Montée de l’océan à Hawaii // Ocean rise in Hawaii

La Protection Civile hawaiienne vient d’émettre un bulletin d’alerte car une marée record – associée à une houle du sud – menace de provoquer des inondations sur toutes les côtes de la Grande île ce week-end. On s’attend à ce que le phénomène se produise sur toutes les zones basses de l’île. L’événement ne fait qu’annoncer l’arrivée de marées exceptionnelles baptisées ‘king tides’.
Les scientifiques observent depuis quelque temps ces niveaux inhabituels de la marée et pensent que l’Etat d’Hawaii continuera probablement à connaître des niveaux de marée exceptionnellement élevés tout au long de l’été. Les scientifiques expliquent que les marées sont amplifiées par des facteurs tels que des tourbillons océaniques dont les parties centrales traversent l’archipel, l’élévation globale du niveau des océans due au changement climatique, et l’action des vagues, avec un risque de fortes houles pendant l’été. Les vagues provoquées par cette houle du sud seront amplifiées à marée haute, ce qui fera remonter l’eau de mer plus haut sur les plages, avec un risque d’inondations et une accentuation de l’érosion littorale.
Il est demandé aux populations habitant en bord de mer et aux personnes fréquentant les plages d’être vigilantes car il y aura de fortes vagues pouvant s’avérer dangereuses. Par mesure de précaution, les propriétaires de bateaux et les habitants en bord de mer sont priés prendre des mesures pour sécuriser leurs biens. En particulier, il est conseillé de déplacer vers des zones plus élevées les appareils électroniques, les véhicules et autres objets de valeur habituellement entreposés dans les sous-sols ou les cours des habitations.
Le Pacific Islands Ocean Observing System (centre d’observation de l’océan pour les îles du Pacifique) a diffusé un bulletin de prévision des marées hautes à Hilo pour les six jours à venir.
Dans le graphique ci-dessous, la courbe bleu foncé montre « le niveau de mer observé dans le port de Hilo pendant les 3 derniers jours.
La courbe bleu clair montre « le niveau de la mer dans le port de Hilo pour les 6 prochains jours.
La Ligne rouge indique la hauteur du niveau de mer (3,3 pieds, soit environ un mètre) dépassant de 2% le niveau maximal des eaux (HHW) observé quotidiennement, par référence à 19 années d’observations (à l’exclusion des tsunamis). Lorsque cette hauteur est dépassée, il y a risque d’inondation des côtes les plus basses.
Selon les océanographes de l’Université d’Hawaï, alors que le niveau de la mer continue de monter à cause du réchauffement climatique, on observera de plus en plus de situations où non seulement les ‘king tides’, mais aussi les marées hautes ordinaires, provoqueront des inondations, avec des impacts négatifs sur les plages , les infrastructures côtières, les zones humides et les zones basses des îles.
Source: Presse hawaiienne.

————————————

Hawaii emergency officials have issued an alert as a record high tide – in conjunction with a southern swell – threatens to bring coastal flooding to all shores along the Big Island this weekend. The observable phenomenon is expected to occur on shorelines and low-lying areas across Hawaii. The event heralds the arrival of the highest ‘king tides’ of the year.

Scientists have been tracking unusual high tide levels and are advising that the state will likely continue to experience unusually high tide levels throughout the summer. Experts say the tides are further elevated by factors that include ocean eddies with high centres moving through the islands, global sea-level rise due to climate change, and wave action, including potential summer swells. The surf generated from this south swell will be exacerbated by the high tides resulting in additional beach run up, flooding and erosion.

Oceanfront residents and beachgoers are advised to be on the alert for possible high and dangerous surf. As a precaution, boat owners and oceanfront residents should take actions to secure their property from possible tidal inundation and coastal flooding. Landowners in low-lying shoreline areas or near waterways should consider moving to higher ground any electronics, vehicles or other valuable from basements or yards.

The Pacific Islands Ocean Observing System has produced a “Six-Day High Sea Level Forecast” for Hilo:

In the above graph, the Dark Blue Curve displays “the Observed Sea Level at Hilo Harbour for the previous 3 days.

The Cyan Curve displays “the Forecast Sea Level at Hilo Harbour for the next 6 days.

The Red Line indicates “the sea level height (3.3 ft., or about one metre) that is exceeded by 2 percent of the observed daily Higher High Waters (HHW) based on a 19-year historical record (excluding tsunamis). When this sea level height is exceeded, flooding of the lowest lying lands begins.”

