Des nouvelles inquiétantes sur le Groenland // Disturbing news about Greenland

Alors que Donald Trump continue de nier l’existence du changement climatique, une équipe internationale de chercheurs a révélé que le réchauffement climatique a déjà fait fondre les glaciers côtiers et la calotte glaciaire côtière du Groenland au delà du point de non-retour.
Dans une étude publiée dans Nature Communications, des scientifiques américains et européens décrivent comment les glaciers et les calottes qui couvrent des dizaines de milliers de kilomètres carrés le long de la côte du Groenland ont atteint un «point de basculement» critique, au-delà duquel une nouvelle fonte est inévitable. La glace avait déjà dépassé ce point de basculement il y a 20 ans, mais la technologie n’existait pas encore pour confirmer le phénomène.

Selon les chercheurs, la fonte complète de la glace côtière du Groenland pourrait faire monter le niveau de la mer d’environ 4 centimètres, avec un impact sur certaines îles et certaines zones côtières en raison des risques d’inondation, d’érosion et d’autres effets.
La calotte de glace du Groenland, qui couvre environ 80 pour cent de la surface de l’île, est la deuxième plus grande étendue de glace au monde après celle de l’Antarctique. Les mêmes processus qui ont causé la fonte accélérée de la glace côtière du Groenland pourraient également entraîner la fonte de la calotte principale qui recouvre le reste de l’île, avec des résultats dévastateurs faciles à imaginer. Pour l’instant, cette calotte de glace est encore stable et son point de basculement n’a pas encore été atteint. Toutefois, si le réchauffement climatique continue, il est très probable qu’il sera vite atteint, puis franchi. Si la totalité de la calotte glaciaire du Groenland devait fondre, cela entraînerait une élévation mondiale de plus de 6 mètres du niveau de la mer.
Jusqu’à 30 pour cent de la glace côtière du Groenland devrait disparaître d’ici 2100. Les chercheurs affirment que le réchauffement climatique est responsable de ce déclin précipité. Si la température de la Terre augmente de 2 degrés Celsius, comme convenu lors de la COP 21 de Paris, la couche de glace du Groenland pourrait connaître la même fonte accélérée que les glaciers côtiers et les calottes côtières de l’île.
Source: The Huffington Post.

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Even as President Donald Trump continues to deny the urgency of climate change, an international team of researchers has revealed how global warming has already melted Greenland’s coastal glaciers and ice caps past the point of no return.

In a study just published in Nature Communications, U.S. and European scientists describe how the glaciers and ice caps that cover tens of thousands of square kilometres along the coast of Greenland have reached a critical “tipping point,” beyond which further melting is unavoidable. The ice had already surpassed this tipping point 20 years ago, only the technology to confirm this had not existed until now.

According to researchers, the complete melting of Greenland’s coastal ice could raise global sea levels by about 4 centimetres. It is an increase that could impact some islands and low-lying coastal areas through flooding, erosion and other effects.

The Greenland ice sheet, which covers about 80 percent of the island’s surface, is the second-largest ice body in the world after the Antarctic ice sheet. The same processes that have caused the accelerated melting of Greenland’s coastal ice bodies could also influence the island’s massive ice sheet, with devastating results. For now, the ice sheet is still safe and its tipping point has not been crossed yet. But if warming continues, it is very likely that it will be crossed. If the entire Greenland ice sheet were to melt, it would cause a global sea level rise of more than 6 metres.

Up to 30 percent of Greenland’s coastal ice is expected to disappear by 2100. If the Earth’s temperature increases by 2 degrees Celsius, as agreed during the Paris COP 21, the Greenland ice sheet could experience the same accelerated melting that the island’s coastal glaciers and ice caps are facing.

Source: The Huffington Post.

Calotte côtière et glaciers côtiers du Groenland (Photos: C. Grandpey)

Arctique, la Terre Promise // Arctic, the Promised Land

drapeau-francaisMes amis qui se sont rendus en Islande ces derniers temps se sont plaints de l’afflux de touristes, asiatiques en particulier. Un documentaire présenté par la chaîne Ushuaia TV le samedi 4 mars montre qu’il n’y a pas que les touristes qui sont intéressés par cette île nordique. Intitulé « Arctique, terre promise », il confirme l’attrait exercé par les terres arctiques et leur probable situation dans les prochaines décennies, suite au réchauffement climatique et à la fonte de la banquise. Les scientifiques prévoient que cette dernière aura totalement disparu vers 2040, ce qui mettra à découvert d’innombrables ressources minérales et ouvrira de nouvelles voies de navigation le long du passage du nord-est.

