Un site favorable à la vie sur la planète Mars ? // A suitable site for life on Mars ?

drapeau-francaisUne étude publiée dans la revue Icarus nous apprend qu’une dépression en forme d’entonnoir sur la planète Mars a été identifiée comme site susceptible de recéler des signes de vie. Les chercheurs pensent que la dépression a été formée par un volcan sous un glacier. Cette disposition inhabituelle a pu créer un environnement chaud et chimiquement diversifié qui en ferait un bon candidat pour la recherche de la vie sur Mars. Le site pourrait héberger certains des ingrédients essentiels à la vie: l’eau, la chaleur et les nutriments.
Les auteurs de l’étude ont été frappés par la similitude entre les paysages sur ces sites et les chaudrons de glace, dépressions creusées par des volcans sous-glaciaires sur Terre, en Islande et au Groenland, par exemple. Ils ont d’abord remarqué les cercles concentriques des chaudrons sur des images envoyées par le robot Mars Reconnaissance Orbiter de la NASA. En utilisant des images stéréoscopiques qui donnent une idée de la forme tridimensionnelle du relief, les scientifiques ont pu analyser les sites avec plus de précision. Ils ont pu étudier leur forme et leur morphologie, mais aussi la quantité de matériaux évacuée lors de la formation de ces dépressions.
En étudiant deux sites en forme d’entonnoir, les chercheurs ont découvert qu’ils ont très probablement été formés par des processus différents. Les matériaux détectés autour de la dépression de Galaxias Fossae laissent supposer qu’elle est apparue suite à l’impact d’un objet en provenance de l’espace. L’autre dépression, dans un cratère situé en bordure du bassin de l’Hellas, a été probablement creusée par l’activité volcanique. Le site Hellas serait donc le lieu le plus favorable à l’apparition de la vie car il se pourrait qu’il contienne de l’eau sous forme liquide.
L’étude de ces deux dépressions est fort intéressante car leur existence peut fournir des informations sur les propriétés des matériaux qui se cachent sous la surface de Mars, avec la possible existence de glace, et ils pourraient permettre de révéler les interactions entre la glace et les volcans sur la Planète Rouge.
Source: International Business Times.

———————————–

drapeau-anglaisA study published in the journal Icarus informs us that a funnel-shaped depression on Mars has been identified as a potential site to search for signs of life on the Red Planet. Researchers think it has been formed by a volcano underneath a glacier. This unusual layout could have created a warm and chemically diverse environment, which would make it a good candidate for the search for life on Mars. It seems the site could host some of the key ingredients for habitability: water, heat and nutrients.

The authors of the study were struck by the similarity of the landscape at these sites and ice cauldrons – volcanoes underneath glaciers – found on Earth in Iceland and Greenland. They first saw the concentric circles of the cauldrons on images from NASA’s Mars Reconnaissance Orbiter. Using stereoscopic images which give an idea of the three-dimensional shape of the landform, the scientists were able to characterise the sites more closely. They were able to measure not just their shape and appearance, but also how much material was lost to form the depressions.

Studying two funnel-shaped sites, the researchers found that they were most likely formed by different processes. Debris found around one site – the Galaxias Fossae depression – suggested it was formed from impact from an object from space. A second depression, in a crater on the rim of the Hellas basin, was more likely caused by volcanic activity. This would make the Hellas site the more likely place for life to take hold, as an area that could have liquid water.

Both depressions are interesting because their existence may provide information on the properties of subsurface material – the potential existence of ice – and because of the potential for revealing ice-volcano interactions.

Source: International Business Times.

mars-01

 Cartes topographiques et graphiques montrant les dépressions Hellas (à droite) et Galaxias Fossae (à gauche) [Source : NASA]

mars-02

Image du cratère d’impact Hellas, l’un des plus grands du système solaire.

