Nyiragongo : des évacuations en urgence à Goma // Emergency evacuations in Goma

Les données actuelles concernant la sismicité et la déformation du sol indiquent la présence de magma – probablement un dike – sous la sous zone urbaine de Goma avec une extension sur le lac Kivu. Une éruption à terre ou sous le lac ne saurait être exclue.

Un gran nombre de quartiers de Goma sont concernés par cette alerte: Majengo, Mabanga Nord, Mabanga Sud, Virunga, Bujovu, Kahembe, Murara, Mikeno, Mapendo et Le volcan.

Par précaution, les autorités ont décidé l’évacuation de ces quartiers. L’évacuation a un caractère obligatoire. Ceux qui n’obtempéreront pas s’exposeront des risques inutiles. Le retour aux domiciles ne pourra s’effectuer que sur recommandation des autorités provinciales.

En prévision d’une nouvelle éruption dans la ville et en accord avec les scientifiques, il a été décidé de délocaliser la population des quartiers pré-cités vers la cité de Sake.

Les mouvements des populations de Goma vers Bukavu se sont accrus ces trois derniers jours suite à l’éruption du Nyiragongo et aux secousses sismiques. Ces déplacements se font essentiellement par voie lacustre. Généralement, ces rotations concernent environ 2000 personnes par jour par le lac Kivu, mais ces chiffres ont presque doublé depuis la catastrophe qui touche Goma et ses environs. (Dernière minute : Par sécurité, les autorités provinciales du Nord-Kivu ont décidé de suspendre la traversée du lac Kivu de Goma vers Bukavu. La voie terrestre est privilégiée.)

Source : presse congolaise.

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Current seismicity and soil deformation data indicate the presence of magma – probably a dike – under the Goma suburban area with an extension to Lake Kivu. An eruption on land or under the lake cannot be excluded. A large number of neighborhoods in Goma are affected by this alert: Majengo, Mabanga Nord, Mabanga Sud, Virunga, Bujovu, Kahembe, Murara, Mikeno, Mapendo and Le volcan.

As a precaution, the authorities have decided to evacuate these neighborhoods. Evacuation is compulsory. Those who do not comply will expose themselves to unnecessary risk. Return to homes can only be done on the recommendation of the provincial authorities. In anticipation of a new eruption in the city and in agreement with the scientists, it was decided to relocate the population from the above-mentioned neighbourhoods to the city of Sake.

Population movements from Goma to Bukavu have increased over the past three days following the eruption of Nyiragongo and the earthquakes. These trips are mainly made by boat. Generally, these rotations concern around 2,000 people per day through Lake Kivu, but these figures have almost doubled since the disaster affecting Goma and its surroundings. (Last minute : For safety reasons, the provincial authorities of North Kivu have decided to suspend the crossing of Lake Kivu from Goma to Bukavu. The land route is preferred.)

Source: Congolese press.

Les coulées de lave du Nyiragongo (Source : Copernicus)

La Soufrière de St Vincent : pas d’évacuations par la mer // St Vincent’s La Soufriere : no evacuations by the sea

Le gouvernement de Saint-Vincent-et-les Grenadines a déclaré qu’il n’utiliserait pas de navires de croisière de luxe pour évacuer les personnes de la zone rouge de Saint-Vincent, alors même que les scientifiques préviennent que les explosions et les retombées de cendres qui les accompagnent continueront probablement de se produire au cours des prochains jours avec le risque de coulées pyroclastiques.

De nombreux habitants de St Vincent ont exprimé le désir de rester «chez eux» plutôt que d’être évacués vers certaines îles voisines des Caraïbes. En conséquence, le nombre de personnes susceptibles de monter à bord de ces navires est très faible. Si nécessaire, les autorités locales affréteront des navires plus petits, comme ceux qui assurent les liaisons entre les îles.

Les autorités locales insistent sur le fait que les personnes qui entrent dans les abris n’ont pas obligation d’être vaccinées contre le COVID. Lorsqu’elles entrent dans l’abri, elles peuvent être testés mais ce protocole n’est pas obligatoire. Cependant, les personnes vivant dans les abris doivent porter des masques et respecter la distanciation sociale.

Une autre raison pour laquelle les gens veulent rester à St Vincent est que certains pays ont indiqué que s’ils étaient prêts à accueillir des gens, mais ces personnes devraient être vaccinées.

Plus de 17 000 personnes ont dû abandonner leur maison, tandis que 3 200 se trouvent dans les abris mis à disposition par le gouvernement.

