La fonte de l’Adamello et des autres glaciers italiens // The melting of Adamello and the other Italian glaciers

Le glacier Adamello est le plus grand glacier des Alpes italiennes. On le trouve presque entièrement en Lombardie dans le haut Val Camonica. Il s’étend entre une altitude maximale de 3530 m et une altitude minimale de 2 550 m. Comme tous les autres glaciers des Alpes, il subit les assauts du réchauffement climatique. Les glaciologues lui donnant moins d’un siècle de survie.
À la fin du 19ème siècle, la superficie de l’Adamello dépassait 3 000 hectares. Dans les années 1920, elle avait chuté à moins de 2 500 hectares. Mesuré en 1997, le glacier présentait une superficie de 1 766 hectares, puis de seulement 1 630 hectares en 2007. Entre la fin du 19ème siècle et aujourd’hui, le glacier a reculé d’environ 2,7 kilomètres. Au cours des cinq dernières années, il a perdu en moyenne 15 mètres de longueur par an. La seule année 2022 a vu un recul de 139 mètres.

L’Adamello en 1820 (Source: Wikipedia)

L’Adamello en 1878 (Source: Wikipedia)

L’Adamello en 2019

Le glacier est victime à la fois de la hausse des températures estivales et, surtout, de la moindre accumulation de neige en automne et en hiver. Les chutes de neige ont diminué de 50 % en 2022. La couverture neigeuse est donc plus fine et les étés plus longs et plus chauds lui donnent moins de temps pour geler.
Chaque été depuis quatre ans, l’association environnementale italienne Legambiente organise une traversée des Alpes pour observer les effets du réchauffement climatique sur les glaciers. Le dernier voyage a révélé que l’Adamello se crevasse et, de ce fait, offre une plus grande surface à l’air chaud. Sa fonte a mis au jour des traces de l’histoire des montagnes qui furent le théâtre de batailles entre Italiens et Austro-hongrois pendant la Seconde Guerre mondiale. Aujourd’hui, des fusils et des douilles d’obus émergent de la glace.
A cause du dégel du pergélisol, des blocs tombent sur le glacier qui se recouvre de débris. A la longue, cette situation déstabilisera également le flanc de la montagne.
Le voyage annuel organisé par Legambiente à travers les Alpes regroupe des scientifiques et des environnementalistes qui ont observé plusieurs glaciers au cours des quatre dernières années. En 2022, les participants souhaitaient revoir les glaciers qu’ils avaient observés deux ans auparavant. Le changement qu’ils ont vu les a laissés pantois. Par exemple, le glacier Forni, en Lombardie, a reculé de plus de 100 mètres. Cela montre parfaitement à quel point le réchauffement climatique s’est accéléré, ainsi que l’intensité des événements et à quel point tout évolue rapidement.
Selon le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), les températures dans cette partie des Alpes augmenteront entre un et trois degrés Celsius en 2050 et entre trois et six degrés d’ici la fin du siècle. [NDLR : Il convient de noter que l’accélération du réchauffement climatique est souvent plus rapide que les prévisions du GIEC.]
Au train où vont les choses, le glacier Adamello pourrait disparaître avant la fin du siècle.
Source : presse transalpine.

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The Adamello Glacier is the largest glacier in the Italian Alps. It lies almost entirely in Lombardy in the upper Val Camonica. It extends between a maximum altitude of 3530 m and a minimum altitude of 2550 m. Like all the other glaciers in the Alps, it is slowly being destroyed by global warming, with experts giving it less than a century to survive.
By the end of the 19th century, the glacier’s area exceeded 3,000 hectares, while by the 1920s it was reduced to less than 2,500 hectares. Measured in 1997, it amounted to 1,766 hectares, then reduced to 1,630 in 2007. From the end of the 19th century until today, the glacier has lost approximately 2.7 kilometres. In the last five years, there were average losses of 15 metres per year. 2022 alone saw a loss of 139 metres in a year.
The glacier is experiencing both the rise in summer temperatures, higher than in the past and, above all, the lesser accumulation of snow in autumn and winter. The snowfall was reduced by 50 percent in 2022.The snow cover is thinner, and longer and hotter summers give it less time to freeze.

