Scott Pruitt fusille le Clean Power Plan d’Obama // Scott Pruitt kills Obama’s Clean Power Plan

Le 9 octobre 2017, Scott Pruitt, responsable de l’Agence pour la Protection de l’Environnement (EPA), a annoncé qu’il allait signer un nouveau décret qui annulerait le Clean Power Plan, une mesure prise sous la présidence de Barack Obama et visant à limiter les émissions de carbone des centrales au charbon. Pour Pruitt, l’annulation du Clean Power Plan marque l’aboutissement d’un long combat qu’il a commencé en tant que procureur général d’Oklahoma. Pruitt faisait partie de la vingtaine de procureurs généraux qui ont intenté un procès pour empêcher le président Obama de limiter les émissions de carbone. Étroitement lié à l’industrie pétrolière et gazière dans son Etat d’origine, Pruitt a toujours rejeté le consensus des scientifiques selon lequel les émissions anthropiques dues à la combustion de combustibles fossiles sont la principale cause du changement climatique dans le monde. Le président Donald Trump, qui a nommé Pruitt à la tête de l’EPA et partage son scepticisme à l’égard du réchauffement climatique, avait promis de détruire le Clean Power Plan au cours de la campagne présidentielle de 2016, avec la volonté de donner un nouvel essor aux mines de charbon en difficulté. Le président a annoncé plus tôt cette année qu’il retirerait les Etats-Unis de l’accord climatique de Paris
Le Clean Power Plan d’Obama a été conçu pour réduire les émissions de dioxyde de carbone des États-Unis à 32 pour cent sous le niveau de 2005 d’ici 2030. La mesure dictait des objectifs d’émissions spécifiques aux États où les centrales électriques étaient les plus nombreuses. La Cour suprême a mis le plan en attente l’année dernière suite à des contestations juridiques par les industriels et par des états favorables au charbon.
Les groupes environnementaux et les défenseurs de la santé publique ont vivement critiqué la décision de Scott Pruitt, l’accusant d’avoir une vision à court terme.
Source: Journaux américains.

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On October 9th, 2017, Scott Pruitt, the head of the Environmental Protection Agency (EPA) said that he will sign a new rule overriding the Clean Power Plan, an Obama-era effort to limit carbon emissions from coal-fired power plants. For Pruitt, getting rid of the Clean Power Plan will mark the culmination of a long fight he began as the elected attorney general of Oklahoma. Pruitt was among about two-dozen attorney generals who sued to stop President Barack Obama’s push to limit carbon emissions. Closely tied to the oil and gas industry in his home state, Pruitt rejects the consensus of scientists that man-made emissions from burning fossil fuels are the primary driver of global climate change. President Donald Trump, who appointed Pruitt and shares his skepticism of established climate science, promised to kill the Clean Power Plan during the 2016 campaign as part of his broader pledge to revive the nation’s struggling coal mines. The president announced earlier this year that he will pull the United States out of the landmark Paris climate agreement

Obama’s plan was designed to cut U.S. carbon dioxide emissions to 32 percent below 2005 levels by 2030. The rule dictated specific emission targets for states based on power-plant emissions. The Supreme Court put the plan on hold last year following legal challenges by industry and coal-friendly states.

Environmental groups and public health advocates quickly derided the decision as short sighted.

Source: American newspapers.

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Donald Trump et le changement climatique // Donald Trump and climate change