According to oceanograpghers at the University of Hawaii, as sea levels continue to rise with global warming, we will see more and more instances when not just king tides but ordinary high tides combine with high water levels to reach flood stage, with adverse impacts to beaches, coastal infrastructure, wetlands and low-lying areas of the islands.

Source: Hawaiian newspapers.

Source: Pacific Islands Ocean Observing System

 

La malédiction de Pélé à Hawaii // Pele’s curse in Hawaii

Il y a quelques décennies, après avoir visité le volcan Kilauea à Hawaii, une amie a rencontré de très sérieux problèmes à son retour à la maison: décès de parents et d’amis proches, tracasseries financières, etc. Elle a attribué ces soucis aux morceaux de lave qu’elle avait recueillis sur le volcan et à «la malédiction de Pélé», une croyance selon laquelle la déesse des volcans de la Grande Île d’Hawaï, jette un sort sur ceux qui osent prélever de la lave sur les îles de l’archipel. Mon amie a décidé d’envoyer ses échantillons de roche à l’adresse qu’elle avait trouvée sur le site du Parc des Volcans, afin qu’ils soient restitués à la déesse. Elle m’a affirmé que sa vie était redevenue normale à partir de ce moment-là.
Chaque année, des centaines de personnes envoient de tels morceaux de lave par la poste ou reviennent à Hawaii afin de rendre la lave à la Grande Île. Ils espèrent ainsi échapper à la malédiction de Pélé en apaisant le courroux de la déesse. Les rangers reçoivent la lave en provenance, entre autres, de France, d’Allemagne, du Japon et d’Australie. Certains ‘voleurs’ de lave reviennent à Hawaii afin de déposer la lave aussi près que possible de l’endroit où ils l’ont trouvée.
Comme beaucoup de mythes, les origines de la malédiction de Pélé sont obscures. Les universitaires hawaïens estiment qu’il n’y a pas vraiment de lien avec la religion locale. Une théorie populaire affirme que dans les années 1940, les rangers qui ne supportaient plus que les touristes prélèvent des morceaux de lave, ont inventé la malédiction pour mettre fin à ce comportement. Les retours de lave ne cessent depuis cette époque et deviennent un casse-tête pour les rangers qui reçoivent des colis presque quotidiennement. Aujourd’hui, les morceaux de lave viennent s’entasser dans un lieu du Parc des Volcans où le public n’a pas accès. Il y en a des milliers, rouges et noirs, déchiquetés et lisses ; certains sont minuscules tandis que d’autres ont presque un mètre de long. Les rangers essayent de convaincre les visiteurs que la malédiction de Pélé n’existe pas et leur rappellent que prélever la lave, ou tout autre élément qui n’est pas vendu dans la boutique du Parc, est illégal.
En ce qui me concerne, je possède quelques échantillons de lave et de sable d’olivine à la belle couleur verte. Je n’ai remarqué aucune malédiction dans ma vie. Lors de ma dernière visite au Kilauea, je pense avoir rencontré Pélé et elle m’a tendu la main, comme on peut le voir sur la photo ci-dessous…
Source: The Wall Street Journal.

—————————————–

A few decades ago, after a trip to Kilauea Volcano in Hawaii, a friend of mine encountered a lot of very serious problems once back home: deaths of close friends or relatives, financial problems and so on. She attributed the problems to chunks of lava she had collected on the volcano and thought they were the results of “Pele’s curse”, a widespread belief that Pele, the volcano goddess of Hawaii’s Big Island, will bring bad luck to those who take lava off the islands. She decided to send the rock back. Her fortunes, she said, improved right away.

Each year, hundreds of people mail, fly or hike pieces of lava back to the Big Island, hoping that by returning rocks they snatched, they will break the curse, appease the goddess and end their bad luck. Lava is shipped back from France, Germany, Japan and Australia. Some lava thieves return to Hawaii so they can place the lava as close as possible to where they found it.

Like many myths, the origins of Pele’s curse are murky. Hawaiian scholars agree it has little basis in native Hawaiian religion. One popular theory holds that park rangers in the 1940s, frustrated by tourists who kept making off with pieces of lava, invented the curse. Lava has been flowing back toward the Big Island ever since, becoming a headache for rangers who have to deal with almost daily shipments. Lava is added to a massive pile in a part of the park off-limits to the public. There are thousands of pieces, red and black, jagged and smooth, some tiny and others almost one metre long. Rangers have tried to convince visitors the curse isn’t real and remind them that taking lava, or anything not sold in the gift shop, from the park is illegal.

