Les Américains sont-ils en train de prendre conscience de la fonte des glaciers? // Are Americans getting aware of glacier melting ?

Les glaciers fondent aux Etats-Unis et, pour la première fois, une étude effectuée par des chercheurs de l’Université de Washington a montré à quelle vitesse ils fondent et disparaissent. Ces informations sont très inquiétantes et montrent qu’un avenir sans glacier pourrait arriver plus tôt que prévu.
Un chercheur de l’Université de Washington à Seattle a mis au point une nouvelle technique pour mesurer l’épaisseur des glaciers ; elle consiste à utiliser des images satellitaires haute résolution pour suivre les variations d’altitude. Grâce à cet outil, le scientifique a pu suivre les fluctuations de niveau de 1 200 glaciers aux États-Unis.
Les résultats ont confirmé ce que beaucoup craignaient: Les glaciers fondent rapidement. Selon cette étude, la perte totale de glace sur le Mont Rainier s’élève à environ 0,7 kilomètres cubes depuis 1970; cela équivaut à une perte d’épaisseur de glace de 7,5 mètres sur l’ensemble du sommet du volcan.

On a observé de profonds changements sur le Mont Rainier au cours des 45 dernières années et, pour la première fois, les scientifiques sont en mesure de quantifier avec précision la quantité de neige et de glace qui a disparu.
Les mesures récentes ont nécessité plusieurs années de travail pour rassembler toutes les données. L’étude a débuté en 2012 avec la collecte des données sur la perte subie par les glaciers des Etats-Unis. Le chercheur a utilisé pour cela le système d’imagerie par satellite à haute résolution qu’il avait créé précédemment pour suivre les variations de niveau des calottes glaciaires en Antarctique et au Groenland. La caméra embarquée à bord du satellite prend deux photos de chaque glacier à quelques minutes d’intervalle, puis elle utilise un logiciel automatisé pour créer un modèle 3D de la surface du glacier. L’étude fournit un bilan pour les 1200 glaciers dans les 48 états situés au sud du Canada.
Auparavant, les géologues s’appuyaient sur des photographies de glaciers prises depuis des avions et des satellites, ou utilisaient des sondes plantées dans la neige pour mesurer la vitesse de fonte. La nouvelle technique consistant à utiliser des images satellitaires haute résolution permet d’avoir une vision parfaite des effets du changement climatique sur les ressources naturelles du pays, avec une précision d’environ 30 centimètres.
On sait que les glaciers fondent. En 2015, une étude du World Glacier Monitoring Service a compilé plus de 40 000 mesures d’épaisseur de glaciers à travers le monde. Cette étude a révélé qu’en moyenne les glaciers perdent environ un mètre d’épaisseur chaque année. D’autres recherches ont estimé qu’à la vitesse actuelle de fonte, les glaciers autour de l’Everest pourraient complètement disparaître d’ici 2100.
Source: Université de Washington.

Parallèlement à la publication de cette étude, un rapport du Government Accountability Office (GAO) indique que le changement climatique coûte aux contribuables américains des milliards de dollars chaque année. Ces coûts devraient augmenter au fur et à mesure que les tempêtes dévastatrices, les inondations, les incendies de forêt et les sécheresses deviendront plus fréquentes dans les décennies à venir.
Le rapport indique que les impacts fiscaux du changement climatique peuvent varier considérablement d’une région à l’autre. Le Sud-Est des Etats-Unis est exposé à un risque accru en raison du risque de submersion des zones côtières par les tempêtes et l’élévation du niveau de la mer. Le Nord-Est est également menacé par les vagues pendant les tempêtes et par l’élévation du niveau de la mer, mais pas autant que le sud-est. Le Midwest et les grandes plaines sont susceptibles de voir leurs rendements diminuer. L’Ouest devrait connaître une sécheresse accrue, des incendies de forêt et des vagues de chaleur faisant des victimes.
Des copies préliminaires de ce rapport ont été adressées à la Maison-Blanche et à l’Agence de Protection de l’Environnement, qui n’ont fait aucun commentaire officiel susceptible d’être joint au rapport du GAO.
Source: Presse américaine.

