Islande: Fortes concentrations de SO2 // Iceland: High SO2 levels

drapeau francaisAprès un pic à 2,550 ug / m3 le 10 Septembre, le niveau de SO2 dans le Reyðarfjörður, dans l’est de l’Islande, est devenu dix fois plus faible (240 mg / m3) le 11 Septembre. D’après les autorités, la concentration de SO2 doit dépasser 350 mg pendant une heure entière pour dépasser la limite acceptable pour la santé, ou rester à 125 mg pendant 24 heures. Au travail, pour une journée de huit heures, la limite acceptable est fixée à 1 300 mg / m3.
Les habitants de la région se sont plaints d’avoir mauvaise bouche, des maux de gorge, des yeux qui piquaient et des maux de tête. Il leur est demandé de prendre conscience de la situation et des symptômes qui y sont liés.
Le Met Office islandais a émis une alerte pour la partie nord des Fjords de l’Est jusqu’à Vopnafjörður en raison de la pollution. En effet, les prévisions indiquent des niveaux élevés de SO2 émis par l’éruption.
L’Agence islandaise de l’Environnement va ouvrir un site Internet spécial avec des informations sur la pollution.
Source: Iceland Review.

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drapeau anglaisAfter a peak at 2,550 μg/m3 on September 10th, SO2 levels in Reyðarfjörður, East Iceland, were ten times lower (240 μg/m3) on September 11th.  According to the authorities, the SO2 concentration must exceed 350 μg for an entire hour to exceed the health protection limit or remain at 125 μg  for 24 hours. The work protection limit for an eight-hour workday is set at 1,300 μg/m3.
Residents complained yesterday about having a bad taste in their mouth, a sore throat, stinging eyes and headaches. People in the region are advised to be conscious of the situation and of any related symptoms.
The Icelandic Met Office has issued a forecaster’s warning for the northern parts of the East Fjords up to Vopnafjörður due to the pollution as forecasts indicate high levels of SO2 being emitted by the eruption.
The Environment Agency of Iceland will open a special website with information on the pollution.
Source: Iceland Review.

Un satellite pour étudier le Kilauea (Hawaii / Etats Unis) // A satellite to monitor Kilauea volcano (Hawaii)

drapeau francaisUn satellite baptisé SUCHI, pas plus gros qu’une valise, doit être lancé à l’automne 2014 depuis l’île de Kauai à Hawaii, après une année passée à peaufiner sa technologie d’imagerie hyperspectrale. Lors d’une conférence présentée le 5 mai dernier, un chercheur de l’Université d’Hawaii a déclaré que SUCHI subissait des tests pour voir comment ses composants résisteraient aux violentes secousses auxquelles il serait soumis pendant le lancement de la fusée.
SUCHI est le raccourci de Space Ultra – Compact Hyperspectral Imager (Imageur spatial hyperspectral ultra compact) pour les petits satellites. Il est conçu pour étudier les phénomènes géologiques comme les éruptions volcaniques et des coulées de lave. Sa mission initiale de six mois pourrait être prolongée à deux ans. Le satellite est effectivement ultra compact ; il mesure un peu plus de 40 centimètres de longueur, 10 cm d’épaisseur et 12,5 cm de largeur. Il fonctionne à l’aide de panneaux solaires de la taille d’un PC portable de petite taille.
A l’intérieur du satellite se trouve une caméra FLIR A35 insérée dans un compartiment hermétique ; elle capable d’enregistrer des images d’une résolution de 336 x 256 pixels. Chaque pixel mesure 38 µm (un micromètre =µm = 10-6 mètre). La caméra a été mise au point par une équipe scientifique de l’Université d’Hawaii et construite au Laboratoire Spatial d’Hawaii à Manoa, une banlieue de Honolulu.
Au cours de sa courte mission, SUCHI permettra aux géologues de contrôler les émissions gazeuses et la vitesse à laquelle la lave se refroidit. Les images capturées devraient aussi servir à dresser un inventaire minéralogique des principales roches.
L’une des applications les plus importantes sera l’étude du dioxyde de soufre (SO2), un gaz volcanique constamment émis pendant l’éruption du Kilauea. Le gaz forme des aérosols que les habitants appellent  » vog  » (brouillard volcanique). Il se répand à travers l’archipel et est susceptible de causer des problèmes respiratoires. Le gaz peut être suivi à la trace et quantifié en utilisant la spectroscopie dans la bande 9µm du spectre infrarouge. Cette partie du spectre est également la gamme de longueur d’onde idéale pour la cartographie géologique de certains minéraux.
Source: Optics.org.

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drapeau anglaisA suitcase-size satellite called SUCHI is scheduled for launch from Kauai Island in Hawaii in the fall of 2014, after a year’s delay to fine-tune its hyperspectral sensing technology. Speaking at a conference session on May 5, a University of Hawaii researcher said that SUCHI was undergoing tests to see how its components would survive the intense shaking of a rocket launch.

SUCHI stands for Space Ultra-Compact Hyperspectral Imager for small satellites. It is designed to study geological phenomena like volcanic eruptions and lava flows, with a six-month primary mission that could be extended to two years. The ultra-compact satellite, measuring just over 40 centimetres in length, 10 centimetres deep and 12.5 centimetres wide, will run on solar panels approximately the size of a notebook.