Le documentaire s’attarde sur le Groenland où l’ancien Premier Ministre pense qu’elle verra de son vivant cette terre danoise sortir de la tutelle de Copenhague et accéder à son indépendance. Grâce à l’ensoleillement estival exceptionnel et la hausse des températures, l’économie groenlandaise des prochaines années sera basée sur des cultures intensives sous serres et l’exploitation des ressources minérales, ce qui permettra au pays d’être autonome. Avec le réchauffement de l’eau de mer, les morues grossissent  et de nouvelles espèces ont migré vers l’Arctique ; en conséquence, la pêche connaît un essor fulgurant. Uranium, or et autres métaux précieux, autrefois rendus inaccessibles par la glace, seront devenus facilement exploitables. D’ores et déjà, les géologues retirent des carottes du sous-sol pour déterminer les meilleurs sites d’exploitation qui ne manqueront pas de générer des emplois. L’économie de subsistance basée sur la viande de phoque et d’autres animaux arctiques ne sera bientôt qu’un lointain souvenir

L’Islande devrait également profiter du réchauffement climatique. Les Chinois dépensent des millions de dollars pour acquérir des terres considérées comme inhospitalières par les Européens, mais où ils espèrent exploiter la géothermie …et installer des terrains de golf. Les autorités islandaises ont nommé des intermédiaires pour faciliter les transactions. Comme je l’ai indiqué dans une note précédente, les Islandais sont en passe de vendre leur électricité d’origine hydroélectrique ou géothermique aux Britanniques qui pourront réduire leur production à partir des centrales thermiques et nucléaires connues pour être polluantes. L’Islande représente également une bonne base pour sauvegarder les données informatiques en toute sécurité. Le Président de la République encourage le développement de ces échanges avec les Asiatiques. Des ambassades chinoise et indienne se sont ouvertes à Reykjavik et une ambassade japonaise ne devrait pas tarder à suivre le même chemin. Le Président conseille aux Européens de se dépêcher à investir en Islande avant qu’il soit trop tard.

Le documentaire met aussi l’accent sur le développement du trafic maritime dans l’Arctique. Pour le moment, cette circulation ne peut s’effectuer que pendant l’été, mais la fonte rapide de la glace de mer dans les prochaines années devrait accélérer le processus. Par ailleurs, la Russie et la Norvège ont signé un accord territorial qui permettra à ces deux pays d’exploiter les ressources gazières et pétrolières au fond de l’océan arctique. La ville norvégienne de Kirkenes, qui connaissait une longue période de crise économique, est en passe de retrouver une nouvelle vie grâce à une initiative privée et au passage des navires.

A aucun moment le mot « environnement » ou l’expression « protection de l’environnement » n’ont été prononcés. Inutile de dire que les intérêts économiques et financiers auront la priorité. Les dégâts susceptibles d’être causés à l’environnement par les hydrocarbures, les exploitations minières et les autres sources de pollution passeront au second rang et seront vite oubliés.

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drapeau-anglaisMy friends who recently travelled to Iceland complained about the influx of tourists, mostly from Asian countries. A documentary presented by the French TV channel Ushuaia TV on Saturday March 4th 2017 shows that it is not only the tourists who are interested in this northern island. Entitled « Arctic the Promised Land », it confirms the attractiveness of Arctic lands and their probable situation in the coming decades, as a result of global warming and the melting of the ice cap. Scientists predict that the ice will have completely disappeared around 2040, which will reveal innumerable mineral resources and open new shipping lanes along the north-est passage.
The documentary focuses on Greenland where the former Prime Minister thinks that during her lifetime this Danish land will emerge from the control of Copenhagen and gain its independence. Thanks to the exceptional summer sunshine and rising temperatures, the Greenland economy of the coming years will be based on intensive crops under greenhouses and the exploitation of mineral resources, which will enable the country to be autonomous. Uranium, gold and other precious metals, formerly made inaccessible by the ice, will become easily exploitable. Already, geologists are removing cores from the subsoil to determine the best sites for exploitation that will also help generate jobs. The subsistence economy based on seal meat and other Arctic animals will soon be a distant memory
Iceland too is likely to take advantage of global warming. The Chinese are spending millions of dollars to acquire land considered inhospitable by the Europeans, but where they hope to exploit geothermal energy … and install golf courses. The Icelandic authorities have appointed intermediaries to facilitate transactions. As I mentioned in a previous note, Icelanders are in the process of selling their hydroelectric or geothermal electricity to the British, who will be able to reduce their production from thermal and nuclear power plants known to be polluting. Iceland is also a good basis for safeguarding computer data. The President encourages the development of these exchanges with the Asians. Chinese and Indian embassies have opened in Reykjavík and a Japanese embassy should soon follow the same path. The President advises Europeans to hurry to invest in Iceland before it is too late.
The documentary also focuses on the development of Arctic maritime traffic. For the moment, it can only occur during the summer, but the rapid melting of sea ice in the coming years should accelerate the process. Meanwhile, Russia and Norway have signed a territorial agreement that will allow the two countries to exploit the oil and gas resources at the bottom of the Arctic Ocean. The Norwegian city of Kirkenes, which was experiencing a long period of economic crisis, is on the way to a new life thanks to a private initiative and the passage of ships.
At no time did the word « environment » or the expression « protection of the environment » appear. Needless to say, economic and financial interests will have priority. The damage to the environment caused by oil, mining and other sources of pollution will be secondary and will soon be forgotten.

