave et constitue encore aujourd’hui un repère important bien visible depuis la Chain of the Craters Road.
En janvier 1970, l’éruption du Mauna Ulu est devenue effusive, avec des coulées de lave qui se sont dirigées vers le sud à travers le parc national et ont finalement atteint l’océan. Un lac de lave s’est formé dans le cône de tephra. Il a permis aux chercheurs du HVO de comprendre les phénomènes de « gas pistoning ». La lave a également comblé les pit craters Alo’i et Alae.
Après une pause de trois mois et demi (d’octobre 1971 à février 1972), l’activité éruptive a repris pendant deux ans, jusqu’en juillet 1974, date à laquelle l’éruption a finalement pris fin.
Cette éruption a permis des avancées scientifiques inestimables en volcanologie, notamment une meilleure compréhension de la manière dont se forment les coulées pahoehoe et a’a. Le Mauna Ulu a permis les premières observations sous-marines détaillées de la formation des laves en coussins. L’évolution de vastes champs de lave, la formation de tunnels de lave et l’origine des moulages d’arbres (« tree molds ») ont également été documentées.
L’éruption du Mauna Ulu a été l’éruption du Kilauea la plus importante, la plus volumineuse en matière de débit de lave, et la mieux documentée au 20ème siècle, jusqu’en 1983, année où a commencé la très longue éruption du Pu’O’o.
Source: USGS.

En cliquant sur ce lien, vous verrez une impressionnante galerie d’images de l’éruption du Mauna Ulu en 1969:

https://www.maxisciences.com/eruption-volcanique/mauna-ulu-des-geologues-devoilent-les-images-d-archives-spectaculaires-d-une-fascinante-eruption-volcanique_art40576.html

—————————————————

May 2019 was a notable date in Kilauea Volcano’s history. On the one hand, it was the one-year anniversary of the 2018 eruption. On the other hand, it marked the 50th anniversary of another important event on the East Rift Zone: the start of the 1969-1974 Mauna Ulu eruption.

Fifty years ago, on May 24th, 1969, the opening fissure of the Mauna Ulu eruption broke ground where Kīlauea’s east rift and the Koa‘e fault zone intersect. This fissure behaved similarly to fissures 17, 20, and 22 of the 2018 eruption with 30-metre- tall lava fountains emerging from a linear crack. This style of eruption is classic to Hawaii and is thus called « hawaiian fountaining » in volcanology textbooks around the world.

At Mauna Ulu, the fissure system stretched 4.5 km from east to west and cut straight through ‘Ālo‘i and ‘Alae pit craters within Hawai‘i Volcanoes National Park. The fountains were confined to two main areas: one between the two pit craters and the other west of ‘Ālo‘i crater.

On the first day of the Mauna Ulu eruption, the western fountaining zone erupted for 18 hours. The eastern zone erupted for 36 hours, but not much is known about that activity because the Chain of Craters road was cut by the western fountains, making the eastern fountains visible only in the far distance.

The five-year-long Mauna Ulu eruption was preceded by a series of East Rift Zone fissure eruptions that occurred in 1960, 1961, 1962, 1963 (2), 1965 (2), 1968 (2), and February 1969, each lasting between 1 and 15 days. At the time, there was no way to know that the eruptive activity that began on May 24th, 1969, was the start of something bigger. In fact, at only 36 hours long, it seemed rather insignificant.

The episode 1 fissure produced spatter in linear ramparts several metres high on the north side of the fissures. Ultimately, this brief fissure was the first of 12 lava fountaining episodes during the early Mauna Ulu eruption that continued through December 31st, 1969.

Beginning with episode 2, activity was localized to only the eastern fountaining zone. The vent would often have dual fountains, which erupted side-by-side, occasionally with both the same height, ranging from several tens to several hundred metres high.

The lava fountains eventually built a tephra cone 50 metres tall. This cone was named Mauna Ulu (growing mountain). It was later covered in 70 metres of lava and is a prominent landmark still visible from the Chain of Craters Road.

In January 1970, the Mauna Ulu eruption became effusive, producing lava flows that travelled south through the national park, and ultimately reached the ocean. A lava lake formed within the tephra cone, allowing HVO researchers to document and understand gas pistoning phenomena. Lava also filled in ‘Ālo‘i and ‘Alae pit craters.

After a 3.5 month pause (October 1971 to February 1972), eruptive activity resumed for two more years, until July 1974, when the eruption finally ended.

This eruption produced invaluable scientific advancements in volcano science, including an improved scientific understanding of how pāhoehoe and ‘a‘ā form. Mauna Ulu provided the first detailed observations of pillow lava forming underwater. The development of large lava flow fields, the formation of lava tubes, and the origin of tree molds were also documented.

The Mauna Ulu eruption was the largest, most voluminous, and best documented eruption recorded at Kilauea in the 20th century, until 1983 when the next long-lived eruption began at Pu’O’o.

Source: USGS.

By clicking on this link, you will see an impressive gallery of photos of the 1969 Mauna Ulu eruption:

https://www.maxisciences.com/eruption-volcanique/mauna-ulu-des-geologues-devoilent-les-images-d-archives-spectaculaires-d-une-fascinante-eruption-volcanique_art40576.html

Vue du Mauna Ulu (Crédit photo: C. Grandpey)

Fontaine de lave pendant l’éruption du Mauna Ulu en 1969 (Crédit: Don Swanson, USGS, que je salue ici).

Réunion le volcan rouge

Après le double documentaire consacré à la Montagne Pelée (Martinique) et à Soufriere Hills (Montserrat), en voici un autre de la même veine. Il a pour sujet le Piton de la Fournaise sur l’Ile de la Réunion. Vous serez conduits sur le volcan, auprès des fontaines et coulées de lave, dans les tunnels et au fond de la mer par une bande de passionnés. Je connais quelques uns de ces « fous furieux de la Fournaise » que je salue ici. Je les remercie de m’avoir fait découvrir de petites parcelles de leur terrain de jeu. Mes amitiés aussi à Aline Peltier qui ponctue le film de ses commentaires scientifiques.

Vous découvrirez le film d’une cinquantaine de minutes en cliquant sur ce lien :

https://www.france.tv/documentaires/animaux-nature/1085373-reunion-le-volcan-rouge.html

Photos: C. Grandpey

Photo: Christian Holveck