Inside it is a FLIR A35 camera, mounted in a sealed vessel and collecting images at a resolution of 336 x 256 pixels. Each pixel measures 38 µm. It was developed by a University of Hawaii team and built at the Hawaii Space Flight Lab in Manoa, a suburb of Honolulu.

During its short deployment, SUCHI will help geologists to monitor volcanic gas emissions and rates at which lava cools. The captured images are also expected to be useful in the mapping of major rock mineralogy.

One key application is to monitor sulphur dioxide (SO2), a volcanic gas constantly erupted by Kilauea volcano. The gas forms aerosols that locals call “vog” (volcanic fog), which floats across the islands and can cause respiratory problems. The gas can be tracked and quantified using spectroscopy in the 9 µm region of the infrared spectrum.

That part of the spectrum is also an ideal wavelength range for geological mapping of certain minerals.

Source: Optics.org.

Kilauea-panache

Le panache du Kilauea, riche en SO2, est à l’origine du « vog » qui affecte périodiquement l’archipel.

(Photo:  C.  Grandpey)

Popocatepetl (Mexique)

drapeau francaisLe niveau d’alerte du Popocatepetl est maintenu à la couleur Jaune, Phase 2. Le CENAPRED indique que des panaches de gaz et de vapeur, auxquels se mêle parfois de la cendre, s’échappent régulièrement du cratère. Ils atteignent en général des hauteurs de 1 ou 2 km au-dessus du sommet. Des explosions projettent parfois des matériaux incandescents qui retombent pour la plupart à l’intérieur du cratère. Certaines explosions plus puissantes les expédient au maximum à quelques centaines de mètres au-delà de la lèvre.

Un survol effectué le 26 février a permis de voir l’intérieur du cratère du Popo et de se rendre compte que le dôme n°48 avait été détruit. A sa place, on observe une cavité en forme d’entonnoir d’une profondeur d’environ 80 mètres. Au fond, un nouveau dôme est en formation; son diamètre a été estimé à 20 – 30 mètres.

http://www.cenapred.gob.mx/popo/2014/feb/p0226142.jpg

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drapeau anglaisThe alert level for Popocatepetl remains at Yellow, Phase Two. CENAPRED indicates that gas and vapour plumes containing small amounts of ash are frequently coming out of the crater and rising up to one or two kilometres above the summit. Occasional explosions eject incandescent tephra which mostly fall inside the crater or no farther than a few hundred metres from the rim.

An overflight on February 26th allowed to see inside the crater of the Popocatepetl. It was observed that the dome number 48 was destroyed leaving a funnel-shaped cavity about 80 meters deep. In the bottom, there is a new dome with a diameter of 20 to 30 meters.

http://www.cenapred.gob.mx/popo/2014/feb/p0226142.jpg

White Island (Nouvelle Zélande): Dernières nouvelles // Latest news

drapeau francaisLes scientifiques du GNS ne sont rendus à plusieurs reprises sur White Island la semaine dernière et ils ont pu constater que le niveau d’activité volcanique restait élevé.

Le niveau du lac de lave dans le cratère continue de monter. Les observations sur le terrain et les photos montrent une hausse d’environ 5 mètres par rapport à la fin de l’année dernière.

Les émissions quotidiennes de SO2 varient  de 133 à 924 tonnes par jour, ce qui reste beaucoup comparé aux relevés effectués avant 2012 quand leur niveau avoisinait en général moins de 300 tonnes par jour.

La température du lac varie de 37 à 58°C, avec une moyenne de 51-52°C. La température des gaz au niveau des bouches sur le dôme de lave se situe entre 200 et 330°C ; elle atteint même 400°C sur l’une des bouches. Ces mesures confirment la présence de gaz volcaniques à haute température dans l’édifice.

Les scientifiques ont par ailleurs testé un instrument à diode laser pour quantifier les émissions de CO et CO2, ainsi qu’un spectromètre infrarouge par transformée de Fourier qui permet de mesurer tout un échantillonnage de gaz différents.

La conclusion de ces observations est que l’activité volcanique reste bien présente à White Island et que des éruptions sont toujours susceptibles de se produire sans prévenir.

Le niveau d’alerte volcanique est maintenu à 1 et celui concernant l’alerte aérienne reste au Vert.

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drapeau anglaisGNS Scientists made several visits to White Island last week and could see the volcano remains in an elevated state of unrest.

The water level of the crater lake is continuing to rise, with observations and photographs suggesting it’s about five metres higher than late last year.

The daily SO2 flux ranges from 133 to 924 tonnes per day, which is still high compared to levels before 2012 when daily averages were generally less than 300 tonnes per day.

The lake temperature ranges from 37 to 58 °C and averages 51-52 °C.  The temperature of the gas vents on the lava dome range from around 200 to 330 °C, up to over 400 °C at one vent. These observations confirm hot volcanic gases are still passing through the edifice.

The scientists have also tested a Diode Laser instrument to evaluate carbon monoxide and carbon dioxide gas emissions and a Fourier transform infrared spectrometer which can measure a very wide range of different gases.

The conclusion of the observations is that White Island remains in a state of volcanic unrest and eruptions can start with no prior warning.

The Volcanic Alert Level remains at Level 1. Aviation Colour Code remains Green.

White-Island-bouche

Bouche avec émission de gaz sur le dôme de lave  (Photo:  C.  Grandpey)