Geyser rose (Islande) [suite] // Pink geyser (Iceland) [continued]

drapeau francaisL’artiste chilien qui a déversé un colorant alimentaire dans le geyser Strokkur a finalement reçu de la police une amende de 680 euros pour avoir « nui à l’équilibre de la nature dans le secteur. » Pour le moment, les pandores islandais n’ont toujours pas vu la couleur de cet argent car l’oiseau s’est envolé pour le Chili sans payer l’amende et en promettant de revenir à Reykjavik pour plaider sa cause auprès d’un tribunal. Selon lui, son acte n’a laissé aucune trace visible. Il affirme que s’il devait payer l’amende pour avoir souillé la nature, il faudrait que les propriétaires de la zone de Geysir empêchent les cars de déverser quotidiennement des flots de touristes et qu’ils retirent les pylônes électriques qui gâchent le paysage. Il ajoute qu’il faudrait aussi interdire aux volcans d’entrer en éruption car leur cendre peut retomber jusque sur les geysers….

Source : Iceland Review.

 ————————————————

drapeau anglaisThe Chilean artist who poured food colouring into Strokkur finally got a 680-euro fine for “dis­rupt­ing the del­i­cate bal­ance of na­ture in the area”. However, the Icelandic cops have not yet seen the colour of the money as the bird has flown back to Chile without paying anything and promising to go back to Reykjavik to take the fine to the lawcourts. In his opinion, his act left no visible trace. He said that if he was to pay the fine, landown­ers of the Geysir area would have to stop hordes of tourist coaches from going there and take away the elec­tric pylons that spoil the landscape. And then they’d need to stop vol­ca­noes from erupt­ing be­cause the ash might en­ter the geysers.

Source : Iceland Review.

Geysir-paint

Crédit photo:  Iceland Review.

Geyser rose! (Islande) // Pink geyser! (Iceland)

drapeau francaisSi l’on consulte Wikipedia, on apprend que Marco Evaristti, né en 1963 à Santiago du Chili, est un artiste plasticien danois. En tout cas, il vient de se faire sacrément remarquer en Islande en déversant cinq litres de teinture rouge à base de jus de fruits dans le célèbre Strokkur sur le site non moins célèbre de Geysir. Ce n’est pas la première fois que le bonhomme commet un tel geste. L’an dernier, il a teint de la même façon une cascade en Norvège, ce qui lui a valu 15 jours de prison. En Islande, la police l’a arrêté car son acte est parfaitement illégal.

Marco Evaristti se justifie en affirmant qu’il est paysagiste et qu’il peint directement la Nature, refusant d’utiliser une toile comme le font les autres artistes. Il refuse de demander des autorisations, sous prétexte que la Nature n’appartient à personne. En tout cas, pour les Islandais, « ce n’est pas de l’art, c’est du vandalisme ! »

Source Iceland Review.

 ———————————————

drapeau anglaisIf you consult Wikipedia, you will learn that Marco Evaristti, born in 1963 in Santiago, Chile, is a Danish artist. In any case, he recently drew attention in Iceland by pouring five litres of red fruit dye in the famous Strokkur of the equally famous Geysir. This is not the first time that the man has committed such an act. Last year, he dyed in the same way a waterfall in Norway, which earned him 15 days in prison. In Iceland, the police arrested him because his act is completely illegal.
Marco Evaristti  justified hiomself affirming he is a landscape painter and that he directly paints nature, refusing to use a canvas as do other artists. He refuses to apply for permits under the pretext that nature does not belong to anyone. In any case, for Icelanders, « it’s not art, it’s vandalism! »

Source Iceland Review.

Geysir-paint

Source: Iceland Review.

