Fuego (Guatemala): Intensification de l’activité explosive // Intensification of explosive activity

Dans un bulletin spécial diffusé le 21 avril, l’INSIVUMEH indique que le Fuego connaît une nouvelle phase d’activité explosive intense avec une moyenne de 5 à 7 explosions faibles à modérées par heure. Elles génèrent des panaches de cendre qui montent jusqu’à 4,6 – 4,9 km d’altitude. Les explosions éjectent également des matériaux incandescents jusqu’à 150 à 300 mètres au-dessus du cratère et déclenchent parfois des avalanches le long des pentes du cône.
Les agences de voyages et les touristes sont fortement invités à ne pas s’approcher du volcan.
Source: INSIVUMEH.

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In a special bulletin released on April 21st, INSIVUMEH indicates that Fuego Volcano is going through a new outbreak of intense activity with an average of 5 to 7 weak to moderate explosions per hour. They generate ash plumes reaching  4.6 – 4.9 km a.s.l. The explosions eject incandescent material up to 150 to 300 metres above the crater and sometimes trigger avalanches along the slopes of the cone.

Travel agencies and tourists are strongly advised not to approach the volcano.

Source: INSIVUMEH.

Sismicité sur le Fuego pendant la matinée du 21 avril 2017.

Les drones au service de la volcanologie // Drones can serve volcanology

Au cours d’une mission de dix jours, une équipe de volcanologues et d’ingénieurs des universités de Cambridge et de Bristol a effectué des survols des volcans Fuego et Pacaya (Guatemala) à l’aide de drones. Les scientifiques ont pu procéder à des mesures directement dans les panaches ​​émis par ces volcans et obtenir des images réelles et thermiques.
En utilisant des capteurs légers, ils ont mesuré la température, l’hygrométrie et les données thermiques dans les panaches, et ont pris des photos de plusieurs éruptions en temps réel. C’est l’une des premières fois que des drones sont utilisés sur un volcan comme le Fuego où l’accès quasiment impossible du sommet ne permet pas d’obtenir des mesures de gaz fiables. Le financement de l’Institut Cabot a permis à l’équipe scientifique de mettre au point les techniques autorisant une telle approche. Les drones ont été pilotés avec succès à des distances allant jusqu’à 8 km et plus de 3 km de hauteur. [NDLR: En tant qu’aéromodéliste, je suppose que le pilotage des drones se fait en immersion car la distance et l’altitude me semblent importantes pour un pilotage visuel efficace].
Les chercheurs envisagent de retourner au Guatemala plus tard dans l’année avec une plus vaste gamme de capteurs, y compris un analyseur de gaz, un filtre à quatre niveaux; un système d’échantillonnage de cendre, des caméras thermiques et visuelles, et des capteurs atmosphériques.

Les drones offrent une solution inestimable pour l’échantillonnage et la surveillance in situ des émissions volcaniques, en particulier celles qui se trouvent dans des secteurs dont l’approche est dangereuse ou impossible. Les capteurs ne permettent pas seulement d’analyser les émissions volcaniques ;  ils pourraient également être utilisés à l’avenir pour alerter les populations locales dans le cas d’éruptions imminentes.
Au cours de leur mission, les scientifiques ont pu photographier le terrain et observer l’évolution rapide de la topographie du sommet de Fuego. C’est ainsi qu’ils ont constaté que le volcan ne possédait pas une, mais deux bouches éruptives actives. Les chercheurs ont également utilisé les drones pour cartographier une ravine et les dépôts à l’intérieur, formés par une récente coulée pyroclastique. Les données recueillies aideront à modéliser les voies d’écoulement des matériaux et l’impact potentiel des éruptions futures sur les zones habitées situées à proximité.

Voici une très bonne vidéo du survol du Fuego à l’aide d’un drone: https://youtu.be/r6AQR8VQl-s
Source: Université de Bristol.

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During a ten-day research trip, a team of volcanologists and engineers from the universities of Cambridge and Bristol carried out drone flights at the summits of Fuego and Pacaya volcanoes (Guatemala). They collected measurements from directly within volcanic clouds, together with visual and thermal images.

Using lightweight modern sensors they measured temperature, humidity and thermal data within the volcanic clouds and took images of multiple eruptions in real-time. This is one of the first times that unmanned aerial vehicles (UAVs) have been used at a volcano such as Fuego where the lack of close access to the summit vent has prevented robust gas measurements. Funding from the Cabot Institute has helped the team to develop technologies to enable this capability. The drones were successfully flown at distances of up to 8 km away, and at a height of over 3 km.