As far as I am concerned, I brought some small pieces of lava and olivine-coloured sand from Hawaii Big Island. I did not notice any curse in my life. During my last visit to Kilauea Volcano, I think I met Pele and nearly shook her hand, as can be seen in this photo…

Source: The Wall Street Journal.

Photo: C. Grandpey

 

La naissance du mot « vog » à Hawaii // How the word « vog » appeared in Hawaii

Au cours de certaines périodes, principalement lorsque les alizés arrêtent de souffler, une brume produite par les nuages ​​de gaz du Kilauea se répand sur la Grande Ile d’Hawaii et atteint même parfois les autres îles de l’archipel. Ce brouillard volcanique a été baptisé « vog » en 1950. Voici comment ce mot est apparu pour la première fois.
Le 13 juin 1950, la ville d’Honolulu a soudain été envahie par la brume la plus épaisse jamais observée depuis le début du 20ème siècle. Elle couvrait une superficie estimée à plus de 3 millions de kilomètres carrés.
Selon le Bureau Météorologique d’Honolulu, le phénomène avait la forme d’une «brume sèche … due à une concentration de particules de sel … et d’autres impuretés telles que la fumée». Le Bureau a estimé que la brume était piégée sous une couche d’air stable connue aujourd’hui sous le nom de couche d’inversion, ce qui l’empêchait de s’élever. Toutefois, bien que le Bureau Météorologique ait pu définir à peu près la nature de la brume par l’endroit où elle se trouvait, sa cause restait un mystère.
Il s’agissait de l’époque où les Américains effectuaient des essais nucléaires atmosphériques dans les îles Marshall. On a donc pensé que la cause pouvait être une explosion atomique, mais cette hypothèse a été rapidement écartée car les compteurs Geiger n’ont détecté aucune radiation.
Le Bureau Météorologique a avancé trois autres hypothèses pour expliquer l’épaisse brume:
La première était une éruption cataclysmique (comme celle du Krakatau en 1883 ou du Katmai en 1912) quelque part sur Terre à une certaine distance, probablement au sud-ouest. Cependant, aucune éruption n’avait été signalée récemment.
Une deuxième hypothèse était qu’une méga tempête de poussière ou de sable quelque part dans le monde avait éjecté des particules fines dans l’atmosphère et qu’elles avaient été transportées jusqu’à Hawaii par des vents en altitude. Bien que la poussière des tempêtes de sable du désert de Gobi ait déjà été détectée à Hawaï, aucune tempête n’avait eu lieu à cette époque.
La troisième hypothèse était que la brume était indirectement provoquée par l’éruption en cours du Mauna Loa. Toutefois, selon les géologues sur le continent, le Mauna Loa ne pouvait pas avoir causé directement la brume car il s’agissait d’un volcan «silencieux», et pas explosif comme le Krakatau en 1883. Les géologues ont admis que l’éruption du Mauna Loa, en particulier par les entrées océaniques, avait probablement contribué à répandre la brume, mais l’éruption n’était sûrement pas la cause principale car cette brume se déplaçait en direction du Mauna Loa et pas le contraire.
De nouvelles analyses ont été effectuées sur les particules recueillies dans la brume. L’analyse des services sanitaires d’Hawaii a révélé « 500 à 600 fois la quantité normale de particules en suspension dans l’air à Honolulu ». 22% des particules étaient du sel et le reste était constitué de particules solides, légèrement acides, de couleur sombre, mais non identifiés. Les chercheurs du Pineapple Research Institute ont découvert plus de sulfate que de sel dans les particules solubles (ce qui a donné naissance au terme «smalt» pour qualifier la brume – un mélange des mots «smog» et «salt» – brouillard et sel), ce qui ouvrait l’hypothèse d’une source volcanique.
Etant donné que le Mauna Loa était la source la plus probable de la brume, le capitaine Charles K. Stidd, responsable de la 199ème station météorologique de l’Hawaii Air National Guard, a donné l’explication suivante : Comme la couche d’inversion se situait plus haut que les bouches éruptives du Mauna Loa au moment où la brume recouvrait l’archipel hawaiien, le phénomène a permis aux émissions gazeuses du Mauna Loa de stagner dans la basse atmosphère autour des îles. Le capitaine Stidd a baptisé la brume « vog« , contraction de « volcanic fog », autrement dit brouillard volcanique. Une fois que la couche d’inversion est redescendue en dessous du niveau des bouches éruptives du Mauna Loa, la brume s’est de nouveau retrouvée confinée au-dessus de la couche d’inversion et les alizés ont pu évacuer la brume des îles hawaïennes… et des esprits.
Source: USGS Hawaiian Volcano Observatory.