Le réchauffement climatique de l’Islande à la Sibérie // Global warming from Iceland to Siberia

drapeau francais Certes, les glaciers islandais fondent (voir ma dernière note à ce sujet), mais ce qui se passe en Islande peut être relié à ce qui a été observé récemment en Sibérie avec la découverte de sept trous géants dans le sol, d’un diamètre moyen de 75 mètres pour une profondeur de plus de 45 mètres (voir photo ci-dessous). L’un de ces orifices avait plus de 800 mètres de diamètre. Il en existe probablement beaucoup d’autres dans toute l’immensité de la Sibérie.
Différentes théories ont attribué l’existence de ces mystérieux cratères à des impacts de météorites, à des frappes de missiles ou bien à des explosions de gisements de gaz à proximité. Cependant, l’explication la plus probable de ce phénomène semble être le changement climatique. Les températures du sous-sol dans certaines parties de la Sibérie ont augmenté de près de quatre degrés au cours des quinze dernières années. Au fur et à mesure que le pergélisol se réchauffe, il libère du méthane. Le méthane s’accumule puis explose, laissant derrière lui un trou béant.
Ces libérations de poches de méthane sont inquiétantes, qu’elles se soldent ou non par des explosions. Le méthane est un gaz à effet de serre, et sur une base moléculaire, c’est un agent de réchauffement beaucoup plus puissant que le dioxyde de carbone, même s’il ne reste pas très longtemps dans l’atmosphère. Si le pergélisol libère le méthane en raison de la hausse des températures, il pourrait entraîner un effet domino: plus de méthane conduit à plus de réchauffement qui, à son tour, conduit à plus de fonte du sol, et ainsi de suite.
Les trous observés en Sibérie doivent attirer notre attention sur un autre phénomène dans lequel le réchauffement climatique et la géologie peuvent se retrouver liés l’un à l’autre de manière fortuite: Il s’agit des séismes. Ils se produisent généralement le long des limites entre les plaques tectoniques. Toutefois, on a récemment enregistré un nombre anormal de séismes au Groenland. Une théorie largement débattue a attribué ce phénomène à la diminution de la calotte glaciaire du Groenland. Tandis que la calotte glaciaire fond, son poids diminue, permettant le soulèvement du sol qui se trouve en dessous. Le processus, connu sous le nom de soulèvement (ou rebond) isostatique, pourrait bien être responsable de  cette augmentation de l’activité sismique.
Cela nous ramène au début de l’article avec ce qui a été observé en Islande. La boucle est bouclée !

Adapté d’un article paru dans The New Yorker.

 ————————————————

drapeau anglais Icelandic volcanoes are melting (see my latest note about this topic) but what is happening in Iceland can be connected to what has recently been observed in Siberia with seven giant holes in the ground, about 75 metres across and more than 45 metres deep (see photo below), including one that is more than 800 metres across. There are probably plenty more in all Siberia.

Theories about the mystery craters have variously attributed them to meteorite impacts, missile strikes or explosions from nearby gas fields. However, the most likely explanation for the phenomenon seems to be climate change. Underground temperatures in parts of Siberia have risen by nearly four degrees in the past fifteen years. As the permafrost warms, it releases methane. The methane builds up until there’s an explosion, which leaves behind a hole.

Whether or not they end in explosions, these methane releases are a serious concern. Methane is a greenhouse gas, and on a molecule-by-molecule basis it is a far more potent warming agent than carbon dioxide, although it doesn’t last as long in the atmosphere. If the permafrost is leaking methane because of rising temperatures, a positive-feedback loop could be taking effect: more methane leads to further warming, which leads to further thawing, and so on.

But the holes in Siberia also point to another, stranger phenomenon. Global warming and geology turn out to be connected in unexpected ways. Concerning earthquakes, they usually occur along tectonic plate boundaries. But recently Greenland has been experiencing an unusually large number of earthquakes. One widely discussed theory attributes this to the shrinking of the Greenland ice sheet. As the ice sheet melts, its weight declines, allowing the land underneath it to rise. The process, which is known as isostatic rebound, may well be responsible for the increase in seismic activity.

This leads us to the beginning of the article with what has been observed in Iceland. We’ve come full circle!

Adapted from an article in The New Yorker.

Siberian-hole

Crédit photo : Service de presse du gouverneur YaNAO / Marya Zulinova

Islande: Ça fond! // Iceland is melting!

drapeau francaisDans une note rédigée le 3 mars 2015, j’écrivais qu’avec le réchauffement climatique et la fonte des glaciers, la croûte terrestre avait tendance à se soulever. Des chercheurs ont découvert que la croûte sous l’Islande se soulève au fur et à mesure que le réchauffement climatique fait fondre les vastes calottes glaciaires de l’île.

