Climat toujours trop chaud…et on ne fait rien !

Les archives des principales agences climatiques sont maintenant disponibles et on peut donc dresser un bilan des températures globales pour le mois de juin 2020.

Selon la NASA, le mois de juin écoulé a atteint un record de  chaleur avec +0,53°C au-dessus de la moyenne de 1981-2010, à égalité avec 2019. Cela représente +0,93°C au-dessus de 1951-1980 ou +1,21°C au-dessus de 1880-1920.

Pour la NOAA, juin 2020 se situe à la 3ème place avec +0,482°C au-dessus de la moyenne de 1981-2010.

Copernicus place juin 2020 à la 2ème place avec +0,534°C au-dessus de la moyenne de 1981-2010, quasiment à égalité avec le record de 2019.

La moyenne des différentes agences montre que juin 2020 se classe en deuxième position avec +0,5°C derrière 2019 (+0,54°C).

Du côté des Etats-Unis, alors que l’épidémie de Covid-19 atteint des sommets et que le sud-est du pays a subi le nuage de sable et autres particules en provenance du Sahara, le National Weather Service Climate Prediction Center s’attend à des températures caniculaires pour l’été 2020 sur la plus grande partie du pays, avec une vague de chaleur digne des années 2011 et 2012.

Les mois passent et les chiffres sont toujours aussi inquiétants. Météo France nous apprend que le premier semestre de l’année 2020 a été le plus chaud jamais enregistré en France, avec une température moyenne nationale de 12,5°C. Il devance très légèrement le premier semestre de l’année 2007 (12,4°C) et le premier semestre 2014 (12,1°C). L’anomalie de température pour le premier semestre 2020 est de +1,8°C » par rapport à la moyenne de référence constatée entre 1981 et 2010. Les mois de janvier, février et avril ont connu les anomalies de températures mensuelles les plus fortes. Le mois de février a été particulièrement doux avec une anomalie de +3,6°C.

Les décisions prises à l’issue de la Convention citoyenne sur le climat sont beaucoup trop vagues et font partie d’une politique générale dont on sait d’avance qu’elle ne mènera à rien de concret. Tant que les lobbies pétroliers, de constructeurs automobiles, de transport routier et maritime, et autres, domineront le monde, rien ne sera fait. On a vu la quasi inutilité des Conferences of the Parties – les célèbres COP – avec à leur tête la COP 21 de Paris dont les promesses ne seront jamais tenues.

L’avenir s’annonce décidément très sombre pour les prochaines générations.

 Prévision des températures et des précipitations aux Etats-Unis pour le mois de juillet (Source : NOAA)

Réchauffement climatique : les côtes américaines ont les pieds dans l’eau // Climate change : Coastal flooding more and more frequent in the U.S.

Avec la fonte des calottes glaciaires et des glaciers, les inondations à marée haute deviennent de plus en plus fréquentes aux États-Unis, et un rapport fédéral publié par la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) prévient que la situation va empirer dans les décennies à venir car le niveau des océans va continuer de monter.
Alors que la hausse du niveau de la mer se poursuit, les inondations accompagnées de dégâts qui se produisaient il y a quelques décennies uniquement au moment des tempêtes se produisent désormais plus régulièrement, lors d’une marée de pleine lune ou à l’occasion d’un changement des vents ou des courants.
Bien que le rapport de la NOAA n’en fasse pas état, le niveau des océans augmente principalement en raison du changement climatique. Selon l’Administration américaine, les deux principales causes de l’élévation du niveau des océans dans le monde sont la dilatation thermique causée par le réchauffement de l’océan – à cause des températures de plus en plus élevées – et l’accélération de la fonte des glaciers et les calottes glaciaires.
Rien qu’en 2019 aux Etats Unis, 19 sites le long de la côte est et de la côte du Golfe du Mexique ont établi ou égalé des records d’inondations à marée haute. Les preuves que l’augmentation rapide du nombre d’inondations est liée à l’élévation du niveau de la mer ont commencé à apparaître il y a une vingtaine d’années et sont maintenant évidentes. Le National Weather Service de la NOAA émet de plus en plus de bulletins d’alerte concernant les inondations côtières. Le Service indique que ces inondations deviendront la nouvelle norme si des stratégies innovantes pour leur faire face ne sont pas mises en œuvre et si celles existant déjà ne sont pas améliorées.
En 2019, le sud-est des États-Unis a vu le nombre de jours d’inondation multiplié par trois par rapport à l’an 2000. Par exemple, Charleston, en Caroline du Sud, a connu 13 jours où les inondations ont causé des dégâts, contre deux jours en l’an 2000.
Le long de la côte ouest du Golfe du Mexique, il y a eu cinq fois plus de jours d’inondation. Au Texas, Sabine Pass et Corpus Christi ont connu respectivement 21 et 18 jours d’inondation en 2019, contre un et trois jours en 2000.
D’ici 2030, les projections à long terme prévoient 7 à 15 jours d’inondations à marée haute pour les localités côtières à l’échelle nationale. D’ici 2050, l’eau les envahira pendant 25 à 75 jours. Cela signifie que les niveaux provoqués par les inondations à marée haute deviendront la norme le reste du temps.
Source: USA Today.