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American glaciers are melting, but for the first time research from the University of Washington has been able to show just how much and just how fast they are disappearing. The news is unsettling and hints that a glacier-less future could be here sooner than expected.

A researcher at the University of Washington in Seattle, has developed a new technique to measure glacier thickness that involves using high-resolution satellite images to track elevation changes. Using this tool, he was able to track elevation changes in 1,200 glaciers in the U.S.

The results have confirmed what many people have feared: these glaciers are melting quickly. According to the research, cumulative ice loss at Mount Rainier in Washington has measured about 0.7 cubic kilometres since 1970; this is equal to removing a 7.5-metre-thick layer of ice from the entire mountain top.

There are some big changes that have happened on Mount Rainier in the last 45 years, and for the first time scientists are able to very precisely quantify exactly how much snow and ice has been lost.

The researcher’s recent measurements took several years to gather. He started his project in 2012, gathering data on glacier loss in the continental U.S by using the high-resolution satellite imaging system that he originally created to track elevation changes in massive ice sheets in Antarctica and Greenland. The satellite camera takes two photos of the glaciers a few minutes apart and then uses automated software to create a 3-D model of the glacier surface. The study provides a tally of 1,200 mountain glaciers in the lower 48 states.

Previously, geologists relied on photographs of glaciers taken from planes and satellites, or used stakes in the snow to measure melting rates. The new method of using high-resolution satellite images allows a never-before-seen look at just how climate change is affecting U.S. country’s natural resources, with a resolution accuracy of about 30 centimetres.

It is not new information that the glaciers are melting. In 2015, a study from the World Glacier Monitoring Service compiled more than 40,000 thickness measurements from glaciers throughout the world. This work revealed that, on average, glaciers are losing about one metre of thickness every year. Other research has estimated that the current glacial loss rate may mean that Mount Everest’s glaciers could be completely gone by 2100.

Source : University of Washington.

Meantime, a Government Accountability Office (GAO) report says climate change is already costing U.S. taxpayers billions of dollars each year. These costs are expected to rise as devastating storms, floods, wildfires and droughts will become more frequent in the coming decades.

The report says the fiscal impacts of climate change are likely to vary widely by region. The Southeast is at increased risk because of coastal property that could be swamped by storm surge and sea level rise. The Northeast is also under threat from storm surge and sea level rise, though not as much as the Southeast. The Midwest and Great Plains are susceptible to decreased crop yields. The west is expected to see increased drought, wildfires and deadly heatwaves.

Advance copies were provided to the White House and the Environmental Protection Agency, which provided no official comments for inclusion in the GAO report.

Source : U.S. newspapers.

La fonte des glaciers sur le Mont Rainier est spectaculaire

(Photos: C. Grandpey)

 

Les effondrements continuent dans les Alpes // Rock collapses are continuing in the Alps

Après l’effondrement de près de 3 millions de mètres cubes de matériaux et de roches qui a eu lieu en août 2017 dans les Alpes suisses (voir ma note du 11 septembre 2017), c’est au tour des Alpes françaises de subir le même sort. Dans la nuit du 28 au 29 septembre 2017, près de 100 000 mètres cubes de roche se sont écroulés au pied de l’Eperon Tournier, en contrebas de la célèbre Aiguille du Midi. Aujourd’hui, les Chamoniards peuvent apercevoir une balafre de 300 mètres de hauteur sur la face nord de l’Aiguille du Midi.

En 2016, la paroi a été scannée et elle le sera à nouveau pour pouvoir évaluer avec exactitude la quantité de roche qui s’est effondrée. L’éboulement s’est produit en zone de permafrost de roche, au moment où la roche dégèle par endroits quand elle a emmagasiné assez de chaleur pour atteindre des températures positives. Ces dernières années, on a remarqué que, à cause du réchauffement climatique, le permafrost dégèle de plus en plus profondément et provoque ce type d’éboulement.
Des prélèvements de glace ont été effectués sur le site de l’effondrement par le laboratoire Edytem de Chambéry. Jamais une telle quantité de glace n’avait été retrouvée dans la partie haute de la cicatrice de l’écroulement. Elle cimentait la montagne et les scientifiques vont pouvoir l’analyser pour déterminer ses caractéristiques et la dater avec l’aide de l’IGE, le Laboratoire de glaciologie et géophysique de l’environnement de Grenoble.