(Source: NASA)

Donald Trump et le changement climatique // Donald Trump and climate change

drapeau-francaisSi Donald Trump confirme ses propos de campagne électorale, son élection à la présidence des États-Unis aura un impact important sur le changement climatique. M. Trump a qualifié de « canular » l’implication humaine dans le changement climatique et il a promis de démanteler l’Agence de Protection de l’Environnement « sous presque toutes les formes ».
De son côté, le Président Obama a déclaré qu’il était fier de ses efforts pour faire des États-Unis le leader mondial de la politique climatique. Donald Trump à la présidence, cet héritage sera vite détricoté et le monde n’aura plus les moyens d’éviter les conséquences les plus dévastatrices du réchauffement climatique, comme l’élévation du niveau de la mer, les sécheresses extrêmes, les inondations et les tempêtes.
M. Trump a déjà promis de « résilier » l’accord climatique de Paris de l’an dernier, qui engage plus de 190 pays à réduire leurs émissions de dioxyde de carbone. Il a ajouté qu’il allait démanteler le Clean Power Plan aux Etats Unis. Comme l’a récemment déclaré Ségolène Royal, M. Trump ne peut légalement empêcher d’autres pays de respecter leurs engagements au titre de l’accord de Paris, ni éliminer rapidement ou unilatéralement les décisions climatiques de M. Obama. Toutefois, il peut, en tant que Président, choisir de ne pas appliquer la COP 21 aux États-Unis. Il peut considérablement ralentir ou affaiblir l’application des mesures décidées par M. Obama de sorte qu’elles n’aient que peu d’impact sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre aux États-Unis, du moins pendant le mandat de M. Trump. Cela affaiblira forcément l’objectif de l’accord de Paris de réduire les émissions de dioxyde de carbone pour éviter un réchauffement atmosphérique d’au moins 2°C, le point auquel, selon de nombreux scientifiques, la planète connaîtra un avenir irréversible de réchauffement extrême et dangereux. Sans la pleine participation des États-Unis, le deuxième plus grand pollueur en gaz à effet de serre après la Chine, cet objectif est probablement inaccessible, même si tous les autres pays respectent leurs promesses. En outre, sans la participation des États-Unis, d’autres gouvernements seront moins susceptibles d’effectuer leurs réductions d’émissions.
L’élection de M. Trump aura un impact négatif sur la COP 22 de Marrakech où des négociateurs internationaux se sont rassemblés pour une conférence de 12 jours pour déterminer les prochaines étapes de l’accord de Paris: comment vérifier que les engagements sont respectés et comment financer les pays pauvres qui ne peuvent pas se permettre la technologie pour mettre en oeuvre les mesures. .
Avec M. Trump à la Maison Blanche et la majorité républicaine au Congrès, il y a peu d’espoir que le Clean Power Plan survive à la Cour suprême. Pire encore, les autres grandes nations émettrices de gaz à effet de serre – surtout l’Inde – ont maintenant peu de raisons de mettre en oeuvre leurs promesses de la COP 21 si les États-Unis ne le font pas. En Inde, le troisième plus grand émetteur mondial de gaz à effet de serre, l’élection de M. Trump a soulevé des doutes quant à la volonté d’aller de l’avant. Sous l’administration Obama, Hillary Clinton, alors secrétaire d’État, a promis que les pays riches mobiliseraient 100 milliards de dollars annuellement d’ici 2020 pour aider les pays pauvres à passer à des formes d’énergie plus propres. Les autorités indiennes ont clairement indiqué que leurs mesures pour réduire les émissions dépendront de l’aide financière des pays riches, mais M. Trump a également promis de couper tous les «paiements destinés au réchauffement planétaire».
Au cœur du Clean Power Plan du Président Obama, il y a un ensemble de réglementations destinées à freiner la pollution par les centrales au charbon. Si elles étaient promulguées, ces règlementations pourraient transformer le secteur américain de l’électricité, fermer des centaines de centrales au charbon et inaugurer la construction de vastes nouvelles fermes éoliennes et solaires. Le plan devrait réduire d’ici 2030 les émissions des centrales électriques des États-Unis de 32% par rapport aux niveaux de 2005. Toutefois, le programme est actuellement contesté par 28 États et plus de 100 entreprises, et il devrait être présenté à la Cour suprême dès l’année prochaine . M. Trump et d’autres républicains ont qualifié le Clean Power Plan de «guerre contre le charbon». En tant que président, M. Trump n’aurait pas le pouvoir juridique d’annuler unilatéralement les clauses du Clean Power Act, mais il pourrait les menacer en nommant à la Cour suprême un juge favorable au monde industriel, et en refusant ensuite de défendre le plan lorsqu’il sera présenté à la Cour Suprême. Même si M. Trump échoue finalement à faire capoter les mesures prises par Barack Obama sur le changement climatique, il pourrait faire en sorte que leur application soit retardée durant son mandat, avec des procès qui ne manqueront pas de prendre du temps devant les tribunaux.
Et pendant ce temps, les glaciers et la banquise continuent de fondre…