Every summer for the past four years, Italian environmental association Legambiente has organised a journey across the Alps to illustrate the effects of climate change on glaciers. The last trip revealed that Adamello is also splitting, proving more surface area exposed to the hot air. It has also exposed traces of the mountains’ history, as the scene of battles between Italian and Austro-Hungarian fighters during World War II. Today, rifles and shell cases emerge from the melting ice.

Because of the thawing permafrost, blocks are falling on the glaciert which is being covered with debris. This situation will also destabilise the side of the mountain.

Legambiente’s annual journey through the mountains, involves scientists and environmentalists. It has covered several glaciers in the past four years. In 2022, the participants wanted to return to the glaciers they had observed two years before. The change that they saw was incredible. The Forni glacier in Lombardy, for example, had retreated by more than 100 metres. It shows perfectly how climate change has accelerated, the intensity of events, and how everything is moving quickly.

According to the UN’s Intergovernmental Panel on Climate Change (IPCC), temperatures in this part of the Alps will increase between one and three degrees Celsius in 2050 and between three and six degrees by the end of the century. [Editor’s note : It should be noted that global warming is often accelerating faster than the IPCC’s predictions.]

At this rate, the Adamello glacier could disappear before the end of the century.

Source : Italian news media.

Des vers vieux de 46 000 ans reprennent vie après avoir été dégelés // 46,000-year-old worms brought to life after being thawed

Des vers vieux de 46 000 ans extraits du pergélisol sibérien ont été ramenés à la vie par l’Institut Max Planck de biologie cellulaire moléculaire (MPI-CBG) à Dresde (Allemagne) et deviennent les plus anciennes créatures connues à avoir existé. Les vers ont été découverts par des scientifiques russes à l’intérieur d’un dépôt glaciaire profond près de la rivière Kolyma en 2018, mais on ne savait pas de quelle espèce il s’agissait, ni depuis combien de temps ils étaient piégés dans la glace.
Aujourd’hui, le séquençage génétique montre qu’il s’agit d’une toute nouvelle espèce de ver nématode qui était en sommeil depuis la dernière période glaciaire. La datation au radiocarbone des végétaux trouvés au même niveau que les vers montre que les dépôts de permafrost n’avaient pas dégelé depuis le Pléistocène supérieur. Cela signifie qu’ils existaient déjà lorsque les Néandertaliens, les mammouths laineux et les tigres à dents de sabre parcouraient la région.
Les minuscules vers, qui mesurent moins d’un millimètre de long, ont été décongelés et ramenés à la vie dans une boîte de Pétri remplie d’une soupe nutritive conçue pour favoriser leur croissance. Après quelques semaines dans la boîte, les vers ont commencé à bouger et à manger. Ils sont morts en quelques mois, mais l’espèce s’est reproduite et est actuellement l’objet d’expériences en laboratoire. L’étude sur les nématodes a été publiée dans la revue Plos Genetics.
Les vers nématodes sont l’une des nombreuses créatures connues pour être capables de survivre dans des conditions difficiles en entrant dans un état semblable à l’hibernation, la cryptobiose. En 2021, des rotifères bdelloïdes, une classe d’invertébrés microscopiques, ont été découverts dans l’Arctique et ramenés à la vie après 24 000 ans.
Bien que les scientifiques aient déjà fait revivre des microbes et des bactéries unicellulaires datant de 250 millions d’années, on pense qu’avec les vers découverts dans le permafrost sibérien, il s’agit de la plus ancienne créature multicellulaire jamais ramenée à la vie. Auparavant, le record était de 25,5 ans dans l’Arctique. L’analyse génétique montre que ces vers appartiennent à une espèce jusque-là inconnue, et qui a été baptisée Panagrolaimus kolymaensis.
Selon les scientifiques, l’étude prouve que les vers peuvent rester en sommeil non seulement pendant des décennies, voire des centaines d’années, mais des ères géologiques entières, en attendant que les conditions s’améliorent. L’étude démontre aussi que les nématodes ont développé des mécanismes qui leur permettent de préserver la vie pendant des périodes géologiques.
Plusieurs espèces anciennes ont été ramenées à la vie ces dernières années. En 2020, des scientifiques japonais et américains ont réanimé des microbes vieux de 200 millions d’années trouvés dans des sédiments à 100 mètres sous le fond de l’océan dans le gyre – un courant océanique.- du Pacifique Sud.
Les résultats de l’étude ne montrent pas seulement que la vie peut attendre dans les environnements les plus extrêmes sur Terre, mais laisse aussi supposer qu’on peut la trouver sur des planètes inhospitalières, telles que Mars et d’autres parties du système solaire.
Certains scientifiques ont toutefois mis en garde contre la réanimation d’espèces « voyageuses dans le temps », car cela pourrait libérer d’anciens virus susceptibles de menacer la santé humaine et l’environnement. De la même façon, le réchauffement climatique, en provoquant la fonte des glaciers et du pergélisol, pourrait permettre la réémergence de microbes en sommeil depuis très longtemps.
Une nouvelle étude publiée dans Plos Genetics par le Centre commun de recherche de la Commission européenne a utilisé l’intelligence artificielle pour simuler ce qui se passerait si d’anciens virus contaminaient des environnements modernes. Ils ont découvert que de nombreux anciens agents pathogènes pourraient survivre et évoluer dans de tels environnements ; 1% d’ entre eux seraient capables d’éliminer un tiers des espèces.
Source : The Telegraph.