Sources : France 3 & France Info.

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After the collapse of almost 3 million cubic metres of materials and rocks that took place in August 2017 in the Swiss Alps (see my post of September 11th, 2017), it is up to the French Alps to suffer the same fate. On the night of September 28th, 2017, nearly 100,000 cubic metres of rocks collapsed at the foot of the Eperon Tournier, below the famous Aiguille du Midi. Today, the rersidents of Chamonix can see a s300-metre-high scar on the north face of the Aiguille du Midi.
By 2016, the wall has been scanned and it will be scanned again in order to accurately assess the amount of rock that has collapsed. The rockslide occurred in an area of rock permafrost, at a time when the rock thaws in places when it has stored enough heat to reach positive temperatures. In recent years, scientists observed that, because of climate change, permafrost thaws deeper and deeper and causes this type of landslide.
Ice sampling was carried out at the site of the collapse by the Edytem Laboratory in Chambéry. Such an amount of ice had never been found before in the upper part of the collapse scar. It cemented the mountain and scientists will be able to analyze it to determine its characteristics and to date it with the help of the IGE, the Laboratory of glaciology and geophysics of the environment of Grenoble.
Sources: France 3 & France Info.

Aiguille du Midi (Photo: C. Grandpey)

La Chine plante des jalons dans les passages maritimes de l’Arctique // China is preparing the ground in Arctic shipping lanes

Aujourd’hui, avec la fonte de plus en plus précoce de la glace de mer, l’Océan Arctique suscite toute les convoitises, que ce soit pour l’exploitation des ressources qu’il dissimule ou pour l’ouverture de nouvelles voies de navigation.

Selon l’agence de presse chinoise Xinhua, un navire chinois a effectué avec succès au début du mois de septembre un test de navigation le long du Passage du Nord-Ouest. L’agence a révélé avec grande satisfaction qu’ »un nouveau couloir » avait été ouvert entre l’Amérique du Nord et l’Asie du Nord-Est. Le voyage a été entrepris par le navire Xue Long (le « Dragon des Neiges« ) qui a parcouru en huit jours les 2 293 milles marins (4250 kilomètres) dans l’Arctique canadien. Selon l’agence, le voyage fournira « une riche expérience de navigation » aux futurs navires chinois.
Cependant, si l’annonce a provoqué une explosion de joie à Beijing, elle a fait naître de la gêne au Canada qui revendique la souveraineté de la zone océanique où se trouve le Passage du Nord-Ouest. Le gouvernement canadien considère le voyage du Dragon des Neiges uniquement comme une expédition scientifique, vu que des scientifiques canadiens étaient également à bord du navire.
Même si le gouvernement canadien affirme que le voyage était purement scientifique, certains spécialistes en économie politique le considèrent différemment. Selon eux, « la Chine «se prépare à une augmentation très importante de son trafic commercial». On craint que la Chine envisage d’entreprendre des expéditions de navigation commerciale à grande échelle dans la région, malgré les risques pour l’environnement et les revendications territoriales dont la région fait l’objet.
La Chine n’est pas le premier pays à convoiter une route commerciale arctique au-dessus de l’Amérique du Nord. Il y a des siècles, de nombreux explorateurs européens ont tenté de franchir le passage du Nord-Ouest et les épaves sont nombreuses dans la région. Le Norvégien Roald Amundsen a été le premier à terminer le voyage avec succès en 1906. L’expédition lui a pris 3 années. De nos jours, bon nombre de navires effectuent le trajet en un temps beaucoup plus court, mais les voyages sont encore difficiles et parfois imprévisibles. La plupart concernent le tourisme ou la recherche.
Alors que la glace fond de plus en plus vite dans l’Arctique, le Passage du Nord-Ouest est en train de devenir une route d’expédition viable qui revêt un intérêt particulier pour la Chine. Le pays s’efforce, à coup de milliards de dollars, de créer une nouvelle infrastructure commerciale mondiale connue sous le nom de « Belt and Road. Initiative », autrement dit une nouvelle Route de la Soie.
Une route commerciale passant au nord du Canada serait intéressante pour la Chine. Avec l’itinéraire existant via le canal de Panama, un voyage de Shanghai à New York représente une distance d’environ 10 500 milles nautiques. Le même voyage via le Passage du Nord-Ouest représenterait une distance de 8 600 milles, ce qui permettrait d’économiser sept jours de trajet.
En avril, la Direction de la Sécurité Maritime chinoise a publié un guide sur l’avenir de l’itinéraire. On peut lire que «une fois que cette route sera couramment utilisée, elle changera totalement le transport maritime dans le monde et aura une influence profonde sur le commerce international, l’économie mondiale, les flux de capitaux et l’exploitation des ressources».
La Chine s’intéresse également au « Passage du Nord-Est » qui passe au nord de la Russie et permet aux navires de faire un trajet plus court en évitant le canal de Suez. Le premier navire de fret chinois a effectué ce voyage en 2013. Six autres navires ont fait de même cette année.
La Chine n’a aucune revendication territoriale sur l’Arctique, mais elle fait partie des observateurs au Conseil de l’Arctique depuis 2013 et elle a établi au cours des dernières années une relation économique privilégiée avec l’Islande, le plus petit des Etats membres. Les Chinois ont d’ailleurs acheté des terres en Islande pour y établir des structures commerciales
Source: Agence de presse Xinhua.