The group plans to return to Guatemala later in the year with a wider range of sensors including a gas analyser, a four-stage filter pack; carbon stubs for ash sampling; thermal and visual cameras, and atmospheric sensors. Indeed, drones offer an invaluable solution to the challenges of in-situ sampling and monitoring of volcanic emissions, particularly those where the near-vent region is hazardous or inaccessible. These sensors not only help to understand emissions from volcanoes, they could also be used in the future to help alert local communities of impending eruptions.

During the campaign, the scientists could perform multiple imaging flights that captured the rapidly changing topography of Fuego’s summit. These showed that the volcano was erupting from not just one, but two active summit vents. The research group also used the drones to map the topology of a barranca and the volcanic deposits within it. These deposits were formed by a recent pyroclastic flow which travelled down the barranca from Fuego. The data captured will assist in modelling flow pathways and the potential impact of future volcanic eruptions on nearby settlements.

Here is a very good video of Fuego Volcano seen by a drone: https://youtu.be/r6AQR8VQl-s

Source : University of Bristol.

Source: University of Cambridge.

Vue du sommet du Fuego, avec l’Acatenango à l’arrière-plan.

Crédit photo: www.geo.mtu.edu

Fuego (Guatemala): L’éruption continue // The eruption continues

drapeau-francaisL’éruption du Fuego continue. Dans un nouveau bulletin spécial, l’INSIVUMEH indique que des explosions modérées à fortes génèrent des panaches de cendre qui montent à 4500-5000 mètres d’altitude avant d’être poussés par le vent sur une vingtaine de kilomètres, vers l’ENE le plus souvent. Des retombées de cendre sont observées dans les localités sous le vent et il se pourrait que Guatemala City soit affectée par le phénomène.

Trois coulées de lave dévalent les flancs du volcan dans les ravines Santa Teresa (sur une longueur de 1200 mètres), Ceniza (sur 1600 mètres) et Las Lajas (sur 1300 mètres). La source des coulées se trouve à environ 300 mètres sous le cratère.

Comme je l’indiquais précédemment, l’INSIVUMEH met en garde contre le risque de coulées pyroclastiques.

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drapeau-anglaisThe eruption of Fuego volcano continues. In a new special bulletin, INSIVUMEH indicates that moderate to strong explosions generate ash plumes that rise to 4500-5000 metres above sea level before being blown by the wind over 20 kilometers, mostly towards ENE. Ashfall is observed in downwind municipalities and Guatemala City might be affected by the phenomenon.
Three lava flows travel down the slopes of the volcano in the Santa Teresa (1200 meters long), Ceniza (1600 meters) and Las Lajas (1300 meters) drainages. The source of the flows is about 300 meters beneath the crater.
As I put it before, INSIVUMEH warns against the risk of pyroclastic flows.

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Image de la webcam INSIVUMEH montrant les coulées de lave.

 

Fuego (Guatemala): Intensification de l’activité // Increase in activity

drapeau-francaisDans un bulletin spécial émis le 25 février 2017, l’INSIVUMEH indique que l’activité du Fuego se poursuit de manière intense avec des explosions modérées mais constantes qui génèrent des panaches de cendre jusqu’à 5 km d’altitude. Des retombées de cendre sont signalées dans les zones sous le vent près d’Alotenango et de San Vicente Pacaya.
Les explosions éjectent des matériaux incandescents jusqu’à 300 mètres de hauteur et jusqu’à 500 mètres du cratère.
L’activité actuelle alimente deux coulées de lave. L’une se dirige vers la ravine Santa Teresa et l’autre vers la ravine Las Lajas.
Comme il existe un risque de coulées pyroclastiques, l’INSIVUMEH déconseille fortement de rester dans ou près des principales vallées
À 09h45 (TU) le 25 février, le VAAC de Washington indiquait que les images satellites montraient un nuage de cendre de 5.8 km d’altitude s’étirant sur 130 km au NE du sommet, et un autre de 1,5 km de hauteur s’étirant sur 139 km vers le SSO.

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drapeau-anglaisIn a special bulletin released on February 25th 2017, INSIVUMEH indicates that activity at Fuego volcano continues with constant moderate explosions ejecting ash plumes up to 5 km a.s.l. Ashfall has been reported in downwind areas near Alotenango and San Vicente Pacaya.

Explosions eject incandescent material as high as 300 metres and as far as 500 metres from the crater.

The current activity is feeding two lava flows. One is travelling towards the Santa Teresa drainage and the second towards Las Lajas drainage.

As there is a risk of pyroclastic flows, INSIVUMEH indicates it is not advised to stay in or near the main canyons

At 09:45 UTC on February 25th, the Washington VAAC reported satellite imagery showed one volcanic ash cloud up to 5.8 km a.s.l., extending 130 km NE of the summit, and another 1.5 km high extending 139 km to the SSW.

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Evolution de l’activité sismique (Source: INSIVUMEH)