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46,000-year-old worms dug up from the Siberian permafrost were brought back to life by scientists of the Max Planck Institute of Molecular Cell Biology (MPI-CBG) in Dresden (Germany) and are becoming the oldest-known creatures to have existed. The roundworms were discovered by Russian scientists inside a deep glacial deposit near the Kolyma River in 2018, but it was unclear what they were, or how long they had been trapped in the ice.

Now genetic sequencing has shown they are an entirely new species of nematode worm which has lain dormant since the last Ice Age. Radiocarbon dating of plant material found on the same level of the worms has shown that the frozen deposits had not thawed since the late Pleistocene. It means they existed when Neanderthals, woolly mammoths and saber-toothed tigers still roamed the region.

The tiny worms, which are less than a millimetre in length, were thawed out and coaxed back to life in a petri dish filled with a nutritious soup designed to encourage their growth. After a few weeks in the dish, they began moving and eating. The worms died within a few months, however scientists said the species has reproduced and is now undergoing lab experiments. The nematode study was published in the journal Plos Genetics.

Nematode worms are one of several creatures known to be able to survive harsh conditions by entering a hibernation-like state called cryptobiosis. In 2021, Bdelloid rotifers, a class of microscopic invertebrates, were found in the Arctic and brought back after 24,000 years.

Although scientists have revived single cell microbes and bacteria dating back 250 million years, it is thought to be the oldest multicellular creature ever reanimated. Previously the longest known record for nematode worms staying in cryptobiosis was 25.5 years in the Arctic.

Genetic analysis shows the ancient worms belong to a previously unknown species, which has been named Panagrolaimus kolymaensis.

Experts say that the study proves that the worms can lie dormant not just for decades, or hundreds of years, but entire geological eras, waiting for conditions to improve. The research demonstrates that nematodes have developed mechanisms that allow them to preserve life for geological time periods.

Several ancient species have been revived in recent years. In 2020, Japanese and US scientists reanimated 200-million-year-old microbes found in sediments 100 meters beneath the ocean floor within the South Pacific Gyre, an ocean current.