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Today, with the increasingly early melting of sea ice, the Arctic Ocean is arousing keen interest, whether for the exploitation of the resources it conceals or for the opening of new shipping lanes .

According to the Chinese news agency Xinhua, a Chinese ship conducted early in September a successful test of a trading route along the Northwest Passage. The agency proclaimed that « a new channel » between North America and Northeast Asia had been opened. The trip was undertaken by a ship called the Xue Long (or « Snow Dragon« ). It travelled 2,293 nautical miles (4250 kilometres) through the Canadian Arctic. The voyage lasted eight days and will provide « a wealth of navigation experience » for future Chinese ships.

However, if the announcement caused celebration in Beijing, it provoked confusion in Canada – the nation which claims sovereignty over the waters containing the Northwest Passage. The Canadian government considered the Snow Dragon trip a scientific research trip and that Canadian scientists were also on board.

Though the Canadian government said that the trip was purely for science, some experts viewed it differently. They explained that China was « preparing for a very substantial increase in the amount of shipping. » The trip raised concern that China is preparing for large-scale shipping through the route, despite the considerable environmental concerns and disputed territorial claims in the region.

China wouldn’t be alone in coveting an Arctic trade route above North America. Centuries ago, many European explorers tried their luck making their way through the Northwest Passage ; their shipwrecks still litter the waters. Norwegian Roald Amundsen finally completed the journey successfully in 1906. That journey took Amundsen three years. Nowadays, a fair amount of ships complete the journey in a far shorter time, but the trips are still difficult and sometimes unpredictable. Most tend to be for tourism or research.

As more and more ice melts in the Arctic, the Northwest Passage could become a viable shipping route, something of particular interest for China, which is in the midst of a dramatic, multibillion-dollar push to create a new global trade infrastructure known as « the Belt and Road Initiative. »

A trade route above Canada would be appealing. Under existing routes via the Panama Canal, a journey from Shanghai to New York would last around 10,500 nautical miles. However, the same journey through the northwest passage could be about 8,600 – potentially saving seven days of travel time.

In April, China’s Maritime Safety Administration released a guide to the future of the route. One can read that « once this route is commonly used, it will directly change global maritime transport and have a profound influence on international trade, the world economy, capital flow and resource exploitation. »

China is also interested in the Arctic’s « Northeast Passage, » which passes across the top of Russia and allows ships to make a shorter journey that avoids the Suez Canal. The first Chinese cargo ship to make this journey did so in 2013. Six ships have made that journey this year.