——————————————–

drapeau-anglaisThe election of Donald Trump as President of the Unites States will have a heavy impact on climate change. Mr Trump has called human-caused climate change a “hoax” and has vowed to dismantle the Environmental Protection Agency “in almost every form.”
President Obama has said his efforts to establish the United States as the global leader in climate policy are his proudest legacy. But with Mr. Trump as President, that legacy will unravel quickly. The world, then, may have no way to avoid the most devastating consequences of global warming, including rising sea levels, extreme droughts and food shortages, and more powerful floods and storms.
Mr. Trump has already vowed to “cancel” last year’s Paris climate agreement, which commits more than 190 countries to reduce their carbon dioxide emissions, and to dismantle the Clean Power Plan, Mr. Obama’s domestic climate change regulations. As Segolene Royal said recently, Mr. Trump cannot legally block other countries from fulfilling their Paris agreement commitments, nor can he quickly or unilaterally erase Mr. Obama’s climate rules. But he can, as President, choose not to carry out the Paris plan in the United States. And he could so substantially slow or weaken the enforcement of Mr. Obama’s rules so that they would have little impact on reducing emissions in the United States, at least during Mr. Trump’s term. That could doom the Paris agreement’s goal of reducing carbon dioxide emissions enough to stave off an atmospheric warming of at least 3.6 degrees Fahrenheit, the point at which, many scientists say, the planet will be locked into an irreversible future of extreme and dangerous warming.
Without the full participation of the United States, the world’s second-largest greenhouse gas polluter, after China, that goal is probably unattainable, even if every other country follows through on its pledges. Besides, without the participation of the United States, other governments are less likely to carry out their pledged emissions cuts.
The election of Mr. Trump is likely to cast a pall over Marrakesh, Morocco, where global negotiators have gathered for a 12-day conference to hash out the next steps for the Paris accord: how to verify commitments are being met, and how to pay for enforcement by poor countries that cannot afford the technology or energy disruptions.
With Mr. Trump in the Oval Office and Republican majorities in both houses, there is little hope that the Clean Power Plan will survive in the Supreme Court. Worse, other key emitter nations — especially India — now have little reason to follow through on their Paris pledges if the U.S. won’t. In India, the world’s third-largest greenhouse gas polluter, the election of Mr. Trump has raised doubts about a willingness to move forward. Under the Obama administration, Hillary Clinton, then secretary of state, pledged that rich countries would mobilize $100 billion annually by 2020 to help poor countries make the transition to cleaner forms of energy. Indian officials have made clear that their steps to cut emissions will depend on financial aid from rich countries, but Mr. Trump has also vowed to cut all “global warming payments.”
At the heart of the Clean Power Plan is a set of regulations intended to curb planet-warming pollution from coal-fired power plants. If enacted, the rules could transform the American electricity sector, close hundreds of coal-fired plants and usher in the construction of vast new wind and solar farms. The plan is projected to cut United States power plant emissions 32 percent from 2005 levels by 2030.But the program is currently under litigation by 28 states and more than 100 companies, and it is expected to go before the Supreme Court as early as next year. Mr. Trump and other Republicans have attacked the Clean Power Plan as a “war on coal.” As president, Mr. Trump would not have the legal authority to unilaterally undo the regulations, but he could target the rules by appointing an industry-friendly justice to the Supreme Court and then refusing to defend the plan when it goes before the court. Even if Mr. Trump ultimately fails to gut Mr. Obama’s climate change rules, he could ensure that their enforcement is delayed through his term, as lawsuits wind their way through the courts.

And in the meantime the glaciers and the sea ice keep on melting…

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/wp-content/uploads/2016/09/gla-vel-03.jpg

Glacier Sawyer en Alaska (Photo: C. Grandpey)

Etude sur la fonte des glaciers antarctiques // Study about the melting of Antarctica’s glaciers