——————————————–

On some occasions, mainly when the trade winds stop blowing, a haze produced by the gas clouds from Kilauea Volcano spreads over Hawaii Big Island and sometimes reaches the other islands of the Hawaiian archipelago. This volcanic fog has been dubbed vog since 1950. Here is how the word appeared for the first time.

On June 13th, 1950, Honolulu was suddenly blanketed by the thickest haze seen since the beginning of the 20th century. Globally, it covered an estimated area of more than 3 million square kilometres.

The Weather Bureau in Honolulu described the phenomenon as a “dry haze…due to a concentration of salt particles…and other impurities such as smoke.” The Bureau surmised that the haze was trapped beneath a stable layer of air we know today as the inversion layer, which prevented vertical movement of the haze. So, although the Weather Bureau was able to roughly characterize the nature of the haze by where it was found, its cause was still a mystery.

This was the era of atmospheric nuclear testing in the Marshall Islands, so an atomic blast was the first suspected cause. But that was quickly ruled out after Geiger counters detected no radiation.

The Weather Bureau had three remaining hypotheses for what caused the thick haze:

The first was that there had been a cataclysmic eruption (like Krakatoa in 1883 or Katmai in 1912) someplace on Earth at some distance, probably to the southwest. However, none was known in recent times.

A second hypothesis was that a giant dust storm somewhere in the world had ejected fine dust particles high into the atmosphere and they were carried to Hawaii by winds aloft. Although dust from storms in the Gobi Desert has been detected in Hawaii, no such storm was happening then.

The third hypothesis was that the haze was indirectly caused by the Mauna Loa eruption going on at the time. According to mainland geologists, Mauna Loa could not have directly caused the haze because it was a “quiet” type of volcano, not explosive, like Krakatoa in 1883. They acknowledged that the Mauna Loa eruption, specifically its ocean entries, probably contributed to the haze but was not a main component because the haze appeared to move toward, rather than from, Mauna Loa.

More testing was done on the particles collected from the haze. Hawaii Board of Health analysis showed “500 to 600 times the normal amount of suspended particles in Honolulu’s air.” 22% of the particles were salt and the rest were unidentified dark, slightly acidic solids. Pineapple Research Institute scientists found more sulfate than salt in the soluble particles (prompting the term ‘smalt’ for the haze—combining the words ‘smog’ and ‘salt’), suggesting a volcanic source.

With Mauna Loa looking more likely as the source, Captain Charles K. Stidd, commanding officer of the 199th weather station, Hawaii Air National Guard, suggested that because the inversion layer rose above the elevation of Mauna Loa’s vents during the time that haze covered the Hawaiian Islands, it may have allowed Mauna Loa emissions to remain within the lower atmosphere around the islands. Capt. Stidd called the haze “vog.” Once the inversion layer dropped below Mauna Loa’s erupting vents, the haze was again confined above the inversion layer. Trade winds then cleared it out of the Hawaiian Islands and minds.

Source: USGS Hawaiian Volcano Observatory.

Les coulées de lave émises pendant l’éruption du Mauna Loa en 1950.

(Source: USGS / HVO)

Aujourd’hui, le « vog » provient essentiellement de l’éruption sommitale du Kilauea (Photo: C. Grandpey)

 

Du Kilauea (Hawaii) au Bogoslof (Iles Aléoutiennes / Alaska) // From Kilauea Volcano (Hawaii) to Bogoslof Volcano (Aleutians / Alaska)

