White Island (Nouvelle Zélande): Dernières nouvelles // Latest news

drapeau francaisLes scientifiques du GNS ne sont rendus à plusieurs reprises sur White Island la semaine dernière et ils ont pu constater que le niveau d’activité volcanique restait élevé.

Le niveau du lac de lave dans le cratère continue de monter. Les observations sur le terrain et les photos montrent une hausse d’environ 5 mètres par rapport à la fin de l’année dernière.

Les émissions quotidiennes de SO2 varient  de 133 à 924 tonnes par jour, ce qui reste beaucoup comparé aux relevés effectués avant 2012 quand leur niveau avoisinait en général moins de 300 tonnes par jour.

La température du lac varie de 37 à 58°C, avec une moyenne de 51-52°C. La température des gaz au niveau des bouches sur le dôme de lave se situe entre 200 et 330°C ; elle atteint même 400°C sur l’une des bouches. Ces mesures confirment la présence de gaz volcaniques à haute température dans l’édifice.

Les scientifiques ont par ailleurs testé un instrument à diode laser pour quantifier les émissions de CO et CO2, ainsi qu’un spectromètre infrarouge par transformée de Fourier qui permet de mesurer tout un échantillonnage de gaz différents.

La conclusion de ces observations est que l’activité volcanique reste bien présente à White Island et que des éruptions sont toujours susceptibles de se produire sans prévenir.

Le niveau d’alerte volcanique est maintenu à 1 et celui concernant l’alerte aérienne reste au Vert.

——————————————-

drapeau anglaisGNS Scientists made several visits to White Island last week and could see the volcano remains in an elevated state of unrest.

The water level of the crater lake is continuing to rise, with observations and photographs suggesting it’s about five metres higher than late last year.

The daily SO2 flux ranges from 133 to 924 tonnes per day, which is still high compared to levels before 2012 when daily averages were generally less than 300 tonnes per day.

The lake temperature ranges from 37 to 58 °C and averages 51-52 °C.  The temperature of the gas vents on the lava dome range from around 200 to 330 °C, up to over 400 °C at one vent. These observations confirm hot volcanic gases are still passing through the edifice.

The scientists have also tested a Diode Laser instrument to evaluate carbon monoxide and carbon dioxide gas emissions and a Fourier transform infrared spectrometer which can measure a very wide range of different gases.

The conclusion of the observations is that White Island remains in a state of volcanic unrest and eruptions can start with no prior warning.

The Volcanic Alert Level remains at Level 1. Aviation Colour Code remains Green.

White-Island-bouche

Bouche avec émission de gaz sur le dôme de lave  (Photo:  C.  Grandpey)

Popocatepetl (Mexique)

drapeau francaisMême si on en parle peu, le Popo reste très actif, avec le niveau d’alerte maintenu à la couleur Jaune, Phase 2. Les derniers bulletins du CENAPRED font état de nombreuses émissions de gaz. Les explosions restent fréquentes ; elle projettent des matériaux incandescents sur plusieurs centaines de mètres sur les flancs du volcan et génèrent des nuages de cendre de 1 à 2 km de hauteur. Une lueur rouge est visible la nuit au-dessus du cratère.

 

drapeau anglaisEven though little is said about it, Popocatepetl is still quite active and the alert level is kept at Yellow, Phase 2. CENAPRED’s latest updates report numerous gas emissions. Explosions are frequent; they eject incandescent materials as far as several hundred metres on the flanks of the volcano. They also produce ash plumes up to 1 or 2 km high. Glow is visible at night above the crater.

Popo-blog

Incandescence au niveau du cratère (Avec l’aimable autorisation du CENAPRED)

 

Activité volcanique à proximité de l’aéroport de Rome? // Volcanic activity close to Rome airport?

drapeau francais1) Un cratère émettant sous pression des nuages ​​de gaz jusqu’à 5 mètres de hauteur est apparu le samedi 23 Août à proximité de l’extrémité de la piste de l’aéroport de Rome Fiumicino. Les automobilistes ont été surpris de voir un nuage de gaz chaud et malodorant sortir d’un cratère qui venait de se former au milieu d’un carrefour giratoire à moins de 800 mètres de l’extrémité d’une piste.
Le cratère mesurait environ 1,80 mètres de large et 90 centimètres de profondeur quand les pompiers et les volcanologues sont arrivés sur les lieux et ont isolé le rond-point pour éviter l’inhalation du gaz, soupçonné d’être un cocktail de dioxyde de carbone, d’hydrogène sulfuré et de méthane. Des tests sont actuellement en cours.
Alors que les rapports initiaux ont suggéré que le gaz provenait de matière organique en décomposition, un volcanologue a affirmé qu’il s’agissait plus probablement d’une activité volcanique. Le système volcanique potentiellement actif le plus proche dans la région recouvre les Monti Albani, à 20 km au SE de la capitale, dont la dernière activité connue remonte à quelque 20.000 ans.
Un volcanologue italien a indiqué que les gaz emprisonnés dans le sol peuvent rester à haute température pendant des dizaines de milliers d’années après une éruption et remonter de temps en temps à la surface. Des phénomènes semblables ont été observés ailleurs autour de Rome, avec des animaux domestiques tués après avoir respiré du gaz.
Malgré sa proximité, aucune alarme n’a été décrétée à l’aéroport de Rome.
Source: presse italienne.