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The St. Vincent and the Grenadines government has said it will not use luxury cruise ships to evacuate persons from the Red Zone area in St Vincent, even as scientists warn that explosions and accompanying ashfall are likely to continue to occur over the next few days with the risk of pyroclastic flows.

Many St Vincent residents have expressed a desire to remain “home” rather than be evacuated to some neighbouring Caribbean islands. As a consequence, the number of people likely to go on board ths ships is very small. If necessary, local authorities will charter smaller vessels like those which ply between the islands.

Local authorities insist that people who enter the shelters don’t have to be vaccinated against COVID. When they enter the shelter, they can be tested but this protocol is not compulsory. However, people in the shelters should wear masks and keep social distancing.

Another reason why people do not want to go elsewhere is that some countries have indicated that while they were willing to take people, those persons would have to be vaccinated.

Reports indicate that more than 17,000 people had to abandon their homes, while some 3,200 are said to be in government shelters.

Panache éruptif du 13 avril 2021 (Source : UWI)

La Soufrière de St Vincent : deuxième éruption explosive // St Vincent’s La Soufriere : Second explosive eruption

8 heures : La Soufrière de Saint-Vincent a été secouée par une deuxième puissante explosion vers 14 h 45 le 9 avril 2021. L’UWI a indiqué que la colonne de cendres s’est élevée jusqu’à environ 4 km dans l’atmosphère.

Une première crise éruptive avait été enregistrée ce même jour à 8 h 41 (heure locale).

L’évacuation des habitants des zones Rouge et Orange se poursuit. 76 abris prévus pour plus de 2 000 occupants sont désormais pleinement opérationnels.

Les volcanologues de l’UWI expliquent que la population doit s’attendre à des éruptions plus explosives et à de fortes retombées de cendres.

Pour le moment, la plus grande partie de cette cendre est emportée vers le large par le vent, avec de gros nuages à l’est et à l’ouest. En conséquence, les habitants de la Barbade peuvent recevoir plus de cendre que les personnes vivant dans le sud de Saint-Vincent.

Des coulées pyroclastiques pourraient également apparaître sur les flancs du volcan.

Source: médias d’information locaux.

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18h00: Aucune nouvelle crise éruptive majeure n’a encore eu lieu à La Soufrière de Saint-Vincent, mais les habitants sont confrontés à des retombées de cendres extrêmement intenses et à une forte odeur de soufre. Ces nuisances ont maintenant atteint Kingstown, la capitale (16 500 habitants). L’UWI prévient que les retombées de cendres constitueront un risque omniprésent dans tout Saint-Vincent et devraient atteindre les îles voisines telles que la Barbade. Les cendres volcaniques ne sont pas nécessairement mortelles mais elles peuvent entraîner des problèmes respiratoires au sein de la population.

Les puissantes émissions de cendres volcaniques sont générées par les éruptions explosives.

Selon le VAAC de Washington, les colonnes de cendres ont atteint 15,8 km au-dessus du niveau de la mer. À 05h43 UTC le 10 avril 2021, le VAAC a signalé que les nuages de cendres s’étendaient sur près de 740 km ENE et environ 650 km ESE de La Soufrière. À 11h13 UTC, les cendres atteignaient plus de 1 300 km vers l’ENE du sommet.

Source: Médias d’information locaux, NEMO, UWI, The Watchers.

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8:00 am : St Vincent’s La Soufriere was rocked by a massive second explosion at about 2. 45 pm on April 9th, 2021. UWI reported that the vertical ash column rose approximately 4km into the atmosphere.

A first eruptive crisis had been recorded at 8.41 am (local time).

The evacuation of residents from the Red and Orange Zones is going on. 76 shelters with more than 2000 occupants are now fully operational.

UWI volcanologists explain the Vincentians should prepare for more explosive eruptions and heavy ashfall. For the moment, most of the ash is expected to go offshore, with large clouds going to the east and west. People in Barbados may receive more ashfall than persons living in the south of St Vincent.

Pyroclastic flows might also appear on the flanks of the volcano.

Source: Local news media.

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6:00 pm : No new major eruptive crisis has yet occurred at St Vincent’s La Soufriere, but residents are confronted with extremely heavy ashfall and strong sulphur smell which have now reache Kingstown, the capital (pop.16 500). UWI warns that ashfall will be a pervasive hazard throughout St. Vincent and is expected to reach neighbouring islands such as Barbados. Volcanic ash is not necessarily lethal but can lead to respiratory problems among the population.

Powerful volcanic ash emissions are due to multiple explosive eruptions. According to the Washington VAAC, the ash columns reached 15.8 km above sea level.