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With the melting of the ice sheets and the glaciers, high-tide flooding is becoming more commonplace in the U.S. A federal report released by the National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) warns that such flooding will worsen in the decades to come as seas continue to rise.

As sea-level rise continues, damaging floods that decades ago happened only during a storm now happen more regularly, such as during a full-moon tide or with a change in prevailing winds or currents.

Although not mentioned in the NOAA report, seas are rising largely because of climate change: According to NOAA, the two major causes of global sea level rise are thermal expansion caused by warming of the ocean – caused by higher and higher temperatures – and increased melting of land-based ice, such as glaciers and ice sheets.

In 2019 alone, 19 locations along the east coast and Gulf coast set or tied records where increasing trends in high-tide flooding have emerged. Evidence of a rapid increase in sea-level rise related flooding started to emerge about two decades ago, and now is very clear. NOAA’s National Weather Service is issuing record numbers of warnings for coastal flooding. The Service indicates that this will become the new normal unless coastal flood mitigation strategies are implemented or enhanced.

In 2019, Southeast U.S. saw a threefold increase in flooding days compared to 2000. For example, Charleston, South Carolina., had 13 days where flooding reached damaging levels, compared to the two days that were typical in 2000.

Along the western Gulf coast, percentage increases were greater than fivefold. In Texas, Sabine Pass and Corpus Christi had 21 and 18 flooding days in 2019, and in 2000 those locations only experienced about one and three days, respectively.

By 2030, long-term projections show seven to 15 days of high-tide flooding for coastal communities nationally. By 2050, it is expected to rise to 25 to 75 days, suggesting high-tide flood levels may become the new high tide.

Source: USA Today.

Impact de la hausse du niveau des océans sur les côtes américaines (Source : USGS)

Miami (Floride) cherche des solutions pour se protéger contre la montée des eaux (Photo : C. Grandpey)

Les volcans de vos vacances…

Voici quelques informations – la liste n’est pas exhaustive – sur les destinations volcaniques les plus visitées par les touristes pendant l’été. Il est bien évident qu’en 2020 les déplacements dépendront de la situation sanitaire dans le monde et des autorisations d’entrée dans les pays concernés.

En Europe, on pourra se rendre en Islande avec ses phénomènes hydrothermaux et ses superbes paysages. La crise sismique en cours dans la Zone de fracture de Tjörnes semble s’atténuer.

Plus au sud, le volcan sous-glaciaire Grimsvötn a montré des signes de réveil ces dernières semaines, mais aucune activité éruptive n’a été observée. Si une éruption devait se produire, elle déclencherait très probablement des inondations glaciaires (jokulhlaups en islandais) avec des restrictions de circulation, en particulier sur la Route n°1 au sud de l’île.

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Beaucoup de volcanophiles auront envie de se rendre en Sicile où l’activité est en ce moment relativement faible, que ce soit sur l’Etna ou le Stromboli.

Aucune anomalie thermique n’a été détectée sur l’Etna où l’activité éruptive observée au printemps dans les différents cratères s’est donc considérablement réduite.

Sur le Stromboli, on recense chaque heure une dizaine d’explosions stromboliennes de faible à moyenne intensité.

La visite de la zone sommitale de ces deux volcans ne peut se faire qu’avec les guides. S’agissant du Stromboli, l’accès ne pouvait se faire que jusqu’à l’altitude 400 mètres ces dernières semaines. Se renseigner auprès du bureau des guides pour la situation du moment.