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Ces images glacées du Groenland ne seront bientôt qu’un lointain souvenir.

(Photos: C. Grandpey)

Neige et glace du Groenland // Snow and ice in Greenland

drapeau-francaisCette année encore, nous n’aurons pas de Noël blanc et aucune chute de neige digne de ce nom n’est prévue en France d’ici 2017. Pour compenser, voici quelques photos aériennes du Groenland et de la Mer de Beaufort que j’ai prises en septembre 2016 en me rendant en Alaska. Comme l’ensemble de l’Arctique, le Groenland est en train de fondre et il se pourrait bien que ces images de neige et de glace soient bientôt de lointains souvenirs.

Joyeux Noël!

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drapeau-anglaisThis year again, we will not have a white Christmas and no significant snowfall is expected in France by 2017. To compensate, here are some aerial photos of Greenland and the Beaufort Sea that I took in September 2016 while flying to Alaska. Like the Arctic as a whole, Greenland is melting and these images of snow and ice might soon become distant memories.

Merry Christmas!

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Photos: C. Grandpey

Le Groenland fond plus vite qu’on le pensait // Greenland melts faster than previously thought

drapeau-francaisUne étude récemment publiée dans la revue Science Avances nous apprend que les recherches effectuées jusqu’à présent ont peut-être sous-estimé d’environ 20 milliards de tonnes par an la perte de masse de la calotte glaciaire du Groenland.
En général, les scientifiques calculent la perte de glace au Groenland (et ailleurs dans le monde) en utilisant les données satellitaires. La nouvelle étude indique que ces données ont probablement inclus des éléments incorrects et donc mésestimé la disparition de glace chaque année.
La nouvelle étude s’appuie sur un concept connu sous le nom d’«ajustement isostatique glaciaire», ou la tendance de la terre à « rebondir » après qu’une importante masse de glace s’est retirée. [NDLR : J’ai déjà eu l’occasion de parler de ce phénomène à propos de l’Islande.] Cet effet est en grande partie géré par le comportement du manteau terrestre. En effet, quand un poids important, comme une immense calotte glaciaire, se forme à la surface de la Terre, la forte pression qu’elle exerce déforme le manteau qui se trouve en dessous. Lorsque le poids disparaît, le manteau se remet progressivement en place.
Dans la mesure où les études satellitaires tirent uniquement leurs conclusions sur la perte de glace en fonction des changements observés à la surface de la Terre, les scientifiques doivent effectuer des corrections pour tenir compte de cet effet dû au comportement du manteau terrestre. L’étude fait en particulier référence aux mesures effectuées par les satellites jumeaux  GRACE qui estiment la perte de glace en fonction des modification de gravité au cours de leurs orbites autour de la terre. Ces satellites mesurent la variation de masse, mais ils ne peuvent pas vraiment faire la différence entre la masse de la glace et la masse rocheuse.
La nouvelle étude a tiré ses conclusions en utilisant les données fournies par un réseau de capteurs GPS installés autour du Groenland ; ils ont permis de détecter la vitesse de « rebondissement » de la Terre. Les chercheurs ont pu utiliser ces mesures pour estimer la vitesse à laquelle s’est déplacé le sol du Groenland depuis le dernier âge glaciaire dont l’apogée se situe il y a plus de 25 000 ans.
Quand les scientifiques ont comparé leurs estimations à certains modèles utilisés précédemment pour reconstruire l’histoire glaciaire du Groenland, ils ont constaté que les résultats ne correspondaient pas. Ils en ont conclu que les hypothèses des anciens modèles sur les déplacements de la roche sous le Groenland étaient incorrectes. Ces modèles se basent généralement sur des hypothèses standard sur les mouvements du manteau terrestre dans la plupart des régions du monde. Cependant, les chercheurs pensent qu’il y a des millions d’années, un point chaud a changé la consistance du manteau sous le Groenland, l’amenant à se déplacer de différentes manières. Ce point chaud existe toujours, mais il a migré depuis cette époque lointaine et se trouve actuellement sous l’Islande, où il est responsable de l’activité volcanique dans ce pays.
C’est parce qu’ils n’ont pas tenu compte de l’influence de ce point chaud que les modèles précédents décrivant comportement du Groenland étaient incorrects. Les chercheurs ont donc créé un nouveau modèle en prenant en compte leurs hypothèses sur le manteau, de sorte que les résultats se sont retrouvés en phase avec les mesures GPS. Ensuite, ils ont utilisé le modèle modifié pour reconstruire l’histoire glaciaire du Groenland. Les derniers résultats montrent que les mesures satellitaires ont sous-estimé la perte de masse actuelle du Groenland d’environ 20 milliards de tonnes par an.
L’évolution du Groenland au vu des nouvelles données révèle non seulement la quantité de glace perdue au cours des derniers millénaires, mais les endroits où les pertes se sont produites. Au cours des deux dernières décennies, les scientifiques ont découvert qu’en fait un nombre limité de glaciers était responsable de plus de 70 pour cent du total des pertes de la calotte glaciaire. La nouvelle étude conclut que ces mêmes régions ont effectivement contribué à une partie importante – environ 40 pour cent – des pertes de glace du Groenland depuis des milliers d’années. Les chercheurs font remarquer qu’une autre étude récente a révélé des résultats similaires.
Indirectement, cette dernière étude ne concerne pas que le Groenland. Les chercheurs ont fait remarquer que des erreurs similaires pourraient concerner les estimations actuelles de perte de glace en Antarctique. Le problème est que l’Antarctique est beaucoup plus vaste que le Groenland. Bien qu’un réseau GPS existe sur ce continent, les capteurs sont très éloignés les uns des autres, ce qui signifie qu’il est beaucoup plus difficile de recueillir suffisamment de données pour effectuer le même type d’étude.
Source: The Washington Post.