drapeau-francaisSi Donald Trump confirme ses propos de campagne électorale, son élection à la présidence des États-Unis aura un impact important sur le changement climatique. M. Trump a qualifié de « canular » l’implication humaine dans le changement climatique et il a promis de démanteler l’Agence de Protection de l’Environnement « sous presque toutes les formes ».
De son côté, le Président Obama a déclaré qu’il était fier de ses efforts pour faire des États-Unis le leader mondial de la politique climatique. Donald Trump à la présidence, cet héritage sera vite détricoté et le monde n’aura plus les moyens d’éviter les conséquences les plus dévastatrices du réchauffement climatique, comme l’élévation du niveau de la mer, les sécheresses extrêmes, les inondations et les tempêtes.
M. Trump a déjà promis de « résilier » l’accord climatique de Paris de l’an dernier, qui engage plus de 190 pays à réduire leurs émissions de dioxyde de carbone. Il a ajouté qu’il allait démanteler le Clean Power Plan aux Etats Unis. Comme l’a récemment déclaré Ségolène Royal, M. Trump ne peut légalement empêcher d’autres pays de respecter leurs engagements au titre de l’accord de Paris, ni éliminer rapidement ou unilatéralement les décisions climatiques de M. Obama. Toutefois, il peut, en tant que Président, choisir de ne pas appliquer la COP 21 aux États-Unis. Il peut considérablement ralentir ou affaiblir l’application des mesures décidées par M. Obama de sorte qu’elles n’aient que peu d’impact sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre aux États-Unis, du moins pendant le mandat de M. Trump. Cela affaiblira forcément l’objectif de l’accord de Paris de réduire les émissions de dioxyde de carbone pour éviter un réchauffement atmosphérique d’au moins 2°C, le point auquel, selon de nombreux scientifiques, la planète connaîtra un avenir irréversible de réchauffement extrême et dangereux. Sans la pleine participation des États-Unis, le deuxième plus grand pollueur en gaz à effet de serre après la Chine, cet objectif est probablement inaccessible, même si tous les autres pays respectent leurs promesses. En outre, sans la participation des États-Unis, d’autres gouvernements seront moins susceptibles d’effectuer leurs réductions d’émissions.
L’élection de M. Trump aura un impact négatif sur la COP 22 de Marrakech où des négociateurs internationaux se sont rassemblés pour une conférence de 12 jours pour déterminer les prochaines étapes de l’accord de Paris: comment vérifier que les engagements sont respectés et comment financer les pays pauvres qui ne peuvent pas se permettre la technologie pour mettre en oeuvre les mesures. .
Avec M. Trump à la Maison Blanche et la majorité républicaine au Congrès, il y a peu d’espoir que le Clean Power Plan survive à la Cour suprême. Pire encore, les autres grandes nations émettrices de gaz à effet de serre – surtout l’Inde – ont maintenant peu de raisons de mettre en oeuvre leurs promesses de la COP 21 si les États-Unis ne le font pas. En Inde, le troisième plus grand émetteur mondial de gaz à effet de serre, l’élection de M. Trump a soulevé des doutes quant à la volonté d’aller de l’avant. Sous l’administration Obama, Hillary Clinton, alors secrétaire d’État, a promis que les pays riches mobiliseraient 100 milliards de dollars annuellement d’ici 2020 pour aider les pays pauvres à passer à des formes d’énergie plus propres. Les autorités indiennes ont clairement indiqué que leurs mesures pour réduire les émissions dépendront de l’aide financière des pays riches, mais M. Trump a également promis de couper tous les «paiements destinés au réchauffement planétaire».
Au cœur du Clean Power Plan du Président Obama, il y a un ensemble de réglementations destinées à freiner la pollution par les centrales au charbon. Si elles étaient promulguées, ces règlementations pourraient transformer le secteur américain de l’électricité, fermer des centaines de centrales au charbon et inaugurer la construction de vastes nouvelles fermes éoliennes et solaires. Le plan devrait réduire d’ici 2030 les émissions des centrales électriques des États-Unis de 32% par rapport aux niveaux de 2005. Toutefois, le programme est actuellement contesté par 28 États et plus de 100 entreprises, et il devrait être présenté à la Cour suprême dès l’année prochaine . M. Trump et d’autres républicains ont qualifié le Clean Power Plan de «guerre contre le charbon». En tant que président, M. Trump n’aurait pas le pouvoir juridique d’annuler unilatéralement les clauses du Clean Power Act, mais il pourrait les menacer en nommant à la Cour suprême un juge favorable au monde industriel, et en refusant ensuite de défendre le plan lorsqu’il sera présenté à la Cour Suprême. Même si M. Trump échoue finalement à faire capoter les mesures prises par Barack Obama sur le changement climatique, il pourrait faire en sorte que leur application soit retardée durant son mandat, avec des procès qui ne manqueront pas de prendre du temps devant les tribunaux.
Et pendant ce temps, les glaciers et la banquise continuent de fondre…