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Sur l’île de la Réunion, on observe une reprise de la sismicité et de l’inflation sur le Piton de la Fournaise, mais il n’y a pas d’éruption en ce moment. Vous pourrez admirer la superbe vue sur le volcan depuis le Pas de Bellecombe. Les plus courageux pourront emprunter le sentier qui conduit jusque sur la lèvre du Cratère Dolomieu. Le trajet est un peu long mais ne présente pas de difficultés techniques. Bien suivre les marques blanches au sol et surtout ne pas s’en éloigner en cas de brouillard.

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Impossible de dire aujourd’hui si toutes les liaisons aériennes seront assurées avec l’Amérique

Il n’y a pas de vols pour les Etats-Unis en ce moment. L’épidémie de covid-19 reste très présente dans de nombreux Etats, y compris Hawaii où aucune activité éruptive n’est observée.

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Au Mexique, le Popocatepetl montre son activité habituelle d’émissions de vapeur, ponctuées d’explosions de cendre quand la pression des gaz pulvérise le dôme à l’intérieur du cratère. Il est fortement déconseillé de s’approcher de la zone sommitale à cause du risque de projections. Des touristes se sont déjà fait tuer. De plus le CENAPED demande d’éviter les ravines où des coulées de boue peuvent survenir en cas de fortes pluies.

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Au Guatemala, on observe une petite activité strombolienne au sommet du Pacaya et une coulée de lave d’environ 200 m sur le flanc sud.

Le Fuego reste très actif avec des explosions parfois très fortes dans le cratère. Des avalanches de matériaux peuvent emprunter plusieurs ravines.

L’approche de ces deux volcans est fortement déconseillée par la CONRED, la Coordination nationale pour la prévention des catastrophes au Guatemala.

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En Ethiopie, les images satellitaires montrent que le lac de lave est probablement réapparu dans le cratère sud de l’Erta Ale, mais cette information demande confirmation.

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En Indonésie, le Krakatau est en niveau d’alerte 2. On observe des émissions de vapeur. Il est demandé au public de respecter le rayon de 2 km de sécurité autour du cratère.

Des explosions secouent ponctuellement le dôme de lave dans le cratère du Merapi, en déclenchant des coulées pyroclastiques. Il est demandé de respecter la zone d’exclusion de 3 km ;

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Rien de significatif à signaler sur les volcans du Kamchatka où des explosions peuvent se produire à tout moment et sans prévenir, en particulier sur le Karymsky, le Bezymianny, le Sheveluch et le Klyuchevskoy.

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En Nouvelle Zélande, l’accès à White Island reste interdit, mais on peut visiter les zones hydrothermales de l’Ile du Nord et parcourir le célèbre et magnifique Tongariro Crossing.

(Photos : C. Grandpey)

Voyages et frontières

L’épidémie de Covid-19 n’étant toujours pas jugulée, le gouverneur d’Hawaii a décidé de prolonger jusqu’à la fin du mois de juillet 2020  la période de quarantaine obligatoire de 14 jours pour toutes les personnes arrivant en dehors de l’État.

Aucun nouveau cas de Covid-19 n’a été recensé en Islande où les 3 personnes encore contaminées n’ont pas été hospitalisées. Le pays prévoit se rouvrir sa frontière le 15 juin 2020. Les voyageurs auront la possibilité de se faire tester à l’aéroport au lieu de passer 14 jours en quarantaine. On leur demandera de télécharger l’application Rakning C-19 qui permet aux autorités de retrouver la source d’une éventuelle transmission du virus.

A côté de cette information, la Ministre de la Justice islandaise indique que la Commission Européenne a décidé de maintenir la fermeture des frontières extérieures de l’Espace Schengen jusqu’à la fin du mois de juin. En conséquence, cela signifie que l’Islande ne pourra pas recevoir de touristes européens avant le 1er juillet. A cette date, les passagers seront testés au moment de leur arrivée à Keflavik.

A l’intérieur de l’Espace Schengen proprement dit, plusieurs pays comme la France, l’Allemagne ou les Pays Bas ont déjà décidé de rouvrir leurs frontières à partir du 15 juin.

A l’heure actuelle, les Etats-Unis ont prévu de fermer leurs frontières au moins jusqu’au 22 juin, mais cette date demande confirmation. Elle sera repoussée si les cas de Covid-19 restent trop nombreux. Au vu de la prolongation de fermeture jusque fin juillet à Hawaii, il est fort probable que le reste du pays adopte semblable mesure.