China has no territorial claims to the Arctic, but it became an observer to the Arctic Council in 2013 and it has struck up a close economic relationship with Iceland, the smallest of the member states, over the past few years. It should be noted that the Chine have bought lands in Iceland in order to set up business.

Source: Xinhua press agency.

Vues des passages du Nord-Est et du Nord-Ouest (Source: Wikipedia)

 

Les grottes de glace de l’Erebus (Antarctique) // The ice caves of Mt Erebus (Antarctica)

On peut lire ces jours-ci dans la presse australienne plusieurs articles indiquant que des scientifiques de ce pays ont découvert en Antarctique des grottes chauffées par le volcan Erebus. Il se pourrait que ces cavités hébergent des formes de vie et de nombreuses espèces encore jamais rencontrées sur ce continent. Les scientifiques ont constaté que la température pouvait atteindre 25°C dans certaines grottes. Un chercheur a déclaré qu’il faisait si chaud que l’on pouvait rester en T-shirt.
La nouvelle étude, conduite par des chercheurs de l’Université Nationale d’Australie (ANU), a révélé que des animaux et des plantes peuvent vivre dans des grottes chaudes sous les glaciers de l’Antarctique. Les analyses des échantillons provenant de ces grottes ont révélé des traces surprenantes d’ADN provenant d’algues, de mousses et d’invertébrés trouvés ailleurs en Antarctique, mais toutes les séquences n’ont pas pu être entièrement identifiées. Un chercheur de l’Université du Maine a déclaré que ces traces d’ADN ne prouvaient pas de façon définitive que les plantes et les animaux vivaient toujours dans les grottes. Les prochaines étapes consisteront à faire des analyses plus approfondies et à rechercher des organismes vivants. S’ils existent, cela ouvrira sans aucun doute la porte à un nouveau monde passionnant.
Ce n’est pas la première fois que des expéditions explorent les grottes proches de l’Erebus. Déjà dans les années 1990, l’équipe de Haroun Tazieff – avec René-Xavier Faivre-Pierret et François Le Guern – y avait analysé la glace. Des recherches similaires ont révélé que diverses communautés bactériennes et fongiques vivent dans les grottes volcaniques de l’Antarctique. Les résultats de la nouvelle étude suggèrent qu’il pourrait y avoir des plantes et des animaux plus évolués. Comme il y a d’autres volcans en Antarctique, les systèmes de grottes sous-glaciaires pourraient être répandus sur le continent glacé. Nous ne savons pas combien de systèmes de grottes sous-glaciaires existent autour des volcans de l’Antarctique, et encore moins s’ils sont interconnectés. Il est vrai que l’environnement de l’Antarctique est extrêmement hostile et que toute exploration y est compliquée.
Source: Médias australiens et Université nationale australienne.

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One can read these days in the Australian press several articles indicating that Australian scientists have discovered in Antarctica caves warmed by nearby Erebus volcano. They could host life, perhaps indicating there are many species we have not found yet on the continent. Scientists found that it can be up to 25°C in some caves. One researcher said that it is so warm you could wear a T-shirt in them.

The new study, which was led by the Australian National University (ANU), has found that animals and plants may live in warm caves under Antarctica’s glaciers. Forensic analyses of soil samples from these caves have revealed intriguing traces of DNA from algae, mosses and invertebrates found elsewhere in Antarctica, but not all sequences could be fully identified. A researcher from the University of Maine, said these intriguing DNA traces did not conclusively prove plants and animals were still living in the caves. The next steps will be to take a closer look and search for living organisms. If they exist, it may open the door to an exciting new world.

This is not the first time expeditions have explored the caves close to Mount Erebus. Already in the 1990s, Haroun Tazieff and his team had analysed the ice in the caves. Similar research found that diverse bacterial and fungal communities lived in Antarctica’s volcanic caves. The findings from the new study suggest there might be higher plants and animals as well. As there are other volcanoes in Antarctica, subglacial cave systems could be common across the icy continent. We don’t yet know just how many cave systems exist around Antarctica’s volcanoes, or how interconnected these subglacial environments might be. They are really difficult to identify, get to and explore.

Source : Australian news media & Australian National University.

Grotte à proximité de l’Erebus (Crédit photo: NOAA)