Situé au cœur des Iles Aléoutiennes en Alaska, le Bogoslof est loin d’Hawaii, mais pas si loin que cela d’un point de vue volcanologique. En 1907, Thomas Jaggar, le fondateur de l’Observatoire des Volcans d’Hawaii (HVO) s’est rendu au chevet du Bogoslof  au cours d’une expédition organisée par le Massachusetts Institute of Technology. Son but était l’exploration des volcans de l’Alaska et la recherche de minéraux. Le rapport de l’expédition concernant l’évolution du Bogoslof se trouve dans le Bulletin of the American Geographical Society publié en juillet 1908.
Thomas Jaggar était un observateur avisé et ses notes sur le Bogoslof prennent en compte le récit de l’activité éruptive décrite par les marins pendant les années qui ont précédé 1907. En utilisant ces anciens récits et ses propres observations lors de l’exploration de l’île, Jaggar a compilé une série de cartes montrant les changements intervenus sur l’île, de la même façon que le font les géologues de l’Observatoire des Volcans d’Alaska (AVO) aujourd’hui.
Il a également montré le mécanisme qui anime les éruptions du Bogoslof et a trouvé des similitudes entre les formations de lave mises en place par ce volcan et celles qu’il avait observées sur la Montagne Pelée à la Martinique en 1902. Il a également noté des preuves de l’élévation de l’île et a réfléchi aux causes de ce phénomène.
A l’issue de son voyage, Jaggar a rappelé la nécessité de créer des observatoires pour étudier les volcans, les séismes et d’autres phénomènes naturels. Il était convaincu que leur étude attentive et systématique était essentielle pour vivre en toute sécurité sur notre planète.
Un tel réseau d’observatoires volcanologiques existe aujourd’hui dans une grande partie du monde. Ils fonctionnent grâce à des données envoyées par les satellites qui passent plusieurs fois par jour au-dessus des volcans. A côté de cela, le réseau mondial de détection de la foudre envoie des alertes quelques minutes après que des éclairs aient été détectés à proximité du Bogoslof ; ils coïncident souvent avec des explosions de cendre. Enfin, des ondes infrasoniques ou de pression de l’air produites par les explosions sont détectées par des capteurs sismiques et infrasoniques sur les volcans Okmok et Makushin situés pas très loin du Bogoslof.
Source: USGS / HVO.
Vous obtiendrez plus d’informations sur l’activité éruptive du Bogoslof en vous connectant au site Internet de l’AVO : www.avo.alaska.edu.

La dernière mise à jour d’AVO (en date du 5 avril 2017) indique qu' »aucune nouvelle activité n’a été observée sur les données  sismiques ou infrasoniques du Bogoslof depuis une petite explosion le 13 mars. La dernière éruption significative a eu lieu le 8 mars 2017 et les images satellitaires ne révèlent pas d’activité éruptive depuis cette époque. Au vu de l’absence d’activité volcanique au cours des trois dernières semaines, l’AVO a décidé d’abaisser l’alerte aérienne à la couleur Jaune. »

A noter qu’un bulletin similaire vient d’être diffusé à propos du volcan Cleveland pour lequel l’alerte aérienne a également été abaissée à la couleur Jaune.

———————————

Located in the Aleutians in Alaska, Bogoslof Volcano is far from Hawaii but not far from a volcanological point of view. In 1907, Hawaiian Volcano Observatory (HVO) founder Thomas Jaggar sailed to this very island volcano in Alaska on an expedition from the Massachusetts Institute of Technology. Their objectives to explore Alaska’s volcanoes and search for mineral deposits led to a report on the evolution of Bogoslof published in the Bulletin of the American Geographical Society in July 1908.

Jaggar was a keen observer and his notes on Bogoslof chronicle the record of eruptive activity summarized by mariners in the century leading up to 1907. Using these data and his own observations while exploring the island, Jaggar compiled a sequence of maps of the changing island in a manner very similar to Alaska Volcano Observatory (AVO) geologists today.

He also surmised the mechanism of Bogoslof eruptions and found similarities in the extrusive lava formations with those he had seen at Mount Pelee in the Caribbean in 1902. He also noted evidence of uplift of the island and pondered its significance.

Jaggar used his trip to renew his call for the establishment of Earth observatories to study volcanoes, earthquakes and other earth processes. He was convinced that careful and systematic study of these phenomena was essential to living safely on our planet.

Such a network of volcano observatories exists today for much of the world. They act with data sent by satellites in Earth orbit that peer down at the volcano multiple times per day. The World Wide Lightning Location Network provides automated alerts within minutes of lightning near Bogoslof that often coincides with explosions of ash. Moreover, infrasound or pressure waves from explosions are detected on seismic and infrasound sensors at nearby Okmok and Makushin volcanoes.

Source : USGS / HVO.

You will get more news about the ongoing eruption at Bogoslof by following the Alaska Volcano Observatory at www.avo.alaska.edu.

AVO’s latest update (April 5th) indicates that “ No new volcanic activity has been observed at Bogoslof Volcano in satellite, seismic or infrasound data since a small explosion was detected on March 13. The last major explosive event occurred on March 8, 2017, and satellite images have shown no eruptive activity since that time. Based on the absence of detected activity over the past three weeks, AVO is lowering the Aviation Colour Code to Yellow. »

A similar update has just been released about Cleveland Volcano whose aviation colour code has been lowered to Yellow.

Crédit photo: Alaska Volcano Observatory