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drapeau-anglaisThe election of Donald Trump as President of the Unites States will have a heavy impact on climate change. Mr Trump has called human-caused climate change a “hoax” and has vowed to dismantle the Environmental Protection Agency “in almost every form.”
President Obama has said his efforts to establish the United States as the global leader in climate policy are his proudest legacy. But with Mr. Trump as President, that legacy will unravel quickly. The world, then, may have no way to avoid the most devastating consequences of global warming, including rising sea levels, extreme droughts and food shortages, and more powerful floods and storms.
Mr. Trump has already vowed to “cancel” last year’s Paris climate agreement, which commits more than 190 countries to reduce their carbon dioxide emissions, and to dismantle the Clean Power Plan, Mr. Obama’s domestic climate change regulations. As Segolene Royal said recently, Mr. Trump cannot legally block other countries from fulfilling their Paris agreement commitments, nor can he quickly or unilaterally erase Mr. Obama’s climate rules. But he can, as President, choose not to carry out the Paris plan in the United States. And he could so substantially slow or weaken the enforcement of Mr. Obama’s rules so that they would have little impact on reducing emissions in the United States, at least during Mr. Trump’s term. That could doom the Paris agreement’s goal of reducing carbon dioxide emissions enough to stave off an atmospheric warming of at least 3.6 degrees Fahrenheit, the point at which, many scientists say, the planet will be locked into an irreversible future of extreme and dangerous warming.
Without the full participation of the United States, the world’s second-largest greenhouse gas polluter, after China, that goal is probably unattainable, even if every other country follows through on its pledges. Besides, without the participation of the United States, other governments are less likely to carry out their pledged emissions cuts.
The election of Mr. Trump is likely to cast a pall over Marrakesh, Morocco, where global negotiators have gathered for a 12-day conference to hash out the next steps for the Paris accord: how to verify commitments are being met, and how to pay for enforcement by poor countries that cannot afford the technology or energy disruptions.
With Mr. Trump in the Oval Office and Republican majorities in both houses, there is little hope that the Clean Power Plan will survive in the Supreme Court. Worse, other key emitter nations — especially India — now have little reason to follow through on their Paris pledges if the U.S. won’t. In India, the world’s third-largest greenhouse gas polluter, the election of Mr. Trump has raised doubts about a willingness to move forward. Under the Obama administration, Hillary Clinton, then secretary of state, pledged that rich countries would mobilize $100 billion annually by 2020 to help poor countries make the transition to cleaner forms of energy. Indian officials have made clear that their steps to cut emissions will depend on financial aid from rich countries, but Mr. Trump has also vowed to cut all “global warming payments.”
At the heart of the Clean Power Plan is a set of regulations intended to curb planet-warming pollution from coal-fired power plants. If enacted, the rules could transform the American electricity sector, close hundreds of coal-fired plants and usher in the construction of vast new wind and solar farms. The plan is projected to cut United States power plant emissions 32 percent from 2005 levels by 2030.But the program is currently under litigation by 28 states and more than 100 companies, and it is expected to go before the Supreme Court as early as next year. Mr. Trump and other Republicans have attacked the Clean Power Plan as a “war on coal.” As president, Mr. Trump would not have the legal authority to unilaterally undo the regulations, but he could target the rules by appointing an industry-friendly justice to the Supreme Court and then refusing to defend the plan when it goes before the court. Even if Mr. Trump ultimately fails to gut Mr. Obama’s climate change rules, he could ensure that their enforcement is delayed through his term, as lawsuits wind their way through the courts.

And in the meantime the glaciers and the sea ice keep on melting…

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.files.wordpress.com/2016/09/gla-vel-03.jpg?w=863

Glacier Sawyer en Alaska (Photo: C. Grandpey)