The findings do not show that life can lie waiting in the most extreme environments on Earth but gives new hope that it could be found on inhospitable planets, such as Mars and other parts of the solar system.

However, some scientists have cautioned against reanimating “time-travelling” species, warning that it could unleash ancient viruses that could threaten human health and the environment.

There are fears that global warming may cause glaciers and permafrost to melt, allowing long dormant microbes to re-emerge.

A new study published in Plos Genetics by the European Commission Joint Research Centre used artificial intelligence to simulate what would happen if ancient viruses were unleashed onto modern communities. They found that ancient invading pathogens could often survive and evolve in the modern community with 1 per cent capable of wiping out one third of the species.

Source : The Telegraph.

Source : Institut Max Planck de biologie cellulaire de Dresde

La mort des glaciers pyrénéens et le dégel des glaciers alpins

On le sait depuis plusieurs années : avec les réchauffement climatique, les glaciers des Pyrénées sont en sursis et la canicule de ces derniers jours aura forcément accéléré leur agonie. Tous les témoignages vont dans le même sens et arrivent à la même conclusion : il n’y aura plus de glace sur la chaîne d’ici 2040 ou 2050, peut-être même avant.

Plusieurs visiteurs de mon blog m’ont fait part de leurs observations à l’issue de randonnées dans le massif.

Le glacier de la Maladeta fait partie des victimes du réchauffement climatique. Voici deux photos prises depuis Vénasque.

 

Des photos du cirque des Crabioules montrent l’étendue des dégâts, même si le Maupas (3109 mètres) abrite encore un famélique névé… Au cours des années 1960, toute la zone grise des moraines était couverte de glaciers.

 

Un ami qui a randonné dans le secteur de Gavarnie m’explique qu’ « à part un petit névé juste en dessous de la brèche de Roland, il n’y a absolument plus de glacier et c’est à la fois un crève cœur et des difficultés supplémentaires pour accéder au site, tellement le sol rempli de pierres est glissant et instable. »

Même punition pour le glacier des Oulettes de Gaube à 2285 m d’altitude, dans le massif du Vignemale. L’immense masse de glace d’autrefois n’offre plus désormais qu’une mince étendue et ses jours sont comptés. Comme pour ses homologues pyrénéens, sa disparition bouleversera à tout jamais le paysage de la région. Il y a eu peu de neige sur le glacier cet hiver, 3 ou 4 mètres de neige au maximum alors qu’il y en avait 6 ou 7 mètres il y a quelques années. Avec la chaleur au printemps, tout a fondu et la zone d’accumulation ne s’est donc pas rechargée.

Depuis 1850, le glacier des Oulettes a perdu pratiquement 600 mètres de longueur, soit plus de la moitié de sa taille. Depuis 1980, sa diminution de longueur s’est accélérée en lien avec l’accélération du réchauffement climatique. On estime qu’il lui reste encore cinq ans à vivre. Cela correspond à une tendance globale : au cours des vingt dernières années, le nombre de glaciers dans les Pyrénées a été divisé par deux, ainsi que leur surface totale. Il y avait une centaine de glaciers dans le massif vers le milieu du 19ème siècle. Aujourd’hui, une vingtaine ont disparu, emportant avec eux une part de la biodiversité montagnarde.

À la disparition des glaciers dans les Pyrénées s’ajoute une autre mauvaise nouvelle. Selon les climatologues, dans 70 ans , il n’y aura plus de neige sur la chaîne. 70 ans, c’est demain, avant la fin du 21e siècle ! Les stations de ski pyrénéennes ont intérêt à diversifier leurs activités ; c’est urgent !