drapeau-francaisDans des notes précédentes (décembre 2015 et avril 2016), j’ai expliqué que les glaciers de l’Antarctique fondent eux aussi. J’ai donné les exemples des glaciers Thwaites et Pine Island qui sont parmi ceux qui fondent le plus vite sur notre planète. Dans une étude récente, des chercheurs américains de l’Institut de Technologie de Californie avancent une hypothèse selon laquelle une arrivée d’eau plus chaude contribuerait à faire réduire l’épaisseur de certaines plates-formes glaciaires de l’Antarctique Occidental, ce qui entraînerait le recul rapide des glaciers.
En utilisant les données recueillies par l’Opération IceBridge de la NASA, avec un avion pour survoler les pôles, les scientifiques ont étudié la fonte des glaciers Smith, Pope et Kohler (voir la carte ci-dessous). Ils ont découvert que la glace avait fondu sur plusieurs centaines de mètres d’épaisseur entre 2002 et 2009, ce qui confirme l’hypothèse que, dans le milieu des années 2000, la baie de la Mer d’Amundsen dans l’Antarctique Occidental a été envahie par de l’eau plus chaude.
Les chercheurs expliquent que les plates-formes glaciaires sont d’épaisses et vastes étendues de glace qui avancent dans la mer. De l’eau plus chaude peut pénétrer dans des fractures ouvertes à la base d’une plate-forme, entraînant son érosion par le bas. Cela peut avoir un effet domino si l’eau pénètre dans la zone où la glace quitte son support terrestre et commence à flotter dans l’eau. Si cette zone absorbe de l’eau chaude, le contact entre le substratum rocheux et le glacier est affaibli et le glacier recule rapidement.
Jusqu’à présent, on ne savait pas quelle quantité de glace disparaissait de cette façon. Grâce aux équipements à bord des avions de la NASA qui balayent les étendues de glace, les chercheurs ont conclu que des trois glaciers étudiés, le Smith était celui qui avait le plus souffert, avec un recul de 70 mètres et une perte d’épaisseur de près de 500 mètres chaque année.
L’eau de mer relativement chaude qui provoque la fonte de la glace de ces glaciers a pour nom Eau Profonde Circumpolaire – Circumpolar Deep Water (CDW). C’est un mélange de tous les océans du monde et elle se déplace à travers un plateau continental à une profondeur de plus de 300 mètres. A partir de 2009 et jusqu’en 2014, les chercheurs indiquent que l’afflux d’eau chaude a été moins important, ce qui a ralenti le recul des glaciers Kohler et Pope. Mais c’était trop tard. La glace qui se trouve dans la zone entre la mer et le substratum rocheux avait déjà formé une cavité profonde, de sorte que la fonte se poursuit aujourd’hui.
Les résultats de cette étude seront utilisés pour développer un modèle qui pourrait simuler les processus au point de contact de la glace avec l’océan, afin de mieux comprendre comment les plates-formes glaciaires évoluent et prévoir leur fonte dans les années à venir.
Source: Cosmos Magazine.

————————————–

drapeau-anglaisIn previous notes (December 2015 and April 2016), I explained that glaciers in Antarctica re melting too. I gave the examples of the Thwaites and Pine Island glaciers which are among the world’s fastest melting glaciers. In a recent study, US researchers from the California Institute of Technology suggest an influx of warm water thinned some of West Antarctica’s ice shelves, leading to the rapid retreat of the glaciers.

Using data collected by NASA’s Operation Icebridge – which sends aircraft to fly over the poles, the scientists studied the melting from the Smith, Pope and Kohler Glaciers (see map below). They found hundreds of metres of the glacial ice melted between 2002 and 2009, supporting the hypothesis that in the mid-2000s, the West Antarctica’s Amundsen Sea bay was flooded with warm water.

The researchers explain that ice shelves are thick, vast swathes of ice that poke out from the land and into the sea. But warm water can squeeze into ice shelf cracks, eroding them from the bottom up. This can have a domino effect if the water penetrates the grounding line, which is the zone where land ice starts to float in water. If the grounding line takes in warm water, contact between bedrock and glacier ice is weakened and glaciers retreat rapidly.

Until now, no one knew just how much ice was lost this way. With NASA aircraft scanning the icy plains, the researchers measured that Smith glacier suffered the most of the three, with as much as 70 metres in length and almost 500 metres in thickness of solid ice disappearing each year.

The relatively warm, salty water that causes the melting of glacier ice is called Circumpolar Deep Water. It’s a blend of the world’s oceans and travels across a continental shelf at a depth of more than 300 metres. From 2009 until 2014, the researchers indicate the warm water eased up and slowed Kohler and Pope’s retreat. But it might have been too late. The ice at the grounding line had already formed a deep cavity, so that melting continues today.

The results from this study will be used to develop a model that would simulate the processes at the ice-ocean connection point, to better understand how ice shelves evolve and help predict future melting.

Source: Cosmos Magazine.

antarct-glaciers

Vitesse d’écoulement (« Velocity »)des glaciers cartographiée grâce au satellite Earth Observatory de la NASA. Comme indiqué dans le texte, entre 2002 et 2009, le glacier Smith a reculé de 70 mètres par an et perdu quelque 500 mètres d’épaisseur.