Des observations récentes ont révélé que les glaciers islandais couvrent 12% de moins qu’on le pensait. Cette conclusion a été tirée à partir de photographies aériennes prises par l’agence islandaise Loftmyndir. L’agence a procédé à une mise à jour de ses photographies aériennes des deux dernières années. Les derniers clichés montrent des changements considérables par rapport à ceux des années 2000. Beaucoup de glaciers ont reculé de plusieurs centaines de mètres, certains même de plusieurs kilomètres.
Officiellement, la superficie totale des glaciers islandais est de 11 922 km2, soit 11 à 12% de la surface totale de l’Islande. Toutefois, ces chiffres (cités dans les livres de géographie des petits Islandais) semblent s’appuyer sur des mesures anciennes qu’il faudrait mettre à jour. Le glacier Hofsjökull, par exemple, couvre officiellement 925 km2. Les images du satellite Spot en 2006 ont montré que sa superficie n’était plus que de 864 km2. Les dernières photos de l’été 2014 donnent une superficie de 827 km2. Le Hofsjökull a donc perdu 10% par rapport aux chiffres officiels.
Au vu des dernières photos, la surface totale des glaciers islandais est maintenant estimée à 10 462 km2, soit seulement 10% de la surface totale de l’Islande. Ces derniers chiffres sont donc de plus de 12% inférieurs aux chiffres officiels.
La fonte des glaciers observée en Islande affecte la plupart des calottes glaciaires dans le monde. J’ai attiré à plusieurs reprises l’attention du public sur la fonte des glaciers dans les Alpes françaises et en Alaska. Je vais avoir l’occasion d’exposer des photos de glaciers alaskiens au festival international de photo qui se tiendra à Montier-en-Der (Haute-Marne) en novembre 2015. Le titre de l’exposition sera « Alaska : Des glaciers et des ours ».

Source : Iceland Review.

 ——————————————————

drapeau anglaisIn a note written on March 3rd, I indicated that with global warming and the melting of glaciers, the Earth’s crust is rising. Researchers discovered that the crust under Iceland is rebounding as global warming melts the island’s great ice caps.

Recent observations revealed that Ice­landic glac­i­ers cover 12% less of the coun­try than pre­vi­ously thought. This con­clu­sion was drawn from aer­ial pho­tographs taken by Ice­landic pho­to­graph com­pany Loft­myn­dir. The com­pany has been re­new­ing its aer­ial pho­tographs for the last two years. The new pho­tos show large-scale changes, as com­pared to the previous ones dat­ing from around 2000. There are many in­stances of glac­i­ers hav­ing re­ceded by many hun­dred me­tres, some even by kilo­me­tres.

The of­fi­cial fig­ure for the to­tal area of Ice­land’s glac­i­ers is 11,922 km2, i.e. 11-12% of the to­tal sur­face area of Ice­land. However, these fig­ures (quoted in school ge­og­ra­phy books) seem to be based on rather old mea­sure­ments and they need to be up­dated. Hof­sjökull, for in­stance, is of­fi­cially 925 km2. Im­ages from the Spot satel­lite in 2006 showed it had shrunk to 864 km2. The lat­est pic­tures from sum­mer 2014 give it a sur­face area of 827 km2. Hof­sjökull is there­fore over 10% smaller than of­fi­cial fig­ures sug­gest.

The to­tal sur­face area of Ice­land’s glac­i­ers is now es­ti­mated at 10,462 km2, i.e. just 10% of the to­tal sur­face area of Ice­land. These lat­est fig­ures are there­fore over 12% lower than cur­rent of­fi­cial fig­ures.

The glacier melting observed in Iceland also affects most ice caps around the world. I have drawn several times public attention to the melting in the French Alps and in Alaska. I have just been given the opportunity to exhibit photos of Alaskan glaciers in the international photo festival to be held in Montier-en-Der (Haute Marne) in November 2015. The title of the exhibition will be “Glaciers and bears in Alaska”.

Source : Iceland Review.

Vatna-blog

Ce magnifique paysage islandais est-il menacé de disparition?  (Photo:  C. Grandpey)