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drapeau-anglaisA study recently published in the journal Science Advances finds that previous studies may have underestimated the current rate of mass loss on the Greenland ice sheet by about 20 billion tons per year.

Generally, scientists estimate ice loss in Greenland (and elsewhere around the world) using data from satellites. But the new study suggests these satellite studies may have included some incorrect assumptions, causing them to miscalculate the amount of mass actually disappearing from the ice sheet each year.

The assertion revolves around a concept known as « glacial isostatic adjustment, » or the tendency of land to bounce back after a large weight of ice has been removed from it. An important part of this effect is driven by the flowing of the Earth’s mantle. When a heavy weight, such as a huge ice sheet, forms on the Earth’s surface, the resulting high pressure causes the mantle to begin flowing out from underneath it. When the weight is removed, the mantle gradually begins to flow back into place.

Because satellite studies generally draw their conclusions about ice loss based on changes in the Earth’s surface, scientists must make corrections to account for this effect. The study points specifically to the measurements yielded by the GRACE satellites, a set of twin crafts that estimate ice loss based on changes in the pull of gravity as they orbit around the earth. What these satellites measure is mass change, but they can’t really tell the difference between ice mass and rock mass.

The study draws its conclusions using data from a network of GPS sensors placed around Greenland, which have helped detect how fast the earth there is springing back up. The researchers were able to use these recent measurements to estimate the rate at which land in Greenland has been moving back into place since the last ice age, which reached its peak more than 25,000 years ago.

When they compared these estimates to some of the models that have previously been used in reconstructions of Greenland’s glacial history, they found that the findings didn’t match up, leading them to conclude that the models’ assumptions about the flow of rock beneath Greenland were incorrect. These models have typically relied on standard assumptions about the way the Earth’s mantle flows in most parts of the world. However, the researchers suggest that millions of years ago, a hotspot changed the consistency of the mantle beneath Greenland, causing it to move in different ways. This hotspot still exists, but it has since migrated and currently resides beneath Iceland, where it’s historically been responsible for the high levels of volcanic activity in that country.

Without taking the influence of this hotspot into effect, the researchers suggest, previous models of Greenland’s behaviour were incorrect. So they created a modified model, tweaking its assumptions about the mantle so that the results were consistent with their GPS estimates. Then, they used the modified model to create a reconstruction of Greenland’s glacial history. First, the results suggest that satellite studies have been underestimating the current mass loss in Greenland by about 20 billion tons per year.

The reconstructed history was able to identify not only how much ice has been lost over the last few thousand years, but also where the losses have been coming from. Over the past two decades, scientists have found that a relatively small set of glaciers in Greenland are responsible for more than 70 percent of the ice sheet’s total losses. The new study finds that these same regions have actually been contributing to a hefty portion — about 40 percent — of Greenland’s ice losses for many thousands of years. And the researchers pointed out that another recent study found similar results over the last century.

The study doesn’t just raise questions about Greenland. The researchers have pointed out that some of the same problems could exist with the current estimates of ice loss in Antarctica. The problem is that Antarctica is so much bigger than Greenland. Although a GPS network exists there as well, the sensors are spaced much farther apart, meaning it may be much more difficult to gather enough data to conduct the same type of study.

Source: The Washington Post.

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Photos: C. Grandpey