La fonte du glacier Aletsch (Suisse) déstabilise la montagne // The melting of the Aletsch glacier (Switzerland) destabilizes the mountain

drapeau-francaisIl y a quelques jours, j’évoquais sur ce blog la fonte des glaciers suisses et autrichiens qui reculent aussi vite que leurs homologues français. La fonte du glacier d’Aletsch, l’un des plus beaux de Suisse, a donné naissance à un autre problème. La glace d’amenuisant, les pans de montagne qui entourent le glacier sont fragilisés et des effondrements se produisent. Le phénomène est observé ailleurs dans le monde, en particulier en Nouvelle Zélande où les glaciers Fox et Franz Josef ont fondu si rapidement qu’il est devenu trop dangereux de les atteindre à partir du fond de la vallée. En raison de la fonte ultra rapide de ces glaciers, les parois de la vallée qui étaient autrefois maintenues en place par la glace sont désormais à l’air libre avec des risques évidents d’effondrements et autres chutes de pierres qui rendraient les randonnées trop dangereuses. Les tour-opérateurs ont donc cessé d’organiser de telles randonnées guidées sur le Franz Josef en 2012 et sur le Fox en 2014. Ces deux glaciers ont perdu chacun 3 kilomètres depuis les années 1800, ce qui correspond à environ 20 pour cent de leur longueur.

En Suisse, au cœur du Valais, un pan de montagne menace toujours de s’effondrer en aval du glacier d’Aletsch et son mouvement s’accélère, passant d’un déplacement de 20 cm par jour il y a 2 semaines à 70 cm actuellement. Cette augmentation de la vitesse peut provoquer des éboulements locaux. En conséquence, il est demandé à tous les randonneurs de respecter l’interdiction d’accès aux sentiers pédestres dans une zone de 2 km2.

Une remontée mécanique permettant d’accéder aux abords du glacier d’Aletsch subit elle aussi les effets du mouvement du pan de montagne. Les pylônes d’arrivée de la télécabine d’Aletsch Arena, qui relie Riederalp à Moosfluh, bougent de 1 centimètre par jour. Toutefois, l’exploitant des remontées avait prévu le problème puisque  il a investi l’été dernier 23 millions de francs suisses dans un système qui permet de glisser les pylônes sur un rail pour les maintenir parfaitement droits et ainsi laisser l’installation ouverte. La surveillance est permanente, avec un système d’alarme en cas de gros déplacement.

Source : Presse helvétique.

—————————————–

drapeau-anglaisA few days ago, I mentioned in this blog the melting of the Swiss and Austrian glaciers which are retreatingl as fast as their French counterparts. The melting of the Aletsch Glacier, one of the most beautiful in Switzerland, has created another problem. As the ice is thinning, the mountain sides along the glacier are weakened and collapses occur. The phenomenon is observed around the world, particularly in New Zealand where the Fox and Franz Josef glaciers have melted so quickly that it has become too dangerous to reach them from the bottom of the valley, which ends a tradition dating back to more than a century. Due to the ultra rapid melting of these glaciers, the valley walls that were once held in place by the ice are now in the open air with obvious risks of collapses and other rock falls that would make them too dangerous to hikers. Tour operators have therefore cancelled guided hikes to the Franz Josef in 2012 and to the Fox in 2014. Both glaciers have lost three kilometers from the 1800s, which corresponds to about 20 percent of their length.
In Switzerland, in the heart of Valais, a mountain side still threatens to collapse downstream of the Aletsch glacier and its movement is accelerating, from 20 cm per day two weeks ago to 70 cm currently. This increase in speed may cause local landslides. Accordingly, all hikers have been asked to respect the access ban to hiking trails in an area of 2 square kilometers.
A gondola leading to the edge of the Aletsch glacier is also affected by the movements of the mountain. The arrival pylons of the Aletsch Arena gondola that connects Riederalp to Moosfluh are moving 1 centimeter per day. However, the operator had foreseen the problem and invested 23 million Swiss francs in a system that allows to drag the pylons on a rail in order to keep them perfectly straight and thus keep the facility open. Monitoring is permanent, with an alarm system in case of major displacement.
Source: Swiss Press.

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/wp-content/uploads/2016/09/aletsch.jpg

Vue du glacier d’Aletsch (Crédit photo: Dirk Beyer / Wikipedia)