At 05:43 UTC on April 10th, 2021, the VAAC reported that volcanic ash was extending nearly 740 km ENE and about 650 km ESE from La Soufriere. By 11:13 UTC, the ash was reaching over 1 300 km ENE from the summit.

Source: Local news media, NEMO, UWI, The Watchers.

Panache généré par la deuxième explosion (Source : UWI)

Le panache de cendre de La Soufrière vu depuis l’espace le 9 avril 2021 (Source : NOAA)

Il y a un an, le Taal (Philippines) entrait en éruption… // One year ago, Taal erupted in the Philippines…

Aujourd’hui 12 janvier 2021 est l’anniversaire de l’éruption du Taal aux Philippines. A cette occasion, l’agence Associated Press a publié une galerie de photos montrant Volcano Island, au cœur du Lac Taal, au lendemain de l’éruption qui n’a pas causé de pertes humaines mais provoqué d’importants dégâts matériels.

https://us.yahoo.com/news/ap-photos-only-ash-shells-070248562.html

Si le volcan n’a pas connu de séquences éruptives majeures avec déclenchement de coulées pyroclastiques capables de tuer, il a émis de volumineux panaches de cendre qui s’est déposée sur toute la région. Aujourd’hui, un an après l’éruption, Volcano Island est une île fantôme avec des arbres qui dressent leurs branches mortes comme des bâtons dans un paysage où le gris domine. Les maisons et les écoles sont couvertes de cendre et ont été endommagées par les séismes.

Pour les habitants de l’île, la vie ne sera plus jamais comme avant. Une femme a déclaré: «En ce moment, la vie est très dure, nous ne sommes pas habitués à cela. Nous ne savons pas par où commencer. » Comme les autres habitants, elle aimerait retourner sur l’île, mais le gouvernement ne le permet pas pour le moment. Elle pourrait y cultiver des légumes et élever du bétail chez elle, ce qui lui éviterait d’avoir à acheter de la nourriture. Les animaux étaient souvent utilisés pour transporter des touristes désireux d’admirer le cratère.

Au moment de l’éruption du 12 janvier 2020, plus de 5000 personnes, dont beaucoup travaillaient comme guides touristiques, ont été obligées de fuir Volcano Island. Des centaines de chevaux, vaches et autres animaux ont été abandonnés.

Quelques mois après l’évacuation de plus de 376000 personnes, la pandémie de COVID-19 a frappé le pays. De nombreuses personnes évacuées sont restées un certain temps dans des centres d’hébergement d’urgence, puis sont retournées dans les villes encore couvertes de cendre de la province de Batangas quand le danger a été moins présent.

Cependant, Volcano Island dans le lac Taal reste trop dangereuse et le gouvernement interdit à la population de revenir. Certains ont trouvé un autre logement, mais une cinquantaine de familles vivent toujours dans des tentes un an après l’éruption, en ayant recours à de petits boulots.

Source: Yahoo News.

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Today January 12th, 2021 is the anniversary of the Taal eruption in the Philppines. On this occasion, the Associated Press agency released a gallery of photos showing Taal Volcano Island in the wake of the eruption which did not cause humans losses but extensive material damage.

https://us.yahoo.com/news/ap-photos-only-ash-shells-070248562.html

Even though the volcano did not go through major eruptive episodes and did not trigger deadly pyroclastic flows, it emitted voluminous plumes of ash that fell on the surrounding region. Today, one year after the eruption, the island is a ghost island with trees that are just dead sticks in a grey landscape. Homes and schools are covered with ash and damaged by the earthquakes.

For the residents on the island, life will never be the same. A woman said: “Right now life is very hard, we are not used to this. We don’t know where to start.” She wants to return to the island if the government allows it. She could grow vegetables and raise livestock at her home on the island, saving her from needing to buy food. The animals also once carried tourists to see the picturesque crater.

At the time of the January 2020 eruption, more than 5,000 people, many of them working as tour guides, fled Volcano Island. Hundreds of horses, cows and other animals were left behind.

A couple of months after the volcano sent more than 376,000 people fleeing to safety, the COVID-19 pandemic hit the country. Many evacuees stayed in emergency shelters for a while, then returned to the ash-blanketed towns and cities in Batangas province as the dangers subsided.

However, Volcano Island in Taal Lake is too dangerous, and the government bans former residents from returning. Some have found other housing, but about 50 families are still living in tents a year after the eruption and are resorting to odd jobs.

Source: Yahoo News.

Voici l’une des images de Volcano Island proposées par l’agence Associated Press