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De son côté, la police suisse mets en garde les alpinistes sur les risques des chutes de pierres et de glace occasionnés par la vague de chaleur qui s’est abattue sur le massif alpin. On recense de nombreux décès cette année, surtout parmi les étrangers.
Les températures élevées ont mis en péril le regel nocturne qui assure habituellement la cohésion de la roche gelée. Avec le dégel qui en résulte, des plaques et blocs de glace tels que les séracs, ainsi que des formations rocheuses maintenues ensemble par la glace, ppeuvent lâcher prise et constituer une menace pour les alpinistes.
Depuis le début de l’année 2023, 17 alpinistes ont perdu la vie à haute altitude dans les Alpes valaisannes. C’est plus que les bilans annuels enregistrés au cours de chacune des cinq années précédentes. Par ailleurs, six randonneurs sont morts cette année lors d’excursions à basse altitude dans le Valais.
Seules cinq de ces 23 victimes étaient suisses. Les autres sont des ressortissants autrichiens, belges, britanniques, néerlandais, français, allemands, italiens, roumains, taïwanais et ukrainiens.
Source : Associated Press.

Massif du Mont Rose au-dessus de Zermatt Photo: C. Grandpey

La fonte des glaciers alpins (suite)

Quand j’entends que les départements de Savoie, de Haute-Savoie et d’Isère sont en Vigilance Canicule, je me dis que les glaciers alpins doivent sacrément souffrir. Entre samedi 19 et lundi 21 août 2023 , les températures maximales ont flirté avec les 40°C dans les vallées et l’isotherme 0° doit grimper vers 5000 mètres d’altitude – donc plus haut que le Mont Blanc – ce 21 août.

Les températures ont battu des records ces dernières semaines avec 29,5°C à l’Alpe d’Huez (1860m) en Isère, Chamrousse (28,6°C) et en Savoie, à Saint-Martin-de-Belleville (32,4°C à 1300m). On a enregistré 35,4°C aux Houches, au pied du glacier des Bossons, à 1005 m d’altitude, le 11 juillet 2023.

Ces canicules sont l’un des marqueurs du réchauffement climatique et les Alpes se révèlent être des sentinelles du climat. Selon Météo France, les montagnes se réchauffent deux fois plus vite : dans les Alpes et les Pyrénées françaises, la température a augmenté de plus 2°C au cours du 20ème siècle, contre 1,4°C dans le reste de la France.

Il y a une quinzaine de jours, alors que je randonnais dans la Vanoise, j’ai été surpris par le débit de l’Isère et je me suis dit que le glacier qui alimente la rivière devaient fondre rapidement. J’en ai eu la confirmation en grimpant vers le col de la Galise qui offre une superbe vue sur le glacier des Sources de l’Isère. La comparaison de mes photos avec celles prises au même endroit en 2017 confirme la fonte rapide du glacier.

Les glaciologues expliquent que l’augmentation des températures rallonge la saison de fonte des glaciers et augmente la surface affectée par la fonte. Ainsi, la saison 2021-2022 a été une année record de fonte pour les glaciers des Alpes, avec, en moyenne, une perte de quatre mètres de masse, preuve que les glaciers se sont encore amincis.

Le réchauffement climatique non seulement fait perdre de la masse aux glaciers, mais il va aussi changer la façon dont ils s’écoulent, avec une possible accélération par endroits. Par exemple, le glacier de Taconnaz, voisin du glacier des Bossons, laisse échapper des séracs, gros blocs de glace qui franchisent la falaise et provoquent des avalanches qui atteignent la vallée. Au train où vont les choses, on peut s’attendre que le glacier accélère et produise des avalanches beaucoup plus importantes.

Il ne faut pas se voiler la face ; les glaciers alpins sont condamnés à plus ou moins long terme avec l’évolution climatique actuelle. Les perspectives définies en 201( par l’accord de Paris sur le climat (COP 21) sont dépassées. On peut d’ores et déjà affirmer qu’à l’horizon 2100, et peut-être même avant, il ne restera plus que 20% des surfaces englacées actuelles dans les Alpes.

Glacier des Sourcs de l’Isère

Glacier de Taconnaz

(Photos: C. Grandpey)