2) L’analyse chimique des gaz émis par la bouche n’a pas vraiment révélé de surprises. On a affaire à du dioxyde de carbone, du sulfure d’hydrogène et, en moindre quantité, du méthane. Les scientifiques italiens font remarquer qu’un tel phénomène naturel n’est pas nouveau dans la région. Le Latium est une zone volcanique et de tels incidents se sont déjà produits dans le secteur des Monti Sabatini ou près de Ciampino. Partout où l’on perce dans cette région, il y a une forte probabilité d’assister à des émissions gazeuses.
Selon les scientifiques sur place, le phénomène n’a pas pris d’ampleur. Il n’est pas considéré comme dangereux, à condition de ne pas s’approcher du site. Si les émissions de gaz devaient continuer, une intervention pourrait être envisagée. On percerait le sol autour de la bouche active et on injecterait du ciment jusqu’à recouvrir le mini volcan. Avant cela, une analyse du sol devra toutefois être effectuée pour s’assurer que la bouche n’est pas en train de devenir plus profonde et que d’autres éruptions ne sont pas susceptibles de se déclencher dans cette zone.

Source : Corriere della Sera.

 

drapeau anglais1) A geyser crater spraying clouds of gas up to 5 metres in the air appeared on Saturday, August 23rd, close to the end of the runway at Rome’s Fiumicino airport. Motorists were alarmed to notice hot, stinking gas spurting from a newly formed crater in the middle of a roundabout less than 800 metres from the end of a runway.
The crater measured about 1,80 metres wide and 90 centimetres deep, before firefighters and volcanologists arrived to seal off the roundabout to prevent inhalation of the gas, suspected to be a cocktail of carbon dioxide, hydrogen sulphide and methane. Tests are now underway.

While initial reports suggested the gas came from rotting organic matter trapped underground, one expert said volcanic activity was more likely. The nearest possibly still active volcanic system in the area is the Monti Albani, 20 km SE of the capital, whose last known activity occurred about 20,000 years ago.
An Italian volcanologist indicated that gas underground can remain hot for tens of thousands of years after volcanoes erupt, and every now and then it can rise to the surface. Similar things have been observed elsewhere around Rome, with domestic animals being killed after they breathed in the gas.

Despite its proximity, no alarm was created at Rome’s airport.
Source: Italian press.

2) The chemical analysis of the gases emitted by the vent did not really reveal any surprises. They include carbon dioxide, hydrogen sulfide, and smaller quantities of methane. Italian scientists indicate that this natural phenomenon is not new in the region. Lazio is a volcanic area and similar incidents have already occurred in the area of ​​Monti Sabatini or near Ciampino. Wherever you drill in this area, there is a high probability of triggering gaseous emissions.
According to scientists, the phenomenon has not been extensive. It is not considered dangerous, if not approaching the site. If emissions were to continue, an intervention might be considered. The soil would be pierced around the active vent and cement would be injected to cover the mini volcano. Before that, a soil test should be done to make sure that the vent is not becoming deeper and more eruptions are not likely to occurr in this area.

Source : Corriere della Sera.

Plateau de Dieng (Ile de Java / Indonésie)

drapeau francais   Comme je l’ai indiqué précédemment, les émissions de CO2 étaient élevées fin mars au niveau du Timbang, cône volcanique sur le Plateau de Dieng. Le VSI indique que les gaz se dirigeaient vers la partie méridionale de la vallée de Kali Sat, ce qui a obligé à fermer une route jusqu’en début de soirée le 28 mars. Le 30 mars, les émissions de CO2 n’étaient plus détectées mais une forte odeur de H2S était apparue à 1 km à l’ouest et une odeur plus discrète à 1,5 km au sud. Le 19 avril, il était également fait état d’odeurs de SO2.

Le 24 mars, l’eau du lac du Cratère Sileri a viré du gris foncé au marron. Le 7 avril, des panaches de couleur blanche montaient du lac dont l’eau avait retrouvé une couleur normale. Des panaches moins denses continuaient à s’élever du lac le 20 avril.

Au vu des concentrations de gaz, de la sismicité et des observations sur le terrain, le VSI a élevé le niveau d’alerte à 3 (sur une échelle de 1 à 4) le 8 mai 2013 et il est demandé aux visiteurs de ne pas s’approcher à moins de 500 mètres du cratère Timbang.

Source : VSI / GVN.

drapeau anglais   As I put it before, CO2 emissions were elevated late March at Timbang, a cone that is part of the Dieng Volcanic Complex. VSI indicates that the plumes drifted 2 km towards the valley of Kali Sat, prompting a road closure on March 28th until the early evening. On March 30th, CO2 emissions were not detected but H2S odours were very potent in areas 1 km W and weak in areas 1.5 km S. On April 19th, SO2 odours were also reported.

On March 24th, Sileri Crater lake water changed from dark gray to brown. On April 7th, white plumes rose 50 metres and the water colour returned to normal. Diffuse white plumes rose 15 metres on April 20th.

Based on gas concentrations, seismicity, and visual observations, VSI raised the Alert Level to 3 (on a scale of 1-4) on May 8th and warned the public not to approach Timbang Crater within a 500-metre radius.

Source : VSI / GVN.